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lundi 20 janvier 2025

Breaking Bad – Saison 5


Breaking Bad – Saison 5
 
Walter fête ses 52 ans, seul, sous un faux nom et s'est acheté une mitrailleuse légère M60. Une semaine plus tôt, il tuait Gus Fring. Il s'assure que rien ne pourra mener Hank sur ses traces, mais il reste un détail : les enregistrements vidéos de Gus, dont seul Mike connaît la localisation. Il est cependant trop tard quand Walt et Jesse retrouvent Mike : l'ordinateur portable contenant les enregistrements a été saisi et mis sous scellés. Jesse a alors une idée : construire un électro-aimant capable de générer une onde électromagnétique qui effacera les données. Ils utilisent ainsi l'aimant géant d'une casse de voitures qu'ils alimentent avec des batteries de voiture. Avec Mike, Jesse et Walt pénètrent l'enceinte du central de police et activent l'aimant. Ils manquent de se faire capturer, Walt ayant provoqué une onde de forte intensité qui a provoqué des dégâts parmi les indices, dont une photo déchirée de Gus qui montre une liste cachée. De son côté, Skyler apprend l'accident de Ted. Saul lui apprend qu'il a survécu, mais les cervicales brisées, il est désormais paralysé. Ted rassure Skyler en lui affirmant qu'il a gardé le secret sur leurs transactions financières. Saul le révèle à Walter, qui est furieux d'avoir été tenu à l'écart et fait chanter l'avocat en rappelant qu'il est complice de l'empoisonnement du garçon. Walt va ensuite voir Skyler et lui pardonne ses secrets.
 

Breaking Bad – Saison 5
Réalisation : Vince Gilligan
Scénario : Mark Johnson
Musique : Dave Porter
Production : Sony Pictures Television
Genre : Drame, Thriller, Comédie noire
Titre en vo : Breaking Bad – Season 5
Pays d’origine : États-Unis
Chaîne d’origine : AMC
Diffusion d’origine : 15 juillet 2012 – 29 septembre 2013
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 16 x 50 minutes
 
Casting :
Bryan Cranston : Walter White alias « Heisenberg »
Aaron Paul : Jesse Pinkman
Anna Gunn : Skyler White
Dean Norris : Hank Schrader
Betsy Brandt : Marie Schrader
RJ Mitte : Walter White Jr.
Bob Odenkirk : Saul Goodman
Jesse Plemons : Todd
Laura Fraser : Lydia Rodarte-Quayle
Jonathan Banks : Mike Ehrmantraut
Steven Michael Quezada : Steven Gomez
Michael Bowen : Jack Welker
Kevin Rankin : Kenny
Lavell Crawford : Huell Babineaux
Charles Baker : Skinny Pete
Bill Burr : Patrick Kuby
Louis Ferreira : Declan
Chris Freihofer : Dan Wachsberger
Matt L. Jones : Brandon Mayhew « Badger »
Emily Rios : Andrea Cantillo
Mike Batayeh : Dennis Markowsky
Adam Godley : Elliott Schwartz
Jessica Hecht : Gretchen Schwartz
Jim Beaver : Lawson
Christopher Cousins : Ted Beneke
Larry Hankin : Old Joe
Carmen Serano : Carmen Molina
Michael Shamus Wiles : George Merkert
 
Mon avis :
 Il est de coutume de dire que les meilleures choses ont une fin, expression assez connue et, surtout, évidente, car bon, comment dire, même les pires choses ont une fin, mais, bien entendu, dans le cas présent, je trouve qu’elle colle parfaitement a cette ultime saison de cette formidable série qu’est Breaking Bad, car oui, après les seize épisodes de cette ultime saison, il fallut que je fasse le deuil de celle-ci, et, ma foi, force est de constater que ce ne fut pas facile. Bien évidement, ce ne fut pas la première fois que je m’étais trouver dans un tel état d’esprit suite a une œuvre qui m’aura durablement marqué (et ce, quelque soit le genre), mais bon, et, par la force des choses, celles qui suivirent eurent à souffrir de la comparaison, mais bon, comme je l’avais souligné, toutes les bonnes choses ont une fin. Ainsi, et même si j’en avais déjà conscience au fil des saisons, une fois que j’en étais venu a bout, je peux le dire clairement sans la moindre exagération : Breaking Bad fut un véritable chef d’œuvre, un truc tout bonnement énorme, inoubliable et qui aura, sans aucune discussion possible, marqué l’Histoire des séries télé. Pourtant, les choses n’étaient pas aussi évidentes au départ avec cette première saison où il n’y avait que huit petit épisodes et où, si les qualités de la série étaient déjà là, il était impossible de prévoir la suite, particulièrement, croyez moi, le fait que chaque nouvelle saison serait supérieure (ou presque) a sa devancière. Chose qui fit que, bien entendu, nous en sommes arrivés a cette bien singulière saison finale, riche de seize épisodes (mine de rien, le double de la première) divisée en deux parties et, accessoirement, diffusée outre-Atlantique, là aussi, en deux parties – et je vous laisse imaginer l’attente des fans, longue de plusieurs mois, entre les deux… Alors, bien entendu, je vais essayer d’en dire le moins possible sur les événements qui ont lieu dans cette cinquième saison de Breaking Bad – après tout, certains n’ont jamais vu cette série et pourraient être tentés – de même, je ne vais pas revenir sur tout ce qui a fait que cette série est un pur bijou – pour cela, il suffit de relire mes précédentes critiques. Mais bon, pour ce final, disons tout juste que, une fois de plus, tout est parfait – et je pèse mes mots – que cette division en deux parties est justifiée, la première nous montrant l’ascension de Walter White, la seconde, fort logiquement, sa chute, quand au final, eh ben, comment dire… bien souvent, dans les séries où les œuvres qui nous marquent fortement, on est parfois déçus par la fin, rassurez vous, ce n’est nullement le cas ici : certains protagonistes trouvent la mort, malheureusement pour certains (pas pour d’autres), les choses se concluent de fort belle manière après les adieux de circonstances, quand a notre héros, devenu tellement détestable, on le quitte malgré tout comme il se doit mais avec une pointe de regret… oui, même après tout ce qu’il a fait… Je n’aurai pas suivis Breaking Bad lors de sa diffusion sur ARTE et, avec du recul, ce fut une bonne chose car ainsi, j’ai eu l’opportunité de regarder cette formidable série en quelques semaines seulement, quelques semaines que je ne suis pas prêt d’oublier et qui m’auront convaincus que oui, mille fois oui, Breaking Bad fut une grande, une très grande série, mais bon, comme je disais en préambule de cette critique, toutes les meilleures choses ont une fin, alors, bon vent a Jesse Pinkman, adieu a Walter White et il sera toujours temps, un jour, de passer a autre chose… mais qu’est ce que ce sera dur !
 

Points Positifs
 :
- Sincèrement, chapeau bas a Vince Gilligan pour cette dernière saison et pour l’ensemble de cette série, franchement, j’ai rarement eu le plaisir de voir une série quasiment parfaite de bout en bout, sans véritables points faibles, où il n’y a rien à jeter et qui, comme c’est souvent le cas, au lieu de perdre de l’intérêt au fil des saisons, en gagne, car c’est bel et bien le cas ici : si la quatrième saison était exceptionnelle, la cinquième, dans un genre différent, l’est tout autant voir davantage !
- Ah, combien de séries où de pas mal d’œuvres, dans un sens plus large, sont parfaites mais possèdent une fin loin d’être a la hauteur de nos espérances ? Rassurez vous, ce n’est nullement le cas ici : Breaking Bad possède une excellente fin, digne de ce que fut cette série.
- Ne rêvez pas, cela fait longtemps que l’humour noir des débuts s’en est allé et oui, mille fois oui, cette saison finale est sombre, très sombre, mais tout cela est d’une logique implacable au vu de l’évolution des personnages et de l’histoire.
- Justement, chapeau encore à Vince Gilligan pour avoir réussi à créer un personnage ma foi sympathique a ses débuts, Walter White, et pour lequel on pouvait avoir de la compassion, et pour l’avoir, petit a petit, fait évoluer au point que l’on finisse par le détester tellement ce Heisenberg était devenu un salaud.
- Les acteurs, tous, sans exception. Là aussi, ce n’est pas tous les jours que l’on a droit a une série avec de si bons acteurs, inspirés, excellents, qui ont fait corps avec leurs personnages… il est clair qu’ils ont mérités leurs nombreuses récompenses, au fil des ans.
- Seize épisodes de pur bonheur et une division en deux parties amplement justifiée : la première pour la montée en puissance de la petite affaire de Heisenberg et compagnie, la seconde, bien entendu, pour sa chute.
- Justement, la fin du huitième épisode, lorsque Hank comprend enfin tout, c’est un pur régal !
- Pauvre, pauvre Jesse… sincèrement, j’ai rarement vu un personnage en prendre autant dans la gueule que lui ; comme l’a dit ma femme, c’est le sacrifié de l’histoire…
- Certains protagonistes perdent la vie, cela marque d’ailleurs les esprits et il est clair que tout cela est bien triste, mais bon, c’est en parfait accord avec le ton général de l’intrigue et cela apporte une touche encore plus dramatique à celle-ci.
- Pour tout ce qui a fait la force de Breaking Bad depuis ses débuts – dialogues, intensité dramatique, profondeur des personnages, évolution de ceux ci, nombreux coups de théâtre, intrigue captivante, moult scènes inoubliables, décors, cadrages cinématographiques, justesse scénaristique – je vous renvoi, bien entendu, a mes précédentes critiques.
- Un sympathique clin d’œil pour les fans de Malcolm avec la présence de Jane Kaczmarek lors de la fin alternative.
 
Points Négatifs :
- Hein, quoi, comment, bah c’est fini, c’est justement cela le problème… mais bon, mieux vaut une excellente fin qu’une série qui se prolonge et perd en qualité…
- Comme je l’ai dit à chaque fois, Breaking Bad est une série particulière qui ne plaira pas au plus grand nombre, c’est ce que l’on appelle les gouts et les couleurs…
 
Ma note : 9,5/10

Breaking Bad – Saison 4


Breaking Bad – Saison 4
 
Walter White, un professeur de chimie de 50 ans, commence secrètement à produire de la méthamphétamine pour subvenir aux besoins de sa famille le jour où il découvre qu'il a un cancer du poumon en phase terminale. Il se met en équipe avec un de ses anciens étudiants, Jesse Pinkman, qui est dealer de meth. Jesse a tué Gale d'une balle sous l’œil gauche. Le garde mexicain, Victor, qui gardait Walt et Jesse retrouve le jeune homme, en état de choc, et le ramène au laboratoire secret où Mike détient Walter. Désormais, tous les moyens sont bons pour gagner du temps pour les deux chimistes. Skyler se doute de la situation et fait tout pour la cacher à son fils et sa sœur ; elle déplace la voiture de Walt et inspecte l'appartement de son ex-mari. Hank ne peut rien faire, toujours paralysé et aigri malgré les attentions de Marie, ni Saul, totalement paranoïaque. Finalement, Walter essaie de négocier avec Mike pour qu'ils reprennent le travail, mais c'est le garde Victor qui commence à « cuisiner » : il a retenu tous les gestes des chimistes et s'estime prêt à gérer le laboratoire. Quand Gus apparait enfin, il ne dit rien, enfile une combinaison et égorge Victor avec un cutter sous les yeux des chimistes et Mike avant de partir pour les laisser reprendre le travail. Les trois hommes se débarrassent du corps en le dissolvant dans de l'acide fluorhydrique puis rentrent chez eux. Walt et Jesse savent à quoi s'en tenir : ils sont en vie, mais vont regretter leur geste, qui les menace tous car une enquête de police est lancée dans l'appartement de Gale.
 

Breaking Bad – Saison 4
Réalisation : Vince Gilligan
Scénario : Mark Johnson
Musique : Dave Porter
Production : Sony Pictures Television
Genre : Drame, Thriller, Comédie noire
Titre en vo : Breaking Bad – Season 4
Pays d’origine : États-Unis
Chaîne d’origine : AMC
Diffusion d’origine : 17 juillet 2011 – 9 octobre 2011
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 13 x 50 minutes
 
Casting :
Bryan Cranston : Walter White alias « Heisenberg »
Aaron Paul : Jesse Pinkman
Anna Gunn : Skyler White
Dean Norris : Hank Schrader
Betsy Brandt : Marie Schrader
RJ Mitte : Walter White Jr.
Bob Odenkirk : Saul Goodman
Giancarlo Esposito : Gustavo « Gus » Frings
Jonathan Banks : Mike Ehrmantraut
Ray Campbell : Tyrus Kitt
Lavell Crawford : Huell
Maurice Compte : Gaff
Steven Michael Quezada : Steven Gomez
Emily Rios : Andrea Cantillo
David Costabile : Gale Boetticher
Christopher Cousins : Ted Beneke
Nigel Gibbs : Tim Roberts
Mark Margolis : Hector Salamanca alias Tio
Marius Stan : Bogdan
Michael Shamus Wiles : George Merkert
Steven Bauer : Don Eladio
Bill Burr : Kuby
Charles Baker : Skinny Pete
Jim Beaver : Lawson
Jeremiah Bitsui : Victor
Jere Burns : le leader du groupe
Javier Grajeda : Juan Bolsa
Matt L. Jones : Badger
Rutherford Cravens : le courtier en hypothèque
Ashley Kajiki : la gérante du Pollos
Tina Parker : Francesca
Gonzalo Menendez : lieutenant Kalanchoe
Jason Douglas : lieutenant Munn
 
Mon avis :
 Le problème principal qui survient de manière régulière dans les séries, surtout pour ce qui est de celles qui viennent d’outre-Atlantique, c’est que, la plupart du temps, aussi bons soient leurs concepts de départ, aussi bonnes soient les premières saisons, il arrive toujours un moment où la qualité finit par pâtir, ou les intrigues commencent à tourner en rond et où, a coup sur, on se tape la saison de trop avant de se coltiner une fin bien loin d’être a la hauteur de nos espérances initiales. Cependant, dans le cas de Breaking Bad, un constat s’impose puisque, non seulement, pour ce qui est de la qualité, les saisons passent mais celle de Breaking Bad ne baisse pas, mais j’irais même plus loin, celle-ci augmente de manière graduelle, atteignant un niveau insoupçonné pour ne pas dire impressionnant. Pourtant, les choses avaient fort bien débutées lors d’une première saison qui n’avait qu’un défaut, son faible nombre d’épisodes et tant la seconde que la troisième avaient confirmé l’immense qualité de cette série décidément pas comme les autres – et en aucune façon destiné a tout le monde. Cependant, si, jusque là, tout était parfait ou presque, que dire de cette quatrième saison !? En fait, énormément de choses ou un seul mot : exceptionnel ! Car oui, dans cette avant dernière saison de Breaking Bad, on touche désormais a ce que l’on peut qualifier de pur chef d’œuvre et tout, je veux dire, quasiment tout est parfait – autant que les meths fabriquées par notre cher Walter White. Ainsi, si l’on reprend tout ce qui avait fait la force et l’intérêt des saisons précédentes, c’est-à-dire, cet humour noir particulier, ses dialogues croustillants, ses personnages hauts en couleur et inclassables, cette intrigue captivante au possible, sans oublier, bien sur, l’évolution de chaque protagoniste, de plus en plus marqué, bref, si on reprend tous ses éléments, que l’on mélange le tout, on obtient, au final, un produit certes connu et possédant un canevas désormais traditionnel (c’est-à-dire, un départ de saison en fanfare, une accalmie vers le milieu et un final a chaque fois explosif) mais qui n’en fonctionne pas moins, que dis-je, qui fonctionne encore mieux que précédemment… Dit ainsi, cela a l’air incroyable, et pourtant, il faut le voir pour le croire car oui, contrairement a 99% des séries US, Breaking Bad se bonifie avec le temps ! Bien évidement, pour ceux et celles qui n’auraient jamais vu cette série, je ne dévoilerai aucun élément du scénario (quoi que, au vu de quelques photos qui illustrent cette critique), mais soyez sur que le jeu en vaut la chandelle, et sincèrement, pas qu’un peu. Mais le pire, c’est qu’il parait que la cinquième saison est encore meilleure. La chose est-elle donc possible !?
 

Points Positifs
 :
- Comme je l’ai dit dans ma critique, cette quatrième saison de Breaking Bad réussi l’exploit d’être encore meilleure que les précédentes qui, pourtant, se trouvaient déjà a un niveau fort élevé. Alors bien sur, tous les éléments qui ont fait le succès de cette série sont une fois de plus au rendez vous, mais… en quelque sorte, magnifiés, chaque épisode, quasiment, faisant monter d’un degré, a chaque fois, l’intérêt de cette série…
- Un départ en fanfare où notre duo d’ex-pieds nickelés (car ils n’en sont plus vraiment) se trouve en grand danger face a la menace de leur patron, le flegmatique et inquiétant Gustavo Frings, quelques épisodes plus calmes (façon de parler) qui permettent de mettre tranquillement en place l’intrigue principale de cette saison (bref, les relations de plus en plus conflictuelles entre Walter et Jesse, la transformation de Skyler, l’enquête de Hank) et un final… oh la vache… un final explosif dans tous les sens du terme, qui voit mourir l’un des protagonistes majeurs de la série et qui annonce une sacrée transformation pour notre Heisenberg.
- Dialogues excellents (dont certains désormais cultes comme « Je ne suis pas en danger Skyler, je suis le danger ! »), humour noir, intensité dramatique peu commune, profondeur des personnages et transformation, mine de rien, de certains d’entre eux (Walter, Skyler), nombreux coups de théâtre, intrigue captivante, moult scènes inoubliables, décors, cadrages cinématographiques, justesse scénaristique, etc. Tout, je dis bien tout, est parfait de bout en bout.
- Non mais quelle fin de saison ! Pour la mort de l’un des personnages, bien sur, mais surtout pour ce qu’elle annonce quand au basculement de Walter White, alias, Heisenberg…
- Le personnage de Jesse qui apporte fort heureusement une sacrée touche d’humanité et qui en voit de toutes les couleurs.
- Vous en connaissez beaucoup des séries où un détail obscur de la première saison est expliqué deux ou trois saisons plus tard ?
- Quand je vous dis que tout est parfait dans cette série : même le restaurant, Los Pollos Hermanos, est devenu culte !
 
Points Négatifs :
- Sincèrement, en dehors du fait que chaque saison est construite de la même manière, c’est-à-dire, que les premiers et derniers épisodes sont les plus intenses, ceux du milieu étant plus posés, il n’y a pas grand-chose à dire… et encore, est ce véritablement un défaut ?
- Breaking Bad est tout de même une série particulière qui ne plaira pas à tout le monde, les amateurs d’actions, les bourrins, les amoureux de choses plus simples et qui n’aiment pas réfléchir et encore moins suivre des dialogues aussi complexes, pesteront devant cette série et abandonneront la partie…
 
Ma note : 9/10

dimanche 19 janvier 2025

Breaking Bad – Saison 3


Breaking Bad – Saison 3
 
Walter White, un professeur de chimie de 50 ans, commence secrètement à produire de la méthamphétamine pour subvenir aux besoins de sa famille le jour où il découvre qu'il a un cancer du poumon en phase terminale. Il se met en équipe avec un de ses anciens étudiants, Jesse Pinkman, qui est dealer de meth. Depuis le crash d'avion, la ville d'Albuquerque est en deuil. Walter, traumatisé depuis qu'il sait qu'il est en partie responsable, refuse néanmoins d'accepter la réalité. Skyler apprend le secret de Walter, demande le divorce, mais promet de garder le secret du travail de Walter pour leurs enfants. Walter ne l'entend pas de cette oreille, refuse de quitter sa femme et tente d'expliquer ses actes. Skyler se jette alors dans une aventure avec Ted, son patron. Jesse est sorti de cure de désintoxication, mais il n'a pas oublié Jane, sa petite amie, morte étouffée dans son vomi à cause de l’héroïne. Il rachète l'ancienne maison de ses parents, dans laquelle il vivait, avec l'aide de Saul, qui lui demande de pousser Walt à reprendre la production de drogue. Jesse choisit de le faire seul, sans l'accord de Walter. Pendant ce temps, les deux cousins Mexicains de Tuco veulent le venger et tuer « Heisenberg », l'alter ego de Walt dans le milieu de la drogue. Walt est sauvé de justesse par Gus, qui veut protéger son investissement au risque de provoquer une guerre entre barons de la drogue américains et mexicains. Avec l'apparition de la production de Jesse et la liaison de Skyler, Gus voit un plan pour ramener Walt dans la production. Il parvient à le convaincre en lui offrant un laboratoire nec plus ultra et secret. Il accepte alors l'offre, signe les papiers du divorce et laisse Jesse en plan.
 

Breaking Bad – Saison 3
Réalisation : Vince Gilligan
Scénario : Mark Johnson
Musique : Dave Porter
Production : Sony Pictures Television
Genre : Drame, Thriller, Comédie noire
Titre en vo : Breaking Bad – Season 3
Pays d’origine : États-Unis
Chaîne d’origine : AMC
Diffusion d’origine : 21 mars 2010 – 13 juin 2010
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 13 x 50 minutes
 
Casting :
Bryan Cranston : Walter White alias « Heisenberg »
Aaron Paul : Jesse Pinkman
Anna Gunn : Skyler White
Dean Norris : Hank Schrader
Betsy Brandt : Marie Schrader
RJ Mitte : Walter White Jr.
Bob Odenkirk : Saul Goodman
Giancarlo Esposito : Gustavo « Gus » Frings
Jonathan Banks : Mike Ehrmantraut
Matt L. Jones : Badger
Charles Baker : Skinny Pete
Christopher Cousins : Ted Beneke
David Costabile : Gale Boetticher
Jeremiah Bitsui : Victor
Danny Trejo : Tortuga
Larry Hankin : Joe
Nate Mooney : Trucker
Michael Bryan French : le chirurgien
Mark Harelik : Dr Necera
Fernando Escandon : le narrateur commercial
Emily Rios : Andrea Cantillo
Angelo Martinez : Tomas
Ian Posada : Brock
Kaija Bales : la petite fille
 
Mon avis :
 Comme je le disais dans ma critique de la première saison de cette fantastique série qu’est Breaking Bad, si, pendant des années, j’étais complètement passé à coté de celle-ci, en décidant de me plonger dans cette dernière, je m’étais enfiler les épisodes et les saisons, bien entendu, les unes après les autres. Cependant, il souligner que cette boulimie qui a fait que je me suis goinfrer allègrement, épisodes après épisodes, est amplement justifiée. En effet, si, ces dernières années, j’ai bel et bien eu la chance de découvrir de superbes séries et même si certaines étaient équivalentes, de par leur qualité, a Breaking Bad, voir, légèrement supérieures (si, si, ce fut le cas), j’ai rarement été aussi captivé qu’avec cette série décidément pas comme les autres. Bien entendu, je ne vais pas revenir sur tout ce qui me plait dans cette série, deux saisons ont déjà été critiquées et il suffit de relire mes billets qui leurs sont consacrés pour savoir tout le bien que je pense de celles-ci, d’une façon générale, mais ce qui est sur, c’est que bien souvent, avec les séries US, si les débuts sont souvent bons, au bout d’un moment, le filon commence a s’essouffler, les intrigues a tourner en rond, bref, tout ce qui avait fait leur originalité, leur qualité, apparaissent comme étant des défauts. Ce qui, fort heureusement, n’est absolument pas le cas avec Breaking Bad, bien au contraire. Alors certes, dans cette troisième saison, elle aussi composée de treize épisodes, on pourrait regretter que l’humour des débuts s’est un peu envoler et que les choses soient devenues bien plus sombres – sincèrement, en dehors de l’épisode où Walter est complètement obnubilé par une mouche, on ne rigole pas vraiment dans cette saison – mais, quelque part, au vu du développement de l’intrigue, la chose n’est pas illogique : notre héros perd sa famille depuis que sa femme a appris la vérité sur ses agissements, son compère, le jeune Pinkman, est toujours aussi désespéré d’avoir perdu la femme qu’il aime, et si les affaires semblent avoir pris un coté bien plus sérieux, pour ne pas dire industriel, leur nouveau patron, le flegmatique Gus, est, quelque part, autrement plus dangereux que Tuco. Bref, nos deux héros sont constamment sur le fil du rasoir et doivent prendre des mesures de plus en plus radicales, surtout que les choses prennent une tournure de plus en plus dramatique et que même leurs proches sont touchés. Quand au final de cette saison, je vous laisse le plaisir de le découvrir par vous-même, car là, ils sont vraiment dans de beaux draps !
 

Points Positifs
 :
- On ne présente plus Breaking Bad depuis longtemps et cette troisième saison, sans être meilleure ni pire que les précédentes, ne fait que confirmer tout le bien que l’on peut penser de cette série décidément pas comme les autres. On dévore les épisodes les uns après les autres, c’est toujours aussi captivant et puis, tout cela devient de plus en plus sérieux pour ne pas dire dangereux.
- On reprend bien entendu tout ce qui avait fait la force des deux premières saisons – relations entre les personnages, humour noir, etc. – et on repart avec un cocktail certes déjà connu mais qui n’en reste pas moins efficace.
- Qu’est ce qu’il s’en passe des choses dans cette saison : entre les déboires conjugaux de Walter, un Jesse complètement dévasté par la mort de sa copine et qui ne supporte plus de passer pour un idiot, les proches de Walter parfois touchés par les événements comme Hank qui passe a deux doigts de la mort, mais aussi, la relation entre Walter et Jesse qui alterne entre hauts et bas sans oublier, bien sur, la problématique posée par leur patron, le si flegmatique mais impitoyable Gus, on ne s’ennui pas une seule seconde.
- D’ailleurs, puisque j’en parle, Gus est un personnage qui devient de plus en plus intéressant…
- Les deux frères mexicains qui en veulent a Walter : impitoyables, dangereux, bref, des méchants comme je les aime.
- J’adore le personnage de Saul Goodman : complètement amoral, franchement drôle, il apporte une touche de fraicheur dans la série.
- J’aime bien comment, mine de rien, certaines révélations sont apportées au fil des épisodes sur des événements ayant eu lieu bien avant.
- Les deux, trois derniers épisodes de la saison sont d’une intensité incroyable : Jesse pète un câble, Walter fait tout pour le sauver avant que les choses ne prennent une tournure dramatique et que nos deux héros ne soient obligés de se salir les mains… et puis ce final !
 
Points Négatifs :
- Dommage que l’on rigole un peu moins dans cette troisième saison. Certes, il reste Saul Goodman, l’épisode de la mouche, mais bon, l’humour est beaucoup moins présent, après, au vu de la tournure prise par l’intrigue, la chose est normale.
- Cela reste une série particulière qui ne plaira pas a tout le monde, mais bon, si vous aimez les œuvres qui ne sont pas lisses, vous serez aux anges, par contre, si ce n’est pas le cas, Breaking Bad n’est pas pour vous.
 
Ma note : 8,5/10

Breaking Bad – Saison 2


Breaking Bad – Saison 2
 
Walter White, un professeur de chimie de 50 ans, commence secrètement à produire de la méthamphétamine pour subvenir aux besoins de sa famille le jour où il découvre qu'il a un cancer du poumon en phase terminale. Il se met en équipe avec un de ses anciens étudiants, Jesse Pinkman, qui est dealer de meth. Après avoir terminé leur accord avec Tuco dans la casse, Walt et Jessee réalisent que Tuco peut être fou et violent. En effet, ce dernier tue son associé devant leurs yeux. Paranoïaques, les deux hommes sont persuadés qu'ils sont les prochains sur la liste. Tout d'abord, Jessee est convaincu qu'il a vu Tuco dans une voiture noire passant dans sa rue. Pour Jessee, la seule solution est de tuer Tuco avant qu'il ne les tue. Mais Walt a une meilleure idée et pense à utiliser de la ricine, une substance chimique, car Jessee ne sait pas du tout utiliser une arme à feu. D'autre part, Hank examine la vidéo de surveillance de l'entrepôt de rodage sans se rendre compte qu'il s'agissait de Walt et Jessee. Skyler parle du vol à l'étalage de Marie, et apprend que Marie suit une thérapie pour cleptomanie. Lorsque Walt rentre chez lui, il est essoufflé et se met à pleurer. Quand sa femme lui demande ce qu'il se passe, il a à peine le temps de répondre que son téléphone sonne. C'est alors qu'il sort et voit Jessee dans sa voiture. Lorsqu'il rentre dans la voiture, Walt aperçoit Tuco sur la banquette arrière et il est armé. Tuco kidnappe Jessee et Walt.
 

Breaking Bad – Saison 2
Réalisation : Vince Gilligan
Scénario : Mark Johnson
Musique : Dave Porter
Production : Sony Pictures Television
Genre : Drame, Thriller, Comédie noire
Titre en vo : Breaking Bad – Season 2
Pays d’origine : États-Unis
Chaîne d’origine : AMC
Diffusion d’origine : 8 mars 2009 – 31 mai 2009
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 13 x 50 minutes
 
Casting :
Bryan Cranston : Walter White alias « Heisenberg »
Aaron Paul : Jesse Pinkman
Anna Gunn : Skyler White
Dean Norris : Hank Schrader
Betsy Brandt : Marie Schrader
RJ Mitte : Walter White Jr.
Krysten Ritter : Jane Margolis
Matt L. Jones : Badger
Charles Baker : Skinny Pete
Bob Odenkirk : Saul Goodman
Harry Groener : Dr Chavez
David Ury : Spooge
Dale Dickey : Femme de Spooge
Danny Trejo : Tortuga
J.D. Garfield : Vanco
DJ Qualls : Getz
Sam McMurray : Dr Victor Bravenec
Giancarlo Esposito : Gustavo « Gus » Frings
Jonathan Banks : Mike Ehrmantraut
 
Mon avis : 
Dans ma critique précédente, je vous avais parlé de la première saison de ce qui fut l’une des séries qui aura, sans aucune discussion possible, le plus marquée la décennie écoulée mais que je n’ai découvert (comme trop souvent) que sur le tard, je veux, bien entendu, parler de Breaking Bad. Et, d’ailleurs, celle-ci m’avait conforté dans ce constat, fait par beaucoup, même si elle avait un sacré défaut, j’entendus par là, son nombre restreint d’épisodes, sept uniquement, dut au fait qu’a l’époque, toutes les séries US avaient souffert de la longue grève des scénaristes. Cependant, malgré ce défaut pour le moins important, cette première saison de Breaking Bad n’en était pas moins excellente, et si je ne vais pas revenir ici sur tout ce qui m’avait plu (il suffit pour cela de lire ou relire ma critique), force est de constater que je n’avais nullement été déçu par ma découverte de cette série décidément pas comme les autres. Et, bien entendu, mais ce ne fut nullement une surprise, après visionnage de cette seconde saison, mon opinion n’aura pas changé d’un pouce, que dis-je, en fait, si, et ce, tout bonnement car je l’ai trouvé encore meilleure ! Bien entendu, le fait qu’il y ait un nombre conséquent d’épisodes supplémentaires (13 au lieu de 7, presque le double) y est pour beaucoup : avec plus de temps pour développer l’intrigue, les scénaristes s’en donnent a cœur joie dans l’avancée de celle-ci, ce, tout en prenant leur temps pour complexifier cette dernière mais sans oublier de conserver tout ce qui avait fait la force de la première saison, c’est-à-dire, un humour noir omniprésent, mais aussi, un coté indubitablement plus dramatique et, ne l’oublions pas, des personnages hauts en couleurs et bien plus complexes qu’on pouvait le penser. Du coup, on retrouve notre duo improbable, Walter White et Jesse Pinkman, véritables pieds nickelés mais qui vont toujours plus loin dans leur trafic de méthamphétamines, trafic qui, accessoirement et malgré bien des déboires (plutôt drôles souvent), prend de plus en plus d’ampleur. Alors bien sur, tout l’intérêt de Breaking Bad, ce n’est pas forcément le trafic en lui-même, celui-ci étant un peu en toile de fond, mais, bien entendu, les relations entre les personnages, l’évolution de ceux-ci, leurs réussites et leurs échecs. Ajoutons à cela le spectre de la maladie toujours présent chez notre héros, son évolution, petit a petit, vers le coté obscur mais aussi, la problématique de ses relations familiales et son coté de plus en plus paternaliste envers son jeune partenaire et vous obtiendrez un savant cocktail imparable toujours aussi captivant et que l’on savoure a chaque fois avec le même plaisir. En tous cas, une excellente seconde saison qui annonce, je n’en doute pas, une suite qui promet énormément.
 

Points Positifs
 :
- Avec quasiment le double d’épisodes vis-à-vis de la première saison, force est de constater que cette saison 2 de Breaking Bad est, indubitablement, plus riche : les personnages sont plus travaillés, ils prennent de la profondeur, y compris les seconds rôles, et l’intrigue est développée plus posément, ce qui n’est pas plus mal.
- On reprend bien entendu tout ce qui avait fait la force de la première saison – relations entre les personnages, humour noir, etc. – et on repart avec un cocktail certes déjà connu mais qui n’en reste pas moins efficace.
- Walter White et Jesse Pinkman, ah, mais quel duo improbable mais finalement tellement attachants, chacun pour des raisons différentes : sincèrement, ces deux là sont deux loosers magnifiques mais tellement réussis, surtout qu’il est difficile de ne pas accrocher… Le premier, pour tout ce qui fait, dans le plus grand secret, pour sa famille, le second, pauvre gosse paumé, pour son coté gamin rejeté par sa famille, souvent maladroit et qui n’a jamais eu de chance dans ses relations avec les autres.
- Les personnages secondaires, comme je l’ai dit, prennent de l’importance – je pense principalement a Hank, plus grande gueule, finalement, que bon flic – et pour l’arrivée de nouvelles têtes comme Saul Goodman, un certain avocat qui va faire énormément parler de lui par la suite.
- Le personnage de Jane Margolis et sa relation chaotique avec Jesse.
- Mine de rien, la place qu’occupe la maladie – ici, le cancer – est omniprésente et fait réfléchir pas mal.
- Un bon nombre de scènes dures voir très dures et qui marquent les esprits – ah, quand Walter White laisse mourir qui vous savez…
- Mine de rien, certains personnages semblent tout droit sortir de Freaks, faut voir comment ils sont défoncés, ce qui apporte une touche comique aux situations les plus dures.
 
Points Négatifs :
- Breaking Bad n’est pas une série qui plaira a tout le monde et ce, pour de multiples raisons : pour sa dureté, certaines scènes peuvent choquer, pour un certain manque de morale par moments, voir pour son humour particulier. Mais bon, tout cela est une affaire de gouts avant tout.
 
Ma note : 8,5/10