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jeudi 15 mai 2025

Le Nom de la Rose


Le Nom de la Rose
 
En l'an 1327, le moine Guillaume de Baskerville, aidé du novice Adso, sont appelés dans un monastère pour enquêter sur la mort mystérieuse d'un moine. Leur démarche est entravée par des comportements où tout le monde a l'air de cacher quelque chose. Un autre moine meurt, assassiné. Un aveugle, Jorge de Burgos, semble connaître la cause des meurtres, mais reste hermétique à toute approche. De son côté Adso découvre l'amour avec une jeune fille qui s'est introduite dans le monastère. L'enquête se complique avec l'arrivée d'un prêtre de l'inquisition. Il s'agit avant tout pour lui d'arrêter les présumés coupables et de les condamner le plus rapidement possible aux flammes du bûcher.
 

Le Nom de la Rose
Réalisation : Jean-Jacques Annaud
Scénario : Gérard Brach, Alain Godard, d'après le roman d'Umberto Eco
Musique : James Horner
Production : Les Films Ariane, Cristaldifilm, Neue Constantin
Genre : Drame Historique, Thriller
Titre en vo : Le Nom de la Rose
Pays d’origine : Italie, France, Allemagne de l’Ouest
Parution : 24 septembre 1986
Langue d'origine : Anglais, Latin
Durée : 131 min
 
Casting :
Sean Connery : Guillaume de Baskerville
Christian Slater : Adso de Melk
Helmut Qualtinger : Remigio de Varagine
Elya Baskin : Severin de Sant'Emmerano
Michael Lonsdale : l'abbé
Volker Prechtel : Malachie de Hildesheim
Feodor Chaliapin Jr. : Jorge de Burgos, ex-bibliothécaire de l'abbaye
William Hickey : Ubertin de Casale
Michael Habeck : Bérenger d'Arundel
Urs Althaus : Venantius de Salvemec
Valentina Vargas : la fille
Ron Perlman : Salvatore
Leopoldo Trieste : Michel de Césène
Franco Valobra : Jérôme de Kaffa
Vernon Dobtcheff : Hughes de Newcastle
Donald O'Brien : Pietro d'Assisi
Andrew Birkin : Cuthbert de Winchester
F. Murray Abraham : Bernardo Gui
Lucien Bodard : le cardinal Bertrand du Pouget
Peter Berling : Jean d'Anneaux
Pete Lancaster : l'évêque d'Alborea
Dwight Weist : Adso vieux (le narrateur)
Gianni Rizzo : l'envoyé papal
Lars Bodin-Jorgensen : Adelme d'Otrante
 
Mon avis :
 Je n'ai pas découvert Le Nom de la Rose hier, encore moins avant hier, ce film, que dis-je, ce chef d’œuvre, je l'ai vu pour la toute première fois alors que j’étais adolescent, même si, à l'époque, j'étais encore bien trop jeune pour en apprécier toute la subtilité, toute la quintessence et le reconnaître a sa juste valeur, c'est à dire, comme étant l'une des œuvres cinématographiques majeures des années 80. Bien entendu, certains hurleront au loup devant une telle affirmation, jugeant tel autre long métrage bien meilleur ou plus représentatif d'une décennie, les années 80, qui, accessoirement, n'aura pas laisser un souvenir impérissable dans le Septième Art si on la compare a d'autres, bien plus fructueuses. De même, quelques uns rechigneront devant le fait qu'une production européenne puisse tenir la dragée haute aux films hollywoodiens. Cela, je l'assume parfaitement, surtout que des films dans le genre SOS Fantômes ou bien Un Fauteuil pour Deux sont certes sympathiques mais ne resterons pas dans l'histoire du Septième Art comme des œuvres impérissables, il faut le reconnaitre. Bien évidement, tout cela reste une affaire de gouts personnels mais je tenais à vous le dire, ne serais ce que pour que vous compreniez toute l'importance que peut avoir a mes yeux un film comme Le Nom de la Rose. Alors, bien entendu, le film de Jean-Jacques Annaud ne serait rien sans l'œuvre originale, le roman d'Umberto Eco, cependant, comme c'est l'adaptation qui est le sujet de cette critique et non le roman original, mes propos, mon ressenti, seront bien évidement ceux liés au film. Cependant, si Le Nom de la Rose, le roman, est considéré depuis sa parution comme étant un véritable chef d'œuvre, son adaptation n'en est pas moins un incontournable, ce, comme je vais essayer de vous l'expliquer au mieux. Ainsi, avec sa grandiose bâtisse bâtie sur un éperon rocheux, ses ciels nocturnes, crépusculaires ou tempétueux, Le Nom de la Rose est une réussite visuelle rappelant, indéniablement, les films d'horreurs gothiques de la grande époque de la Hammer. Comme un ancêtre mythique, l'abbaye écrase de son poids les moines et se révèle être le personnage principal, inquiétant, secret et mystique avec sa haute tour verrouillée à double tour, son inquiétant cimetière ou encore son fantasmagorique portail orné. Pour peupler le sombre et majestueux édifice, Jean-Jacques Annaud a fait appel à une véritable Cour des Miracles, un défilé de tronches qui impriment leur faciès rebutant dans l'esprit du spectateur et qui marquera ces derniers fortement. En effet, chaque personnage est un monument de laideur inoubliable : du bossu idiot à la gueule prognathe de Salvatore, joué par l'inimitable Ron Perlam au vénérable Jorge – Feodor Chaliapin Jr – vieil aveugle irascible au visage parcheminé, en passant par le bibliothécaire au profil de vautour et l'albinos adipeux qui se flagelle dans sa cellule. Autant d'injures à la Création et à la beauté qui sont contrebalancés par le visage buriné mais noble et franc de Guillaume de Baskerville – Sean Connery qui fit tout pour obtenir ce rôle qui sembla, après coup, fait pour lui – et la jeunesse insolente d'Adso – Christian Slater dans un de ses premiers rôles. Dans cette atmosphère hostile, sombre, inquiétante, Guillaume de Baskerville, Sherlock Holmes franciscain, tente tant bien que mal de mener son enquête. Car il s'agit bien sûr et avant tout, entendons nous bien, d'une enquête sur un tueur en série sévissant dans l'abbaye, un tueur qui prend appui sur L'Apocalypse comme le tueur de Seven utilisera, des années plus tard, les Sept Péchés Capitaux. Chaque meurtre est, en effet, directement lié à une prophétie de L'Apocalypse : tué par la grêle ou noyé dans le sang. Le Diable habiterait-il l'abbaye ? La peur de la fin du monde semble pétrifier les moines qui, habitués du mystère et de la dissimulation, referment les portes, réelles ou non, qui auraient pu amener Guillaume de Baskerville à la vérité. L'abbaye est un huis clos physiquement mais aussi mentalement car rien ne doit filtrer en dehors de l'édifice. Et comme un certain nombre de moines semblent cacher un passé ou un présent sulfureux, le spectateur en vient à soupçonner tout le monde. Et la recherche du meurtrier, et surtout de ses mobiles, n'en devient que plus intéressante. En parallèle de l'enquête policière, Le Nom de la Rose dépeint une Église médiévale en pleine tourmente. En opposition à une Église décadente et s'éloignant des préceptes du Christ, de nombreux courants se développent : les branches dissidentes vont rapidement se voir taxées d'hérétisme jusqu'à la création de l'Inquisition en 1199. Mais c'est en 1231 que le Pape Grégoire IX décide de la peine de mort pour les hérétiques les plus durs. Dans ce contexte troublé, Le Nom de la Rose oppose clairement une Église riche et hypocrite, celle de l'abbaye, à une Église se réclamant de la pauvreté. Comme un symbole de sa supériorité, l'abbaye est construite sur une masse rocheuse et surplombe un village miséreux : les ordures de l'abbaye sont des mets de choix pour des pauvres hères qui se battent pour obtenir les meilleurs morceaux, donnant au passage une scène marquante du film où des paysans crasseux se jettent comme des animaux sur cette manne tombée du ciel, don de la charité des moines. Cette richesse incongrue s'accompagne d'une déviance morale certaine, au moins du point de vue catholique. Tandis que les moines se montrent d'une piété certaine, l'attrait de la chair, envers le sexe opposé comme envers les jeunes moines prêts à tout pour obtenir quelques privilèges, ronge les fondations religieuses de l'abbaye comme de l'Église. Grâce à un univers gothique remarquable, peuplé de personnages inquiétants aux gueules éprouvantes, Le Nom de la Rose stimule la partie sensible du spectateur, tout en descendant dans les tréfonds d'une Église catholique médiévale décante et obscurantiste. Cette Église là préfère dissimuler et détruire plutôt que voir ses préceptes remis en question. Cette même Église qui voit le Diable partout, qui voit dans le rire l'une de ses manifestations terrestres, qui sait bien qu'elle n'empêchera pas les masses populaires de rire, mais qui ne veut surtout pas que les lettrés, que la petite minorité cultivée de cette époque, le Moyen-Âge, puisse subitement rire de tout, car alors, on rirait de Dieu également et cela serait la fin de son emprise. Un film, donc, assurément magistral de la première à la dernière seconde tant par son synopsis – mais là, bien sur, il le doit au roman – des décors et une ambiance inquiétantes faisant rappeler bien des chef d'œuvres plus anciens, un coté visuel et des tronches inoubliables, sans oublier, bien entendu, une histoire captivante avec une enquête parfaitement menée par un Sean Connery en grande forme ainsi que des implications qui donnent, bien évidement, a réfléchir sur le pouvoir de l'Église a l'époque, mais que l'on pourrait transposé assez facilement dans bien des régimes plus modernes. Un chef d’œuvre inoubliable, indéniablement…
 

Points Positifs
 :
- Un classique absolu du cinéma des années 80, un film magistral, quasiment parfait de bout en bout et qui, plus de trois décennies après sa sortie dans les salles, n’a rien perdu de son intensité. Il faut dire que Jean-Jacques Annaud est ici au sommet de son art et nous offre une adaptation sans faute du roman original d’Umberto Eco, œuvre qui était jugée quasiment inadaptable à la base au vu de sa complexité. Un chef d’œuvre !
- Scénaristiquement, bien entendu, le film doit tout au roman original, cependant, même s’il n’est pas aussi complexe, même s’il n’est pas aussi aboutit – ce qui est logique – il n’en propose pas moins une intrigue captivante de bout en bout et qui est à la hauteur des meilleurs polars.
- Un casting somptueux et si, naturellement, le grand Sean Connery livre ici peut-être son plus grand rôle – il sera à tout jamais Guillaume de Baskerville – et marque durablement les esprits, le reste des acteurs n’est pas en reste et si l’on notera une des premières apparitions du alors tout jeune Christian Slater, comment oublier Ron Perlman et sa fameuse tronche ainsi que la sensuelle Valentina Vargas.
- Des décors magnifiques et une reconstitution historique de qualité. D’ailleurs, on se croirait presque plongé au cœur du Moyen-Âge. Ajoutons à cela une ambiance particulière, faite de crasse et de bâtisses imposantes qui ne dénoteraient nullement dans un vieux film de la Hammer…
- Une toile de fond complexe, qui met en avant la problématique religieuse et les luttes théologiques au sein de la Chrétienté au XIIIème siècle.
 
Points Négatifs :
- Un coté peut-être un peu trop a grand spectacle, surtout vers la fin. Après tout, avait-on besoin de faire mourir Bernardo Gui alors que ce dernier, personnage historique bien réel, ne passait pas l’arme à gauche dans l’œuvre originale ?
- Les inconditionnels du roman trouveront peut-être à redire au sujet de cette adaptation qui, fatalement, est moins complexe. Cependant, je pense qu’il était impossible de retranscrire totalement l’ouvrage d’Umberto Eco, il faut le reconnaitre…
 
Ma note : 8,5/10

Zardoz


Zardoz
 
Dans un futur post-apocalyptique, en 2293, la population humaine est divisée entre les Éternels, des humains ayant atteint l'immortalité grâce à la technologie, et les Brutes. Les Brutes vivent dans une terre ravagée et fournissent de la nourriture aux Éternels. Ces derniers vivent dans des régions isolées du reste du monde par un mur invisible et appelées « Vortex » et passent une existence luxueuse mais apathique. Arthur Frayn, l'Éternel chargé de gérer les « terres extérieures », se fait passer auprès des Brutes pour un dieu nommé Zardoz, qui se manifeste sous la forme d'un énorme masque de pierre volant. Il a constitué un groupe d'exterminateurs, chargé de réduire en esclavage les autres humains, et auxquels il fournit des armes en échange de la nourriture qu'ils collectent. Zed est un de ces exterminateurs. Il se cache à bord du masque de pierre lors d'un voyage et tue son chef Arthur Frayn. Arrivé au Vortex numéro 4, Zed est étudié en tant que spécimen : les Éternels n'ayant pas eu de contact depuis des siècles avec l'extérieur du vortex, ils essaient de comprendre comment les Brutes ont évolué. Il se retrouve au cœur d'une dissension entre deux Éternelles, Consuella et May, et doit effectuer des tâches pour Friend.
 

Zardoz
Réalisation : John Boorman
Scénario : John Boorman
Musique : David Munrow, Ludwig van Beethoven
Production : 20th Century Fox
Genre : Dystopie
Titre en vo : Zardoz
Pays d'origine : Grande-Bretagne
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 06 février 1974
Durée : 107 mn
 
Casting :
Sean Connery : Zed
Charlotte Rampling : Consuella
Sara Kestelman : May
Niall Buggy : Arthur Frayn / Zardoz
John Alderton : Friend
Sally Anne Newton : Avalow
Bosco Hogan : George Saden
Jessica Swift : une apathique
Reginald Jarman : voix de la mort
 
Mon avis :
 « L'arme est le bien!  Le pénis est le mal ! » déclament en cœur les fidèles du Dieu Zardoz, une bande de loustics en slip orange, cuissarde et masque grec en plastique ! Zardoz, décidément, c’est tout un programme et je dois reconnaitre qu’il m’est difficile d’écrire un avis critique sur un film si, comment dire, spécial, incroyable, absurde. Bon, je vais tenter d’être clair et de vous résumer en gros la trame de cette œuvre de John Boorman sorti dans les salles obscures en 1974, bref, mon année de naissance, ce qui doit être un signe. Zardoz, donc, c’est avant tout un film de science-fiction, ça je crois que j’ose pouvoir l’affirmer sans me tromper et dont l’intrigue se déroule en 2293 dans un univers post-apocalyptique. Dans ce monde règne la violence semée par les Brutes, c’est-à-dire, des hommes vêtus de simples string rouge avec des masques grecs en plastique, sur des chevaux et portant des pistolets tout droit sortis d’un film de Sergio Leone, et non pas des lasers comme on pourrait l’imaginer. Les fameuses Brutes, donc, sont les esclaves d’une caste supérieur, les Éternels, qui vivent non pas dans un monde parallèle, comme ils le pensent, mais dans un enclos fermer et qui leur est inaccessible, un lieu répondant au doux nom de Vortex, c’est-à-dire, un Éden pour hippies où on cultive des légumes, où on élève des cochons et où on y parle un langage bizarre composé uniquement de consonnes. Ah libération sexuelle des années 70, quand tu nous tiens. Un personnage énigmatique nommé Zardoz, faisant partie de la caste des Éternels, est chargé de la gestion des terres délabrées où vivent les Brutes. Sa présence ne se manifeste que par l’apparition d’une tête de pierre volante, unique moyen de faire des allers-retours entre le monde d’Eden et l’enfer des Brutes.  Zed (Sean Connery en personne qui a donc quitter le rôle qui le rendit célèbre, celui de James Bond), chef des Brutes (ces fameux chefs de Brutes obtiennent le titre d’Exterminateurs,  mais n’échappent pas pour autant à la tradition des culottes de latex rouge, avec moustache et queue de cheval de circonstance) se retrouve donc face à Zardoz, le tue, puis, à bord de la tête de pierre parvient à accéder a cet Eden où il est accueilli avec curiosité et étudié comme une bête. Cependant, Zed, au fur et à mesure de sa présence dans le paradis, se souvient, par le passé avoir visité une bibliothèque et y avoir trouvé un exemplaire du Magicien d’Oz (Wizard of Oz, d’où le jeu de mot wiZARD of OZ), récit dans lequel un homme manipule son monde, à la manière du grand Zardoz. Petit à petit, il commence à comprendre le rôle qu’il doit jouer dans l’Eden, à savoir se débarrasser de l’infâme Zardoz (ce qui est fait) et libérer les Eternels du joug de leur éternité afin qu’ils redeviennent des mortels, car apparemment, la vie éternel, au bout d’un moment c’est long, très long. Le film, pour ceux qui ne l’auraient pas vu (et il me semble qu’ils sont légions) part encore dans de nombreuses digressions quasiment impossibles à résumer, ni, accessoirement, à comprendre d’ailleurs ! Certes, ce résumé n’est pas complet du tout, et doit prêter à sourire : voyez le film et imaginez-vous le résumer, vous comprendrez mieux la solitude profonde que je ressens en ce moment ! A priori, on est frappé par la complexité du scénario, et cela le rend attachant tellement on tente d’accrocher et de comprendre ce monde si étrange où, parfois, Zardoz plonge dans des séquences tellement folles que l’on croirait assister à une pièce de théâtre de l’absurde. Cela fait sourire justement par absurdité et non pas par médiocrité. Le gros point négatif du film, c’est que pour en faire un bon film, il aurait fallu un budget de 2 milliards de dollars, et là on est plus proche des 2000 dollars. Cela a pour conséquence de rendre l’œuvre extrêmement kitch, surtout lorsque que Boorman nous dépeint l’Eden, où l’on se croirait projeter dans un univers dans lequel aurait fusionné Emmanuelle et La Petite Maison dans la Prairie ! Pourtant, si, indéniablement, aujourd’hui, Zardoz apparait aussi kitch, qui nous dit que, dans quelques décennies, d’autres films genre Avatar ou Matrix, par exemple, ne subiront pas le même sort ? Au-delà de cela, cette œuvre est intrigante et révèle une quantité de niveaux de lecture incommensurables, à condition d’avoir le courage de le regarder à plusieurs reprises évidemment ! Et là, vous le devinez, c’est une autre paire de manches. Véritable bouillon de culture en effervescence, Zardoz brille (et ploie !) sous mille facettes : une esthétique kitch bien avancée (mais savoureuse !), une fable philosophique sur la société humaine, une réflexion sur le grand cercle de la vie, une vision ambitieuse de la SF et une narration qui hésite entre symbolisme et réflexion. A dire vrai, on hésite à classer Zardoz dans une quelconque catégorie, ni même se prononcer sur sa qualité (ou non !) tant il échappe à toute classification. La seule certitude qu'apporte Zardoz, ce sont ces origines « beatnik » qui lui donne aujourd'hui une patine aussi kitch que salvatrice. A la fin de ses 100 minutes de réflexion, de rebondissements, d’hypothèses new-âge, créationnistes et sociétales, on ressort lessivés (et complètement paumés) de ces trips hermétiques symbolistico-hallucinatoires, mais on est aussi parfaitement étonné, et d'une certaine manière réjouis de l'expérience ! Car oui, indéniablement, Zardoz est, malgré tout ce que l’on penser, une œuvre à découvrir. Certes, il faut s’armer de courage, d’énormément de courage pour cela, mais, incontestablement, c’est une expérience à réaliser, ne serais ce que pour le coté culte de ce film. En conclusion, donc, Zardoz est bien évidement un ovni complet et, rien que pour cela, il vaut la peine d’être vu. Je noterai également, comme point positif, la performance de Sean Connery, qui avait déjà joué le playboy anglais dans James Bond à six reprises avant d’accepter ce rôle dans lequel, avouons-le, il n’est pas vraiment à son avantage (et c’est peu de le dire) pourtant, louons sa prise de risque peu commune – et qui, au passage, lui donna un look non seulement culte mais tout bonnement inoubliable. Et, pour finir, entre une flopée d’acteurs dont certains semblent complètement barrés (mais comment pouvait-il en être autrement ?), relevons la présence de Charlotte Rampling, toute jeune et déconcertante de beauté et d’espièglerie avec son top transparent et ses sourires aguicheurs. Film-culte que ce Zardoz je vous dis !
 

Points Positifs
 :
- Œuvre complètement inclassable, histoire totalement cintrée et qui part dans tous les sens au point même que les plus courageux auront beaucoup de mal à tout saisir de celle-ci, Zardoz n’en reste pas moins un film qui mérite le détour, ce, pour peu que l’on soit capable d’avaler énormément de couleuvres et d’en sortir avec un sacré mal de tête…
- Le plus fantastique, lorsque l’on parvient a la fin de ce film, c’est que l’on ne sait même pas si l’on a eu droit à un chef d’œuvre complètement barré ou a un nanard monumental !?
- L’esthétique générale du film, son coté totalement kitch, son manque de moyens flagrants qui lui donnent, malgré tout, un certain charme désuet.
- Sean Connery dans son rôle le plus étonnant, et je pèse mes mots. Il faut tout de même louer l’immense prise de risque d’un acteur alors au sommet de son art – James Bond – et qui se ballade en cuissardes et en slip rouge tout au long de ce film. Chapeau bas !
 
Points Négatifs :
- Indéniablement, Zardoz est une œuvre qui ne plaira qu’aux plus cintrés d’entre nous, ceux qui apprécient les films les plus loufoques, bref, a une infime minorité du public. Mais bon, peut-on en vouloir à tous les autres de fuir devant ce long métrage ? Ma foi, non, je les comprends tout à fait…
- Scénario peu compréhensible, délires post-flower power, érotisme ridicule, budget insuffisant vu l’ambition du projet, costumes ridicules… quand je vous disais qu’il faut avaler énormément de couleuvres dans ce film…
 
Ma note : 7,5/10

mercredi 16 avril 2025

Indiana Jones et la Dernière Croisade


Indiana Jones et la Dernière Croisade
 
Utah, 1912. Le jeune Indiana Jones fait partie d'une troupe de scouts quand il surprend des pilleurs de tombes dans une grotte. Il leur dérobe un objet précieux, la croix de Coronado, et leur échappe après une longue poursuite mais il se voit contraint de la leur restituer un peu plus tard. Côtes portugaises, 1938. Indiana Jones récupère in extremis la croix de Coronado qui lui a échappée 26 ans plus tôt, et rentre aux États-Unis. Dans un monde à la veille de la Seconde Guerre mondiale, les Nazis se lancent en quête du Saint Graal. Face à eux, un éminent médiéviste, Henry Jones, qui poursuit la quête de sa vie à la recherche de cet objet légendaire. Quand son père disparaît à Venise, Indiana Jones, renseigné par Walter Donovan, se lance sur ses traces pour le retrouver après avoir reçu le journal de la quête de son père. Il rencontre à Venise une charmante archéologue autrichienne, Elsa Schneider, qui collaborait avec son père avant sa disparition. Tous les deux découvrent sous une bibliothèque des catacombes inexplorées des chevaliers du Graal et une tombe avec une inscription donnant des indices sur l'emplacement du Graal.
 

Indiana Jones et la Dernière Croisade
Réalisation : Steven Spielberg
Scénario : Jeffrey Boam, George Lucas, Menno Meyjes
Musique : John Williams
Production : Paramount Pictures et Lucasfilm Ltd.
Genre : Aventure, Fantastique
Titre en vo : Indiana Jones and the Last Crusade
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais, allemand
Date de sortie : 24 mai 1989
Durée : 127 mn
 
Casting :
Harrison Ford : Indiana Jones
Sean Connery : Pr. Henry Jones Sr.
Denholm Elliott : Dr. Marcus Brody
Alison Doody : Pr. Elsa Schneider
John Rhys-Davies : Sallah
Julian Glover : Walter Donovan
River Phoenix : Indiana Jones adolescent
Michael Byrne : colonel Ernst Vogel
Kevork Malikyan : Kazim
Robert Eddison : le chevalier du Graal
Richard Young : le pilleur de tombes au fedora
Alexei Sayle : le Sultan
Alex Hyde-White : Henry Jones Sr. Jeune
Paul Maxwell : l'homme au panama
Isla Blair : Mrs. Donovan
Vernon Dobtcheff : le majordome
Bradley Gregg : Roscoe, un pilleur
Pat Roach : un homme de la Gestapo
Eugene Lipinski : un homme de main de Donovan
Ronald Lacey : Heinrich Himmler
Michael Sheard : Adolf Hitler
 
Mon avis : 
Troisième volet de ce qui est bel et bien l’une des plus grandes sagas de l'histoire du Septième Art, Indiana Jones et la Dernière Croisade fut, pendant bien longtemps, le dernier film de la série. C’était, bien entendu, avant qu’en 2008 ne paraisse sur les écrans le si décrié par les fans et la critique Indiana Jones et le Royaume du Crane de Cristal. Cependant, aux yeux d'une bonne partie du public, les aventures de notre archéologue préféré se sont achevées à la toute fin des années 80 avec ce volet qui, pour la petite histoire, est l’un des tous meilleurs de la saga. Ainsi, après le spectaculaire Indiana Jones et le Temple Maudit qui reste malgré tout comme étant un très bon film, avec cette Dernière Croisade, Lucas et Spielberg renouent avec tout ce qui avait fait la force du premier volet, Les Aventuriers de l’Arche Perdue. En effet, dans ce troisième volet des aventures du plus célèbre des explorateurs, on retrouve, sensiblement les mêmes lieux pour ce qui est de l’aventure principal, on a droit au grand retour des Nazis en tant qu’adversaires, mais aussi, nous avons droit a une nouvelle quête archéologique a tendance Biblique, le Graal ayant remplacer l’Arche d’Alliance et, pour finir, n’oublions pas le retour en grâce de certains protagonistes du premier volet comme Marcus et Sallah, ce qui fait que, par la force des choses, les deux films sont liés par le biais de tous ces points communs, ce qui n’était bien entendu pas le cas avec Le Temple Maudit qui était un peu à part. Cependant, là où Indiana Jones et la Dernière Croisade frappe fort, c’est par l’ajout d’Henri Jones Sr, formidablement interprété par un Sean Connery au sommet de sa forme, ce qui nous donne tout un tas de scènes plutôt amusantes puisque la relation entre le père et le fils est pour le moins conflictuelle. Un ajout oh combien positif, qui marque les esprits et qui ajoute du piment a une intrigue digne de la saga dans son ensemble, c’est-à-dire que dans le genre aventure, on a de toute façons rarement fait mieux qu’un Indiana Jones. Bref, vous l’avez compris, Indiana Jones et la Dernière Croisade concluait, lors de sa sortie, de fort belle manière ce qui fut pendant longtemps une simple trilogie : captivant, drôle, nous faisant voir du pays, ce film, en son temps, aura marqué toute une génération de fans du personnage. Bien évidement, de façon plutôt inattendue, il y eut une suite par la suite, forcément moins somptueuse, mais bon, ceci est une autre histoire et comme en plus, ils ont l’idée de nous pondre un cinquième volet qui paraitra d’ici quelques temps, vous vous doutez bien que nous sommes loin d’en avoir finit avec Indiana Jones…
 

Points Positifs
 :
- La présence de Sean Connery dans le rôle du père d’Indiana Jones est un pur régal car non seulement l’acteur écossais, dans un rôle vieillissant, apporte une touche de fraicheur au film, mais en plus, les relations entre les deux hommes sont tellement complexes que cela en devient un régal.
- En s’inspirant énormément de tout ce qui avait fait le succès du premier volet, Les Aventuriers de l’Arche Perdue, le duo Spielberg et Lucas a vu juste car cela nous permet de retrouver l’ambiance du meilleur film de la saga mais aussi, d’en faire une vrai suite – lieux, personnages, adversaires – ce qui n’était pas le cas du Temple Maudit qui était en fait une préquelle.
- Indiana Jones n’est jamais aussi bon que lorsqu’il se met en quête d’un artefact Biblique – le Graal ayant remplacé l’Arche d’Alliance – et lorsqu’il doit cogner du Nazi.
- Harrisson Ford possède tout de même une classe naturelle et ce rôle lui va si bien…
- La scène du début, qui nous apprend comme le jeune Indiana est devenu ce qu’il est. Intéressante, bien sur, mais aussi drôle.
- Venise, l’Autriche, l’Allemagne, Petra… on en voit du pays dans ce film !
 
Points Négatifs :
- Certains regretteront quelques trop grandes ressemblances entre ce film et le premier volet, c’est ce qui en fait sa force mais il est clair que certains points communs sont un poil excessif.
- Ce film n’accuse absolument pas son age, sauf pour les scènes où il y a des explosions, là, c’est à chaque fois problématique. Mais bon, c’est valable pour tous les longs métrages de l’époque.
 - On sait très bien qu’Indiana Jones possède une chance insolente – et dans un jeu de rôle, il aurait le maximum en points de chance – mais bon, par moments, c’est un peu exagéré.
 
Ma note : 8,5/10

mercredi 26 mars 2025

Le Jour le plus Long


Le Jour le plus Long
 
La guerre sera gagnée ou perdue sur ces plages. Nous n'avons qu'une seule chance de repousser l'ennemi, et c'est quand il sera dans l'eau, barbotant et luttant pour venir à terre. Nos renforts n'arriveront jamais sur les lieux de l'attaque et ce serait folie que de les attendre. La Hauptkampflinie sera ici. Toutes nos forces doivent se trouver le long des côtes. Croyez moi, Lang, les premières vingt-quatre heures de l'invasion seront décisives... Pour les Alliés, comme pour l'Allemagne, ce sera le jour le plus long. Erwin Rommel, 22 avril 1944 lors de son inspection du Mur de l'Atlantique.
 

Le Jour le plus Long
Réalisation : Darryl F. Zanuck, Ken Annakin, Andrew Marton, Bernhard Wicki, Elmo Williams, Gerd Oswald
Scénario : Cornelius Ryan, Romain Gary, James Jones, David Pursall, Jack Seddon, Erich Maria Remarque, Noël Coward
Musique : Maurice Jarre, Paul Anka
Production : Twentieth Century Fox
Genre : Guerre, Historique
Titre en vo : The Longest Day
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais, allemand, français
Date de sortie : 04 octobre 1962
Durée : 171 mn
 
Casting :
Américains et Canadiens
Henry Fonda : Brigadier Général Theodore Roosevelt, Jr.
John Wayne : Lieutenant-colonel Benjamin H. Vandervoort
Robert Mitchum : Brigadier Général Norman Cota
Robert Ryan : Brigadier Général 82° Airborne James M. Gavin
Mel Ferrer : Général Robert Haines
Rod Steiger : Commandant de Destroyer
Red Buttons : Soldat John Steele
Roddy McDowall : Soldat Morris
Eddie Albert : Colonel Thompson
Paul Anka : Un ranger américain
Richard Beymer : Soldat Dutch Schultz
Ray Danton : Capitaine Frank
Fred Dur : Un Major des rangers
Fabian : Un ranger
Tony Mordente : Un ranger
Steve Forrest : Capitaine Harding
Henry Grace : Général Dwight D. Eisenhower
Peter Helm : Un jeune GI
Jeffrey Hunter : Sergent John H. Fuller
Alexander Knox : Général Walter B. Smith
Dewey Martin : Soldat Wilder
Sal Mineo : Soldat Martini
Edmond O'Brien : Général Raymond O. Barton 4e Infantry division
Tommy Sands : Un ranger
George Segal : Un ranger
Nicholas Stuart : Lieutenant Général Omar Bradley
Tom Tryon : Lieutenant Wilson
Robert Wagner : Un ranger
Stuart Whitman : Lieutenant Sheen
Clint Eastwood : un ranger participant à l'assaut de la pointe du hoc
John Crawford : Colonel Caffey
Joseph Lowe : un soldat escaladant la Pointe du Hoc
Edward Meeks : un soldat américain
Mickey Knox : l'aviateur américain à l'œil bandé
Britanniques
Patrick Barr : Group Captain J.M. Stagg
Geoffrey Bayldon : un officier au briefing du général Eisenhower
Lyndon Brook : Lt. Walsh
Richard Burton : Flying Officer David Campbell
Bryan Coleman : Ronald Callen
Sean Connery : Soldat Flanagan
Bernard Fox : Un soldat
Leo Genn : Brig. Gén. Edwin P. Parker Jr.
John Gregson : Un aumônier militaire
Jack Hedley : Officier de l'information de la R.A.F.
Donald Houston : Un pilote de la RAF
Simon Lack : Air Marshal Trafford Leigh-Mallory
Peter Lawford : Brigadier Lord Lovat
Leslie de Laspee : Piper Bill Millin
Michael Medwin : Soldat Watney
Kenneth More : Captain Colin Maud
Louis Mounier : Air Marshal Arthur William Tedder
Leslie Phillips : Un officier de la RAF
Trevor Reid : General Bernard Montgomery
Norman Rossington : Soldat Clough
Richard Todd : Major John Howard
Richard Wattis : Un parachutiste
Howard Marion-Crawford : Le médecin en planeur
Allemands
Hans Christian Blech : Major Werner Pluskat
Wolfgang Büttner : Général Hans Speidel
Gert Fröbe : Sergent Kaffeekanne
Paul Hartmann : Feld-maréchal Gerd von Rundstedt
Ruth Hausmeister : L'épouse de Rommel
Michael Hinz : Manfred Rommel
Werner Hinz : Feld-maréchal Erwin Rommel
Karl John : Général Wolfgang Häger
Curd Jürgens : Général Günther Blumentritt
Til Kiwe : Capitaine Helmuth Lang
Wolfgang Lukschy : Général Alfred Jodl
Kurt Meisel : Capitaine Ernst Düring
Richard Münch : Général Erich Marcks
Hartmut Reck : Sergent Bernhard Bergsdorf
Heinz Reincke : Colonel Josef Priller
Ernst Schröder : Général Hans von Salmuth
Heinz Spitzner : Lieutenant-colonel Helmuth Meyer
Wolfgang Preiss : Général Max-Josef Pemsel
Peter van Eyck : Lieutenant-colonel Ocker
Eugene Deckers : Major à l'église
Loriot : officier d'ordonnance du Général Pemsel
Français
Arletty : Madame Barrault
Yves Barsacq : résistant français
Jean-Louis Barrault : Père Louis Roulland
Bourvil : le résistant et maire de Colleville-sur-Orne
Pauline Carton : la femme de Louis
Irina Demick : Jeanine Boitard
Christian Marquand : Commandant Philippe Kieffer
Maurice Poli : Jean, un passeur
Madeleine Renaud : la Mère supérieure
Georges Rivière : Second-maître Guy de Montlaur
Alice Tissot : la concierge
Georges Wilson : Alexandre Renaud, maire de Sainte-Mère-Église
Bernard Fresson : un pilote français
Fernand Ledoux : Louis, l'habitant de la maison qui regarde le sergent Kaffeekanne passer
Michel Tureau : le radio du Commandant Kieffer
Australiens
John Meillon : Amiral Alan G. Kirk
Ron Randell : Joe Williams
Belges
Jean Servais : Contre-amiral Jaujard
 
Mon avis :
 Le 6 juin de l'année écoulée, nous avions célébrer, comme chacun sait ou, du moins, je l'espère, le quatre-vingtième anniversaire de ce qui restera, probablement, comme étant le plus grand débarquement militaire de l’histoire de l’humanité car bon, comment dire, une telle opération, de nos jours et avec l’armement et la technologie moderne, aurait bien peu de chances de réussir. Nous étions donc le 6 juin 1944, il faisait un temps pourri sur la Manche et, alors que l’état major allemand attendait un débarquement allié au Pas-de-Calais et par beau temps, ce fut sur les plages normandes que celui-ci eut lieu, dans des conditions tout simplement dantesques. Bien entendu, les choses furent loin, très loin d’être faciles pour les anglo-américains et leurs alliés et, ne serais-ce quelques coups du sort et un état major allemand pétrifié en raison du sommeil d’un certain Hitler, peut-être que l’Histoire aurait été différente. Fort heureusement, le débarquement fut une réussite et n’en déplaise aux habituels gauchistes, un nouveau tournant fut acté au cours de cette Seconde Guerre Mondiale suite a l’arrivée des troupes alliées en Normandie, empêchant de fait une victoire totale de l’Allemagne voir de l’URSS. Ceci étant dit, il est temps, à présent, d’aborder le cas de ce qui est, sans nul doute, le plus grand film de guerre de tous les temps, de ce véritable monument du cinéma, Le Jour le plus Long. Datant de 1962, c’est-à-dire, même pas vingt ans après le débarquement, ce long métrage américain est un véritable cas d’école de ce que le cinéma hollywoodien peut nous offrir de meilleur. Ainsi, avec un casting international que l’on peut qualifier de tout bonnement extraordinaire et où l’on retrouve quasiment toutes les plus grandes stars de l’époque – Henry Fonda, John Wayne, Robert Mitchum, Richard Burton, Sean Connery, Robert Ryan, Paul Anka, Robert Wagner, Arletty et Bourvil pour ne citer que les plus connus – une reconstitution historique quasiment sans la moindre faute, même si, il faut le reconnaitre, il existe quelques différences mineures avec la réalité historique mais sans que celles-ci nuisent au film, une bande originale inoubliable signée Maurice Jarre – le père d’un certain Jean-Michel Jarre – une flopée de conseillers militaires, alliés et allemands, qui apportèrent une touche de crédibilité à l’ensemble, tout un tas de scénaristes de premier plan comme Cornelius Ryan – le film est une adaptation de son roman – Romain Gary et Erich Maria Remarque, force est de constater que ce long métrage avait tout pour lui et fut, incontestablement, la réussite attendue qui, plus de six décennies après sa sortie initiale dans nos salles obscures, n’a rien perdu de sa force ni de son intensité – et pourtant, que la concurrence fut rude depuis… Alors, amateurs de grand cinéma, de films de guerres mais aussi, amateurs d’Histoire et, plus particulièrement, de la Seconde Guerre Mondiale, je pense ne pas me tromper en affirmant que Le Jour le plus Long est fait pour vous : parfait de bout en bout, captivant malgré ses plus de trois heures, celui-ci est, incontestablement, le maitre étalon d’un genre qui, au fil du temps, nous aura tout de même donné bien des chef d’œuvres – La Grande Évasion, Le Pont de la Rivière Kwaï, Les Canons de Navarone et bien d’autres… D’ailleurs, j’irais même plus loin pour une fois : en temps normal, j’ai l’habitude de dire qu’un bon reportage est préférable a un film, cependant, dans le cas présent, je pense qu’il serait dommage de bouder son plaisir tant ce Jour le plus Long est une réussite de premier plan !
 

Points Positifs
 :
- Le plus grand film de guerre de tous les temps, tout simplement ! Il faut dire que, avec Le Jour le plus Long, tout est parfait, ou presque, et ce, a tout niveaux. Reconstitution historique de qualité et quasiment parfaite, casting international exceptionnel composé des plus grands noms du cinéma de l’époque, coté épique de la chose, voilà un long métrage sans la moindre fausse note et qui, malgré six décennies écoulées, n’a absolument rien perdu de sa force.
- Une reconstitution historique que l’on peut qualifier sans peine d’excellente et qui, dans les grandes lignes, brille particulièrement par sa crédibilité – il y a bien quelques petits détails arrangeants avec la réalité mais ceux-ci ne sont guères nombreux. Bref, de quoi satisfaire les amateurs d’Histoire.
- Un casting tout simplement incroyable et qui comporte bon nombre des plus grandes stars de l’époque, mêlant, allègrement, acteurs américains, britanniques, allemands et français. Ainsi, entre Henry Fonda, John Wayne, Robert Mitchum, Richard Burton, Sean Connery, Robert Ryan, Paul Anka, Robert Wagner, Arletty et Bourvil pour ne citer que les plus connus, force est de constater que nous avons droit a un casting cinq étoiles !
- De nombreux conseillers militaires ayant participé au conflit, alliés comme allemands, ont aidé au scénario et cela se ressent, quand aux scénaristes, quand on entend des noms comme Cornelius Ryan, Romain Gary et Erich Maria Remarque, on comprend immédiatement que la qualité sera au rendez vous !
- Décors, costumes, divers véhicules militaires, reconstitution historique, tout est parfait !
- Le Jour le plus Long dure plus de trois heures, pourtant, a aucun moment le spectateur s’ennui, bien au contraire.
- Les anglo-américains parlent en anglais, les allemands en allemand et les français en français, ce qui renforce la crédibilité de l’ensemble.
- Une bande originale excellente et inoubliable signée Maurice Jarre, auquel il faut ajouter, la chanson du générique interprétée par Paul Anka.
 
Points Négatifs :
- Quelques petites erreurs historiques, mais bon, celles-ci sont peu nombreuses et ne nuisent guère à la qualité générale de l’ensemble.
- A moins d’être totalement allergique à ce genre de films, je ne vois pas vraiment ce que l’on peut trouver à redire au sujet de ce Jour le plus Long ?!
- Les traditionnels gauchistes de tout poil et les anti-américanismes habituels pesteront, naturellement, contre ce film, mais bon, quelque part, qu’importe leur avis totalement biaisé par une idéologie débile ?
 
Ma note : 9/10