Affichage des articles dont le libellé est Cinéma. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Cinéma. Afficher tous les articles

mardi 1 juillet 2025

Le Secret de Brokeback Mountain


Le Secret de Brokeback Mountain
 
Eté 1963, Wyoming. Deux jeunes cow-boys, Jack et Ennis, sont engagés pour garder ensemble un troupeau de moutons à Brokeback Mountain. Isolés au milieu d'une nature sauvage, leur complicité se transforme lentement en une attirance aussi irrésistible qu'inattendue. A la fin de la saison de transhumance, les deux hommes doivent se séparer. Ennis se marie avec sa fiancée, Alma, tandis que Jack épouse Lureen. Quand ils se revoient quatre ans plus tard, un seul regard suffit pour raviver l'amour né à Brokeback Mountain.
 

Le Secret de Brokeback Mountain
Réalisation : Ang Lee
Scénario : Larry McMurtry et Diana Ossana, d'après la nouvelle d'Annie Proulx
Musique : Gustavo Santaolalla et Marcelo Zarvos
Production : Focus Features
Genre : Drame
Titre en vo : Brokeback Mountain
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 3 septembre 2005
Durée : 134 mn
 
Casting :
Heath Ledger : Ennis del Mar
Jake Gyllenhaal : Jack Twist
Randy Quaid : Joe Aguirre
Anne Hathaway : Lureen Newsome Twist
Michelle Williams : Alma del Mar
Valerie Planche : la serveuse
Graham Beckel : L.D. Newsome
David Harbour : Randall Malone
Kate Mara : Alma Jr. à l'âge de 19 ans
Roberta Maxwell : la mère de Jack
Peter McRobbie : John Twist
Anna Faris : Lashawn Malone
Linda Cardellini : Cassie Cartwright
Scott Michael Campbell : Monroe
David Trimble : un berger basque
Brooklynn Proulx : Jenny, à 4 ans
 
Mon avis :
 D’un point de vu personnel, Le Secret de Brokeback Mountain est un film particulier a mes yeux puisque celui-ci fut l’un des premiers que j’ai eu l’occasion de voir au cinéma peu de temps après avoir rencontrer mon épouse, il y a de cela bientôt vingt ans. Ce petit apparté sentimental étant souligné, ce long métrage du réalisateur Ang Lee, qui, pour rappel, fit couler beaucoup d’encre a l’époque, est, de mon point de vu, davantage qu’une œuvre sur l’homosexualité mais surtout une magnifique histoire d’amour, ce, même si, bien entendu, la relation entre deux hommes est au cœur de l’intrigue de ce Secret de Brokeback Mountain. Alors certes, il faut convenir que l’homosexualité est la thématique principale de ce film, celle qui nous narre la relation entre deux individus a une époque où celle-ci n’était pas acceptée – grosso modo entre les années 60/80 – et ce, surtout au sein de la communauté des cow-boys, dans ces petits bleds paumés du fin fond des états les plus rétrogrades des Etats-Unis où il ne faisait pas bon, mais alors pas bon du tout d’être, pardonnez moi l’expression, une tapette comme ces olibrius imbibés de bière se plaisaient a le dire. Cependant, si l’homosexualité est au cœur de l’intrigue, à mes yeux, Le Secret de Brokeback Mountain est avant toute chose une histoire d’amour, de passion, l’histoire d’une rencontre entre deux êtres qui se sont aimés, qui ont connus bien des difficultés et qui, finalement, n’ont que trop rarement été heureux avant un final, forcément, dramatique. Et comme les plus belles histoires d’amours sont celles qui finissent mal, sur ce point, Le Secret de Brokeback Mountain est un chef d’œuvre du genre, nos deux amoureux en bavant particulièrement, surtout au vu du poids oppressant de la société d’alors où, pour rappel, il n’y a pas si longtemps encore, aimer quelqu’un du même sexe n’était pas bien vu. Bien entendu, pour que tout cela fonctionne, encore fallait-il des acteurs inspirés, et, ma foi, le duo composé du regretté Heath Ledger et de Jake Gyllenhaal est tout bonnement exceptionnel : le premier, tout en retrait et dissimulant ses sentiments, le second, plus expansif et assumant entièrement ses préférences. Ajoutons à cela les seconds rôles féminins, un peu les dindons de la farce de l’histoire, particulièrement Michelle Williams, plutôt touchante, et l’on obtient un film avec un casting impliqué et fort talentueux. En maitre d’œuvre, Ang Lee excelle parfaitement derrière la caméra alternant les plans larges somptueux aux scènes plus intimistes, d’une sensualité rare et qui ne laissent personne indifférent, quelque soit ses propres préférences sexuelles. Et, quelque part, c’est l’une des grandes forces de ce Secret de Brokeback Mountain : que l’on soit gay ou hétéro, a un moment donné, on se moque complètement que ce film nous narre l’histoire d’amour de deux hommes pour ne retenir qu’un seul mot, le plus important, l’amour, tout simplement…
 

Points Positifs
 :
- Un magnifique film d’amour, avant toute chose. Terriblement prenant, touchant, plutôt triste car tout cela est fort compliqué et finira, naturellement, mal, le spectateur est très rapidement plongé au cœur d’une belle histoire d’amour, tout simplement.
- Bien entendu, il ne faut pas occulter l’homosexualité qui est au cœur de l’intrigue de ce film, surtout que cette relation à lieu a une époque – le début des années 60 – et dans un milieu – celui des cow-boys des trous paumés du cœur de l’Amérique profonde – où il ne faisait pas bon montrer sa préférence pour quelqu’un du même sexe.
- Pression sociale, mépris dans lequel étaient tenus les homosexuels, crainte de se montrer au grand jour, refoulement des sentiments, mariages pour faire comme tout le monde histoire de ne pas paraitre différent. Toutes ces thématiques sont bien entendues présentes tout au long du film.
- Un duo d’acteurs principaux,  Heath Ledger et Jake Gyllenhaal, tout simplement exceptionnel.
- Michelle Williams, en épouse trompée et complètement paumée.
- Un travail de maitre de la part d’Ang Lee qui excelle dans les plans intimistes et sensuels tout en nous offrant, par moments, de superbes paysages dans des séquences à couper le souffle.
- La bande originale, bien entendu, que l’on peut qualifiée d’excellente et qui n’est pas pour rien pour la réussite de ce film.
 
Points Négatifs :
- Malgré la durée de ce long métrage, je ne lui trouve aucune longueur, d’ailleurs, je pense même qu’il aurait mérité d’être plus long car, passer les deux premiers tiers, les événements s’enchainent beaucoup trop rapidement, et ce, au détriment du rythme, ce qui est plutôt dommage.
- La moustache de Jake Gyllenhaal.
 
Ma note : 8,5/10

jeudi 26 juin 2025

Lee Miller


Lee Miller
 
L'incroyable vie de Lee Miller, ex-modèle pour Vogue, muse de Man Ray et amie de nombreuses figures artistiques du Vieux Continent, devenue l'une des premières femmes photographes de guerre. Partie sur le front après le débarquement en Normandie et prête à tout pour témoigner des horreurs de la Seconde Guerre Mondiale particulièrement après avoir suivie la libération de Buchenwald et de Dachau, elle a, par son courage et son refus des conventions, changé la façon de voir le monde.
 

Lee Miller
Réalisation : Ellen Kuras
Scénario : John Collee, Liz Hannah, Marion Hume
Musique : Alexandre Desplat
Production : MS Participations, Rocket Science, Hantz Motion Pictures
Genre : Drame, Biographie
Titre en vo : Lee
Pays d'origine : Royaume-Uni
Langue d'origine : anglais, français
Date de sortie : 13 septembre 2024
Durée : 117 mn

Casting :
Kate Winslet : Elizabeth « Lee » Miller
Alexander Skarsgård : Roland Penrose
Andy Samberg : David Scherman
Marion Cotillard : Solange d'Ayen
Andrea Riseborough : Audrey Withers
Josh O'Connor : Antony Penrose
Noémie Merlant : Nusch Éluard
Vincent Colombe : Paul Éluard
Arinze Kene : Major Jonesy
Patrick Mille : Jean d'Ayen
Samuel Barnett : Cecil Beaton
Zita Hanrot : Ady Fidelin
James Murray : le colonel Spencer
 
Mon avis :
 Celles et ceux qui me connaissent le savent bien, je ne suis pas vraiment un grand fan des biopics, d’ailleurs, pour être tout à fait franc, ce serait plutôt le contraire. Bien entendu, cela ne signifie en aucune façon que, au fil des années, je n’ai pas apprécié tel film de ce genre, loin de là, mais bon, non seulement la chose est rare mais, quand cela m’arrive, ce n’est pas non plus l’extase absolue, loin de là. Bien entendu, le genre biopic, s’il a ses adeptes, n’est pas vraiment propre a nous proposer de véritables chef d’œuvres et, quelque part, cela se comprend puisque, nous narrer la vie d’un homme ou d’une femme célèbre, aussi exceptionnelle fut-elle, et bien, comment dire, cela reste juste la transposition à l’écran de cette dernier, ce, avec une vision fatalement romancée. Bref, autant voir un documentaire qui sera, bien entendu, plus complet et plus crédible. Cependant, comme je l’ai souligné en préambule de cette critique, il m’est déjà arrivé d’accrocher à certains biopics et, dans le cas présent, force est de constater que Lee Miller fait plus ou moins partie de cette catégorie, ce, même si tout est loin d’être parfait et que mon avis est plutôt mitigé. Bon, si je dois être tout à fait franc, d’entrée de jeu, ce long métrage partait avec un certain avantage puisque, en tête d’affiche, il y avait Kate Winslet, une de mes actrices préférées depuis bien longtemps et un certain Titanic, bien entendu. Fatalement, la présence de cette dernière ne pouvait qu’éveiller ma curiosité et comme, en plus, les critiques étaient plutôt bonnes à l’égard de ce film, je me suis dit que le jeu pouvait en valoir la chandelle, ce, même si, bien entendu, il faut toujours se méfier des critiques, que cela dans un sens comme dans l’autre. Mais alors, quid, donc, de ce Lee Miller ? Eh bien, dans l’ensemble, je dois reconnaitre que ce biopic est plutôt correct et que, malgré des défauts évidents et dont certains sont, naturellement, propres au genre, celui-ci est plutôt plaisant à suivre et que, tout en nous permettant de découvrir une sacrée personnalité qui aura connue moult vies – mannequin, égérie du monde artistique des années 30, photographe de guerre et grande jouisseuse devant l’éternel au caractère bien trempé – ce film nous entraine également dans la découverte, par le biais de la fameuse Lee Miller et de son ami photographe David Scherman, des diverses atrocités commises pendant la Seconde Guerre Mondiale. Bien évidement, tout cela fait un peu cliché par moments et comme en plus, nous avons droit à une succession de scènes qui illustrent les photographies les plus emblématiques de Miller – des débuts du Débarquement en Normandie a la découverte des Camps de Concentration en passant par les mutilés de guerre et la demeure d’Hitler avec la fameuse photo de Miller nue dans la baignoire du Führer – force est de constater que, du coup, davantage qu’une œuvre parfaitement structurée, nous avons plus affaire a un espèce de best of des clichés les plus emblématiques de la photographe, ce qui reste, selon moi, un procédé pour le moins facile mais, finalement, propre au genre. De plus, certaines discussions, certains propos de ce long métrage, sur la place de la femme et de la violence masculine apparait bien trop moderne pour être honnête : pointer du doigt les violences faites aux femmes au cours de l’histoire, c’est une chose, le faire dans un film dont l’histoire se déroule pendant la Seconde Guerre Mondiale et où la violence et la mort touchaient, sans faire de différence, hommes, femmes et enfants, cela me parait un peu incongrue… Reste, naturellement, la performance sans faille de Kate Winslet franchement investie dans le projet et qui campe, incontestablement, une Lee Miller pour le moins crédible, c’est un fait. Cela suffit-il, néanmoins, pour faire de ce long métrage un véritable incontournable ? Fatalement, non, du moins, à mes yeux. Après, pour la curiosité de découvrir l’histoire plutôt méconnue, aux yeux du grand public, de Lee Miller et pour la performance de Kate Winslet, je pense que le jeu peut en valoir la chandelle, mais bon, sans attendre, naturellement, monts et merveilles de ce film…
 

Points Positifs
 :
- Un biopic plutôt intéressant et réussi qui nous permet de faire la connaissance d’une personnalité pour le moins hors-norme, Lee Miller, ancienne mannequin, égérie du petit monde artistique des années 30 et qui devint la première photographe de guerre au cours de la Seconde Guerre Mondiale.
- Force est de constater que Kate Winslet livre une belle prestation et apparait pour le moins investie dans son interprétation de Lee Miller, femme forte de son état et qui possédait une sacrée personnalité. Bien entendu, les fans de l’actrice seront, une fois de plus, ravis de retrouver cette dernière dans un nouveau projet où elle fait preuve de tout son talent.
- Même si l’on peut trouver le procédé de nous proposer une succession de scènes marquantes pour le moins discutable, force est de constater que, au final, celui-ci apparait comme étant pour le moins efficace et qu’il est même plutôt intéressant de voir comment ces fameux clichés avaient été réalisés.
- Une reconstitution des années 30 et 40 sans surprise, certes, mais qui n’en reste pas moins correcte.

Points Négatifs :
- Force est de constater que Lee Miller reste un simple biopic avec les qualités et les défauts propres au genre et que, dans l’ensemble, nous sommes loin d’avoir affaire a un véritable incontournable, loin de là.
- Nous avons droit, principalement, à une succession de scènes marquantes de la vie de la photographe au cours du conflit et dont la plupart sont censées nous montrer comment cette dernière avait effectué ses clichés les plus emblématiques. Un procédé qui tient davantage de la facilité qu’autre chose.
- Certains propos, certaines thématiques abordées, apparaissent comme étant bien trop modernes pour être véritablement honnêtes. Alors certes, les violences faites aux femmes, elles ont toujours existées, mais placer celles-ci au cœur du propos de ce film, en pleine Seconde Guerre Mondiale, c’est pour le moins abusé…
- Nous n’échappons malheureusement pas à pas mal de clichés propres au genre, comme la traditionnelle discussion entre deux protagonistes dont l’un d’entre eux raconte l’histoire de sa vie.

Ma note : 7/10

mercredi 18 juin 2025

Douleur et Gloire


Douleur et Gloire
 
Salvador Mallo est un réalisateur tourmenté et en fin de carrière qui a connu le succès mais qui ne réalise plus de films à cause des nombreuses douleurs physiques et psychiques dont il souffre. Par hasard, il retrouve Zulema, une de ses actrices, qui lui donne l'adresse d'Alberto Crespo, un acteur d’un de ses grands succès avec qui il est brouillé depuis trente-deux ans. À son contact, il sombre peu à peu dans l’addiction à l’héroïne. Frappé d'une terrible dépression au moment même où Sabor, son film le plus acclamé, est réédité, il se retrouve submergé par des fragments de son existence et il se remémore également des souvenirs de son enfance auprès de sa mère à Paterna. Salvador va connaître toute une série de retrouvailles après plusieurs décennies, certaines en chair et en os, d'autres par le souvenir, certaines ravivant parfois ses souffrances, d'autres le relançant dans le processus créatif et lui permettant d'approcher le sens de sa vie.
 

Douleur et Gloire
Réalisation : Pedro Almodóvar
Scénario : Pedro Almodóvar
Musique : Alberto Iglesias
Production : El Deseo
Genre : Drame
Titre en vo : Dolor y gloria
Pays d’origine : Espagne
Parution : 22 mars 2019
Langue d'origine : Espagnol
Durée : 113 min
 
Casting :
Antonio Banderas : Salvador Mallo, un réalisateur que les douleurs physiques et morales empêchent de tourner
Asier Flores : Salvador Mallo, enfant
Asier Etxeandia : Alberto Crespo
Nora Navas : Mercedes, l'assistante de Salvador
Leonardo Sbaraglia : Federico Delgado, le grand amour de Salvador
Julieta Serrano : Jacinta, la mère de Salvador en fin de vie
Penélope Cruz : Jacinta, jeune
César Vicente : Eduardo, le jeune maçon à qui Salvador apprend à lire et à écrire
Cecilia Roth : Zulema, une actrice amie de Salvador
Raúl Arévalo : Le père de Salvador
Susi Sánchez : Beata
Rosalía : Rosita, la villageoise qui chante
Pedro Casablanc : Dr. Galindo
Julián López : Le présentateur de la cinémathèque
Eva Martín : La radiologue
Sara Sierra : Conchita
Xavi Sáez : Un spectateur à la cinémathèque
Agustín Almodóvar : Le prêtre
Topacio Fresh : Une spectatrice à la cinémathèque
 
Mon avis :
 Il est bien entendu inutile de rappeler l’importance de Pedro Almodóvar dans le petit monde du Septième Art de ces quatre dernières décennies car bon, comment dire, si le réalisateur espagnol est, sans aucune contestation possible, le plus connu de son pays en dehors des frontières de celui-ci et que, même aux yeux du grand public plus avide de films à grand spectacle hollywoodien, Pedro Almodóvar n’est pas un inconnu, il faut également reconnaitre que ses œuvres, nombreuses, de qualités, sont pour beaucoup pour la reconnaissance que le réalisateur ibérique connait auprès des critiques comme du public depuis bien longtemps désormais. Curieusement, depuis que ce blog existe, je n’avais pas encore eu l’occasion de vous parler du sieur Almodóvar et, au vu de l’importance du réalisateur, c’était presque une hérésie ! Fort heureusement, le hasard faisant souvent bien les choses, hier soir, j’ai eu l’opportunité de voir un de ses longs métrages les plus récents, l’excellent Douleur et Gloire. Paru en 2019, ce film est, probablement, un des plus intéressants de Pedro Almodóvar puisque, en le regardant, il est difficile de ne pas se dire que celui-ci est, en quelque sorte, le portrait du réalisateur lui-même, de son enfance, de sa réussite, de ses faiblesses, de ses doutes et, naturellement, de ses amours et amitiés perdus. Pour camper son alter ego devant la caméra, rien de tel qu’Antonio Banderas qui est, sans aucun doute possible, l’acteur fétiche d’Almodóvar : en effet, c’est ce dernier qui le fit débuter lors de ses premiers films, dans les années 80, et, après l’intermède américain de l’acteur, qui le fit revenir à ses cotés dans les années 2010. Un duo de choc de qualité, donc, pour un film qui l’est tout autant : Douleur et Gloire est donc une œuvre autobiographique, comme je l’ai dit précédemment, mais c’est également une œuvre d’une intelligence rare, sincère où un Banderas plus faillible que jamais mais néanmoins magistral, campe un Almodóvar plus vrai que nature au point même que, lors de chaque scène, chaque dialogue, le spectateur se demande où est la part de réel et la part de fiction. Les amateurs de Pedro Almodóvar seront, une nouvelle fois, totalement conquis par cette énième réalisation de leur réalisateur favori et si, naturellement, une part plus importante du grand public passera tranquillement son chemin, quelque part, cela importe peu : après tout, cela ne reste qu’une affaire de gouts et l’on ne peut pas obliger des gens qui ne jurent que par des films d’actions ou de super-slips à apprécier une œuvre que l’on qualifiera de plus intellectuelle. Bref, vous l’avez compris, Douleur et Gloire est une superbe réussite du sieur Almodóvar, une de plus diront certains, et, incontestablement, la preuve évidente que le réalisateur espagnol à encore pas mal de choses à nous raconter, alors, pourquoi bouder son plaisir et ne pas continuer, encore et encore, à voir ou revoir ses créations…
 

Points Positifs
 :
- Probablement un des tous meilleurs films de Pedro Almodóvar et, en tous cas, sans nul doute son plus sincère, son plus personnel puisqu’il est évidant, en le visionnant, que nous avons affaire à une œuvre autobiographique qui nous fait découvrir, de superbe manière, le passé et le présent du réalisateur.
- Un casting de qualité, comme il est de coutume avec Almodóvar et si, parmi les têtes d’affiches, le grand public reconnaitra particulièrement Penélope Cruz et Antonio Banderas, c’est surtout ce dernier qui crève l’écran avec une interprétation magistrale de ce vieux réalisateur sur le déclin qui, obnubilé par ses diverses douleurs corporelles, n’ose plus faire de cinéma.
- Malgré un coté nostalgique qui transparait pendant une bonne partie du film, Douleur et Gloire est, avant toute chose, un bel hymne à la vie : certes, le passé est omniprésent, certes, il y a eu bon nombre de séparations, de disparitions et de diverses fâcheries, mais l’avenir peut être tout de même prometteur.
- Les fans du sieur Almodóvar retrouveront naturellement un bon nombre des thématiques habituelles du réalisateur comme le rapport à la mère, les premiers émois amoureux, le poids du passé, etc.
 
Points Négatifs :
- Bien évidement et, comme c’est à chaque fois le cas avec tous les films de Pedro Almodóvar, le grand public, nettement plus habitué à des longs métrages à grand spectacle et où prime l’action au détriment de la réflexion, passera tranquillement son chemin en se demandant pourquoi le réalisateur espagnol est toujours porté aux nues. Cela reste, naturellement, une affaire de gouts personnels…
- Les détracteurs de Pedro Almodóvar regretteront peut-être que celui-ci ne sorte quasiment jamais de ses thèmes de prédilections – le poids du passé, le rapport a la mère, les émois amoureux homosexuels – mais bon, peut-on vraiment lui en vouloir vu qu’il est tellement doué et se renouvelle à chaque fois ?
 
Ma note : 8,5/10

dimanche 15 juin 2025

Jeanne du Barry


Jeanne du Barry
 
Jeanne Bécu de Cantigny, jeune fille du peuple avide de culture et de plaisirs, utilise son intelligence et son charme pour gravir un à un les échelons de l'échelle sociale. Elle devient la favorite du roi Louis XV qui, ignorant son statut de courtisane, retrouve grâce à elle le goût de vivre. Ils tombent éperdument amoureux et, en dépit des convenances et de l'étiquette, Jeanne s'installe à Versailles où son arrivée scandalise la cour.
 

Jeanne du Barry
Réalisation : Maïwenn
Scénario : Nicolas Livecchi, Teddy Lussi-Modeste, Maïwenn
Musique : Stephen Warbeck
Production : Why Not Productions, France 2 Cinéma, France 3 Cinéma, La Petite Reine et Les Films de Batna, Les Films du Fleuve, Netflix
Genre : Biographie, Historique
Titre en vo : Jeanne du Barry
Pays d'origine : France, Belgique, Royaume-Uni
Langue d'origine : français
Date de sortie : 16 mai 2023
Durée : 116 mn
 
Casting :
Maïwenn : Jeanne du Barry
Johnny Depp : Louis XV
Benjamin Lavernhe : La Borde
Pierre Richard : Duc de Richelieu
Melvil Poupaud : Comte du Barry
Pascal Greggory : Duc d'Aiguillon
India Hair : Adélaïde de France
Suzanne de Baecque : Victoire de France
Capucine Valmary : Louise de France
Laura Le Velly : Sophie de France
Diego Le Fur : Le Dauphin
Pauline Pollmann : Marie-Antoinette
Micha Lescot : Mercy
Noémie Lvovsky : Comtesse de Noailles
Marianne Basler : Anne
Robin Renucci : Monsieur Dumousseaux
Emma Kaboré Dufour : Jeanne du Barry, enfant
Patrick d'Assumçao : Duc de Choiseul
 
Mon avis :
 C’était, bien entendu et sans grande surprise, le film polémique de la soixante seizième édition du Festival de Cannes, celui qui fit hurler une meute de loups qui s’en prirent, sans la moindre retenue, aux deux figures majeures qui étaient naturellement les têtes de gondoles de ce long métrage, Maïwenn, réalisatrice et actrice, et ce diable de Johnny Depp, l’ex-beau gosse de 21 Jump Street à la carrière pour le moins notable et passé, aux yeux de certains, du coté obscurs depuis quelques années. Bien entendu, qui étaient ces fameux loups ? Les médias de gauche, Libération en tête, les féministes françaises et quelques figures de la France Insoumise – partit dont l’idéologie nous rappelle ce que fut Staline à la démocratie, c’est-à-dire, son antithèse la plus totale. Les raisons ? Une agression de ce triste sire d’Edwy Plenel, grand donneur de leçons devant l’éternel, de la part de Maïwenn. Les affaires judiciaires de Johnny Depp qui est loin d’être un saint mais dont le seul tort, finalement, et de s’être mis en couple avec une certaine Amber Heard, actrice tout aussi déglinguée et violente que lui. Ceci étant dit, quid de la polémique ? La meute habituelle hurlante à la Lune et, accessoirement, une belle publicité pour un film qui, ma foi, marcha plutôt bien en salle et qui, surtout, le mérita amplement ! Car oui et, avant toute chose, c’est ce qui compte, Jeanne du Barry est un bon, que dis-je, un très bon film et cela, les médias de gauche pourront aboyer et protester autant qu’ils le veulent, ils ne pourront pas l’empêcher, ce qui, ma foi, n’est que justice ! Film en costume qui, ma foi, n’a pas grand-chose à envier aux britanniques qui sont, comme chacun sait, les meilleurs du genre en temps normal, Jeanne du Barry est une œuvre qui se démarque grandement des longs métrages traditionnels de Maïwenn : plus posé, moins axé sur la réflexion, ce film est avant toute chose une œuvre historique qui nous narre l’ascension et la chute de l’une des figures les plus marquantes du règne de Louis XV, la fameuse Comtesse du Barry dont le seul tort, finalement, était d’être une fille du peuple et qui parvint à devenir la favorite royale – un scandale monumental à l’époque. Et, justement, le fait que Maïwenn nous propose ici un film qui se démarque grandement de ses thèmes de prédilections est la preuve que celle-ci peut aborder divers genres, ce qui, ma foi, devrait être loué davantage. Quant à Johnny Depp, que dire à son sujet ? Certes, le bougre à vieillit et commence à accuser son âge a quoi il faut ajouter les nombreux excès qui ont jalonnés sa vie qui n’arrangent pas les choses, cependant, comment ne pas reconnaitre que l’acteur livre ici une prestation plus que correcte, qu’il est franchement crédible en Louis XV vieillissant et amoureux, confirmant au passage – mais était-ce vraiment nécessaire – que son talent est toujours au rendez vous – et en plus, il s’est donné la peine de jouer en français, langue qu’il maitrise plutôt bien, finalement. Bref, vous l’avez compris, j’ai fortement apprécié ce Jeanne du Barry et même si ce n’est pas non plus un chef d’œuvre, loin de là, le dernier film de Maïwenn est suffisamment bon pour ravir les amateurs du genre qui passeront outre les polémiques stériles et ridicules afin de découvrir un excellent long métrage en costume qui mérite largement le détour. Quand aux traditionnels indignés a géométrie variable et autres donneurs de leçons de l’autoproclamé camp du bien, ma foi, qu’ils passent leur chemin, après tout, le monde n’a pas besoin d’eux pour continuer à tourner… fort heureusement d’ailleurs !
 

Points Positifs
 :
- Un très bon film historique sur celle qui fut une des figures les plus marquantes du règne de Louis XV, la fameuse et scandaleuse Comtesse du Barry, favorite royale issue du peuple et qui atteint donc les plus hautes sphères du pouvoir, au grand dam de la Cour. Captivant de bout en bout, celui-ci nous narre sa montée puis sa chute, ce, sans la moindre fausse note.
- Avec ce film, Maïwenn nous prouve formidablement bien qu’elle peut sortir de ses thèmes de prédilections, sortir de sa zone de confort et nous proposer un long métrage dont le genre est à milles lieux de qu’elle avait fait jusqu’alors.
- Sans grande surprise, Maïwenn, devant la caméra, marque les esprits et est tout simplement parfaite en Comtesse du Barry, quand à Johnny Depp, même si l’ancien beau gosse accuse son âge, comment ne pas reconnaitre que celui-ci interprète a merveille ce roi vieillissant mais néanmoins fou amoureux, lui apportant une certaine sensibilité auquel on ne s’attendait forcément pas.
- Pour ce qui est du reste du casting, force est de constater que celui-ci est bon pour ne pas dire très bon. Petite mention à Pierre Richard que je retrouve dans un rôle à contre-emploi qui lui va à ravir…
- Une reconstitution historique de qualité, tant dans les décors que les costumes et qui n’a pas grand-chose à envier aux maitres habituels du genre que sont les britanniques.
 
Points Négatifs :
- Même si, incontestablement, Jeanne du Barry est un bon film, ce n’est pas non plus un quelconque incontournable qui marquera durablement les esprits, il faut le reconnaitre.
- Bien évidement, si vous êtes un bobo parisien qui ne cesse de hurler aux violences policières, si vous êtes un inconditionnel de Mélenchon, un membre de la France Insoumise, des Ecolos ou d’un autre de ces partis d’extrême gauche, si vous faites partis d’une de ces fameuses associations racissées et si vous êtes un des derniers lecteurs de L’Humanité, Le Monde, Libération ou Les Inrockuptibles, alors, vous n’allez guère apprécier ce film de Maïwenn qui, crime de lèse majestée suprême, a été chercher ce diable de Johnny Depp en tant que tête d’affiche !
 
Ma note : 7,5/10

jeudi 12 juin 2025

Le Comte de Monte-Cristo


Le Comte de Monte-Cristo
 
Edmond Dantès, jeune marin de 22 ans et qui vient tout juste d’être promus capitaine suite a un acte héroïque débarque à Marseille afin de s’y fiancer avec la belle catalane Mercédès Herrera. Alors que le bonheur lui ouvrait les bras, le jeune homme est trahi par des amis jaloux en étant dénoncé comme conspirateur bonapartiste puis enfermé au Château d'If, une citadelle qui fait office de prison et qui se trouve en pleine mer. Après 14 très longues années de détention dans une geôle sordide, il réussit à s’évader et à prendre possession d’un trésor caché sur l’île de Montecristo. Possédant désormais une richesse incommensurable, Edmond Dantès va désormais se venger de ceux qui l’ont accusé à tort.
 

Le Comte de Monte-Cristo
Réalisation : Alexandre de La Patellière, Matthieu Delaporte
Scénario : Alexandre de La Patellière, Matthieu Delaporte, d'après le roman d'Alexandre Dumas
Musique : Jérôme Rebotier
Production : Chapter 2, Pathé Films
Genre : Aventure, Cape et d'Épée
Titre en vo : Le Comte de Monte-Cristo
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français, italien, grec
Date de sortie : 28 juin 2024
Durée : 178 mn
 
Casting :
Pierre Niney : Edmond Dantès / le Comte de Monte-Cristo
Bastien Bouillon : Fernand de Morcerf
Anaïs Demoustier : Mercédès de Morcerf
Anamaria Vartolomei : Haydée
Laurent Lafitte : Gérard de Villefort, le procureur
Pierfrancesco Favino : l'abbé Faria
Patrick Mille : le baron Danglars
Vassili Schneider : Albert de Morcerf
Julien de Saint Jean : Andréa Cavalcanti
Julie de Bona : Victoria Danglars
Adèle Simphal : Angèle
Stéphane Varupenne : Caderousse
Oscar Lesage : Maximilien Morrel
Marie Narbonne : Eugénie Danglars
Bruno Raffaelli : l'armateur Morrel, père de Maximilien
Abdé Maziane : Jacopo
Françoise Gazio : Yvonne
Axel Baille : le serviteur du baron Danglars
Lily Dupont : Suzanne
 
Mon avis :
 Comme les amateurs du Septième Art le savent bien, il y a deux ans, en 2023, donc, le petit monde du cinéma français fut marqué par la sortie de deux films que l’on peut qualifier, sans exagération aucune, de pour le moins hors-norme, ce, si l’on se fit a ce que le cinéma hexagonal a tendance à nous proposer depuis bien longtemps, c’est-à-dire, des œuvres qui ont tendance à plus nous montrer le train-train quotidien de tout à chacun plutôt que de nous faire rêver – n’y voyez pas là une quelconque critique vis-à-vis du cinéma français puisque, dans ce genre précis, il est plutôt bon, disons que c’est surtout un constat. Mais pour en revenir à nos moutons, ces deux films furent Les Trois Mousquetaires – D'Artagnan et sa suite, Milady, deux longs métrages qui flirtaient allègrement avec un genre qui connu son heure de gloire dans les années 60, je veux, bien entendu, parler du Cape et d’Épée et dont les plus beaux représentants furent Le Bossu et Le Capitaine Fracasse et où brillait un certain Jean Marais. Bref, un genre associé à un temps lointain et qui fut remis de fort belle manière au gout du jour par deux hommes, Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte qui réussirent leur pari, ce qui, malgré les critiques de l’intelligentsia parisienne et du petit monde un peu trop sclérosé du cinéma français, n’était pas gagné d’avance. Cependant, si les deux premiers volets des Trois Mousquetaires avaient marqué le public – en attendant la sortie d’un éventuel troisième film – les deux compères n’en n’avaient pas tout à fait finit avec le cinéma de Cape et d’Épée puisque, après s’être attaquer au chef d’œuvre d’Alexandre Dumas, un autre monument de la littérature française fut annoncé, un certain Le Comte de Monte-Cristo qui nous préoccupe aujourd’hui. Bon, une fois de plus, on était en droit de se dire que des adaptations cinématographiques de cet autre roman du sieur Dumas, il y en a eu des tas depuis que le cinéma existe et que, là aussi, on pouvait se demander ce qu’une énième adaptation pouvait apporter de plus ? Cependant, après les deux premiers volets des Trois Mousquetaires, on pouvait également se dire que le jeu pouvait en valoir la chandelle et que ce film, s’il était dans la même lignée, c’est-à-dire, en dépoussiérant une histoire connue de tous et en lui donnant un petit coté moderne, avait de quoi ravir les amateurs du genre. Qui plus est, qui allait donc interpréter le fameux Edmond Dantès ? L’omniprésent et toujours excellent Pierre Niney, peut-être un des acteurs français parmi les plus talentueux de sa génération. Bref, j’avais grande hâte de découvrir si ce fameux Comte de Monte-Cristo serait un bon film, s’il serait du même niveau que Les Trois Mousquetaires et si, lui aussi, me ferait passer un très bon moment de cinéma ?! Alors, quel fut le résultat ? Inutile de vous laisser languir plus longtemps, il faut bon, très bon même et je peux affirmer, sans la moindre exagération, que Le Comte de Monte-Cristo est un excellent film d’aventure qui vous réconciliera, allègrement, avec un genre que l’on pensait désuet et qui nous a prouver, avec la sortie de ces trois longs métrages en une année, qu’il en a encore sous le coude ! Ainsi, si vous avez apprécié les deux premiers volets des Trois Mousquetaires, vous allez tout bonnement adorer Le Comte de Monte-Cristo et je pèse mes mots ! Excellent, captivant de bout en bout, nous entrainant dans une aventure pourtant connue mais toujours aussi passionnante, cette énième adaptation du chef d’œuvre d’Alexandre Dumas nous prouve que l’on peut toujours faire du neuf avec du vieux et, accessoirement, de fort belle manière ! Mieux maitrisé que Les Trois Mousquetaires, ce film flirte, selon moi, avec la perfection, du moins, pour ce qui est du cinéma d’aventure, celui qui nous fait rêver, qui, pendant trois heures, nous tient en haleine de la première à la dernière minute et qui sait nous faire oublier tous les soucis du quotidien et, en toute sincérité, ce n’est pas donné à tout le monde quand on pense à la concurrence, y compris américaine… Ajoutons à cela, car il ne faut pas l’oublier, un Pierre Niney franchement excellent, parfait en Edmond Dantès et qui nous prouve, définitivement, qu’il est capable de tout jouer, y compris les rôles les plus étonnants et l’on obtient, au final, ce qui est, sans aucune discussion possible, un des grands films de l’année 2024, en tous cas, à mon avis, un de ceux qui m’aura le plus emballé et, ma foi, c’est une très bonne chose à mes yeux !
 

Points Positifs
 :
- Une excellente adaptation du roman culte d’Alexandre Dumas, Le Comte de Monte-Cristo, et qui, au demeurant, sort nettement du lot, qualitativement parlant. A la fois fidèle et moderne, celle-ci renoue fort bien avec les vieilles heures de gloire des films de cape et d’épée qui ont marqué l’histoire du cinéma français, dans les années 60.
- Si le duo composé d’Alexandre de La Patellière et de Matthieu Delaporte avait déjà fait fort, l’année passée, avec les deux premiers volets des Trois Mousquetaires, force est de constater qu’avec Le Comte de Monte-Cristo les deux hommes font encore mieux et nous ont pondus, sans aucun doute, un des grands films de l’année 2024 !
- Un Pierre Niney que l’on peut qualifier, sans la moindre exagération, d’excellent ! Bien entendu, ce n’est plus vraiment une surprise et ce n’est pas la première fois que celui-ci nous démontre l’ensemble de son talent, cependant, force est de constater que le sieur Niney est parfait en Edmond Dantès et que ce n’était pas gagné d’avance !
- Même si l’intrigue est archi-connue, même si tout le monde, ou presque, connait par cœur les protagonistes et le déroulement de l’histoire, malgré quelques différences, bien entendu, on se prend très rapidement au jeu et on est tout bonnement captiver par une intrigue haute en couleur qui nous tiendra en haleine tout au long de trois heures de pure bonheur.
- Un casting de qualité qui est pour beaucoup pour la réussite de ce film.
- Les vieux de la vieille qui auront été bercés avec les films de Jean Marais renoueront un peu avec leurs anciens amours de jeunesse.
- Une reconstitution historique de qualité et qui nous plonge dans l’ambiance.
- Photographie, décors, costumes, ma foi, c’est du tout bon !
 
Points Négatifs :
- Naturellement, on ne va pas se mentir, Le Comte de Monte-Cristo, avec tant d’adaptations sur grand écran depuis une centaine d’années, ce n’est pas le truc le plus original qui soit.
- Sans grande surprise, Le Comte de Monte-Cristo n’aura pas vraiment plu à une intelligentsia parisienne toujours aussi imbue d’elle-même et qui dédaignera totalement un film trop américain à leurs yeux…
- Les habituels détracteurs des films français qui ne jurent que les productions américaines passeront tranquillement leur chemin, estimant que celui-ci est trop français à leurs yeux…
 
Ma note : 8/10