Affichage des articles dont le libellé est Cillian Murphy. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Cillian Murphy. Afficher tous les articles

vendredi 27 juin 2025

Peaky Blinders – Saison 4


Peaky Blinders – Saison 4
 
1924. Tout le clan Shelby, dont les affaires sont de plus en plus prospères, est réuni à Birmingham pour le mariage de Tommy avec Grace. Une tension palpable marque la rencontre des deux familles, les rigides militaires de la Couronne toisant sévèrement la tribu gitane enrichie dans l'illégalité. Alors que la fête, somptueuse, bat son plein, un invité mystérieux exige d'être reçu par Tommy, se prévalant d'une promesse ancienne et du soutien de Winston Churchill en personne. C'est l'aboutissement de tractations financières que le chef des Peaky Blinders tente depuis des mois de faire aboutir, sans se douter de la vraie nature de l'accord qu'il s’apprête à conclure. Déterminé à poursuivre son ascension vers les hautes sphères de la société, tout en assurant la sécurité des siens, le jeune marié va se retrouver piégé dans une machination aux ramifications internationales.
 

Peaky Blinders – Saison 4
Réalisation : Colm McCarthy
Scénario : Steven Knight
Musique : Nick Cave
Production : BBC
Genre : Drame historique
Titre en vo : Peaky Blinders – Season 4
Pays d’origine : Royaume-Uni
Chaîne d’origine : BBC Two
Diffusion d’origine : 15 novembre 2017 – 20 décembre 2017
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 6 x 55 minutes
 
Casting :
Cillian Murphy : Thomas Shelby
Helen McCrory : Polly Gray, née Shelby
Paul Anderson : Arthur Shelby Junior
Sophie Rundle : Ada Thorne, née Shelby
Finn Cole : Michael Gray, le fils de Polly cousin des frères Shelby
Natasha O'Keeffe : Lizzie Starke
Adrien Brody : Luca Changretta
Tom Hardy : Alfie Solomons
Charlotte Riley : May Carleton
Aidan Gillen : Aberama Gold
Jack Rowan : Bonnie Gold
Joe Cole : John Shelby
Aimee-Ffion Edwards : Esme Shelby, épouse de John Shelby
Harry Kirton : Finn Shelby
Ned Dennehy : Charlie Strong
Jacopo Menicagli : Frederico
Ian Peck : Curly
Benjamin Zephaniah : Jeremiah Jesus
 
Mon avis :
 Force est de constater que, depuis ses débuts, Peaky Blinders aura flirter allègrement avec la quasi-excellence et même si, au fil des saisons, il y a bien eu quelques épisodes un peu en deçà, dans l’ensemble, entre une mise en scène parfaite, une photographie enchanteresse, une bande originale très rock mais qui ne dénote nullement, des acteurs tout bonnement excellents et auxquels s’ajoute, au fil des saisons, de grands noms du Septième Art, sans oublier, bien entendu, une intrigue oh combien captivante, nombreux sont les éléments qui auront fait de cette série une des meilleures de la décennie écoulée. Bien entendu, après trois saisons sans la moindre faute, ou presque, il était difficile de ne pas attendre avec une certaine impatience cette quatrième saison qui, une fois de plus, promettait beaucoup. Alors, le résultat aura-t-il été à la hauteur de nos espérances. Et bien, disons que, dans les grandes lignes, on peut dire que oui, même si, d’un autre coté, il faut tout de même reconnaitre que, qualitativement parlant, nous sommes peut-être un poil en dessous de ce que cette série nous avait habitué depuis ses débuts. Mais bon, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit car, après visionnage de cette quatrième saison de Peaky Blinders, il apparait tout de même que cette dernière est bonne, que le plaisir de retrouver la famille Shelby est toujours au rendez vous et que, ma foi, ces derniers, au look tellement cool, restent égal a eux-mêmes, plus particulièrement le charismatique Thomas – Cillian Murphy – sans nul doute, l’archétype même du gangster cool par excellence. Certes, tout n’est pas parfait dans cette quatrième saison qui commence très fort – avec la mort de l’un des frères Shelby, John, dans le premier épisode – et qui se conclut de manière acceptable – mais sans atteindre l’intensité du final de la troisième – mais qui possède, malheureusement, quelques longueurs vers le milieu de la saison. Cependant, malgré ces quelques imperfections et un final qui aurait dut s’achever avec la scène de la plage, force est de constater que, dans l’ensemble, cette quatrième saison de Peaky Blinders est une belle réussite. Et puis, entre le plaisir de retrouver un Tom Hardy égal a lui-même et, surtout, Adrien Brody en chef de la Mafia, il est clair que tous les éléments sont en place pour nous faire passer, une fois de plus, un très bon moment devant notre petit écran – oh, peut-être pas aussi bon que lors des débuts de cette série, mais suffisamment, tout de même, pour que le plaisir soit au rendez vous !
 

Points Positifs
 :
- Le plaisir de retrouver une série qui, au bout de quatre saisons, n’a rien perdu de sa force avec ses nombreuses qualités – esthétique irréprochable, bande-originale très rock et protagonistes tellement classe –  et qui nous entraine, une fois de plus, pour notre plus grand plaisir, dans une nouvelle virée en compagnie des gangsters les plus cools du petit écran.
- Une fois de plus, je ne peux que m’incliner devant Cillian Murphy, incontestablement la tête de gondole de cette série, car bon, comment dire, si le casting reste de haute volée, si le reste des acteurs est tout bonnement parfait, notre Tommy est tellement charismatique que, par moments, on ne voit que lui !
- Les Peaky Blinders face à la Mafia, cette fois ci, l’opposition est de taille et certains resteront sur le carreau !
- Adrien Brody en chef de la Mafia, la chose peut paraitre incongrue mais force est de constater qu’il s’en sort plutôt pas mal.
- La fin du premier épisode, avec la mort de l’un des personnages principaux : John Shelby !
 
Points Négatifs :
- Un léger coup de mou vers le milieu de la saison, ce qui est dommage car sans cela, celle-ci aurait été du niveau des précédentes.
- Quel dommage que cette quatrième saison ne ce soit pas achevée lors de la scène de la plage où Cillian Murphy est opposé a Tom Hardy, cela aurait été un final parfait !
- Je n’ai pas vraiment été conquis par la sous intrigue avec les communistes et les grèves, bien au contraire…
 
Ma note : 7,5/10

vendredi 20 juin 2025

Peaky Blinders – Saison 3


Peaky Blinders – Saison 3
 
1924. Tout le clan Shelby, dont les affaires sont de plus en plus prospères, est réuni à Birmingham pour le mariage de Tommy avec Grace. Une tension palpable marque la rencontre des deux familles, les rigides militaires de la Couronne toisant sévèrement la tribu gitane enrichie dans l'illégalité. Alors que la fête, somptueuse, bat son plein, un invité mystérieux exige d'être reçu par Tommy, se prévalant d'une promesse ancienne et du soutien de Winston Churchill en personne. C'est l'aboutissement de tractations financières que le chef des Peaky Blinders tente depuis des mois de faire aboutir, sans se douter de la vraie nature de l'accord qu'il s’apprête à conclure. Déterminé à poursuivre son ascension vers les hautes sphères de la société, tout en assurant la sécurité des siens, le jeune marié va se retrouver piégé dans une machination aux ramifications internationales.
 

Peaky Blinders – Saison 3
Réalisation : Colm McCarthy
Scénario : Steven Knight
Musique : Nick Cave, David Bowie
Production : BBC
Genre : Drame historique
Titre en vo : Peaky Blinders – Season 3
Pays d’origine : Royaume-Uni
Chaîne d’origine : BBC Two
Diffusion d’origine : 05 mai 2016 – 09 juin 2016
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 6 x 55 minutes
 
Casting :
Cillian Murphy : Thomas Shelby
Helen McCrory : Polly Gray, née Shelby
Paul Anderson : Arthur Shelby Junior
Annabelle Wallis : Grace Burgess
Sophie Rundle : Ada Thorne, née Shelby
Joe Cole : John Shelby
Tom Hardy : Alfie Solomons
Aimee-Ffion Edwards : Esme Shelby, épouse de John Shelby
Finn Cole : Michael Gray, le fils de Polly cousin des frères Shelby
Paddy Considine : Père John Hughes
Alexander Siddig : Ruben Oliver
Kate Phillips : Linda Shelby
Gaite Jansen : Princesse Tatiana Petrovna
Natasha O'Keeffe : Lizzie Starke
Ned Dennehy : Charlie Strong
Tony Pitts : Inspecteur Moss
Ian Peck : Curly
Harry Kirton : Finn Shelby
Jan Bijvoet : Grand Duke Leon Petrovna
Dina Korzun : Duchesse Izabella
Benjamin Zephaniah : Jeremiah Jesus
 
Mon avis :
 Après avoir dévoré, avec un enthousiasme pour le moins certain, les deux premières saisons de Peaky Blinders, ce fut, tout naturellement, que je me suis plongé dans la suite de cette série britannique haute en couleur. Et donc, après une première saison qui avait été un véritable choc pour moi et une seconde qui ne fit que confirmer la chose, quelles conclusions pouvons nous tirer de cette troisième saison qui voit le clan de Thomas Shelby, cette fois-ci, aux prises avec d’anciens nobles russes réfugiés en Grande-Bretagne après la révolution soviétique et un prêtre pour le moins détestable ? Eh bien, ma foi, si l’effet de surprise est passé depuis longtemps, ce qui est normal, il est évident que, d’emblée, nous nous trouvons en terrain familier et que, pour peu que l’on suive cette série depuis ses débuts, retrouver le clan Shelby est toujours un plaisir. Cillian Murphy brille toujours autant mais le reste du casting n’est pas en reste, particulièrement Helen McCrory et, dans une moindre mesure, Paul Anderson dans le rôle d’Arthur Shelby et qui est beaucoup moins badass dans cette saison. Décors, musique – avec l’ajout de Bowie a la bande sonnore – ambiance, costumes, ces éléments sont toujours aussi parfaits, quand aux amateurs d’Histoire, disons que la mise en avant des nobles russes réfugiés est plutôt une bonne chose, ces derniers n’apparaissant que trop rarement dans les œuvres de fictions. Bref, tout semblait parfait pour faire de cette troisième saison de Peaky Blinders, une fois de plus, un incontournable, si ce n’était quelques petits défauts qui auront empêché celle-ci d’atteindre l’excellence : déjà, une certaine incohérence de temps avec ce fameux coup que les hommes de Thomas Shelby doivent effectuer – le vol d’une cargaison de chars d’assauts – et qui semble imminente au début pour ne survenir que quelques mois après, ensuite, un petit coup de mou vers le milieu de la saison, celle-ci débutant fort bien et s’achevant en fanfare avec un final qui restera longtemps dans les mémoires. Cependant, malgré ces quelques défauts, cette troisième saison de Peaky Blinders reste de fort bonne qualité et si tout n’est pas parfait, si par moments, on sent que l’intrigue tourne un peu en rond, dans l’ensemble, cela reste bon, très bon même, de quoi ravir les fans de la série. Et comme en plus, tout cela est encore loin d'être finit, pourquoi bouder son plaisir !?
 

Points Positifs
 :
- Le plaisir de retrouver une série qui, au bout de trois saisons, n’a rien perdu de sa force avec ses nombreuses qualités – esthétique irréprochable, bande-originale très rock et protagonistes tellement classe –  et qui nous entraine une fois de plus, pour notre plus grand plaisir, dans une nouvelle virée en compagnie des gangsters les plus cools du petit écran.
- Mais quel acteur que ce Cillian Murphy ! Car bon, si le casting de Peaky Blinders est excellent, force est de constater que Thomas Shelby écrase toujours autant les autres de par sa classe naturelle et son charisme fou. Et puis, accessoirement, qu’est ce qu’il en prend dans la gueule au cours de cette saison !
- Les dernières minutes du sixième épisode, celles qui concluent cette saison, sont tout bonnement extraordinaires et, surtout, inattendues !
- La mise en avant de l’hypocrisie des puissants – nobles, politiciens, clergé – qui méprisent toujours autant ceux qui viennent du peuple, malgré leur réussite sociale, et qui, par ailleurs, ne valent guère mieux au vu de leurs agissements.
- L’amateur d’Histoire appréciera la mise en avant des nobles russes réfugiés, surtout que cette thématique est rare dans les œuvres de fictions.
- La bande originale, une fois de plus, anachronique, certes, mais qui est pour beaucoup pour l’ambiance géniale de cette série – et puis, on a droit a un peu de Bowie cette fois ci !
 
Points Négatifs :
- Lorsque la saison débute, on a l’impression que le vol des chars d’assauts va avoir droit bientôt, or, plus les épisodes défilent et plus celui-ci apparait comme lointain, en tous cas, moins pressé que ce qui était prévu, et ce, avant que les événements ne se bousculent un poil trop rapidement a la fin.
- Un petit coup de mou vers le milieu de la saison, une impression de tourner en rond par moments, de s’éloigner de l’essentiel…
 
Ma note : 8/10

vendredi 13 juin 2025

Peaky Blinders – Saison 2


Peaky Blinders – Saison 2
 
Birmingham, 1922. Soldats, révolutionnaires politiques et criminels combattent pour se faire une place dans le paysage industriel de l'après-guerre. Le Parlement s'attend à une violente révolte, et Winston Churchill mobilise des forces spéciales pour contenir les menaces. La famille Shelby compte parmi les membres les plus redoutables. Surnommés les Peaky Blinders par rapport à leur utilisation de lames de rasoir cachées dans leurs casquettes, ils tirent principalement leur argent de paris et de vol. Désormais prospère, le gang des Shelby, les Peaky Blinders, règne sur les paris clandestins et la contrebande d’alcool avec la complicité de la police locale. Chef incontesté du clan familial, Tommy a décidé de conquérir Londres et de se tailler une place entre deux redoutables rivaux, en guerre l’un contre l’autre : le juif Alfie Solomons et l’Italien Darby Sabini.
 

Peaky Blinders – Saison 2
Réalisation : Colm McCarthy
Scénario : Steven Knight
Musique : Nick Cave, PJ Harvey
Production : BBC
Genre : Drame historique
Titre en vo : Peaky Blinders – Season 2
Pays d’origine : Royaume-Uni
Chaîne d’origine : BBC Two
Diffusion d’origine : 2 octobre 2014 – 6 novembre 2014
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 6 x 55 minutes
 
Casting :
Cillian Murphy : Thomas Shelby
Sam Neill : Chester Campbell
Helen McCrory : Polly Gray, née Shelby
Paul Anderson : Arthur Shelby Junior
Tom Hardy : Alfie Solomons
Noah Taylor : Darby Sabini
Charlotte Riley : May Carleton
Finn Cole : Michael Gray, le fils de Polly cousin des frères Shelby
Sophie Rundle : Ada Thorne, née Shelby
Joe Cole : John Shelby
Aimee-Ffion Edwards : Esme Shelby, épouse de John Shelby
Annabelle Wallis : Grace Burgess
Natasha O'Keeffe : Lizzie Starke
Benjamin Zephaniah : Jeremiah Jesus
Ned Dennehy : Charlie Strong
Richard McCabe : Winston Churchill
Adam El Hagar : Ollie
Harry Kirton : Finn Shelby
 
Mon avis :
 Il y a de cela quelques jours, j'avais eu le plaisir de vous proposer la critique de la première saison d’une série britannique oh combien jouissive, je veux, bien entendu, parler de Peaky Blinders. Servie par de talentueux acteurs, captivante au possible, a l’esthétique irréprochable et a la bande son très rock, cette première saison, sans être un chef d’œuvre absolu, n’en possédait pas moins suffisamment de qualités pour marquer les esprits et apparaitre, sans aucune discussion possible, comme étant fort prometteuse. Bien entendu, ce fut avec un enthousiasme pour le moins important que je me suis plongé dans le visionnage de cette seconde saison, pressé que j’étais de replonger dans les affaires illégales du gang Shelby et de son très charismatique chef, le beau gosse de service, Thomas Shelby alias Cillian Murphy, toujours aussi impérial. Alors, le résultat fut-il à la hauteur de mes espérances ? Disons que, après deux premières minutes qui faisaient la lumière sur le sort de deux des protagonistes principaux de la première saison (et où nous avons droit a la première grosse surprise), le fidèle de Peaky Blinders se retrouve, très rapidement, en terrain familier : lieux, époque, personnages, esthétique générale, l’effet de surprise est passé mais ce n’est pas un problème en soit, bien au contraire. Le scénario, à la fois simple et compliqué, se met tranquillement en place et, assez rapidement, pour peu que vous ayez accroché à la première saison, vous ressentirez, comme moi, le même plaisir à suivre à suivre les péripéties du gang Shelby qui, cette fois ci, décident de placer la barre un peu plus haut en s’attaquant à Londres, rien que ça. Bien entendu, les ficelles scénaristiques sont connues et toujours aussi bonnes, les protagonistes, familiers désormais, sont égaux a eux-mêmes et si l’on ajoute les petits nouveaux comme le fils caché de Tante Polly (ce qui nous vaudra un développement de cette dernière non négligeable), l’entraineuse de chevaux (nouveau personnage majeur féminin) et les deux chefs de gangs londoniens, particulièrement Tom Hardy toujours égal à lui même, force est de constater que cette seconde saison a tout, décidément tout pour être aussi bonne que sa devancière. Bien entendu, je ne vous développerais nullement l’intrigue, me contentant d’affirmer, croyez moi sur parole, que celle-ci est non seulement excellente mais qu’elle s’améliore au fil des épisodes et ce, jusqu’à un final non seulement explosif mais aussi riche en coups de théâtres. Bref, vous l’avez compris, si vous avez aimé la première saison des Peaky Blinders, vous ne serez en aucune façon déçue par cette deuxième, bien au contraire, alors, si vous n’avez pas eu l’occasion de découvrir cette petite pépite comme seul nos voisins d’outre-Manche savent en faire, n’hésitez pas une seule seconde…
 

Points Positifs
 :
- Le plaisir de retrouver une série qui avait déjà fait fort lors de sa première saison et qui, en reprenant tout ce qui avait fait sa force – esthétique irréprochable, bande-originale très rock et protagonistes tellement classe – nous entraine derechef, pour notre plus grand plaisir, pour une nouvelle virée en compagnie des gangsters les plus cools du petit écran.
- Lors de la première saison, le casting des Peaky Blinders avait déjà fait très fort avec des têtes d’affiches comme Cillian Murphy, Sam Neill et Helen McCrory, pour ne citer que les plus connus, mais là, quand on voit qu’un Tom Hardy vient se joindre a la petite fête, comment ne pas apprécier la chose !?
- Cillian Murphy est encore et toujours aussi classe et continu à briller de mille feux dans son rôle de Tom Shelby. Charismatique en diable, d’une intelligence rare, impitoyable en affaire mais touchant par moments, voilà un antihéros comme je les aime !
- Une intrigue qui se développe en s’améliorant au fil des épisodes jusqu’à un final, tout simplement excellent – d’ailleurs, celui-ci marquera longtemps les esprits tellement il est parfait scénaristiquement parlant.
- Le développement de Tante Polly, personnage que j’aime bien, qui retrouve ici son fils perdu, ce qui va la chambouler énormément. D’ailleurs, cette relation est l’un des fils conducteurs de toute cette saison.
- Pour les amateurs d’histoire, les multiples références qui méritent le détour a une époque troublée de nos voisins britanniques – principalement pour ce qui est de la révolte irlandaise.
- La bande originale, encore et toujours : certes, elle est totalement anachronique mais cela n’est absolument pas un problème, loin de là.
 
Points Négatifs :
- Le scénario ne s’emballe véritablement que vers la moitié de la saison, il faut le reconnaitre.
- Peaky Blinders est une série particulière tout de même et certains pourront pester contre ces gangsters au look un peu trop cool pour être honnête, cet esthétisme trop marqué ou cette bande son franchement rock. Après, tout est une question de gouts et de couleurs…  
 
Ma note : 8,5/10

samedi 7 juin 2025

Peaky Blinders – Saison 1


Peaky Blinders – Saison 1
 
En 1919, à Birmingham, soldats, révolutionnaires politiques et criminels combattent pour se faire une place dans le paysage industriel de l'après-guerre. Le Parlement s'attend à une violente révolte, et Winston Churchill mobilise des forces spéciales pour contenir les menaces. La famille Shelby compte parmi les membres les plus redoutables. Surnommés les Peaky Blinders par rapport à leur utilisation de lames de rasoir cachées dans leurs casquettes, ils tirent principalement leur argent de paris et de vol. Tommy Shelby, le plus dangereux de tous, va devoir faire face à l'arrivée de Campbell, un impitoyable chef de la police qui a pour mission de nettoyer la ville. Ne doit-il pas se méfier tout autant la ravissante Grace Burgess ? Fraîchement installée dans le voisinage, celle-ci semble cacher un mystérieux passé et un dangereux secret.
 

Peaky Blinders – Saison 1
Réalisation : Steven Knight
Scénario : Steven Knight
Musique : Nick Cave
Production : BBC
Genre : Drame historique
Titre en vo : Peaky Blinders – Season 1
Pays d’origine : Royaume-Uni
Chaîne d’origine : BBC Two
Diffusion d’origine : 12 septembre 2013 – 17 octobre 2013
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 6 x 55 minutes
 
Casting :
Cillian Murphy : Tommy Shelby
Sam Neill : Chester Campbell
Helen McCrory : Polly Gray
Annabelle Wallis : Grace Burgess
Paul Anderson : Arthur Shelby Junior
Sophie Rundle : Ada Thorne, née Shelby
Iddo Goldberg : Freddie Thorne
Joe Cole : John Shelby
Charlie Creed-Miles : Billy Kimber
Aimee-Ffion Edwards : Esme Shelby, épouse de John Shelby
Samuel Edward-Cook : Danny Whizz-Bang Owen
Natasha O'Keeffe : Lizzie Starke
Tommy Flanagan : Arthur Shelby Sénior
Benjamin Zephaniah : Jeremiah Jesus
Ned Dennehy : Charlie Strong
Neil Bell : Harry Fenton
Tony Pitts : Sergeant Moss
Andy Nyman : Winston Churchill
Jeffrey Postlethwaite : Henry
Matthew Postlethwaite : Nipper
Jack Hartley : Billy Lovelock
Allan Hopwood : Abbey Heath
Sam Hazeldine : Georgie Sewell
Lobo Chan : M. Zhang
 
Mon avis : 
Je dois reconnaitre que, il y a quelques années déjà, j’avais faillit passer a coté de Peaky Blinders, série britannique qu’il est, il me semble, inutile de présenter. En effet, comme ceux qui me connaissent bien le savent bien, les trucs de gangsters, en temps normal, ce n’est pas vraiment ma tasse de thé, alors, vous imaginez très bien que vu le postulat de départ de cette série, ce ne fut pas avec un grand enthousiasme que je m’étais plongé dans son visionnage. Fou que j’étais, oui, fou que j’étais car, non seulement, je ne l’ai nullement regretter, bien au contraire, mais aussi et surtout, après coup, je dois reconnaitre que Peaky Blinders fut, a mes yeux, une des meilleures séries qu’il m’ai été donné de voir ces dernières années, tout simplement. En effet, même si le genre gangster ne m’a jamais attiré, dès les premières minutes du premier épisode de Peaky Blinders, que dis-je, dès le générique chanté par ce vieux bougre de Nick Cave, je suis devenu accro : esthétique de l’ensemble, décors, bande originale, look des protagonistes – ah, leurs coupes de cheveux – et puis, au dessus de tout le monde, Cillian Murphy, terriblement charismatique dans son rôle de Tommy Shelby, le chef des Peaky Blinders, une famille de malfrats britanniques de l’immédiat Première Guerre Mondiale. Car oui, et malgré un casting tout bonnement excellent – il y a même ce bon vieux Sam Neill en commissaire de police impitoyable – comment ne pas reconnaitre que Cillian Murphy brille de mille feux dans cette série ? Démarche féline, allure hautaine, regard désabusé, look néanmoins impeccable, mi-ange mi-démon, le chef des Peaky Blinders, revenu de l’enfer de la Première Guerre Mondiale, est vraiment le personnage clé de cette série, celui qui la pousse vers le haut et qui apporte ce petit plus qui fait toute la différence avec la concurrence. Et, du coup, même si, comme moi, vous êtes allergiques au genre, comment ne pas tomber sous le charme, comment ne pas avoir envie, au fil des six épisodes, de suivre la destiné de ses malfrats tellement, euh, cools, oui, comment ne pas prendre fait et cause pour Tommy et ses frères, surtout quand on connait les méthodes de l’inspecteur Campbell !? Bref, vous l’avez compris, cette première saison de Peaky Blinders sera apparu comme étant une réussite indéniable dont l’esthétique et les protagonistes resteront longtemps dans les mémoires et comme les bonnes nouvelles ne viennent jamais seules, tout cela n’était que le début, bien entendu, mais bon, ceci est, naturellement, une autre histoire…
 

Points Positifs
 :
- Bien entendu, la thématique, de prime abord, peut sembler peu originale, pourtant, entre une esthétique irréprochable, une bande-originale franchement rock et des protagonistes tellement classe, comment ne pas devenir accro de cette série !?
- Un casting de très haute volée, comme seules les séries britanniques peuvent nous en offrir et, bien entendu, au-dessus de tout le monde, Cillian Murphy, qui, dans son rôle de Tommy Shelby, est tellement charismatique que, par moments, on ne voit que lui.
- Louons tout de même la performance de Sam Neill, de plus en plus bon au fil du temps dans ses choix de carrière.
- Six épisodes captivants et qui se dégustent avec un grand plaisir.
- Ah, le générique de Nick Cave, tellement aux antipodes de l’époque de l’intrigue (les années 20) mais indissociable, bien entendu, de cette série.
- Les amateurs d’Histoire trouveront bien entendu leur intérêt en suivant cette série : l’après première guerre mondiale, le Birmingham du début des années 20 dans les quartiers pauvres, les débuts de l’IRA, Churchill, le communisme en Angleterre, etc.
- Les coupes de cheveux improbables des trois frères Shelby.
 
Points Négatifs :
- Bien entendu, ici, l’esthétique prime un peu sur un scénario qui, par moments, est plutôt convenu.
- La bande originale très rock déplaira sans nul doute à un certain public, il faut le reconnaitre.
- Ce même public pourra aussi trouver pour le moins singulier les coupes de cheveux où l’allure général de ces gangsters tellement cools…
 
Ma note : 8,5/10

mercredi 28 mai 2025

Inception


Inception
 
Dom Cobb est un voleur expérimenté – le meilleur qui soit dans l’art périlleux de l’extraction : sa spécialité consiste à s’approprier les secrets les plus précieux d’un individu, enfouis au plus profond de son subconscient, pendant qu’il rêve et que son esprit est particulièrement vulnérable. Très recherché pour ses talents dans l’univers trouble de l’espionnage industriel, Cobb est aussi devenu un fugitif traqué dans le monde entier qui a perdu tout ce qui lui est cher. Mais une ultime mission pourrait lui permettre de retrouver sa vie d’avant – à condition qu’il puisse accomplir l’impossible : l’inception. Au lieu de subtiliser un rêve, Cobb et son équipe doivent faire l’inverse : implanter une idée dans l’esprit d’un individu. S’ils y parviennent, il pourrait s’agir du crime parfait. Et pourtant, aussi méthodiques et doués soient-ils, rien n’aurait pu préparer Cobb et ses partenaires à un ennemi redoutable qui semble avoir systématiquement un coup d’avance sur eux. Un ennemi dont seul Cobb aurait pu soupçonner l’existence.
 

Inception
Réalisation : Christopher Nolan
Scénario : Christopher Nolan
Musique : Hans Zimmer
Production : Warner Bros. Pictures, Legendary Pictures et Syncopy Films
Genre : Science-Fiction
Titre en vo : Inception
Pays d'origine : Etats-Unis, Royaume-Uni
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 16 juillet 2010
Durée : 148 mn
 
Casting :
Leonardo DiCaprio : Dominic « Dom » Cobb, « l'extracteur »
Joseph Gordon-Levitt : Arthur, « l'organisateur »
Ellen Page : Ariane, « l'architecte »
Ken Watanabe : Saito, « le touriste »
Marion Cotillard : Mallorie « Mal » Cobb, « l'ombre »
Tom Hardy : Eames, « le faussaire »
Cillian Murphy : Robert Michael Fischer Jr., « la cible »
Michael Caine : Professeur Miles
Tom Berenger : Peter Browning
Lukas Haas : Nash
Pete Postlethwaite : Maurice Fischer
Dileep Rao : Yusuf, « le chimiste »
 
Mon avis :
 Pour la petite histoire, lors de sa sortie, Inception fut présenté par certains critiques comme étant le nouveau Matrix et en toute sincérité, après coup, il me semble difficile de prétendre que le long métrage du sieur Christopher Nolan, aussi bon soit-il, puisse marquer l’histoire du cinéma comme le fit la saga des frères Wachowski en son temps. Souvenez-vous, celui-ci, lors de sa sortie, en 1999, avait révolutionné le petit monde du Septième Art, pour ses effets spéciaux (le fameux Bullet Time copié depuis dans un million et quelques d’autres films) ainsi que pour son synopsis que je ne résumerais pas ici (notre monde n’est pas réel, c’est une sorte de rêve que nous vivons, tout cela sous la coupe des robots et autres intelligences artificielles), et, même si, finalement, Matrix, en fait, n’était pas si original que l’on pourrait le croire, puisque ce film puisait beaucoup ses diverses inspirations a droite et a gauche, il est incontestable, que, même si l’on n’aime pas cette trilogie, qu’il y eut un avant Matrix et un après Matrix. Et donc, prétendre la même chose d’Inception serait une exagération non justifiée. Pourtant, malgré ce constat, Inception n’en reste pas moins comme étant un excellant long métrage, assez compliquer au départ, car bon, comment dire, force est de constater qu’il faut sacrément s’accrocher dans les premières minutes, histoire de bien se mettre en tête ce méli mélo de rêves dans les rêves et d’individus qui se baladent là-dedans comme si de rien n’était. Indéniablement, l’œuvre de Christopher Nolan est ardue et ne convient pas forcement a tout le monde : certains n’accrocherons pas a l’univers proposer tandis que d’autres trouveront le tout bien trop compliquer et retournerons aux films d’action américains de base infiniment plus basiques. Quoi qu’il en soit, pour tous les autres, c’est plus de deux heures de régal qui s’annoncent, et qui valent le coup par-dessus le marché. Je passerais rapidement sur le casting cinq étoiles du film avec une belle flopée d’acteurs tout bonnement excellents, que cela soit l’archi connu Leonardo DiCaprio, fidèle a lui-même, c'est-à-dire, bon, Joseph Gordon-Levitt dont j’ai bien aimé le personnage a la fois sobre et bien plus actif quand l’action le demande, Ken Watanabe, la classe personnifiée, Cillian Murphy et les autres. Non, ce qui compte dans Inception, bien plus que tous les effets spéciaux sur lesquels il n’y a rien à redire et qui en jettent, indéniablement, mais qu’on commence à avoir l’habitude depuis le temps et où mêmes les scènes les plus spectaculaires comme les rues de Paris qui partent dans tous les sens où la ville en pleine décomposition dans les fameuses limbes a la fin du film n’étonnent plus vraiment, ce qui compte, donc, c’est son postulat de base, son univers, le fait que des individus puissent se balader, voir même créer des rêves pour d’autres personnes et y glaner les informations dont ils ont besoin ou bien, y inclure une simple idée qui modifiera les pensées profondes de quelqu’un. Et là, aussi compliquer que cela soit à suivre, et même s’il faut savoir s’accrocher pour tout comprendre, Inception frappe très fort, ce, même si même sur ce point, Christopher Nolan n’a rien inventer : après tout, dans une histoire de Picsou crée par le génial Don Rosa, les Rapetous infiltraient les rêves du canard le plus riche du monde afin de découvrir la combinaison du coffre fort de celui-ci. Etonnant qu’Inception emprunte son concept à Picsou n’est ce pas ?! Quoi qu’il en soit, et c’est le principal, Inception est un superbe film, qui plaira indéniablement aux courageux et aux amateurs du genre. Certes, c’est tout sauf un chef d’œuvre, encore moins la claque annoncée (mais bon, finalement, Matrix est-il aussi bien que cela ?), cependant, pour son univers onirique, son concept, ses acteurs et le fait que l’on ne sache jamais a quel moment l’on nage dans la réalité ou en plein rêve, il mérite largement le détour. D’ailleurs, sur ce point, peut-on vraiment avoir des certitudes absolues quant au happy end final ? DiCaprio retrouve vraiment ses enfants, vous en êtes sur ? Tout cela ne serait-il pas un énième rêve, un refuge agréable dans lequel il serait plonger afin d’éviter la réalité ? Et puis, qui nous dit que le film tout entier n’était pas un rêve ? Et oui, avec Inception, on ne peut décidément plus être sur de rien…
 

Points Positifs
 :
- Le postulat de départ, tout simplement excellent : cette idée que des individus peuvent se plonger dans les rêves d’hommes et de femmes, influencer ceux-ci, y faire germer une idée, imbriquer des rêves dans des rêves, ma foi, c’est complexe mais c’est franchement bien trouvé.
- Une intrigue complexe, très complexe, mais si l’on se donne la peine de s’accrocher, si l’on n’a pas peur de réfléchir et que l’on apprécie les œuvres tordues, alors, ce sera un pur régal que de se plonger dans cet Inception !
- Un casting cinq étoiles : Leonardo DiCaprio, Joseph Gordon-Levitt, Ken Watanabe, Tom Hardy, Cillian Murphy, Marion Cotillard, Ellen Page et Michael Caine, ma foi, ça en jette !
- Des rêves imbriqués dans des rêves, le doute, récurant, entre le fait que l’on ne sait jamais où débute le rêve, où commence la réalité…
- Les nombreuses références à d’autres œuvres du même genre, à divers mythes, que noteront, bien entendu, certains spectateurs.
- Pour ce qui est des effets spéciaux, il n’y a rien a redire, ceux-ci sont excellents ; d’un autre coté, cela fait bien longtemps que l’on est habitué a une telle qualité désormais…
 
Points Négatifs :
- Une complexité qui en fera fuir plus d’un, indéniablement ! Il faut dire qu’Inception n’est pas un film simple, bien au contraire, et beaucoup moins grand public qu’on pourrait le penser de prime abord.
- Certaines scènes d’actions durent peut-être un poil trop longtemps. Après, il en fait probablement pour tous les gouts !?
 
Ma note : 8/10