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mardi 20 mai 2025

Seven


Seven
 
L'inspecteur de police William Somerset est à sept jours de la retraite. Pour sa dernière affaire, il est adjoint à son remplaçant, David Mills, un homme fraîchement marié au caractère impétueux. Les policiers enquêtent sur une série de meurtres inspirés des sept péchés capitaux, qui débute avec un homme de très forte corpulence retrouvé mort la tête dans son assiette de spaghettis, les membres attachés aux montants d'une chaise et symbolisant la Gourmandise. Mills s'occupe d'une autre affaire. Un avocat a été sauvagement assassiné avec le mot « Avarice » inscrit par terre en lettres de sang. Ils ne tardent pas à comprendre que les deux crimes sont étroitement liés. Ils trouvent des indices qui relient les meurtres entre eux, ce qui laisse à penser qu'ils ont affaire à un seul tueur en série. Ils trouvent notamment des empreintes digitales qui leur permettent de trouver un suspect. Après des recherches, ils trouvent son domicile. À son appartement, ils trouvent un homme apparemment mort attaché à son lit. Mais en pointant sa lampe torche, un des policiers découvre qu'il est encore vivant, que cela fait un an jour pour jour qu'il est attaché et qu'il a subi des sévices. Avant sa captivité, l'homme en question était un trafiquant de drogue. Il représente la paresse. Les policiers estiment donc que le tueur a planifié ses actes depuis plus d'un an.
 

Seven
Réalisation : David Fincher
Scénario : Andrew Kevin Walker
Musique : Howard Shore, Nine Inch Nails, David Bowie
Production : New Line Cinema
Genre : Thriller
Titre en vo : Seven
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 22 septembre 1995
Durée : 127 mn
 
Casting :
Brad Pitt : l'inspecteur David Mills
Morgan Freeman : l'inspecteur William Somerset
Kevin Spacey : John Doe
Gwyneth Paltrow : Tracy Mills
R. Lee Ermey : le capitaine de police
Richard Roundtree : le procureur Martin Talbot
Leland Orser : l'homme terrorisé du club qui participe contre son gré au meurtre de la prostituée
John C. McGinley : California, membre du S.W.A.T.
Julie Araskog : Madame Gould, la femme de l'avocat
Richard Portnow : le docteur Beardsley
Reg E. Cathey : le légiste qui examine l'obèse
Richard Schiff : l'avocat de John Doe
Michael Massee : le patron du club underground, interrogé après le meurtre de la prostituée
Mark Boone Junior : l'agent du FBI
Emily Wagner : la détective Sara
Daniel Zacapa : le détective Taylor
John Cassini : l'officier Davis, escortant Mills et Somerset sur le lieu du premier crime
Martin Serene : le propriétaire du Wild Bill
Pamala Tyson : la femme SDF donnant un faux témoignage
Peter Crombie : le docteur O'Neill, examinant la femme défigurée
Richmond Arquette : le livreur dans le désert
Alfonso Freeman : l'expert en empreintes digitales
Andrew Kevin Walker : le cadavre sur la première scène de crime
Bob Mack : le cadavre du gras-double
Charles S. Dutton : un policier
 
Mon avis :
 Certains films, dès leur sortis, marquent, non seulement, l’histoire du Septième Art mais aussi, il faut le reconnaitre, celle d’un genre. Et donc, pour ces fameux longs métrages, ont peut affirmer, sans exagération aucune, qu’il y a un avant et un après. Ainsi, prenons donc Seven, chef d’œuvre absolu du sieur David Fincher, sortit sur nos écrans en 1995 et qui, trois décennies plus tard, n’a absolument pas pris une ride et marque toujours autant les esprits. Il faut dire que dans le genre policier, genre souvent abordé au cinéma, on ne peut pas vraiment dire que l’originalité soit de mise et que, même s’il y a eu de sacrés bons films, au bout d’un moment, qui voit un thriller a par moments l’impression de les avoir tous vus. Pourtant, avec Seven, David Fincher va beaucoup plus loin que la simple enquête policière, sortant, indéniablement, des sentiers battus et nous offre davantage ce qui est une formidable plongée dans les tréfonds de l’âme humaine et de ses horreurs qu’un simple et banal film policier. Car ce tueur en série, forcément fou mais terriblement génial et méthodique qui se sent investit d’une mission divine, ce tueur, donc, aura bouleversé une production hollywoodienne jusque là bien sage, bien des films, fatalement moins intéressants, copiant ensuite à loisir dans ce Seven qui reste leur maitre à tous. Exit donc les années 80, place à l’horreur, à la décrépitude, aux sévices en tout genre et à des héros désabusés qui ne pourront en sortir tout a fait indemnes. Fincher, inspiré comme jamais et servi par une flopée d’acteurs de haute voltige – Brad Pitt, Morgan Freeman, Kevin Spacey – bouleverse donc les codes du genre, livre une vision sur cette fin de siècle franchement pessimiste – curieusement, la même que dans le Outside de David Bowie, sortie la même année et dont le titre The Hearts Filthy Lesson sert de générique de fin – et se donne le luxe de nous livrer une œuvre sombre, inquiétante, oppressante et dont le final, inattendu et horrible, en aura bouleverser plus d’un. Bref, si vous êtes un fan de thrillers ou, tout simplement, de cinéma en général, Seven fait parti de ces films qu’il faut voir absolument, un chef d’œuvre quasiment sans défauts, tout simplement…
 

Points Positifs
 :
- Un des maitres étalons du genre, tout bonnement ! Et, dans le genre plus précis des films de tueurs en séries, probablement le tout meilleur. Il faut dire qu’avec Seven, nous frôlons la perfection et que, même au bout de trente ans et de multiples visionnages, celui-ci n’a rien perdu de sa force !
- Brad Pitt, Morgan Freeman, Kevin Spacey et Gwyneth Paltrow sont bien évidement pour beaucoup pour la réussite de ce film, chacun étant tout simplement parfaits dans leurs rôles respectifs.
- Oppressant, inquiétant, sombre, sans la moindre complaisance envers notre société et les multiples déviances humaines : Seven est une œuvre terrible qui peut choquer un certain public plus sensible.
- Ce final, oh combien horrible et qui est tellement réussi !
- Un postulat de départ plutôt simple – un tueur en série qui s’inspire des sept péchés capitaux pour commettre ses crimes – mais qui n’en reste pas moins terriblement efficace.
- Un film qui aura marqué son époque et qui aura inspiré bien d’autres longs métrages, fatalement inférieurs, par la suite.
- Les fans de David Bowie seront ravis de le retrouver avec The Hearts Filthy Lesson lors du générique de fin.
 
Points Négatifs :
- On n’échappe pas à un des poncifs les plus traditionnels du genre, c’est-à-dire, le duo composé entre un vieux et un jeune flic.
- Dommage qu’une fois passer les trois premiers meurtres, le scénario ne s’attarde guère sur les deux suivants, trop rapidement expédiés…
 
Ma note : 9/10

L’Armée des 12 Singes


L’Armée des 12 Singes
 
En 2035, l'humanité vit rejetée dans des souterrains suite à la propagation d'un virus mortel et à l'extermination de la majeure partie de la population en 1996. Le seul espoir des survivants est de retrouver la piste du virus dans le passé afin de l'identifier et de soigner la population. La technique du voyage dans le temps est alors balbutiante et seuls des prisonniers sont déclarés volontaires pour cette dangereuse exploration. James Cole, hanté par une image d'enfance, une image violente et douce qui revient comme un leitmotiv, est ainsi envoyé dans le temps à la recherche de cette fameuse Armée des 12 Singes qui a apparemment libéré le virus. Cole parviendra-t-il à obtenir ces précieux renseignements ? Qui est-il vraiment ? Que sont ces flashbacks qui le hantent ?
 

L’Armée des 12 Singes
Réalisation : Terry Gilliam
Scénario : David Webb Peoples et Janet Peoples, d'après La Jetée de Chris Marker
Musique : Paul Buckmaster
Production : Atlas Entertainment, Classico, Universal Pictures
Genre : Science-Fiction
Titre en vo : 12 Monkeys
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : Anglais
Date de sortie : 29 décembre 1995
Durée : 129 mn
 
Casting :
Bruce Willis : James Cole
Madeleine Stowe : le Dr Kathryn Railly
Brad Pitt : Jeffrey Goines
Jon Seda : José
Christopher Plummer : le Dr Leland Goines
Christopher Meloni : le lieutenant Halperin
Frank Gorshin : le Dr Owen Fletcher
Anthony Brienza : le Dr Goodin
David Morse : le Dr Peters
Simon Jones : le zoologiste
Bill Raymond : le microbiologiste
Joey Perillo : le détective Franki
Nell Johnson : le gardien qui accueille Cole
Fred Strother : L.J. Washington
Lisa Gay Hamilton : Teddy
Annie Golden : Gabbie
 
Mon avis :
 Avant d’aller plus loin, je dois préciser que je suis parfaitement au courant que L’Armée des 12 Singes est l’adaptation de La Jetée, un court métrage de Chris Marker datant de 1962. Cependant, comme je n’ai jamais eu l’occasion de regarder celui-ci, ma critique, bien entendu, se portera uniquement sur le film, ce qui fait que je ne rentrerai pas dans le petit jeu des comparaisons entre les deux œuvres, ce, même si j’ai tout à fait conscience de l’importance du court métrage dont L’Armée des 12 Singes est tiré. Quoi qu’il en soit, que l’on me pardonne donc, par avance, si je n’en ferais plus mention de celui-ci par la suite. Ceci étant dit, attaquons le problème à bras raccourcis, c’est-à-dire, L’Armée des 12 Singes, donc, un film qui, en son temps, c’est-à-dire, les années 90, marqua bien des cinéphiles et des amoureux de fantastiques et qui, colla si bien à l’actualité récente en raison de la tristement fameuse épidémie de Covid-19, même si, fort heureusement, les conséquences ne furent pas aussi néfastes pour l’humanité. Œuvre du fantasque et génial Terry Gilliam que l’on ne présente plus, ce film est l’aboutissement, selon moi, de ce que doit être une œuvre fantastique comme je les aime puisque, en effet, dans celle-ci, tous les éléments dont je ne me lasse pas sont présents. Ainsi, dès les premiers instants et une musique de générique inoubliable, le ton est donné, s’ensuit, tout au long du film, des allés retours incessants entre passé/présent et futur au point où le spectateur ne sait plus où donner de la tête, et surtout, si tout cela est bel et bien réel. Et c’est surtout ce futur qui marque les esprits : dans une planète dévastée par un virus mortel qui décima la quasi-totalité de la population mondiale, des prisonniers de droit commun, volontaires d’office, sont envoyés dans le passé afin de trouver des indices sur cette fameuse Armée des 12 Singes, organisation suspectée d’avoir provoqué l’apocalypse. Et ce futur, forcement peu rassurant, est encore plus effrayant quand on voit ce que l’espèce humaine – ou ce qu’il en reste – est devenu, ne serais ce que ces scientifiques en blouse blanche, véritables archétypes du savant fou qui, dans des décors improbables, envoie donc de simples quidam vers, apparemment, une mort certaine. Et parmi ces« volontaires », il y a donc la grande star hollywoodienne de l’époque, le symbole même des films d’actions des années 90, Bruce Willis en personne dans ce qui, à mes yeux, restera comme son meilleur rôle au cinéma. Car ici, si, pour la énième fois dans sa carrière, Bruce Willis essaye de sauver le monde, c’est d’une façon bien plus subtile et intéressante que d’habitude car plutôt que le traditionnel bourrin qui castagne tout ce qui bouge, dans L’Armée des 12 Singes, s’il ne joue pas un enfant de cœur, c’est un personnage hautement plus attachant que d’habitude qu’il joue : paumé, souvent – par la force des choses – défoncé par les médicaments et baveux, Bruce Willis fait des allers retours entre passé et futur sans savoir si, finalement, tout cela n’est pas qu’une simple illusion de son esprit et que, en fait, il ne soit complètement fou. Bien évidemment, on se doute bien que ce n’est pas le cas mais quoi qu’il en soit, le tout est si bien tourné que l’on peut avoir des doutes. Autre rôle marquant de ce film, un Brad Pitt complètement halluciné qui nous sort toute la panoplie du parfait amateur de camisole de force. Sincèrement, l’on peut aimer ou détester cet acteur mais ici, il est tout bonnement parfait et ce, même s’il pousse tellement à fond son rôle que parfois, on a l’impression qu’il surjoue un peu trop, allant toujours plus loin dans les profondeurs de la folie. Folie, le mot est lancée : folie des hommes qui ont provoqué un tel drame, folie des hommes, dénoncé tout le long du film, qui n’ont pas respecté la nature, folie de la plus part des protagonistes – Brad Pitt, assumé, Bruce Willis, qui pense l’être, Madeleine Stowe, elle, jouant une psychiatre – et puis, ces savants, pas très net, ces décors, faits de bric et de brocs, et cette musique, ah, cette musique, oppressante et qui reviens sans cesse. Mais le pire, du moins, ce que l’on retient avant tout de cette œuvre, c’est que, quel que soit nos connaissances du futur (ou du passé), quel que soit nos efforts afin d’essayer de le modifier, cela est tout bonnement impossible : chaque acte, chaque décision, chaque parole ne tendra que vers l’inéluctable vérité : ce qui doit arriver arrivera. Bien évidemment, un film comme L’Armée des 12 Singes ne laisse pas indifférent, ne serais ce que par son propos et son esthétisme, peu commun, il faut le reconnaitre. Peut-être un peu oublier, de nos jours, il n’en reste pas moins comme étant ce qu’il faut bien appeler, sans exagération aucune, un pur chef d’œuvre. Et que je vous dise cela alors que le rôle principal est tenu par Bruce Willis, ce n’est pas rien, je peux vous l’assurer. Quoi qu’il en soit, avec ce film, Terry Gillian signe là l’une de ses plus belles œuvres, certes dérangeante par moments, peu commune, originale et qui, sans nul doute, mérite le détour. A voir ou à revoir… 
 

Points Positifs
 :
- Peut-être l’œuvre la plus aboutie de Terry Gillian tant ce film est quasiment parfait de bout en bout : baignant dans une certaine mélancolie devant le fait que, quoi les protagonistes fassent, le sort de l’humanité est scellé, traitant fort bien de la problématique du voyage dans le temps mais aussi de la folie, L’Armée des 12 Singes fait parti de ces incontournables qu’il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie.
- Un Bruce Willis plutôt bon – et c’est quelqu’un qui ne l’aime pas qui le dit – mais surtout, un Brad Pitt tout simplement génial dans son rôle de sympathique détraqué ami de la nature. Quelle performance de ce dernier !
- Le choix des couleurs – tant a notre époque que dans le futur – l’ambiance, particulièrement malsaine où évoluent les personnages, la folie ambiante.
- L’intrigue est tellement bien tournée qu’à un moment donné, on se demande si toutes ces histoires de voyages dans le temps et de virus mortel ne sont pas une invention de Bruce Willis ?
- Une bande originale d’anthologie et je pèse grandement mes mots.
 
Points Négatifs :
- Le déguisement ridicule de Bruce Willis a la fin et sa moustache pathétique…
- Hum, la science permet de voyager dans le temps mais pas de vaincre un virus ? Peut-être la grosse incohérence du film.
 
Ma note : 8,5/10

Entretien avec un Vampire


Entretien avec un Vampire
 
De nos jours, dans une chambre d'hôtel de San Francisco, un journaliste enregistre sur son magnétophone le récit d'un vampire vieux de plusieurs siècles. Louis de Pointe du Lac était un jeune propriétaire de domaine agricole, la Pointe-du-lac, près de La Nouvelle-Orléans au XVIIIe siècle. Après le décès en couche de sa femme, il rencontre un vampire, Lestat de Lioncourt, qui lui offre l'immortalité, en échange d'une vie luxueuse de colon français. Après avoir profité de son dernier coucher de soleil, Louis est presque vidé de son sang par Lestat, qui lui offre ensuite sa propre substance de vampire. La vie de mortel de Louis est alors terminée. Ses sens sont décuplés, il découvre un monde aux senteurs, aux sons inédits, mais une vie fondée sur la mort des autres. Ceux qui font don de leur sang contre leur gré.
 

Entretien avec un Vampire
Réalisation : Neil Jordan
Scénario : Anne Rice, d'après son roman Interview with The Vampire
Musique : Elliot Goldenthal
Production : Geffen Pictures
Genre : Horreur, Fantastique
Titre en vo : Interview with the Vampire
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais, français
Date de sortie : 11 novembre 1994
Durée : 123 mn
 
Casting :
Brad Pitt : Louis de Pointe du Lac
Tom Cruise : Lestat de Lioncourt
Kirsten Dunst : Claudia
Antonio Banderas : Armand
Stephen Rea : Santiago
Christian Slater : Daniel Malloy
Thandie Newton : Yvette
Domiziana Giordano : Madeleine
Bellina Logan : La fille de la taverne
Lyla Hay Owen : La veuve St. Clair
Lee E. Scharfstein : L'amant de la veuve St. Clair
Indra Ové : Prostituée de La Nouvelle-Orléans
Helen McCrory : Une autre prostituée
Laure Marsac : la fille sur scène dans le théâtre à Paris
 
Mon avis : 
Remis au gout du jour de superbe manière par le Dracula de Francis Ford Coppola, en 1992, le mythe du vampire était alors à la mode en ce début des années 90. Et donc, ce ne fut pas vraiment une surprise qu’une autre œuvre vampiresque, Entretien avec un Vampire, premier volet des Chroniques des Vampires de l’auteur nord-américaine Anne Rice soit, fut, à son tour, porter a l’écran. Bien entendu, avec une telle entrée en matière, on pourrait se dire que ce long métrage ne faisait que surfer sur l’effet de mode de l’époque, c’est un fait, de plus, Francis Ford Coppola ayant réalisé avec Dracula ce qui était bel et bien un chef d’œuvre, nombreux furent celles et ceux qui dénigrèrent cet Entretien avec un Vampire. Pourtant, de mon point de vu, cela est pour le moins injuste. Naturellement, au petit jeu des comparaisons, Dracula lui est largement supérieur, mais bon, quelque part, est-ce un défaut d’être inférieur à un chef d’œuvre ? Je ne le pense pas. Certes, les traditionnels fans du roman original, ultrarigoristes au possible, auront, bien entendu, trouvé a redire, oubliant au passage qu’Anne Rice elle-même s’était chargée de l’adaptation, ce qui, il me semble, n’était pas rien. Et puis, certes, d’un point de vu personnel, il y avait bel et bien la problématique Tom Cruise, un acteur que je déteste, cependant, dans le cas présent, force est de constater que je l’ai trouvé plutôt correct, pour ne pas dire bon, notre scientologue en Lestat. Mais bon, de toutes façons, quelque soit le film, on ne mettra jamais tout le monde d’accord, c’est un fait, cependant, s’il y a bel et bien un constat que l’on peut faire avec Entretien avec un Vampire, c’est que celui-ci est un bon film, pas un chef d’œuvre, certes, mais un sacré bon film qui, au demeurant, nous proposait sur le grand écran une énième version de la créature vampiresque, nettement plus humaine, en bien ou en mal, de ces créatures des ténèbres. Bien plus ambigües, d’une sensualité a toute épreuve, se posant, pour certains, des questions sur leur non-existence éternelle, Entretien avec un Vampire nous présentait, donc, des vampires aristocrates, beaux comme des diables et érotiques a souhait, la bisexualité étant de mise chez ses créatures de la nuit made in Anne Rice. Ajoutons a cela des décors magnifiques, des costumes qui le sont tout autant et une ambiance envoutante au possible, des acteurs tout bonnement parfaits dans leurs rôles respectifs comme Brad Pitt et Tom Cruise, donc, mais surtout, la révélation du film, la (alors) toute jeune Kirsten Dunst, tout simplement parfaite en Claudia, la petite fille vampire a la fois cruelle et touchante, et, au final, il est difficile de ne pas reconnaitre que l’on obtenait un excellent long métrage dont les multiples visionnages ne m’ont jamais lassés, bien au contraire…
 

Points Positifs
 :
- Adaptation d’un roman culte d’Anne Rice, Entretien avec un Vampire est non seulement une bonne adaptation mais avant tout, un fort bon film qui nous présente une vision différente de ces créatures des ténèbres. Bien plus proches des humains, de par leurs passions, de caractères, les vampires, ici, tiennent davantage à de magnifiques aristocrates à la beauté fascinante et à l’érotisme certain.
- Si le casting est irréprochable (oui, même Tom Cruise s’en sort), il est indéniable que c’est la jeune Kirsten Dunst qui crève l’écran : adorable petite fille et tueuse sans merci, le personnage de Claudia est l’un des plus marquants du film.
- La thématique de la bisexualité est largement présente tout au long du film, sans oublier celle de l’homoparentalité : après tout, Claudia est la « fille » de Louis et de Lestat.
- Une œuvre captivante, envoutante par moments et a l’ambiance désabusée. Certes, les vampires d’Anne Rice sont magnifiques, mais, au final, tellement malheureux et tragiques.
- Décors, costumes, musique, ambiance sont un plus indéniable pour l’immersion dans l’histoire.
 
Points Négatifs :
- J’ai toujours trouvé que ce film est trop court, particulièrement la partie qui se déroule à Paris qui, de mon point de vu, aurait pût être davantage développée.
- Je reconnais que Tom Cruise passe très bien en Lestat, cependant, je déteste vraiment cet acteur, alors… oui, je sais, je ne suis pas objectif.
- Plutôt que de nous pondre la piètre reprise de Sympathy for the Devil par les Guns N' Roses, n’aurait-il pas été préférable de conclure le film avec la version originale des Rolling Stones ?
 
Ma note : 8/10

vendredi 10 janvier 2025

Once Upon a Time in… Hollywood


Once Upon a Time in… Hollywood
 
1969, à Hollywood. Le mouvement hippie est à son apogée et se manifeste massivement contre la guerre du Viêt Nam toujours en cours. Richard Nixon est élu nouveau président des États-Unis, succédant à Lyndon B. Johnson, tandis que les émeutes de Stonewall débouchent sur un mouvement de lutte pour la libération des personnes LGBT. Une année charnière dans l'histoire des États-Unis, également bouleversée par l'avènement du « Nouvel Hollywood », un mouvement cinématographique qui enterre le cinéma classique hollywoodien, dit le « Vieil Hollywood », et s'illustre par la prise de pouvoir des réalisateurs au sein des grands studios américains et la représentation radicale de thèmes jusqu'alors tabous et interdits par le code Hays comme la violence, la sexualité, etc. Rick Dalton – star déclinante d'une série télévisée de western – et Cliff Booth – sa doublure de toujours – assistent à la métamorphose artistique d'un Hollywood qu'ils ne reconnaissent plus du tout en essayant de relancer leurs carrières. De plus, en plein été, le 9 août, Hollywood sera à jamais marqué par un fait divers barbare : l'assassinat de l'actrice Sharon Tate enceinte de 8 mois, épouse du cinéaste franco-polonais Roman Polanski et voisine de Rick Dalton, et de ses amis dans sa villa, par les disciples du gourou Charles Manson.
 

Once Upon a Time in… Hollywood
Réalisation : Quentin Tarantino
Scénario : Quentin Tarantino
Musique : Divers
Production : Columbia Pictures, Heyday Films
Genre : Drame, Comédie, Thriller
Titre en vo : Once Upon a Time in… Hollywood
Pays d'origine : États-Unis, Royaume-Uni
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 26 juillet 2019
Durée : 161 mn
 
Casting :
Leonardo DiCaprio : Rick Dalton
Brad Pitt : Cliff Booth
Margot Robbie : Sharon Tate
Emile Hirsch : Jay Sebring
Margaret Qualley : Pussycat
Timothy Olyphant : James Stacy
Julia Butters : Trudi Fraser
Austin Butler : Charles « Tex » Watson
Dakota Fanning : Lynette « Squeaky » Fromme
Bruce Dern : George Spahn
Mike Moh : Bruce Lee
Luke Perry : Wayne Maunder
Damian Lewis : Steve McQueen
Al Pacino : Marvin Schwarz
Kurt Russell : Randy / le narrateur
Zoë Bell : Janet, la femme de Randy
Clifton Collins Jr. : Ernesto « The Mexican » Vaquero dans la série Lancer
Raul Cardona : « Bad Guy » Delgado dans la série Lancer
Marco Rodriguez : le barman dans la série Lancer
Michael Madsen : le shérif Hackett dans la série Bounty Law
Scoot McNairy : Bob « Business » Gilbert dans la série Bounty Law
Martin Kove : le shérif dans la série Bounty Law
James Remar : Ugly Owl Hoot dans la série Bounty Law
Damon Herriman : Charles « Charlie » Manson
Madisen Beaty : Patricia « Katie » Krenwinkel
Mikey Madison : Susan « Sadie » Atkins
Victoria Pedretti : Leslie « Lulu » Van Houten
Lena Dunham : Catherine « Gypsy » Share
Maya Hawke : Linda « Flower Child » Kasabian
Kansas Bowling : Sandra « Blue » Good
James Landry Hebert : Steve « Clem » Grogan
Dallas Jay Hunter : Delilah
Dyani Del Castillo : Pebbles
Parker Love Bowling : Tadpole
Sydney Sweeney : Dianne « Snake » Lake
Josephine Valentina Clark : Catherine « Cappy » Gillies
Ronnie Zappa : Bobby « Top Hat » Beausoleil
Harley Quinn Smith : Froggie
Cassidy Hice : Ella Jo « Sundance » Bailey
Ruby Rose Skotchdopole : Butterfly
Danielle Harris : Angel
Rafał Zawierucha : Roman Polanski
Nicholas Hammond : Sam Wanamaker
Samantha Robinson : Abigail Folger
Costa Ronin : Wojciech Frykowski
Rumer Glenn Willis : Joanna Pettet
Dreama Walker : Connie Stevens
Rachel Ledleaf : Cass Elliot
Rebecca Rittenhouse : Michelle Phillips
Lorenza Izzo : Francesca Capucci
Rebecca Gayheart : Billie Booth
Spencer Garrett : Allen Kincade
Brenda Vaccaro : Mary Alice Schwarz
Omar Doom : Donnie
Tom Hartig : Bill « Sweet William Tumbleweed » Fitsch
David Steen : Straight Satan David
Monica Staggs : Connie
Lew Temple : Land Pirate Lew
Eddie Perez : Land Pirate Eddie
Keith Jefferson : Land Pirate Keith
Maurice Compte : Land Pirate Mao
Vincent Laresca : Land Pirate Vinvent
Ramón Franco : le gérant du cinéma
Kate Berlant : l'ouvreuse du cinéma
Clu Gulager : le propriétaire de la librairie
Courtney Hoffman : Rebekka, la costumière
Heba Thorisdottir : Sonya, la maquilleuse
Perla Haney-Jardine : une dealeuse hippie
Daniella Pick : Daphna Ben-Cobo
Brianna Joy Chomer : une starlette
Rage Stewart : Harvey « Humble Harve » Miller
Toni Basil : une danseuse
Quentin Tarantino : le réalisateur de la pub Red Apple Cigarettes
 
Mon avis :
 Celui-là, je dois reconnaitre que bien des mois avant sa sortie, en 2019, sa date de sortie était marquée d’une croix blanche sur mon calendrier. Il faut dire que j’en attendais énormément de ce Once Upon a Time in… Hollywood, ce, pour deux raisons : tout d’abord, parce que c’était le dernier long métrage en date du sieur Quentin Tarantino et qu’un Tarantino, comment dire, on ne peut pas passer à coté, ensuite, pour la simple et bonne raison qu’il promettait beaucoup, surtout que, depuis sa sortie, fin juillet 2019 aux Etats-Unis, j’en avais entendu le plus grand bien. Forcément, le jour de sa sortie, en France, je m’étais rendu au cinéma afin de voir, en VO bien sur – sinon, ce n’est pas pareil – ce Once Upon a Time in… Hollywood, cette véritable déclaration d’amour au cinéma hollywoodien de la part de Tarantino, celui du tournant des années 60/70, mais aussi, cette déclaration d’amour a la tristement célèbre Sharon Tate – pour rappel pour ceux qui ne la connaitraient pas, cette dernière, alors épouse de Roman Polanski, avait été tout bonnement été massacrée dans sa villa, alors qu’elle était enceinte de huit mois, par des membres de la « famille » de Charles Manson, en août 1969. Le résultat ? En toute sincérité et sans la moindre exagération : il fut somptueux, tout simplement ! Il faut dire que, dans le cas présent, tout est parfait, ou presque : de la performance de Leonardo DiCaprio et de Brad Pitt, tous deux exceptionnels, a une conclusion dantesque et totalement inattendue en passant par une reconstitution magnifique du Hollywood de la fin des sixties, une bande son de qualité – comme toujours chez Tarantino – un habile mélange de personnages réels et imaginaires, un humour omniprésent, une photographie splendide et une mise en scène impeccable, il n’y a décidément rien à jeter. Et puis, il y a la patte Tarantino qui, à chaque fois, fait des films de fans pour les fans, multipliant a l’infinie les références, que cela soit a cette époque – la fin des années 60 – désormais lointaine, aux bouleversements dans l’industrie cinématographique, a la contre culture d’alors, a la musique, aux figures célèbres du grand écran, etc. Et là, nous touchons, bien entendu, les limites de la chose car il faut bien se mettre en tête que pour apprécier un film comme Once Upon a Time in… Hollywood il faut posséder un minimum de connaissances sur cette époque ou, mieux, l’avoir connue, bref, si vous êtes trop jeunes, comment saisir les références, les nombreux clins d’œil qui parsèment le film, ces acteurs désormais oubliés du grand public – ou presque – voir même celles et ceux qui ne sont pas nommés – un exemple tout bête, qui, parmi les plus jeunes, a put reconnaitre Cass Elliot du groupe The Mamas & the Papas ? Alors, Once Upon a Time in… Hollywood est-il un film pour les plus agés d’entre nous, bref, un film quasiment élitiste ? Je n’irais peut-être pas aussi loin mais, quelque part, c’est tout de même un peu le cas. Quoi qu’il en soit, ce neuvième long métrage du sieur Tarantino n’en reste pas moins une pure merveille et rehausse indéniablement le niveau de la filmographie de l’auteur qui était restée franchement bonne mais inférieure a ses chef d’œuvres d’antant – Les Huit Salopards, c’est bien mais pas autant que Kill Bill ou Jackie Brown tout de même. Et puis, oui, il y a ce très bel hommage à Sharon Tate, actrice disparue de manière horrible, ce, que ce soit tout au long de ses diverses apparitions dans le film et par ce final, complètement inattendue et très émouvant ; oui, quel dommage que les membres de la famille de Charles Manson n’aient pas été faire un tour dans la maison d’a coté, celle où vivaient nous deux compères, Rick Dalton et Cliff Booth…
 

Points Positifs
 :
- Un des meilleurs films de Quentin Tarantino, tout simplement ! Formidable déclaration d’amour au cinéma, Once Upon a Time in… Hollywood nous replonge dans une époque certes révolue mais oh combien importante de par son bouillonnement culturel hors-norme et par tout les bouleversements que celui-ci entraina par la suite.
- La performance de Brad Pitt et de Leonardo DiCaprio est tout simplement exceptionnelle ! Chapeau bas aux deux acteurs qui sont tout bonnement parfaits dans leurs rôles respectifs, particulièrement le second qui nous livre quelques scènes que l’on peut qualifier de cultes, rien que ça !
- Comme c’est le cas à chaque fois dans les œuvres de Tarantino, nous avons droit à une multitude de références tout au long du film. Bien évidement, une très bonne connaissance de l’époque, de l’histoire du cinéma, des célébrités d’alors, est requise, mais si c’est le cas, c’est un pur régal.
- Un très bel hommage à Sharon Tate de la part de Tarantino, que cela soit tout au long du film et par ce final, inattendu et terriblement émouvant, surtout lorsque l’on sait quel fut son sort en réalité.
- Le final, justement, est complètement inattendu et nous fait basculer dans l’uchronie pure et dure. Cependant, je le trouve fort bien trouvé et, au demeurant, spectaculaire et drôle.
- Si Leonardo DiCaprio et Brad Pitt crèvent l’écran, le reste du casting est irréprochable lui aussi.
- Il faut le souligner : Once Upon a Time in… Hollywood est un film très drôle par moments.
 
Points Négatifs :
- Impossible d’apprécier un film comme Once Upon a Time in… Hollywood sans posséder un minimum de connaissances sur l’époque, la société d’alors, les bouleversements hollywoodiens qui y eurent lieu, l’émergence de la contre-culture, le mouvement hippie, les grandes figures médiatiques, etc. De même, comment comprendre une bonne partie de l’histoire sans savoir qui était Sharon Tate, Charles Manson et ce qui arriva la nuit du 9 août 1969 ? Bref, si ce n’est pas le cas, vous passerez a coté de quasiment tout ce qui fait la saveur de ce film !
- Les fans ultras de Bruce Lee risquent de tiquer fortement…
 
Ma note : 9/10