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samedi 10 mai 2025

Poltergeist


Poltergeist
 
Steven et Diane Freeling vivent une vie tranquille dans un lotissement pavillonnaire – appelé Cuesta Verde – d’une banlieue-dortoir californienne, où Steven est un brillant agent immobilier et Diane une femme au foyer. Ils ont trois enfants : Dana, Robbie et la cadette Carol-Anne. Carol-Anne se réveille une nuit et converse avec le téléviseur qui a commencé à transmettre à l'écran de la neige et des parasites une fois la programmation de la soirée terminée. La nuit suivante, alors que les Freeling dorment, Carol-Anne se fixe devant le téléviseur qui transmet à nouveau de la neige. Soudain, une apparition se dégage de l'écran de télévision et disparaît dans le mur, créant un violent tremblement de terre au sein de la maison, avant que Carol-Anne annonce : « Ils sont ici. »
 

Poltergeist
Réalisation : Tobe Hooper
Scénario : Steven Spielberg, Michael Grais, Mark Victor
Musique : Jerry Goldsmith
Production : Metro-Goldwyn-Mayer, SLM Production Group
Genre : Epouvante, Horreur, Fantastique
Titre en vo : Poltergeist
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 04 juin 1982
Durée : 114 mn
 
Casting :
Craig T. Nelson : Steve Freeling
JoBeth Williams : Diane Freeling
Beatrice Straight : Dr. Lesh
Dominique Dunne : Dana Freeling
Oliver Robins : Robbie Freeling
Heather O'Rourke : Carol-Anne Freeling
Zelda Rubinstein : Tangina Barrons
Martin Casella : Dr. Marty Casey
Richard Lawson : Ryan
Michael McManus : Ben Tuthill
Virginia Kiser : Mme Tuthill
James Karen : M. Teague
Dirk Blocker : Jeff Shaw
Allan Graf : Sam, un voisin
Joseph Walsh : Joey, un voisin
 
Mon avis :
 Après vous avoir proposé la critique de Rosemary's Baby qui est, sans aucun doute possible, un des plus grands films fantastique de tous les temps puis celle de L’Exorciste qui est, lui aussi, un classique absolu du genre, à présent, c’est au tour de Poltergeist d’avoir droit à sa critique sur ce blog. Bon, ici, les amateurs seront là aussi tous plus ou moins d’accord : le long métrage de Tobe Hooper, auteur, entre autres, d’un certain Massacre à la Tronçonneuse, et de Steven Spielberg est un des films les plus connus du genre horrifique. Classique absolu, maintes fois imités, jamais égalé, celui-ci, comme ses devanciers dont je vous ai parlé précédemment, à, depuis longtemps, gagner ses lettres de noblesse au panthéon du Septième Art. Pourtant, à bien y regarder et, surtout, avec le temps qui est passé depuis sa sortie, c’est-à-dire, plus de quatre décennies, Poltergeist apparait comme étant nettement moins aboutit que Rosemary’s Baby et L’Exorciste qui, pourtant, sont plus anciens. La raison ? En fait, peut-être, justement, la durée qui s’est écoulée entre la sortie de ces trois films. En effet, Rosemary’s Baby date de 1968, L’Exorciste, lui, de 1973 et représentent, quelque part, un cinéma plus novateur, plus audacieux, qui bouleversait les conventions et choquait, comme le fit, par la suite, Massacre à la Tronçonneuse finalement. Poltergeist, malgré ses nombreuses qualités, lui, date de 1982 et, finalement, il apparait comme étant plus daté, plus ancré dans son époque, nettement plus conventionnelle dans son traitement et puis, quelque part, il y a le cas Spielberg qui est, certes, un grand réalisateur, on ne peut pas le nier, mais qui reste malgré tout trop grand public dans ses productions. Ainsi, même si Poltergeist est un bon film, même s’il brille particulièrement par son scénario réussi, qu’il fourmille de bonnes idées, il lui manque, finalement, le coté corrosif de ses glorieux ainés qui, eux, sont de vrais chef d’œuvres… Bien entendu, malgré ce constat, ne vous trompez pas : Poltergeist est un long métrage qui mérite le détour et tout amateur du genre, voir de cinéma, se doit de regarder au moins une fois dans sa vie et même si, dans le genre horrifique, il y a bien mieux, ce n’est nullement une raison pour passer à coté de ce film, loin de là…
 

Points Positifs
 :
- Un classique du genre horrifique qui, s’il n’est nullement un chef d’œuvre, n’en reste pas moins un bon film qui reste un incontournable absolu que tout bon amateur se doit de voir au moins une fois dans sa vie.
- Un scénario classique mais néanmoins solide, bourré de bonnes idées, qui nous tient en haleine tout au long du film. Finalement, la réalisation de Tobe Hooper, plus sage que d’habitude – Spielberg oblige – n’en reste pas moins plutôt réussie et nous offre une œuvre qui mérite le détour.
- Pour ce qui est du casting, il n’y a rien à redire, celui-ci est plutôt bon dans l’ensemble. Bien évidement, il est difficile de ne pas remarquer la toute jeune Heather O'Rourke, décédée bien trop tôt, qui est la figure de la franchise.
- Des effets spéciaux de qualité et qui sont, bien évidement, à remettre dans le contexte de leur époque – Poltergeist date de 1982.
 
Points Négatifs :
- Si Poltergeist est un très bon film, c’est un fait, et reste un classique du genre, son traitement plus conventionnel, plus grand public, fait qu’il ne restera pas comme étant un incontournable absolu, loin de là.
- Spielberg oblige, la réalisation de Tobe Hooper apparait comme étant plus sage que d’habitude, ce qui déplaira, sans nul doute, aux fans de ce dernier. Curieusement, je me demande ce qu’aurai donné un Poltergeist uniquement réalisé par ce dernier ?
- Indéniablement, Poltergeist est un long métrage qui accuse son âge, nettement plus que d’autres films du même genre qui sont pourtant plus anciens…
 
Ma note : 7,5/10

vendredi 2 mai 2025

Rencontres du Troisième Type


Rencontres du Troisième Type
 
Au Mexique, le scientifique français Claude Lacombe et son interprète américain David Laughlin découvrent de vieux avions de guerre en plein désert de Sonora. Les appareils, des TBF Avenger, faisaient partie du Vol 19, une escadrille qui a mystérieusement disparu en décembre 1945. D’autres faits étranges se produisent sur la surface de la planète comme un cargo disparu en 1925 retrouvé en plein désert de Gobi. Lacombe et son équipe se rendent au Dharmsala, en Inde, pour étudier une série de cinq notes chantées par la foule. Ces sons, d'après les autochtones, proviendraient des cieux. Lors d'une conférence aux États-Unis, Lacombe traduit ces sons en langage des signes d'après la technique de Zoltán Kodály. Plus tard, un télescope appartenant à un complexe top-secret enregistre des signaux provenant de l'espace qui seraient des coordonnées terrestres. Il ne fait plus de doute pour le scientifique français qu'une forme intelligente extraterrestre tente de communiquer avec notre civilisation. Au même moment, des OVNI sont repérés au-dessus de l'Indiana, manquant de percuter un avion de ligne et perturbant le réseau électrique. Dans une petite maison de campagne, Jillian Guiler vit seule avec son fils de trois ans, Barry. Ce dernier est réveillé en pleine nuit par une force inconnue qui l'attire au dehors, dans la forêt. Entretemps, Roy Neary, un réparateur de câble, délaisse sa famille pour aller réparer les lignes à haute-tension sur une nationale. Alors qu'il stoppe son véhicule au niveau d'une voie ferrée pour chercher son chemin, Neary fait l'expérience d'une rencontre rapprochée avec un OVNI…
 

Rencontres du Troisième Type
Réalisation : Steven Spielberg
Scénario : Steven Spielberg avec Paul Schrader, Jerry Belson et Matthew Robbins
Musique : John Williams
Production : Columbia et EMI
Genre : Science-Fiction
Titre en vo : Close Encounters of the Third Kind
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais, français, hindi et espagnol
Date de sortie : 16 novembre 1977
Durée : 131 mn
 
Casting :
Richard Dreyfuss : Roy Neary
François Truffaut : le professeur Claude Lacombe
Teri Garr : Ronnie Neary
Melinda Dillon : Jillian Guiler
Bob Balaban : David Laughlin
J. Patrick McNamara : le chef de projet
Warren Kemmerling : Wild Bill
Roberts Blossom : le fermier
Philip Dodds : Jean Claude
Cary Guffey : Barry Guiler
Shawn Bishop : Brad Neary
Adrienne Campbell : Sylvia Neary
Justin Dreyfuss : Toby Neary
Lance Henriksen : Robert
Merrill Connally : le chef d'équipe
George DiCenzo : le major Benchley
Josef Sommer : Larry Butler
Phil Dodds : un musicien de l'ARP
David Anderson : un contrôleur aérien
 
Mon avis :
 Dans la série des œuvres mythiques que j’ai put voir, au fil des ans, un nombre incalculables de fois et qui n’avaient pas encore eu droit à leurs critiques sur ce blog, il apparait que Rencontres du Troisième Type est l’une des plus marquantes. Bien entendu, il manque encore bon nombre de monuments du Septième Art sur ce blog, cependant, dans le genre Science-Fiction, comment ne pas reconnaitre que ce long métrage de l’incontournable Steven Spielberg est l’un des plus réussis et qu’il aura marqué toute une génération de spectateurs ? Ainsi, comment ne pas reconnaitre que, dans l’Histoire du cinéma, il y a, sans aucune discussion possible, un avant et un après Rencontres du Troisième Type et que, avant ce long métrage, la Science-Fiction sur grand écran, hors 2001, l’Odyssée de l’Espace, bien entendu, c’était un peu soit le grand n’importe quoi, soit des œuvres un peu plus réussies mais censées se déroulée dans le futur. De même, avant ce film, les aliens, c’était avant toute chose des envahisseurs dont le seul but était de conquérir notre planète et pas de sympathiques « petits gris » qui nous observent depuis des lustres. Ainsi, avant ce film, notre rapport aux extraterrestres était plutôt conflictuel, on ne se disait pas encore que l’on pouvait communiquer avec eux, bref, que l’on pouvait avoir cette fameuse rencontre du troisième type, ce contact au sol qui est l’explication du titre. Du coup, ici, tout le génie de Spielberg est de rendre son histoire crédible, oui, crédible car après tout, pourquoi pas ? Oui, pourquoi ne pas imaginer que dans notre dos, nos dirigeants ont déjà établis ce fameux contact, pourquoi ne pas imaginer que tous ces témoignages qui pullulent depuis des décennies pour ne pas dire des siècles aux sujet des ovnis ne sont pas réels, pourquoi ne pas se dire que nos voisins d’outre-espace ressemblent a ces « petit-gris ». D’ailleurs, sur ce point, c’est fou ce que les témoignages le laissent sous-entendre, quoi que, les extraterrestres avaient-ils cette apparence avant Rencontres du Troisième Type ou depuis sa sortie ? Car en s’inspirant des témoignages fort nombreux a l’époque, de toute une culture ufologique fort présente en ces années là et même en s’inspirant d’un certain Jacques Vallée – en effet, le personnage interprété par François Truffaut, c’est lui – le sieur Spielberg s’est contenté de réalisé un condensé de tout la culture ufologique de son temps, quoi que, il faut le reconnaitre, de façon géniale. Bien entendu, après Rencontres du Troisième Type, il y aura une hausse des apparitions d’ovnis et certains trouveront que ces visiteurs spatiaux ressembleront curieusement aux gris, mais bon, ceci est une toute autre histoire qui n’a strictement rien a voir avec les qualités, indéniables, de ce film…
 

Points Positifs
 :
- Sans nul doute l’un des plus grands films de Science-Fiction de tous les temps, en tous cas, le plus crédible en quelque sorte car oui, a moins d’être complètement allergique au genre ou de croire que l’Homme serait le seul habitant du vaste Univers (ce qui serait moins crédible, d’ailleurs, que d’avoir des voisins), si rencontre avec des intelligences venus de l’espace devaient avoir lieu, eh bien, il y aurait de fortes chances qu’elle ait lieue de la sorte.
- Les amateurs d’ovnis voir de paranormal dans un sens plus large seront bien entendus aux anges devant un tel film qui représente un parfait condensé de toute une sous-culture : contact caché au public, dissimulation, manipulation des foules…
- Accessoirement, l’histoire est pas mal et malgré un nombre incalculable de visionnages, cela se regarde toujours aussi bien.
- Si Richard Dreyfuss est bien évidement le héros du film, je préfère nettement l’équipe de scientifiques et, forcément, François Truffaut, le professeur Lacombe.
- Ah, les extraterrestres, tellement sympathiques, et la scène finale où Lacombe communique avec un Alien…
- Le code musical de cinq notes, devenu culte, forcément !
 
Points Négatifs :
- Il y a toujours un truc que je n’ai jamais compris en regardant ce film : est-ce le tout premier contact entre humains et aliens, si oui, comment savaient-ils que ces derniers allaient leur rendre les disparus et, accessoirement, accepter d’accueillir a  bord de leur vaisseau une mission terrienne !? Vu comment la chose est présentée, tout porte à croire qu’il y a déjà eu des contacts auparavant, hors, tout cela n’est pas bien clair, loin de là…
- Le son, par moments, n’est pas très top, surtout au niveau des dialogues.
 
Ma note : 8,5/10

dimanche 27 avril 2025

Le Monde Perdu – Jurassic Park


Le Monde Perdu – Jurassic Park
 
Quatre ans ont passé depuis le désastre du Jurassic Park sur Isla Nublar lorsqu'un incident impliquant une famille anglaise en croisière se produit sur Isla Sorna, la plus grande des cinq îles de l'archipel Las Cinco Muertes, situé à deux cents milles nautiques des côtes du Costa Rica. Isla Sorna servait à élever les dinosaures avant de les envoyer au Jurassic Park. L'incident révèle l'existence des dinosaures au public et est utilisé par Peter Ludlow, neveu de John Hammond, pour démettre son oncle de la présidence d'InGen et renflouer la compagnie par la constitution d'un nouveau parc sur le continent à San Diego, en Californie. John Hammond, désormais soucieux de la préservation de cet écosystème exceptionnel mais toujours aussi imprudent et exalté, sollicite Ian Malcolm, rescapé de Jurassic Park et renvoyé de l'institut dans lequel il travaillait après avoir transgressé une clause de confidentialité imposée par InGen : l'entreprise a tente de dissimuler au public ce qui s'était passé sur Isla Nublar, mais Malcolm a tout de même tenté de répandre la vérité, sans succès, car personne ne l'a cru. Hammond veut désormais que Malcolm prenne la tête d'une équipe de quatre scientifiques dont fait partie sa petite amie Sarah Harding, afin de constituer un dossier photo destiné à rallier l'adhésion du grand public pour la protection de l'île et de ses dinosaures.
 

Le Monde Perdu – Jurassic Park
Réalisation : Steven Spielberg
Scénario : Michael Crichton et David Koepp
Musique : John Williams
Société de production : Universal Pictures, Amblin Entertainment
Genre : Science-fiction, aventure
Titre en vo : The Lost World – Jurassic Park
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 23 mai 1997
Langue d'origine : anglais
Durée : 129 mn
 
Casting :
Jeff Goldblum : Pr Ian Malcolm
Julianne Moore : Dr Sarah Harding
Vince Vaughn : Nick Van Owen
Pete Postlethwaite : Roland Tembo
Vanessa Lee Chester : Kelly Malcolm
Arliss Howard : Peter Ludlow
Richard Attenborough : John Hammond
Peter Stormare : Dieter Stark
Harvey Jason : Ajay Sidhu
Richard Schiff : Eddie Carr
Thomas F. Duffy : Dr Robert Burke
Ariana Richards : Alexis « Lex » Murphy
Joseph Mazzello : Timothy « Tim » Murphy
Thomas Rosales Jr. : Carter
Camilla Belle : Cathy Bowman
Cyd Strittmatter : Mme Bowman
Robin Sachs : M. Bowman
Ross Partridge : l'homme curieux dans le métro
Ian Abercrombie : le majordome de John Hammond
Bari Buckner : la femme qui crie dans sa voiture devant le T-Rex
David Koepp : l'homme dévoré par le T-Rex à San Diego
Bernard Shaw : lui-même (présentateur de CNN)
Eli Roth : un homme lisant dans le métro
Steven Spielberg : un homme mangeant du pop-corn
 
Mon avis : 
Un véritable amoureux des dinosaures ne peut être complètement objectif vis-à-vis de la saga de Steven Spielberg, surtout s’il est né avant celle-ci et que, un jour, il fut carrément stupéfait en voyant s’animer des dinosaures en images de synthèses pour la toute première fois au cinéma il y a de cela plus de trois décennies et que, forcement, même si l’on peut parfaitement avoir conscience que ce ne sont pas des grands films, même si on ne peut pas s’empêcher de se dire que, tout cela n’est pas très loin de la série B, au moins, le sieur Spielberg nous avait offert un magnifique cadeau en « rendant la vie » a ce qui, pour beaucoup d’enfants, ont été et resteront, quelque part, nos idoles. Bien évidement, tout cela est du pur produit hollywoodien calibré pour plaire au plus grand nombre, sans aucune surprise, avec, par-dessus le marché, tout ce que déteste le plus dans le cinéma du pays de l’Oncle Sam, c’est-à-dire, des enfants niais qui ne servent a rien et qui, en plus, ne meurent jamais, mais aussi des méchants qui sont méchants parce qu’ils sont cupides, qu’ils n’aiment pas les enfants, qu’ils sont gros et qu’ils fument, ceux-ci, bien évidement, étant zigouiller par les dinosaures. Et quelque part, Jurassic Park premier du nom, c’était surtout ca : un film plaisant, à regarder une fois, mais proche d’un téléfilm de par son scénario franchement pas terrible et tout un tas de clichés qui me donnent de l’urticaire, mais aussi, rassurez vous, quelques dinosaures. Bref, pas de quoi fouetter un chat mais bon, que voulez vous, il y avait les dinos, ceux-ci étaient superbes et puis bon, si j’avais écris une critique de celui-ci en 1993, je pense que j’aurais été plus enthousiaste. Cependant, si Jurassic Park n’est pas un grand film et que le troisième épisode se rapproche davantage du navet, que vaut véritablement le second volet ? Et bien, quelque part, c’est peut être le meilleur. Bien évidement, cela n’en fait pas un grand film, loin de la, cependant, a mes yeux, il est indéniable que si le premier Jurassic Park m’aura davantage marqué, c’était justement parce que dans celui-ci, l’effet de surprise fonctionna a fond et qu’il était difficile de ne pas être insensible devant ces fameux dinosaures qui paraissaient – et qui paraissent encore aujourd’hui – si réels. Dans le deuxième volet de la saga, le spectateur est bien évidement en terrain connu, il sait a quoi s’attendre mais cette fois ci, Spielberg va plus loin, beaucoup plus loin même et pendant deux heures, force est de constater que l’on en prend plein la vue : vous vous plaigniez parce qu’il n’y avait pas assez de dinos dans le premier ? Ici, il y en a plein, et le bestiaire est suffisamment varié. Vous vouliez des vrais méchants ? Ici, ceux qui sont proposés sont tout de même d’un autre calibre que l’informaticien obèse du premier volet. Justement, puisque l’on parle de méchants, bonne nouvelle, il y en a même un qui survit a la fin ! Alors, bien entendu, ce dernier – le regretté Pete Postlethwaite qui nous a quitter il y a quelques années – s’était plus ou moins rédempter avant mais bon, ca fait plaisir. Vous ne pouviez plus voir les deux horripilants gamins du premier ? Excellente nouvelle, ils n’apparaissent que deux minutes chrono, au début. Hélas, mille fois hélas, ils ont été remplacés par une autre, responsable par ailleurs de ce qui restera comme l’une des scènes les plus connes – c’est le mot qui convient – de l’histoire du Septième Art, celle où telle un gymnase, elle tourne sur une barre et propulse un Vélociraptor par la fenêtre ! Un grand moment de solitude… Mais surtout, ce qui fait la force de ce film – enfin, la force, disons, l’intérêt – c’est également ce coté Hatari vs Dinosaures et cette spectaculaire et inoubliable scène où les «méchants » déboulent dans tous les sens et capturent de pauvres dinos effrayés. Et puis, je ne sais pas mais je trouve le scénario moins niais, même si ce n’est pas non plus le top du top, que celui du premier, ce qui n’est pas plus mal. Hélas, si selon moi, Le Monde Perdu est le meilleur de la saga, il ne faut pas s’attendre a un chef d’œuvre non plus. En toute sincérité, celui-ci a bien trop de tares pour espérer en être un. Tout d’abord, cela reste avant tout une « méga production de la mort qui tue à l’américaine », surtout calibrée pour faire acheter les figurines des dinos misent en vente lors de la sortie du film. Ensuite, tous les canons, et pas les meilleurs, du Septième Art d’outre atlantique, sont au rendez vous : « mais tuez moi cette gamine !!! ». Alors, on me rétorquera que Jeff Goldblum, le seul personnage potable du premier film est toujours la, sauf que, cette fois ci, probablement suite a une crise de folie, Steven Spielberg a littéralement dénaturé le personnage, lui enlevant tout son coté cynique pour un faire une espèce de pleureuse qui passe deux heures à geindre et a se plaindre tandis que les deux femmes de sa vie – sa fille, qui ne lui ressemble pas trop mais bon, et sa copine du jour – le font tourner en bourrique. Quelle déchéance pour le théoricien du chaos… Mais ce n’est pas tout, car il restait le pompon final, l’absurdité qui fout tout en l’air, l’indicible erreur de Spielberg : le petit tour du Tyrannosaure a San Diego ! Mon Dieu, comment peut on cautionner une telle chose ? Déjà, le coup du bateau où tous les marins sont morts alors que le bestiau n’est pas sorti de sa cage ? Où et qui sont les coupables ? Ensuite, imaginez donc un T-Rex dans une ville, et la première chose qui va vous venir a l’esprit sera : carnage. Or, ici, notre super prédateur de la mort qui tue, passe la frontière sans montrer son visa – encore une scène à la con – se désaltère dans une piscine, mange un chien – encore une autre – puis un ou deux passants et c’est tout ! Il retourne gentiment dans la calle du navire, croque le grand méchant au passage et rentre chez lui, sous l’escorte de la Navy – a ce moment là, j’ai pensé aux Village People – ce qui est quand même limite débile car bon, comment dire, vous imaginez le gouvernement américain (ou un autre) ramener un dinosaure chez lui ? Franchement, il finissait soit au zoo, soit à la morgue. Mais bon, que voulez vous, ca se passe comme ca chez Spielberg ! Enfin bon, je me suis gentiment moqué de ce film mais je persiste tout de même à dire que ce Monde Perdu n’en est pas moins le meilleur de la saga. Bien évidement, une telle affirmation peut vous laisser présager de ce que je pense vraiment des autres, cependant même si je ne suis pas tendre a l’égard de cette trilogie, et, dans le cas qui nous préoccupe à présent, de ce deuxième volet du Parc Jurassic, je dois quand même admettre que je garde une certaine sympathie pour celui-ci et que je ne me lasse pas de le revoir (enfin, pas tous les jours non plus). Pour son scénario légèrement plus sombre, pour la spectaculaire scène de safari à la Hatari, pour Pete Postlethwaite et, bien évidement, pour les nombreux dinosaures présents à l’écran, Le Monde Perdu mérite le détour. Ce n’est pas un grand film, mais tout de même un agréable divertissement. Dommage qu’il ait cependant tellement de défauts…
 

Points Positifs
 :
- Sans être, en aucune façon, un grand film, il apparait nettement, après coup, que ce Monde Perdu est le meilleur volet de la trilogie : scénario moins niais, davantage de dinosaures à l’écran, protagonistes plus intéressants, oui, nous sommes un ton au-dessous du premier qui, lui, brillait davantage par la forme que par le fond.
- Justement, le fait d’avoir droit a un bestiaire bien plus fourni a de quoi ravir les vieux fans de dinosaures : cela nous change des traditionnels Tyrannosaures et autres Vélociraptors, même si, bien entendu, ceux-ci sont encore présents…
- Un bon petit film familial, sans prise de tête et parfaitement calibrer pour le grand public, que vous soyez petit ou grand.
- Pour ce qui est des effets spéciaux, il n’y a rien à redire, les dinosaures ont, une fois de plus, l’air plus vrai que nature !
- Enfin un méchant qui, dans la saga, s’en sort – Pete Postlethwaite – même si, bien entendu, il s’était amendée peut de temps auparavant…
 
Points Négatifs :
- Même si Le Monde Perdu est, selon moi, le meilleur volet de la saga Jurassic Park, cela n’en fait nullement un grand film. Certes, l’ensemble est assez plaisant à regarder, on passe un bon moment, certaines scènes méritent le détour, mais cela reste beaucoup trop conventionnel et grand public pour être honnête.
- Si les deux premiers tiers du film sont corrects, le dernier, lui, part dans un grand n’importe quoi : en gros, c’est lorsque le pauvre T-Rex se retrouve embarquer en ville, s’échappe et se la joue King-Kong…
- Pauvre Jeff Goldblum dont le personnage a perdu toute sa saveur entre les deux films…
- La scène où la fille du sieur Goldblum tourne sur une barre et propulse un pauvre Vélociraptor est l’une des plus stupides de l’histoire du cinéma !
- Comment se fait-il que, alors que le T-Rex est resté dans sa cage tout au long de la traversée, les marins du navire qui le transportaient ont été tués !? De plus, comment celui-ci est arrivé à bon port ?! Il y a tout de même de sacrées incohérence !
- Pourquoi l’armée US raccompagne notre brave T-Rex sur son île ?
 
Ma note : 7/10

Jurassic Park


Jurassic Park
 
John Hammond est un multimilliardaire excentrique. C'est le PDG de l'entreprise InGen et il travaille, en secret, à la création d'un parc d'attractions sur Isla Nublar, une île qu'il possède toute entière au large du Costa Rica. À la suite de la mort d'un employé, attrapé puis tué à cause d'un dinosaure, la famille du défunt intente des poursuites contre InGen. John Hammond est alors pressé par ses actionnaires d'amener une équipe d'experts scientifiques avant l'ouverture officielle du parc, afin que la sécurité des lieux puisse être garantie. Hammond invite donc sur son île les docteurs Alan Grant et Ellie Sattler, paléontologues renommés, qu'il a décidé de rencontrer sur leurs lieux de fouille pour les inciter à le rejoindre. Il les tente pour l'aventure en échange du financement par ses soins de trois ans de fouilles. Un autre scientifique les accompagne, invité par l'avocat représentant les actionnaires d'Hammond. C'est un mathématicien du nom de Ian Malcolm et spécialisé dans la théorie du chaos. Donald Gennaro, l'avocat qui l'a fait venir est lui aussi du voyage. Arrivés sur l'île, le groupe de trois scientifiques apprend que les chercheurs d'InGen ont réussi à recréer des dinosaures viables, de plusieurs espèces, en répliquant le matériel génétique trouvé dans un moustique fossilisé dans un morceau d'ambre dominicain. L'ADN de ces échantillons a été mélangé avec celui d'une grenouille pour combler les séquences manquantes dans le code génétique. Au cours de ce processus, en contrôlant la température d'incubation des œufs, les généticiens de Jurassic Park s'assurent de ne créer que des dinosaures femelles afin de pouvoir éviter des naissances non contrôlées.
 

Jurassic Park
Réalisation : Steven Spielberg
Scénario : Michael Crichton et David Koepp
Musique : John Williams
Société de production : Universal Pictures, Amblin Entertainment
Genre : Science-fiction, aventure
Titre en vo : Jurassic Park
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 11 juin 1993
Langue d'origine : anglais
Durée : 127 mn
 
Casting :
Sam Neill : Pr Alan Grant
Laura Dern : Pr Ellie Sattler
Jeff Goldblum : Pr Ian Malcolm
Richard Attenborough : John Hammond
Bob Peck : Robert Muldoon
Martin Ferrero : Donald Gennaro
Joseph Mazzello : Timothy « Tim » Murphy
Ariana Richards : Alexis « Lex » Murphy
Samuel L. Jackson : Ray Arnold
B. D. Wong : Dr Henry Wu
Wayne Knight : Dennis Nedry
Gerald R. Molen : Dr Gerry Harding
Miguel Sandoval : Juanito Rostagno
Dean Cundey : l'ouvrier des docks
Greg Burson : M. ADN (voix)
Richard Kiley : voix-off durant la visite du parc
Cameron Thor : Lewis Dodgson
Christopher John Fields : le bénévole sur le site de fouille
Whit Hertford : le jeune garçon sur le site de fouille
 
Mon avis : 
Il y a de cela trente-deux ans, plus de trois décennies déjà, j’avais alors dix-huit ans, le grand film du moment, celui qui était sur toutes les lèvres, celui qui avait fait un carton outre-Atlantique et qui annonçait un sacré raz-de-marée dans nos vertes contrées, ce film, c’était la dernière superproduction de Steven Spielberg, je veux, bien entendu, parler de Jurassic Park ! Avec du recul, il est tout de même incroyable de se souvenir à quel point ce long métrage, alors, fut à l’origine d’une petite révolution en cette déjà lointaine année qu’était 1993 : certes, les dinosaures n’avaient pas eu besoin d’attendre que Spielberg s’intéresse à eux pour qu’ils soient populaires puisque, depuis les débuts de la paléontologie, ceux-ci étaient, indéniablement, le fer de lance des animaux préhistoriques pour bien des enfants dans le monde. Pourtant, avec Jurassic Park, les dinosaures, déjà populaires, le devinrent encore davantage et, pendant des mois, ceux-ci furent sur toutes les lèvres, leurs noms, même les plus complexes, devinrent familiers de tous et les habituels suiveurs de mode (espèce pour le moins détestable, j’en conviens) se posèrent soudainement comme étant de grands amateurs des dinosaures. Et, avec Jurassic Park, nous avons eu droit également, et comme il fallait s’y attendre, a moult jouets, figurines du film, tee-shirts arborant le logo avec le T-Rex, magazines spécialisés, émissions et même, forcément, nos dinos furent récupérés par la publicité, car bon, comme chacun sait, tous les moyens sont bons pour se faire de l’argent. Bref, un sacré raz de marée de dinosaures qu’en cette année 1993, difficilement concevable de nos jours, mais qui eut bel et bien lieu. Cependant, dans mon cas, je n’avais pas eu besoin d’attendre Steven Spielberg pour être un grand, un très grand fan des dinosaures. En effet, depuis ma tendre enfance, j’avais une grande passion, jamais démentie depuis, pour ces formidables créatures préhistoriques et, de tout temps ou presque, des noms comme Stégosaure, Brachiosaure, Tricératops, Allosaure ou Tyrannosaure m’étaient plus que familier – fidèles compagnons de route de mes jeunes années. Sur le sujet, j’avais vu bien des reportages et lu autant que je pouvais des livres spécialisés, ainsi, vous pouvez imaginer mon impatience et ma joie lorsque je me suis rendu au cinéma afin de voir, pour la première fois de ma vie, des dinosaures « en vrai », ou presque. Et là, au bout d’une interminable entrée en matière qui n’en finissait pas, lorsque les Brachiosaures apparurent à l’écran, ce fut tout bonnement magique ! Un rêve d’enfant devenu réalité : pour la première fois de ma vie, je voyais des dinosaures pour de vrai ! Oui, bon, certes, ils n’étaient pas réels mais ils avaient l’air « tellement réels », qu’on avait envie d’y croire, et c’était surtout cela qui comptait. Arrivé à ce moment précis de ma critique, un petit aparté s’impose pour les plus jeunes d’entre vous qui trouveront probablement curieux ma réaction lorsque j’ai découvert Jurassic Park et qui ne peut être qu’aux antipodes de la leur : nous sommes en 2025 et des reportages avec des dinosaures plus vrais que natures, vous avez eu l’occasion d’en voir des tonnes, et encore, je ne parle pas des immenses progrès des effets spéciaux dans le cinéma qui fait que, si l’on découvre de nos jours le film de Steven Spielberg, il y a de quoi être pour le moins dubitatif. Cependant, il y a trente ans, c’était complètement différent et comme je vous l’avais dit un peu plus haut, ce fut dans Jurassic Park que, pour la toute première fois, l’on voyait à l’écran, des dinosaures aussi crédibles – ce qui nous changeait, il faut bien le reconnaitre, des multiples lézards déguisés auquel on avait droit jusque-là dans bien des films, souvent drôles au demeurant. Mais, justement, c’est probablement là que le bât blesse avec Jurassic Park, car si on enlève le coté historique du film, si l’on fait abstraction de l’émerveillement ressenti par ma génération alors, sentiment par ailleurs parfaitement compréhensible, que reste-t-il ? Et bien en fait, pas grand-chose, il faut bien l’admettre. Car bon, en toute franchise, tout cela reste du pur produit hollywoodien calibré pour plaire au plus grand nombre, sans aucune surprise, avec, par-dessus le marché, tout ce que déteste le plus dans le cinéma du pays de l’Oncle Sam : les enfants niais qui ne servent à rien et qui en plus ne meurent jamais, les méchants qui sont méchants parce qu’ils sont cupides, qu’ils n’aiment pas les enfants, qu’ils sont gros et qu’ils fument, ceux-ci, bien évidemment, étant zigouiller par les dinosaures – curieusement, si l’on est noir et qu’en plus, on fume, on y passe aussi, bref, dans le petit monde « Made in USA », mieux vaut ne pas avoir de défauts, de vices et surtout, ne pas être noir. Et, quelque part, Jurassic Park, c’était surtout ca : un film plaisant à regarder une fois, mais proche d’un téléfilm de par son scénario franchement pas terrible et possédant tout un tas de clichés qui me donnent de l’urticaire, mais aussi, rassurez-vous, quelques dinosaures, mais si peut finalement : quelques Brachiosaures, un Tyrannosaure, des Vélociraptor bien trop grands, un Tricératops malade et deux ou trois autres espèces que l’on aperçoit a peine. Bref, pas de quoi fouetter un chat mais bon, que voulez-vous, il y avait tout de même ces quelques superbes dinosaures, et puis bon, j’écris cela avec du recul, cette même critique écrite en 1993, aurait probablement été bien plus enthousiasmante, il faut le reconnaitre. Mais bon, comme chacun sait, le temps a passé et que l’on veuille ou non, il faut en tenir compte…
 

Points Positifs
 :
- Un des films les plus célèbres des années 90 et le film de dinosaures par excellence, celui qui aura enchanté toute une génération et qui, ma foi, reste toujours aussi efficace, même plus de trois décennies plus tard.
- Au cinéma, il y eut, incontestablement, un avant et un après Jurassic Park : ainsi, pour ce qui est des effets spéciaux, force est de constater que ce film représenta le summum du progrès en son temps et que jamais, mais alors jamais auparavant, nous n’avions connu des dinosaures aussi crédibles, aussi magnifiques, au point même qu’on puisse les croire réels.
- Bien entendu, les fans de dinosaures ne pouvaient qu’être aux anges en voyant déambuler des Brachiosaures, des Tyrannosaures et d’autres Vélociraptor…
- Un film familial qui plaira a la fois aux petits comme aux grands.
- Coté casting, Sam Neill et Jeff Goldblum crèvent l’écran, c’est un fait !
 
Points Négatifs :
- Avec du recul, il faut tout de même reconnaitre que Jurassic Park possède un scénario beaucoup trop conventionnel et sans surprises, ainsi, dans le cas présent, c’est davantage la forme que le fond qui est mis en avant.
- Film américain par excellence, nous n’échappons pas aux habituels poncifs et autres stéréotypes US : ainsi, les enfants sont visiblement intouchables et ne peuvent pas mourir tandis que, grosso modo, les méchants, les gros, les fumeurs et les noirs se font tous zigouiller par les dinosaures…
- Même si l’on est émerveiller par les dinosaures qui apparaissent à l’écran, on regrette qu’ils soient aussi peu nombreux…
- Une fois passé l’émerveillement des débuts, on est vite rattraper par un scénario qui tient davantage du film d’aventure conventionnel sans surprises.
- Une bonne fois pour toutes, mettez vous dans la tête que les Vélociraptors étaient bien plus petits que ceux que l’on voit dans Jurassic Park : Spielberg a tenu à ce qu’ils soient plus grands afin de renforcer leur coté spectaculaire et au diable la crédibilité…
 
Ma note : 7/10