Affichage des articles dont le libellé est Jens Harder. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Jens Harder. Afficher tous les articles

mardi 27 mai 2025

Gilgamesh


Gilgamesh
 
Un ami d'argile, les prostituées du temple, le bâtisseur de l'Arche – voilà quelques-uns des personnages qui accompagnent Gilgamesh dans l'accomplissement de ses grands travaux. Souverain despotique condamné par les dieux à défier un géant féroce puis le Taureau céleste avant de chercher l'élixir de vie, le roi d'Uruk va vivre une véritable odyssée, au cours de laquelle il perdra presque tout ce qui lui est cher, mois finira par se trouver lui-même. Gilgamesh – le plus ancien récit du monde – raconté et adapté en BD par Jens Harder.
 

Gilgamesh
Scénario : Jens Harder
Dessins : Jens Harder
Couleurs : Jens Harder
Couverture : Jens Harder
Editeur : Actes Sud
Genre : Science, Mythes
Pays d’origine : Allemagne, France
Langue d’origine : français
Parution : 24 janvier 2018
Nombre de pages : 124
 
Mon avis :
 J’ai eu le plaisir, que dis-je, l’immense joie de découvrir l’illustrateur allemand Jens Harder par le biais des trois premiers volets de son œuvre maitresse, je veux bien évidement parler de Alpha – Directions et de Beta – Civilisations – Volume 1 et Volume 2, de gros pavés qui revenaient, pour le premier, sur l’histoire de l’univers jusqu’à l’apparition humaine, pour les deux autres, sur l’histoire de ce l’humanité jusqu’à notre époque. Trois pures merveilles du neuvième art, sans aucune discussion possible même s’il faut reconnaitre que ces albums sont avant toute chose destinée a un certain public de connaisseurs. Quoi qu’il en soit, et dans l’attente, fort longue, du dernier volet de la saga, Gamma, ce fut néanmoins avec un certain plaisir – mais aussi, une curiosité certaine – que je me suis plonger dans une autre œuvre de l’auteur, une bande dessinée tout autant inclassable et qui a pour sujet rien que moins que l’œuvre écrite la plus ancienne au monde, je veux bien évidement parler de Gilgamesh ! Cela tombait plutôt bien puisque, grand amoureux des civilisations mésopotamiennes, cela fait des années que le légendaire roi d’Uruk me fascine, de même que son épopée, ses aventures avec son compagnon Enkidu et, bien entendu, sa quête, inachevée, de l’immortalité. Fidèle à lui-même et à sa manière de travailler, Jens Harder nous livre une vision de cette épopée que n’auraient pas choquée les mésopotamiens eux-mêmes : ainsi, s’inspirant des bas-reliefs de l’époque, l’artiste nous fait revivre une épopée maintes fois millénaires et qui, même de nos jours, n’a rien perdu de sa force et de son intensité. Bien évidement, une fois de plus, cela ne sera pas destiné au grand public qui, sans nul doute, sera rebuté par le choix graphique et des dialogues issus de traductions forcément incomplètes. Par contre, pour les autres, particulièrement pour les amoureux de Summer, d’Ur, de Babylone et de la Mésopotamie, quel régal de redécouvrir Gilgamesh, Enkidu ou le Taureau Céleste sous le trait du fort talentueux Jens Harder !
 

Points Positifs
 :
- Retranscrire L’épopée de Gilgamesh en bande dessinée n’était pas chose aisée or, Jens Harder réussit de fort belle manière son pari et nous livre une œuvre qui ravira, sans nul doute, les amateurs de la civilisation mésopotamienne.
- Le choix graphique de l’auteur est indéniablement l’une des grandes forces de cet album. Il faut dire qu’en s’inspirant des bas-reliefs de l’époque, on a par moments l’impression que les mésopotamiens auraient put, eux-mêmes, réaliser cette bande dessinée.
- Jens Harder respecte tellement bien l’œuvre originale qu’il pousse le vice jusqu’à inclure les passages perdus et les quelques incohérences du récit ; ainsi, le final lorsque Enkidu, pourtant décédé, réapparait sans que l’on comprenne comment.
- Les fans de Jens Harder seront bien évidement ravis de retrouver l’artiste au sommet de son art.
- Une fort belle couverture qui, curieusement, met Enkidu en valeur.

Points Négatifs :
- Bien évidement, Gilgamesh n’est pas une œuvre destinée au grand public et sa grande complexité, de même que le respect total accordé aux fragments du récit que l’on connait actuellement, fait que nombreux seront ceux qui seront rebutés par une cette œuvre.
- Même si nous avons affaire à un très bel ouvrage, qualitativement parlant, nous sommes tout de même un ton en dessous de son œuvre maitresse…

Ma note : 8/10

Beta – Civilisations – Volume 2


Beta – Civilisations – Volume 2
 
Alpha résumait quatorze milliards d’années de vie sur la Terre, depuis le Big Bang jusqu’à l’apparition des premiers hommes. Beta prend la suite, s’intéresse à l’évolution des hominidés sur quatre millions d’années et zoome sur 30000 ans d’histoire des civilisations humaines, jusqu’au début de l’ère chrétienne. La matière est si riche qu’il faudra deux volumes pour en venir à bout. Dans cette seconde partie qui va de l’antiquité à l’année 2022, Jens Harder aborde des sujets tels que le développement des civilisations de par le monde, le Moyen-âge, les grandes découvertes, l’esclavagisme et la colonisation, sans oublier, naturellement, les naissances du christianisme et de l’islam, la conquête spatiale, les deux Guerres Mondiales et les grandes épidémies. Fidèle à sa méthode, il organise un kaléidoscope d’images empruntées aux sources les plus diverses (peintures rupestres, tableaux anciens, illustrations, vignettes de BD, cartes, diagrammes, photographies, images de films, animations informatiques, etc.). Le sens, inépuisable, naît des rapprochements inattendus entre ces visions hétéroclites qui bâtissent la somme des rêves, des idées et des représentations nées de l’aventure humaine.
 

Beta – Civilisations – Volume 2
Scénario : Jens Harder
Dessins : Jens Harder
Couleurs : Jens Harder
Couverture : Jens Harder
Editeur : Actes Sud
Genre : Science
Pays d’origine : Allemagne, France
Langue d’origine : allemand
Parution : 31 août 2022
Nombre de pages : 368
 
Mon avis :
 Huit ans, huit longues années, voilà le temps qu’il aura fallut patienter pour avoir enfin droit au second volet de l’excellent, que dis-je, du superbe, Beta – Civilisations qui, lui-même, était la suite du non moins fabuleux Alpha – Directions qui datait, lui, de 2009. Bien entendu, quelque part, ce n’est pas une surprise puisque l’on a compris depuis longtemps que le sieur Jens Harder, allemand de son état, aime prendre son temps pour nous livrer, à chaque fois, un résultat qui frôle allègrement avec la perfection – oui, je n’ai de cesse d’assener des superlatifs mais comment voulez vous qu’il en soit autrement dans le cas présent !? Naturellement, d’entrée de jeu, le défis était pour le moins colossal : raconter, par le biais du format BD, toute l’histoire de la vie sur Terre depuis son commencement jusqu’à un futur lointain et hypothétique, cela ne pouvais pas se faire en un seul album, surtout quand on voit comment le fait l’auteur, c’est-à-dire, en usant de diverses œuvres d’art de l’histoire humaine pour magnifier son propos. Du coup, de trois albums prévus au départ, on est passé à quatre, Beta étant divisé en deux parties : une première qui aborde les débuts de l’histoire de l’humanité et qui va, grosso modo, jusqu’à la naissance du Christ, une seconde, donc, qui débute en l’an 0 et qui s’achève en 2022. Sans grande surprise, bien entendu, ceux qui avaient apprécié Alpha – Directions  et le premier volet de Beta – Civilisations retrouveront avec plaisir tout ce qui leur avait plu dans les premiers ouvrages de Harder, c’est-à-dire, des milliers d’illustrations, certaines inspirées de tableaux, de dessins, de photographies célèbres voir de longs métrages, une narration plutôt rare mais sans que cela soit un défaut ainsi que cette volonté, au fil des pages, de mêler l’ancien au moderne, réalité et imaginaire… Bref, comme il fallait s’y attendre, ce second volet de Beta – Civilisations est une réussite incontestable qui ravira celles et ceux qui ont accroché à au concept de Jens Harder depuis le départ : grandiose, frôlant l’excellence, voilà une œuvre qui marque les esprits et qui ne pourra que plaire à un public amateur d’histoire. Reste à présent une ultime problématique, je veux, bien entendu, parler de la date de sortie du dernier volet, Gamma qui, lui, s’intéressera à ce que pourrait bien être le futur de l’humanité et, dans un sens plus large, de la vie sur Terre ? Cinq ans, six ans, davantage ? En toute sincérité, je ne le sais pas mais quoi qu’il en soit, si c’est pour avoir un résultat aussi somptueux, alors, on peut dire que le jeu en vaudra la chandelle !
 

Points Positifs
 :
- Dans la lignée de ses prédécesseurs, ce second volet de Beta – Civilisations est une pure merveille, et ce, même si l’effet de surprise est passé depuis longtemps et que l’on est désormais familier du style originale de l’auteur.
- L’histoire de l’évolution humaine de la naissance du Christ jusqu’à 2022 et l’épidémie de Covid et la Guerre en Ukraine, ma foi, il y a de quoi faire et force est de constater que Jens Harder maitrise fort bien son sujet tant cet ouvrage, de près de 400 pages, est une mine d’informations.
- On retrouve avec plaisir tout ce qui avait fait la force des précédents ouvrages du sieur Harder, c’est-à-dire, cette multitude d’illustrations, ce découpage audacieux, ce choix de couleurs par période et cet habile mélange entre imaginaire et réel, ancien et moderne et autres comparaisons auquel on n’aurait pas penser de prime abord.
- Une fois de plus, nous avons droit à une couverture pour le moins magnifique.

Points Négatifs :
- Comme je l’avais souligné dans les critiques des deux volets précédents, Beta fait parti de ce genre d’œuvres qui, malgré son coté vulgarisateur assumé, n’en reste pas moins assez complexe. Après, tout est une affaire de gouts, bien entendu, et de vouloir posséder une certaine culture.

Ma note : 8,5/10

Beta – Civilisations – Volume 1


Beta – Civilisations – Volume 1
 
Alpha résumait quatorze milliards d’années de vie sur la Terre, depuis le Big Bang jusqu’à l’apparition des premiers hommes ; Beta prend la suite, s’intéresse à l’évolution des hominidés sur quatre millions d’années et zoome sur 30 000 ans d’histoire des civilisations humaines, jusqu’au début de l’ère chrétienne. La matière est si riche qu’il faudra deux volumes pour en venir à bout. Dans cette première partie, Jens Harder aborde des sujets tels que le développement des primates, l’invention du feu, l’apparition du langage, la sédentarisation, l’architecture, l’élevage, le développement des cités, l’émergence et le déploiement des différentes formes d’art. Fidèle à sa méthode, il organise un kaléidoscope d’images (2353 exactement !) empruntées aux sources les plus diverses (peintures rupestres, tableaux anciens, illustrations, vignettes de BD, cartes, diagrammes, photographies, images de films, animations informatiques, etc.). Le sens, inépuisable, naît des rapprochements inattendus entre ces visions hétéroclites qui bâtissent la somme des rêves, des idées et des représentations nées de l’aventure humaine.
 

Beta – Civilisations – Volume 1
Scénario : Jens Harder
Dessins : Jens Harder
Couleurs : Jens Harder
Couverture : Jens Harder
Editeur : Actes Sud
Genre : Science
Pays d’origine : Allemagne, France
Langue d’origine : français
Parution : 22 janvier 2014
Nombre de pages : 368
 
Mon avis :
 Après le sublime Alpha – Directions, dont je vous ai parlé dans ma critique précédente et qui, pour rappel, était sortit en 2009, Jens Harder était revenu sur le devant de scène cinq ans plus tard, en 2014 donc, avec la première partie de Beta – Civilisations, la suite directe de son chef d’œuvre. Première surprise a l’époque puisque, a la base, un seul volume était prévu pour ce Beta, sauf que, devant la richesse de la chose – pour rappel, Harder traitait de l’évolution humaine jusqu’à nos jours – l’auteur avait préféré diviser cette suite en deux parties, histoire de pouvoir prendre son temps dans la conception de cette très longue histoire de l’humanité. Du coup, cette première partie de Beta va des prémices de l’évolution humaine, en revenant sur la fin des dinosaures et sur la faune de l’ère Tertiaire jusqu’à la naissance du Christ, événement choisi par commodité puisque notre calendrier débute a partir de là. Bien évidement, ceux qui avaient apprécié Alpha – Directions retrouveront avec plaisir tout ce qui leur avait plu dans le premier ouvrage de Harder, c’est-à-dire, des milliers d’illustrations, certaines inspirées de tableaux, de dessins, de photographies célèbres, une narration plutôt rare mais sans que cela soit un défaut ainsi que cette volonté, au fil des pages, de mêler l’ancien au moderne, réalité et imaginaire. Bref, comme il fallait s’y attendre, Beta – Civilisations est sans surprises mais, après tout, pourquoi Harder aurait-il dut changer une méthode qui avait fonctionné de si belle manière, surtout pour une suite ? Du coup, après lecture de ce premier volet de Beta, la seule déception que l’on a put ressentir, c’est que, justement, cela soit un premier volet et que l’on n’a pas eu droit à la suite immédiatement. Pour cela, il aura fallut neuf longues années puisque celle-ci est paru récemment, mais bon, lorsque l’on voit le résultat final, on ne peut que se dire que le jeu en vaut la chandelle même si je vous en parlerais davantage très bientôt…
 

Points Positifs
 :
- Dans la lignée de son prédécesseur, Alpha – Directions, ce Beta – Civilisations est une pure merveille, et ce, même si l’effet de surprise est passé et qu’il faille encore patienter pour la seconde partie.
- L’histoire de l’évolution humaine jusqu’à la naissance du Christ, ma foi, il y a de quoi faire et force est de constater que Jens Harder maitrise fort bien son sujet tant cet ouvrage, de près de 400 pages, est une mine d’informations.
- On retrouve avec plaisir tout ce qui avait fait la force de Alpha, c’est-à-dire, cette multitude d’illustrations, ce découpage audacieux, ce choix de couleurs par période et cet habile mélange entre imaginaire et réel, ancien et moderne et autres comparaisons auquel on n’aurait pas penser de prime abord.
- Alpha possédait déjà une couverture magnifique et, une fois de plus, le sieur Harder a fait fort pour cette première partie de Beta.

Points Négatifs :
- Je trouve que l’auteur passe un peu trop rapidement sur les civilisations de l’antiquité.
- Comme je l’avais souligné pour Alpha, Beta fait parti de ce genre d’œuvres qui, malgré son coté vulgarisateur assumé, n’en reste pas moins assez complexe. Après, tout est une affaire de gouts, bien entendu, et de vouloir posséder une certaine culture.

Ma note : 8,5/10

Alpha – Directions


Alpha – Directions
 
Dans ce livre d’une folle ambition, l’auteur allemand, Jens Harder, se penche sur les origines du monde. S’appuyant sur une synthèse des connaissances les plus actuelles dans tous les domaines du savoir, il raconte l’histoire de la vie depuis le Big Bang jusqu’à l’émergence des premières civilisations humaines. Passionné depuis le jeune âge par la nature et toutes les formes de vie, Harder donne à voir toutes les procédures et les ruses de l’Evolution : variation, mutation, symbiose, combinaison, convergence, adaptation, etc. Il se plaît à confronter le savoir contemporain avec les croyances et représentations des époques antérieures, souvent naïves ou fantastiques, telles que l’iconographie en porte témoignage. Œuvre d’utilité publique à l’heure où les théories darwiniennes sont remises en cause par un nouvel obscurantisme, cet ouvrage de vulgarisation scientifique, tout en démontrant l’extraordinaire valeur pédagogique de la bande dessinée, s’impose aussi comme une somme artistique impressionnante.
 

Alpha – Directions
Scénario : Jens Harder
Dessins : Jens Harder
Couleurs : Jens Harder
Couverture : Jens Harder
Editeur : Actes Sud
Genre : Science
Pays d’origine : Allemagne, France
Langue d’origine : français
Parution : 19 janvier 2009
Nombre de pages : 356
 
Mon avis :
 S’il m’aura fallut bien des années avant de me lancer, enfin, dans la lecture de cette merveille qu’est Alpha – Directions, œuvre pour le moins singulière et inclassable de l’allemand Jens Harder et qui est paru en 2009, on pourra dire, sans la moindre exagération, que le jeu en aura valut la chandelle. Il faut dire que, ici, la messe était dite d’entrée de jeu et que ce fut sans la moindre surprise que je n’ai pas été déçu le moins du monde, bien au contraire. Alpha – Directions, une œuvre conforme a mes attentes ? Oui, sans nul doute, et ce, alors que celles-ci étaient très élevés mais bon, pour une fois qu’un résultat est a la hauteur de mes espérances, je ne vais pas m’en plaindre. Pourtant, malgré le fait, indéniable, que nous avons a faire ici a ce qu’il faut bel et bien appeler un chef d’œuvre – sans discussions possibles – il me semble évidant de rappeler que Alpha – Directions n’est peut-être pas destiné au grand public dans le sens le plus large possible. Cela est fort dommage d’ailleurs car je pense ne pas me tromper en affirmant que l’œuvre de Jens Harder est, tout simplement, parfaite pour ceux et celles qui souhaiteraient en connaitre davantage sur la création de l’univers, de notre planète, sur l’apparition de la vie et son évolution au fil des éons, ce, d’une manière franchement plus ludique qu’en lisant un ouvrage spécialisé. Mais bon, ne nous voilons pas la face, si Alpha – Directions apportera son lot de connaissances a beaucoup, nombreux seront ceux qui n’oseront guère franchir le cap et tenter l’expérience ; cela est dommage, j’en conviens… Pourtant, quelle merveille que cet album : pour son coté instructif, principalement, qui m’a rappeler, tout au long, certaines de mes lectures d’enfance – et qu’est ce que j’aurais aimé posséder une telle œuvre a l’époque – pour ses illustrations qui, en s’inspirant, pour la plupart, d’œuvres existantes, parsèment cet ouvrage, pour ce découpage audacieux, ces très nombreux clins d’œil et références religieuses, sans oublier, bien entendu, une coloration assez simple mais néanmoins efficace. Bref, un sans fautes et une flopée de qualités digne des plus grands chefs d’œuvres pour cet Alpha – Directions, indéniablement, un ouvrage que l’on ne peut pas qualifier uniquement de simple bande dessinée, loin de là. Après, il est clair que ce n’est pas le genre de bouquins a mettre entre toutes les mains mais, quelque part, si cela est plutôt dommage, est-ce vraiment important, ceux qui tenteront l’expérience, eux, seront aux anges, ce, avant de se plonger dans la suite, c’est-à-dire, la première partie d’un certain Beta – Civilisations qui s’intéressera, lui, aux débuts de l’histoire de l’humanité…
 

Points Positifs
 :
- Sans la moindre surprise, Alpha – Directions est un pur chef d’œuvre, un truc énorme, monumental, stupéfiant même et terriblement instructif. Le travail en amont de la part de Jens Harder a dut être important mais quand on voit le résultat final, on ne peut que s’incliner devant celui-ci.
- L’histoire des débuts de l’Univers jusqu’à l’apparition de l’Homme résumé en presque 400 pages… cela peut paraitre peu mais en fait, le résumé – car comment ne pas faire un résumé – n’en est pas moins complet et, surtout, fort instructif, ce, que vous soyez un familier de la préhistoire ou un parfait néophyte.
- Alpha – Directions n’est pas vraiment une bande dessinée dans le sens premier du terme, cependant, cela se lit plus ou moins de la même manière sauf qu’ici, ce ne sont pas les textes qui priment mais les illustrations, très nombreuses, certaines étant originales et d’autres, plus nombreuses, s’inspirant de tableaux, de sculptures, de dessins, etc.
- L’auteur met souvent en parallèle le déroulement de la création de l’univers ou de l’évolution de la vie avec des illustrations religieuses diverses, voir même, en certaines occasions, avec d’autres qui s’inspirent d’œuvres de la culture populaire. Le résultat, fait de manière intelligente, est bigrement efficace.
- Une colorisation plutôt basique – chaque ère géologique possède sa couleur – mais qui apporte un plus indéniable a l’ensemble.
- La couverture est simple mais efficace.

Points Négatifs :
- Malheureusement, malgré le fait que Alpha – Directions est une œuvre parfaite pour les néophytes, je pense qu’elle n’en reste pas moins pas évidente d’accès pour un certain public. Cela n’est pas un défaut a proprement parler, certes, mais il ressort tout de même un coté élitiste de cet album qui en fera fuir plus d’un. Dommage, ils ne savent pas ce qu’ils ratent…

Ma note : 9/10