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mercredi 21 mai 2025

Kingdom Come


Kingdom Come
 
Les super héros ont, durant de nombreuses années, protégé le monde. Le temps passant, certains justiciers choisirent de laisser la jeune garde prendre le relais. Superman est un de ceux qui a souhaité retourner à une vie paisible, celle d'agriculteur. Cependant, les nouveaux super héros ne se comportent plus de la même façon. Ils ont la main lourde et n'hésitent pas à recourir à la violence. Diana, l'ancienne Wonder Woman, rend visite à Clark Kent, Superman, et lui évoque cette nouvelle situation. Pour elle, la justice disparaît sous la violence. L'ancien protecteur de Metropolis sort alors de sa retraite et demande à ses anciens partenaires, membres de la Ligue de Justice de le rejoindre. Flash, Hawkman et Green Lantern sont les premiers à répondre favorablement. Superman se heurte au refus de Batman, qui dirige à présent Gotham. Qui plus est, Lex Luthor œuvre en sous main pour s'entourer de puissants partenaires...
 

Kingdom Come
Scénario : Mark Waid
Dessins : Alex Ross
Encrage : Alex Ross
Couleurs : Alex Ross
Couverture : Alex Ross
Genre : Super-Héros
Editeur : DC
Titre en vo : Kingdom Come
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : Mai 1996 – Août 1996
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 08 juin 2012
Nombre de pages : 330
 
Liste des épisodes
Kingdom Come 1-4
 
Mon avis :
 Si, bien entendu, des personnages aussi iconiques que Superman, Batman ou Wonder Woman m’étaient connu depuis mon plus jeune âge, ma toute première entrée en matière avec l’univers DC se fit, il y a bien longtemps, avec la parution, en France, de Kingdom Come. Il faut remonter, il me semble car je peux me tromper, à 1997, j’étais alors bien plus jeune, plus mince et j’avais alors nettement plus de cheveux, et, pour ce qui est des comics, j’étais alors, depuis les années 80 en gros, un grand fan de Marvel et, plus particulièrement, des X-Men. Bien entendu, le peu de matériel DC produit dans nos vertes contrées n’avait pas aidé ceux de ma génération pour pouvoir, véritablement, connaitre et apprécier cet univers, cependant, si la plupart d’entre nous se sont bien rattrapés par la suite, tandis que Marvel tombait petit a petit dans une décrépitude oh combien navrante, je faisais donc mes premiers pas avec DC par le biais de ce somptueux, et je pèse mes mots, Kingdom Come. Il faut dire que, ici, nous avons affaire a ce que l’on peut qualifier sans problème de chef d’œuvre : voilà donc un futur plus ou moins proche de l’univers DC tel qu’on le connait – même si je ne le connaissait pas alors – avec ces protagonistes familiers mais vieillis et tout un tas de nouvelles têtes, leurs progéniture qui, en toute franchise, ont littéralement pervertit le symbole même de l’héroïsme, leur seul but, finalement, étant de lutter sans fin contre leurs pairs, histoire de passer le temps. Leurs glorieux ainés ? Pour la plupart, ils sont au placard, a la retraite et les quelques rares qui mettent encore la main à la pate, comme Batman, sont plus cyniques que jamais. Et donc, dans ce monde sans espoir qui souffre de ces individus possédant des superpouvoirs qui se prennent pour des dieux, un jour, il y a le combat de trop, le drame de trop et une catastrophe monumentale ravage une partie des Etats-Unis. Voilà donc le postulat de départ de Kingdom Come et, ma foi, si celui-ci vous a attiré, dites vous que le reste, scénarisé par un Mark Waid plus inspiré que jamais et servi par les peintures d’un Alex Ross qui livra ici son premier chef d’œuvre artistique, est encore meilleur et vous entrainera dans un récit plein de bruit et de fureur, apocalyptique, rempli de trahisons, d’alliances improbables, de hauts faits d’armes et qui, entre plusieurs citations de La Bible, nous rappellera, a nous lecteurs de comics, ce qu’est, véritablement, l’héroïsme ! Bien entendu, il faut se replonger dans le contexte de l’époque pour mieux saisir l’importance de ce Kingdom Come : dans les années 90, les héros étaient devenus plus violents, plus cyniques que jamais et le public semblait ne plus vouloir que des antihéros qui n’hésitaient plus à tuer leurs adversaires. Ainsi, des personnages comme Superman ne pouvaient apparaitre que comme étant de vieux ringards d’un autre temps tandis que, chez Marvel, un bourrin comme Cable – du coté des séries mutantes qui tenaient alors la cote des ventes – était alors au summum de son succès – justement, ici, Cable a droit a un véritable sosie, ce qui n’est pas anodin, loin de là. C’est ainsi que Mark Waid et Alex Ross nous proposèrent Kingdom Come et qu’ils nous prouvèrent, de la plus belle des manières, que la violence seule ne peut pas être l’unique solution et que l’héroïsme, le vrai, avec ses valeurs soit disant désuètes, est nécessaire. Je ne vous en dis pas plus afin de ne pas dévoiler des pans de l’intrigue mais une chose est sure, si vous n’avez jamais lu Kingdom Come, n’hésitez pas une seule seconde, cette mini-série est, indéniablement, un des meilleurs comics des années 90, quand aux autres, qui la connaissent déjà et se sont fait leur opinion depuis longtemps, ils la relisent de temps en temps, le plaisir étant toujours au rendez vous…
 

Points Positifs
 :
- Un des plus grands comics DC de l’histoire de la firme, tout simplement, et, indéniablement, une des meilleures mini-séries des années 90. Il faut dire que Kingdom Come est non seulement une œuvre qui aura marqué bien des esprits en son temps, mais qui reste intemporelle et qui est quasiment parfaite de bout en bout. Un pur chef d’œuvre !
- Le travail artistique d’Alex Ross est, tout simplement, somptueux et est une véritable révolution. Il faut dire que son style, proche de la peinture, est magnifique et que l’artiste semble être né pour mettre en valeur les héros iconiques de chez DC.
- Une thématique qui pourrait paraitre simple mais qui n’en reste pas moins excellente : dans un futur proche, alors que les descendants des super-héros ne sont plus qu’une bande de petits cons prétentieux qui passent leur temps à se battre entre eux sans se soucier des civils, que reste-t-il de l’héroïsme à proprement parler, les vieux héros seront-ils capables de sortir de leur retraite afin de sauver les meubles ?
Kingdom Come est une œuvre à remettre dans le contexte de son époque, c’est-à-dire, les années 90, ultraviolentes, bourré d’antihéros qui n’hésitaient plus a tuer et qui tiraient dans tous les sens sans se poser de questions, ringardisant littéralement les vieilles gloires de DC. Or, la grande force de cette mini-série, justement, c’est de prouver que l’héroïsme soit disant vieillot a du bon…
- Le relooking des super-héros est franchement réussi quand aux petits nouveaux, fort nombreux d’ailleurs, ils marquent les esprits. Petite mention à Magog qui est, tout naturellement, le sosie de Cable de chez Marvel, ce dernier étant le symbole du héros des années 90.
- Un des meilleurs Superman qu’il m’a été donné de lire dans un comics.
- Les éditions Urban nous livrent, ici, l’édition ultime de Kingdom Come avec tout un tas de croquis, d’interviews, fort intéressants…
 
Points Négatifs :
- Je regrette un peu que certains personnages majeurs de chez DC n’apparaissent pas ou très peu, mais bon, c’est histoire de pinailler un peu, bien entendu.
- Les fans absolus d’ultraviolence et d’antihéros bourrés d’épaulettes et de flingues plus grand qu’eux passeront leur chemin…
 
Ma note : 9,5/10

lundi 21 avril 2025

Earth X


Earth X
 
Aaron Stack se sent appeler par une force supérieure. Il se retrouve très vite sur la Lune et fait face au fameux Gardien Uatu. Celui-ci lui raconte toute la vérité sur la création du monde et de la vie : des Célestes aux hommes en passant par les Déviants, les Krees, les Dieux ou les super-héros… Tout témoigne d’une volonté farouche de survivre, souvent au détriment des autres. Les temps ont passé mais pas la violence et la haine qui se dégagent de toute époque. Aujourd’hui, en 2030, Uatu a perdu son pouvoir de regard sur tout ce qui se passe et demande à Aaron de devenir ses yeux ; le nouveau Gardien qui va raconter à l’ancien ce qu’il ne peut plus voir. Aaron est désormais l’androïde X-51. Pour supprimer la pauvreté, Red Richards tente de concentrer du vibranium pour changer le monde. Malheureusement, l’expérience tourne au cauchemar et provoque une mutation gigantesque sur la terre. Pourquoi Captain America a-t-il perdu la foi ? Qui est ce nouveau Crâne Rouge ? Que recherchent les Inhumains en revenant sur Terre ? X-51 comprend que l’espèce humaine est menacée…
 

Earth X
Scénario : Alex Ross, Jim Krueger
Dessins : John Paul Leon
Encrage : John Paul Leon
Couleurs : John Paul Leon
Couverture : Alex Ross
Genre : Super-Héros
Editeur : Marvel
Titre en vo : Earth X
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 1999 – 2000
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Panini Comics
Date de parution : 25 novembre 2020
Nombre de pages : 472
 
Liste des épisodes
Earth X 0-12
Earth X – X
 
Mon avis :
 Comme vous avez put le constater, dans ma critique précédente, j’avais eu l’occasion de vous parler d’un certain Marvels, mini-série qui, comme son nom l’indique, avait été publiée, au milieu des années 90, par la célèbre maison d’éditions qu’il est, par la force des choses, inutile de nommer. Cependant, au-delà des qualités intrinsèques de cette mini-série, ce qui aura le plus marquer les lecteurs avec Marvels, ce fut, bien entendu, la partie graphique de cette saga. Œuvre du sieur Alex Ross qui, contrairement à ses pairs, utilisait la peinture plutôt que les crayons, celle-ci aura durablement marquée les esprits et permis, surtout, aux amateurs de comics de découvrir un artiste que l’on peut qualifier, sans exagération, de génial. Cependant, Marvels n’était qu’un coup d’essai pour le sieur Ross et si celui-ci œuvra également de fort belle manière du coté de DC, une autre mini-série chez Marvel vint assoir définitivement l’immense talent de l’artiste, je veux, bien entendu, parler de Earth X ! Pour la petite histoire, ce ne fut que très récemment que j’ai eu l’opportunité de lire, dans son intégralité, cette saga qui, depuis sa parution, a la toute fin des années 90, aura été louée à la fois par la critique que par le public et, par la force des choses, vous pouvez imaginez mon enthousiasme lorsque, sensiblement un quart de siècle plus tard, je me suis enfin plongé dans la lecture de celle-ci. Allais-je être déçu ou bien Earth X serait-il conforme à mes attentes ? Bon, je ne fais pas durer le suspens plus longtemps, oui, mille fois oui, Earth X est une bonne, que dis-je, une excellente saga comme, finalement, Marvel n’en produit plus depuis presque deux décennies – et je n’exagère nullement en affirmant cela. Spectaculaire, grandiloquent mais dans le bon sens du terme, par moments épique, terriblement bien écrite, cette mini-série en quatorze épisodes – un épisode 0, 12 volets puis une conclusion – est le pendant parfait de son homologue de chez DC, le fameux Kingdom Come, chef d’œuvre absolu d’Alex Ross dont je vous parlerais le mois prochain. Cependant, il y a une différence notable et, selon moi, elle est de taille : Alex Ross n’est pas aux dessins ! Eh oui, malheureusement, l’artiste originaire de l’Oregon délaisse pour une fois ses pinceaux pour s’atteler au scénario – en compagnie de son comparse Jim Krueger – et c’est donc un certain John Paul Leon qui dessine l’intégralité de la mini-série. Le résultat, fatalement, est moins somptueux, cependant, de par son style pour le moins spécial, force est de constater que, qualitativement parlant, c’est du tout bon et que, une fois passé la déception de ne pas retrouver Alex Ross aux pinceaux, il est difficile de ne pas apprécier le travail du sieur Leon – même s’il faut reconnaitre que certaines planches, par moments, sont un peu brouillonnes… Mais si l’on met de coté cette partie graphique qui, bien entendu, ne mettra pas tout le monde d’accord, force est de constater que nous avons tout de même affaire a un scénario pour le moins grandiose et que cet univers Marvel du futur avec ses héros morts, désabusés ou bien différents de ce que l’on connait est une franche réussite. Ajoutons à cela une intrigue captivante de bout en bout malgré sa complexité, ce coté fin du monde assumé et ses très nombreuses et fascinantes révélations sur les origines de l’humanité et l’on obtient, au final, une bonne, que dis-je, une excellente mini-série qui peut être qualifiée comme étant un des tous derniers chefs d’œuvres de Marvel, rien que ça ! A cela, on ajoutera, naturellement, qu’avec Earth X, on aura compris que le sieur Alex Ross, malgré tout son talent, n’était pas qu’un simple artiste mais aussi un très bon scénariste et cela, ma foi, on ne s’y attendait peut-être pas…
 

Points Positifs
 :
- Un des derniers chefs d’œuvres de chez Marvel, une mini-série qui, malgré un quart de siècle écoulé, n’a absolument rien perdu de son intensité narrative et qui s’avère être captivante de bout en bout. Bref, c’est ce que l’on appelle un incontournable !
- Scénaristiquement, Earth X est sublime, tout simplement ! Il faut dire que le duo composé d’Alex Ross et de Jim Krueger nous propose ici une intrigue fascinante qui, en plus de nous dévoiler les origines de l’humanité et le rôle des Célestes – entre autres – dans tout cela, nous offre également un futur pour le moins apocalyptique où des héros plus désabusés que jamais, tentent de survivre dans un monde où tout le monde possède désormais des super pouvoirs !
- Certes, Alex Ross n’est pas aux pinceaux et se contente d’illustrer les couvertures, cependant, le regretté John Paul Leon est un digne successeur surtout que son style particulier colle plutôt bien a cette ambiance de fin du monde.
- Le plaisir de découvrir ce que sont devenus les héros et certains de leurs ennemis dans ce sombre futur. Il faut dire que le travail de recherche du sieur Ross pour leur donner un nouveau look est notable. Bien entendu, il en est de même pour les petits nouveaux.
- Si vous avez aimé Kingdom Come alors, vous allez adorer Earth X.
- Les couvertures d’Alex Ross, bien évidement !
 
Points Négatifs :
- Bien entendu, John Paul Leon n’est pas Alex Ross et l’absence de ce dernier aux dessins aura déplu à pas mal de monde, ce qui peut se comprendre…
- Même si, dans l’ensemble, John Paul Leon livre une prestation magnifique sur Earth X, il faut reconnaitre que certaines planches sont un peu brouillonnes.
- Scénaristiquement, c’est complexe, très complexe même, il faut le souligner, ce, même si cela n’a rien d’insurmontable.
 
Ma note : 9/10

Marvels


Marvels
 
Phil est un journaliste à New York mais il ne rêve que d'une chose : aller travailler en Europe. Il faut toutefois convaincre son patron qu'il mérite de couvrir l'étranger. Alors qu'il réfléchit encore comment faire, il prend machinalement des photos d'une conférence du professeur Phineas Horton. Le scientifique est l'un des plus brillants de sa génération mais son discours sur l'homme synthétique est d'un ennui ! Ce n'est pas avec ce genre de nouvelle que Phil aura une promotion ! Mais pourquoi le professeur maintient-il un homme dans un gigantesque cylindre ? À moins que cela soit un mannequin car il ne bouge pas. Toujours est-il qu'il finit par brûler d'un coup. Le mannequin se transforme en véritable torche. Les journalistes ne comprennent pas bien l'intérêt de cette démonstration. Phil fait son job et prend des photos mais il s'arrête, stupéfait. La torche a bougé et il est même sur que cette chose l'a fixé du regard ! Tout le monde recule, surpris et horrifié. La réaction ne se fait pas attendre et la plupart proteste contre cette expérience contre-nature. Tant et si bien que Horton est obligé d'abandonner ses travaux. La presse a toujours eu beaucoup de pouvoir. Les rumeurs disent que le professeur aurait gardé son spécimen et l'aurait enterré dans une dalle de béton. Toujours est-il que Phil prend le temps de profiter de sa compagne Doris. Pour une fois, ils ont le temps de faire du shopping ! Cependant, du bruit se fait attendre à l'extérieur dans la rue. Phil se précipite avec l'appareil photo à la main. Sait-on jamais ? Ce qu'il voit le glace d'effroi : il fait face à la Torche humaine !
 

Marvels
Scénario : Kurt Busiek
Dessins : Alex Ross
Encrage : Alex Ross
Couleurs : Alex Ross
Couverture : Alex Ross
Genre : Super-Héros
Editeur : Marvel
Titre en vo : Marvels
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 1994 – 2019
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Panini Comics
Date de parution : 02 janvier 2020
Nombre de pages : 224
 
Liste des épisodes
Marvels 0-4
Marvels Epilogue 1
 
Mon avis :
 La toute première fois que j’ai fait la connaissance d’Alex Ross, ou, plus précisément, de l’une de ses œuvres, ce fut par le biais de l’extraordinaire Kingdom Come, mini-série culte qui nous narrait le futur de l’univers DC et qui, au passage, égratignait allègrement ce qu’étaient devenu les super-héros au cours des années 90, c’est-à-dire, des individus sans scrupules et violents. Par la suite, au fil des années, j’eus l’occasion de retrouver Alex Ross sur quelques autres mini-séries comme, par exemple, Justice, œuvre DC qui, bien qu’étant assez réussie, ne tenait pas la comparaison avec son glorieux ainé dont, bien entendu, je vous parlerais d’ici quelques semaines. Curieusement, ou pas, jusqu’à il y a peu de temps, je n’avais pas eu l’occasion de lire ce que le sieur Ross avait fait chez Marvel, ce qui pourrait même être une hérésie, aux yeux de certains, surtout que, ce fut par le biais de ce Marvels, justement, que l’artiste s’était fait connaitre au près du grand public. Ainsi, ce fut en la lointaine année 1994, donc, que paru, un peu à la surprise générale, ce fameux Marvels, mini-série en quatre partie – qui se fit adjoindre rapidement, quelques mois plus tard, un numéro 0 – et qui, en revenant sur le passé de l’univers de la Maison des Idées, nous montrait la vision de l’homme du commun devant l’apparition des super-héros, ces fameuses Merveilles. A l’époque, le concept était pour le moins original, il faut le reconnaitre et même si, a de multiples reprises auparavant, Marvel était revenu sur son passé, force est de constater que cette nouvelle vision de celui-ci, un peu décalée puisqu’on nous la montrait par l’œil d’un individu a priori banal, s’était avérée être une excellente idée. Cependant, il ne faut pas se mentir : s’il y a bien une chose que chaque lecteur ou lectrice aura retenu chez Marvels, ce fut, avant toute chose, le travail oh combien magnifique d’Alex Ross. Peignant plus qu’il dessine, celui-ci livrait ici, une prestation que l’on peut qualifier de somptueuse et, de la première à la dernière page de cette mini-série, comment ne pas reconnaitre que nous en prenons plein les yeux et que l’on ne peut qu’être admiratifs devant ses planches ?! Bref, visuellement, Marvels est un pur régal, pourtant, avec du recul, je dois reconnaitre que, même si j’admets sans problème que cette mini-série est un incontournable de son époque, qualitativement parlant, je lui préfère nettement Kingdom Come : plus abouti, proposant un scénario nettement plus original et qui aura inspiré bien d’autres œuvres par la suite, l’autre grande œuvre du sieur Ross est supérieur à Marvels, mais bon, quoi qu’il en soit, si vous êtes fans de comics, il est clair, selon moi, que vous ne pouvez pas passer a coté de cette mini-série, ne serais-ce que pour découvrir Alex Ross à ses débuts, croyez moi, cela vaut largement le coup d’œil !
 

Points Positifs
 :
- Une des plus importantes mini-séries des années 90, un truc énorme, incontournable et qui aura remporté moult titres dans sa catégorie. Il faut dire que Marvels aura marqué son époque, principalement parce que cette œuvre aura fait découvrir un certain… Alex Ross !
- Justement, la première chose qui saute aux yeux, ce sont les dessins ou, plutôt, les peintures d’Alex Ross. Tout simplement magnifiques, celles-ci, glorifiant comme jamais les super-héros, sont un pur régal pour les yeux et il est évidant que, dans Marvels, les super-slips de la Maison des Idées n’ont jamais été aussi beaux !
- L’idée de revenir sur le passé de l’univers Marvel en nous montrant comment les hommes de la rue ont vu l’apparition des super-héros et ont dut se rendre à l’évidence qu’il fallait vivre avec est, ma foi, une très bonne idée.
- Le lecteur qui connaitrait mal le passé de Marvel aura l’occasion, ici, de le découvrir puisqu’on retrouve tout un tas des plus grands événements de celui-ci dans cette mini-série.
- Alex Ross aura parsemé ses planches de multiples références culturelles : ainsi, au gré des pages, on reconnaitra les Beatles, les Who et bien d’autres artistes et acteurs célèbres…
- Cette nouvelle édition nous propose l’épilogue publié en 2020 et qui met en avant la nouvelle équipe des X-Men. Ma foi, cela ravira les fans.
 
Points Négatifs :
- Une mini-série qui vaut plus par la forme que par le fond. Il faut dire que l’on retient surtout les fabuleux dessins d’Alex Ross, le scénario, lui, est davantage une simple compilation de certains des plus grands moments du passé de Marvel qu’autre chose…
 
Ma note : 8,5/10