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mercredi 8 janvier 2025

Kill Bill – Volume 2


Kill Bill – Volume 2
 
Cinq ans après avoir été laissé pour morte par ses anciens complices, Black Mamba, alias la Mariée, poursuit sa vengeance. Elle a déjà éliminé deux de ses anciennes collègues, Vernita Green et O-Ren Ishii, membres comme elle de la brigade des Vipères assassines. Il lui reste à tuer trois personnes pour accomplir sa quête de justice : Budd, Elle et Bill, fondateur et redoutable chef de la brigade. Mais, avertis de sa démarche, tous se préparent à l'affronter. La Mariée se rend tout d'abord chez Budd, qui vit reclus dans une caravane posée dans le désert et travaille dans un bar miteux. Après l'avoir épié, elle se prépare à passer à l'action...
 

Kill Bill – Volume 2
Réalisation : Quentin Tarantino
Scénario : Quentin Tarantino
Musique : Robert Rodriguez
Production : Miramax Films, A Band Apart
Genre : Action, Thriller, Arts Martiaux, Western Spaghetti
Titre en vo : Kill Bill – Volume 2
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 16 avril 2004
Durée : 136 mn
 
Casting :
Uma Thurman : Beatrix Kiddo, alias La Mariée / Black Mamba
David Carradine : Bill, alias Snake Charmer
Michael Madsen : Budd alias Sidewinder
Daryl Hannah : Elle Driver alias California Mountain Snake
Gordon Liu : Pai Mei
Michael Parks : Esteban Vihaio
Perla Haney-Jardine : B. B.
Helen Kim : Karen
Larry Bishop : Larry Gomez
Samuel L. Jackson : Rufus
Christopher Allen Nelson : Tommy Plympton
Bo Svenson : le révérend Harmony
Jeannie Epper : Madame Harmony
Clark Middleton : Ernie
Sid Haig : Jay
Laura Cayouette : Rocket
Lucy Liu : O-Ren Ishii, alias Cottonmouth
Vivica A. Fox : Vernita Green, alias Copperhead
Lawrence Bender : un employé de l'hôtel
 
Mon avis :
 A la fin du premier volet de Kill Bill, nous avions donc laissée la Mariée, Uma Thurman, qui venait tout juste de tuer, et de quelle manière, O-Ren Ishii, magnifique Lucy Liu, poursuivre sa vengeance tandis que le fameux Bill, David Carradine – dont on ne voyait jamais le visage dans le premier film – apprenait, par le biais de Sofie Fatale, Julie Dreyfus, en bien mauvais état, que son ancienne protégée et amante était bien décidée à se venger de celui-ci. Et donc, Kill Bill – Volume 2 débute sur les chapeaux de roues avec la fameuse scène du massacre de la Chapelle où avait lieu la répétition du mariage d’une certaine personne dont on ne connaitra le nom qu’un peu plus tard au fil de l’intrigue. Bref, dès le départ, on rentre dans le vif du sujet avec l’un des moments les plus importants des deux films, la scène primordiale, l’élément déclencheur de tout ce qui suivra et, sincèrement, celle-ci vaut le détour : tourné en noir et blanc, dans un ton calme, aux antipodes du trépidant premier volume qui se déroulait a cent à l’heures, cette première scène – dont on n’avait, jusque-là, entraperçue que quelques flashbacks – annonce bien la couleur puisque, cette fois ci, l’ambiance sera radicalement différente. Et comme je vous le disais dans ma critique précédente, si le premier Kill Bill était un formidable hommage au cinéma asiatique, et, plus particulièrement, au cinéma hongkongais d'arts martiaux et au chanbara japonais, ici, ce qui prime avant tout, c’est le western spaghetti de la grande époque, celui de Sergio Leone principalement, que ce soit par l’ambiance générale qui s’en dégage, les plans de caméras, la musique avec certains passages du grand Ennio Morricone, mais aussi, un rythme infiniment plus lent, plus posé et une attention accrue sur les protagonistes, choses quasiment absentes du premier volume qui se déroulait à grande vitesse tandis que sa suite prend le temps de construire l’intrigue et de s’attarder sur les relations entre personnages, voir même, de nous présenter leurs vies de tous les jours. Et du coup, la première chose qui saute aux yeux lorsque l’on compare ces deux films, c’est que, finalement, le choix de présenter Kill Bill en deux parties apparait assez judicieux car, si le fil conducteur de l’intrigue – la vengeance de la Mariée – reste, force est de constater qu’avec deux parties presque aux antipodes l’une de l’autre, nous avons bel et bien deux films ; pas forcement distincts dans le fond, mais pour ce qui est de la forme… quel changement, que de différences ! Bien évidemment, il n’y aurait aucun problème à regarder Kill Bill d’une traite, d’ailleurs, cela devrait être une expérience assez agréable à faire, mais bon, après coup, j’ai finalement compris – en dehors de l’aspect financier et de la volonté des décideurs – la justesse que l’on se soit retrouver avec deux films au lieu d’un seul. Et, bien évidemment, si j’avais déjà fortement apprécié et pris un pied d’enfer en regardant le premier, je dois reconnaitre que cette suite, pourtant dans un genre complètement différent, est toute aussi bonne. Forcément, comme je vous l’avais dit précédemment, Kill Bill étant avant tout un film de fan pour les fans, être un amoureux de ces genres – films d’arts martiaux, cinéma d’exploitation, western spaghetti – en devient presque primordial pour apprécier cette œuvre à sa juste valeur mais également, ne l’oublions pas, pour noter les innombrables clins d’œil et divers hommages qui la parsèment. Ici, comme je vous l’ai dit, on se croirait presque dans un film de Sergio Leone – et alors quand la musique s’en mêle et que la caméra s’attarde sur les visages en gros plans des protagonistes, c’est tellement flagrant que cela en devient troublant – et franchement, quel plaisir : mine de rien, et malgré tout le mal que j’ai pu dire à son sujet, ce renard de Tarantino est tout de même sacrément doué sur ce coup et n’hésite pas à oser l’impossible – comme de mélanger des genres tellement différents, de lorgner allègrement sur le kitch et le coté rétro, d’user et d’abuser de grosses ficelles et, surtout, de tout exagérer, mais à des niveaux tels que mêmes les originaux apparaissent, après coup, crédibles – et le pire, c’est que cela marche ! Un exemple, un seul ? La scène où la Mariée suit l’enseignement de Pai Mei, archétype du vieux maitre d’arts martiaux chinois poussé à son paroxysme a un tel point qu’il en est plus caricatural que les caricatures habituelles : tant le personnage que ses réactions, son look, sa toute-puissance ont été vues des milliers de fois, au point d’en devenir ridicule a force, mais ici, et contre toute attente, ça marche ! L’effet Tarantino ? Il y a de cela, bien évidemment, mais aussi, ne l’oublions pas, que quelque part, dans un film aussi extrême que Kill Bill, un vieux maitre d’arts martiaux chinois ne pouvait ressembler qu’à ça, tout simplement ! Mais ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres dans ce film. Alors bien sur, ce second volet de Kill Bill aura magnifiquement complété tout le bien que je pensais de son prédécesseur : après toute l’adrénaline du premier volume, ce côté « a cent à l’heures », le fait que la suite soit plus calme, plus posée, soit, finalement, bien plus intimiste relève presque du génie ; ainsi, là où les scènes de combats occupaient une bonne partie du premier film et s’avéraient grandioses de par leur démesures, ici, si celles-ci sont toujours aussi excellentes, leur rareté et surtout, leur extrême rapidité, modifient totalement la donne au point de surprendre. Et puis, pour un vieil amoureux des films de Sergio Leone et plus particulièrement de Mon Nom est Personne et de Le Bon, la Brute et le Truand, comment ne pas apprécier ce formidable hommage à un genre aujourd’hui disparu ? Quant au final, à la fois étonnant et prévisible, ce long face à face entre la Mariée et Bill, avec les révélations qui vont avec et un combat qui se joue en quelques secondes, comment, après toute cette débauche d’hémoglobine versée, de membres découpés, arrachés, tous ses morts, ne pas apprécier ces longues minutes de calme, intimiste, tellement troublantes et où l’on croirait presque assister à une soirée de n’importe quelle famille ordinaire ? Dernier coup de génie de Tarantino, ce final clôt (pour le moment du moins puisque, à en croire Tarantino en personne, il se pourrait qu’une suite voit le jour dans les années à venir, affaire à suivre donc) magnifiquement, non pas uniquement de second film, mais une œuvre, en deux parties donc, mais tout bonnement magistrale, une œuvre décriée par certains pour son extrême violence et son scénario qui tient, il faut l’avouer, sur un timbre-poste, une œuvre culte pour d’autres, une œuvre que, comme tant d’autres, je n’aurais découvert que sur le tard, mais une œuvre qui, selon moi et avec le recul nécessaire, est probablement l’une des plus importantes de la décennie écoulée, tous genres confondus. Oui, Kill Bill est peut être un film de fan pour les fans, mais c’est aussi, ne l’oublions pas, un putain de chef d’œuvre comme on n’on voit pas suffisamment selon moi. 
 

Points Positifs
 :
- Probablement l’œuvre la plus abouti de Tarantino et, accessoirement, celle où le crédo « un film de fan pour les fans » sonne le plus juste tant Kill Bill fourmille de multiples hommages a tout un tas de longs métrages et a un certain cinéma aujourd’hui un peu tombé en désuétude – dans ce second volet, principalement, le western spaghetti.
- Le contre-pied parfait du premier volet puisque, autant celui-ci se déroulait a cent a l’heure, ici, tout est plus calme, plus posé, on s’attarde davantage sur les dialogues, les relations entre les personnages tandis que les scènes d’actions, elles, se règlent en quelques secondes. Ce changement radical étonne, certes, mais n’en reste pas moins parfait !
- Accessoirement, ce changement de ton fait que je trouve ce second volet supérieur au premier.
- Une fois de plus, comment ne pas mettre en avant le casting et, bien entendu, Uma Thurman, au sommet de son art ; n’oublions pas non plus David Carradine, égal à lui-même.
- Encore une fois, nous avons là un film qui ravira les amateurs des genres abordés – le Western Spaghetti, les films d’arts martiaux – qui seront en terrain familier.
- Tarantino va tellement loin dans ses exagérations que cela passe parfaitement : exemple, le maitre d’arts martiaux, tellement stéréotypé qu’il en devient génial !
- Comme a chaque fois avec Tarantino, une bande originale excellente.
 
Points Négatifs :
- Comme je le disais pour le premier volet de Kill Bill, nous avons là une œuvre qu’on adore ou qu’on déteste, il ne peut pas y avoir de demi-mesure avec ce film. Bien sur, tout cela est une affaire de gouts personnels, mais bon, reconnaissons qu’il est normal que certains n’adhèrent pas…
- Une fois de plus, je pense qu’il faut posséder une certaine culture cinématographique pour apprécier à sa juste valeur une telle œuvre, ne serais-ce que pour toutes ses références…
 
Ma note : 9,5/10

Kill Bill – Volume 1


Kill Bill – Volume 1
 
Dans la petite chapelle de Two Pines perdue au milieu du désert, à El Paso, au Texas, alors que se déroule la répétition d'une cérémonie de mariage, des assassins surgissent et tirent impitoyablement et sans raison apparente sur toutes les personnes présentes. La Mariée, qui est enceinte, survit à ses blessures mais sombre dans le coma. Toutefois, la Mariée n'est pas une personne ordinaire. Autrefois tueuse à gages dans une organisation secrète, le Détachement International des Vipères Assassines, elle est une combattante hors pair. Sortant du coma quatre années plus tard, elle n'a plus qu'un seul but, se venger de ses anciens complices, dans lesquels elle a reconnu les assassins de Two Pines, et surtout, tuer Bill, leur chef, qui est également le père de son enfant.
 

Kill Bill – Volume 1
Réalisation : Quentin Tarantino
Scénario : Quentin Tarantino
Musique : RZA
Production : Miramax Films, A Band Apart
Genre : Action, Thriller, Arts Martiaux
Titre en vo : Kill Bill – Volume 1
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 10 octobre 2003
Durée : 111 mn
 
Casting :
Uma Thurman : Beatrix Kiddo, alias la Mariée / Black Mamba
Lucy Liu : O-Ren Ishii, alias Cottonmouth
Vivica A. Fox : Vernita Green, alias Copperhead
Daryl Hannah : Elle Driver, alias California Mountain Snake
David Carradine : Bill, alias Snake Charmer
Michael Madsen : Budd, alias Sidewinder
Julie Dreyfus : Sofie Fatale
Chiaki Kuriyama : Gogo Yubari
Sonny Chiba : Hattori Hanzo
Gordon Liu : Johnny Mo
Jun Kunimura : Boss Tanaka
Akaji Maro : Boss Ozawah
Michael Parks : le Texas Ranger Earl McGraw
James Parks : Edgar McGraw, le fils du ranger
Michael Bowen : Buck
Jonathan Loughran : le camionneur avec Buck
Kenji Ōba : le serveur chauve du bar à sushis
The 5.6.7.8's : elles-mêmes
Yoshiyuki Morishita : l'homme d'affaires à Tokyo
Hikaru Midorikawa : Pretty Riki (voix dans la séquence d'anime)
 
Mon avis :
 Il m’aura fallut bien des années pour que je me décide enfin a m’intéresser à Kill Bill – volume 1, premier volet, selon moi, de ce qui est le chef d’œuvre absolu de la filmographie du fantasque Tarantino, cela, pour le simple fait que plus jeune, je n’éprouvais guère de sympathie pour le réalisateur, ne comprenant pas le pourquoi d’un tel engouement a son sujet, et ce, en raison d’une mauvaise expérience avec Pulp Fiction, film qui, lors de sa sortie, ne m’avait pas laisser un grand souvenir. Bien sur, en vieillissant, mon opinion a l’encontre de Tarantino a pas mal évolué pour ne pas dire, complètement changé, mes gouts également, d’où, bien des années plus tard, mon enthousiasme certain pour ce fameux Kill Bill. Et donc, par la force des choses, comment dire, je ne sais pas, vous qui pouvez aimer ce film, vous qui pouvez forcément avoir des gouts si différents des miens, un autre vécu, une autre culture cinématographique, pourquoi, vous aimer Kill Bill ? Après tout, il peut exister moult raisons de tomber amoureux de cette œuvre. Mais, personnellement, je comprends parfaitement le crédo de Tarantino qui présentait ce film comme étant une œuvre faite par un fan pour les fans d’un certain, ou plutôt, de certains genres de cinéma : cinéma hongkongais d'arts martiaux, chanbara japonais, films d'exploitation et western spaghetti, les références et les hommages sont tellement légions, que, parfois, la frontière entre clin d’œil et pompage et rapidement franchie. Et, quelque part, selon moi, pour pouvoir parfaitement apprécier Kill Bill à sa juste valeur, comment ne pas avoir été un ancien fan de tous ces genres, avoir été abreuvé, au fil de son adolescence par une multitude de films improbables d’arts martiaux qui, avec les années écoulées, pourraient paraitre terriblement ringards de nos jours, mais qui, franchement, m’avaient bien plus marqués que je ne le pensais. Juste un exemple, tout bête : un vieux film dont je ne me souviens même pas du nom, à mon grand désespoir, vu il y a des lustres, où un pauvre élève d’une école d’arts martiaux décimée par des méchants pas beaux et qui perd un bras dans l’histoire, s’entraine comme un dingue et par se venger, se tapant au passage toute une flopée de grands maitres des diverses disciplines avant de tomber en tuant le sale type qui avait tuer son maitre. Oui, je sais, dit comme cela, ça a franchement l’air débile, mais ce film, au titre inconnu (si quelqu’un le connait, qu’il me le dise, je lui en serais éternellement reconnaissant), ce scénario, franchement limite débile, bah, ce n’est pas si éloigné de Kill Bill quand on y pense. Car finalement, qu’est Kill Bill, malgré le fait qu’il ait été tourné en l’an 2000 avec la technologie et les effets spéciaux de l’époque, une image bien plus nette et clinquante et tout le tralala qui va avec, si ce n’est qu’un film d’arts martiaux, avec la vengeance en ligne de mire – ah, la vengeance, rien de tel pour un bon scénario – comme on en faisait dans les années 60 et 70 ? Pas n’importe lequel, j’en conviens, le plus bel, le plus spectaculaire hommage rendu à un genre aujourd’hui obsolète mais qui, en son temps, connu un véritable âge d’or. Alors, que vous dire de plus de ce Kill Bill – volume 1 ? Vous parlez de la profondeur du scénario serait bien évidement exagéré ; après tout, et ce n’est pas une surprise, ceux qui chercheraient une quelconque réflexion dans celui-ci, ceux qui ne peuvent se passer de cogiter devant un film passeront leur chemin puisque ce film n’est pas fait pour eux. Mais est-ce néanmoins critiquable en soit ? Je ne le pense pas. En effet, et je pense que l’on a parfois tendance à l’oublier, le cinéma, c’est aussi cela : de purs moments de délires, sans aucune prise de tête et qui nous en mettra plein les yeux – et c’est quelqu’un qui aime la réflexion et la profondeur qui dit cela, mais je suis aussi ce genre de personne qui, de temps en temps, ne daigne pas décompresser un peu, et, franchement, ce premier volet de Kill Bill est tout bonnement parfait pour cela. Ensuite, que pourrais-je ajouter ? Le scénario, bien évidemment, tient sur un timbre-poste : une femme laissée pour morte le jour de son mariage décide de se venger et part tuer tous ceux qui sont responsables de ses malheurs. Vu mille fois, sans surprise, force est de constater que ce n’est pas de côté-là que le film fonctionne. Non, là où le sieur Tarantino fait fort, c’est par les innombrables hommages présents de bouts en bouts, quasiment à chaque scène, chaque dialogue, chaque seconde d’une bande son de folie ; ceux-ci sont tellement nombreux et, tellement marquants pour ne pas dire géniaux, que tout vieux fan de cinéma du genre – ici, de films de samouraïs ou de Kung Fu – ne pourra qu’être aux anges. Ainsi, que ce soit la plus évidente, la combinaison jaune d’Uma Thurman calquée sur celle de Bruce Lee dans Le Jeu de la Mort, le générique, d’un kitch absolu mais qui rappellera bien des souvenirs aux plus vieux d’entre nous – ah, les frères Shaw et le cinéma Hongkongais – qui auront, bien entendu, fait le lien entre les masques des 88 fous et celui du Frelon Vert, autre série culte avec… Bruce Lee, mais aussi, la scène où la mariée essaie de vaincre sa paralysie et qui renvoi à un vieux film de John Ford, L'Aigle vole au Soleil avec John Wayne, les nombreux liens avec d’anciennes œuvres de Tarantino, en particulier Pulp Fiction, les clins d’œil – via la citation du début « La vengeance est un plat qui se mange froid » – aussi saugrenus a Star Trek, ainsi que la participation de véritables légendes comme l’acteur, Kenji Ohba, qui joua le rôle de X-Or (ah, que de souvenirs) où celui, Sonny Chiba, dans le même rôle, de Hattori Hanzo dans de multiples films, force est de constater qu’avant toute chose, ce premier volume de Kill Bill est bel et bien le plus bel hommage que l’on pouvait rendre à tout un genre de cinéma, et que, sur ce point, c’est une parfaite réussite. Formidablement jouissif, spectaculaire, inoubliable,  portée par un rythme a cent a l’heure, servit par une flopée d’acteurs tout bonnement excellents – Uma Thurman étonnante et Lucy Liu superbe – et qui magnifient l’ensemble, Kill Bill – volume 1, dans un genre complètement à part, est probablement l’un des plus grands moments de cinéma de la décennie précédente – et c’est un vieux détracteur de Tarantino qui vous le dit. Bien évidemment, selon moi, être un connaisseur du genre (enfin, des genres) auquel il rend hommage est un plus non négligeable pour pouvoir en apprécier toute la subtilité et les innombrables clins d’œil qui parsèment cette œuvre. Ici, le cinéma asiatique de l’âge d’or est à l’honneur, dans le volume 2, il sera temps de nous tourner vers le western a la Sergio Leone – d’où, l’intérêt, justement, que les deux films soient séparés – mais ceci est déjà une autre histoire...
 

Points Positifs
 :
- Probablement l’œuvre la plus abouti de Tarantino et, accessoirement, celle où le crédo « un film de fan pour les fans » sonne le plus juste tant Kill Bill fourmille de multiples hommages a tout un tas de longs métrages et a un certain cinéma aujourd’hui un peu tombé en désuétude – les films d’arts martiaux.
- J’ai rarement vu un film aussi jouissif et où on ne s’ennui pas une seconde du début a la fin : bourré d’adrénaline, sexy en diable, le premier volet de Kill Bill n’est certes qu’une longue succession de combats rythmés a 100 a l’heure mais captivant au possible.
- Un casting d’enfer, bien sur, mais avec, au sommet, une Uma Thurman éblouissante. Mais bon, reconnaissons que les autres, Lucy Liu, Daryl Hannah, entre autres, ne sont pas en reste.
- Que de références dans ce film : du costume a la Bruce Lee aux plus infimes, le fan du genre sera aux anges et s’amusera à les reconnaitre.
- C’est fou comment Tarantino, en partant d’un scénario qui tient sur un timbre poste réussi à en faire un grand film.
- Les scènes de combat, impressionnantes au possible et dont on ne se lasse pas… avec, bien entendu, le duel entre Uma Thurman et Lucy Liu en tête d’affiche.
- Comme toujours avec Tarantino, une bande originale du tonnerre !
 
Points Négatifs :
- Kill Bill est un film qu’on adore ou qu’on déteste, il ne peut pas y avoir de demi-mesure avec cette œuvre, et, franchement, les allergiques du genre passeront rapidement leur chemin, ne voyant là qu’un étalage de scènes d’actions toutes plus improbables les unes que les autres.
- Je pense qu’il faut posséder une certaine culture cinématographique pour apprécier à sa juste valeur une telle œuvre, ne serais-ce que pour toutes ses références…
 
Ma note : 9/10

mardi 7 janvier 2025

Pulp Fiction


Pulp Fiction
 
Dans un café restaurant de Los Angeles, dans la matinée, un couple de jeunes braqueurs, Pumpkin et Yolanda, discutent des risques que comporte leur activité. Ils se décident finalement à attaquer le lieu, afin de pouvoir dévaliser à la fois l'établissement et les clients. Deux truands, Jules Winnfield et son ami Vincent Vega, qui revient d'Amsterdam, ont pour mission de récupérer une mallette au contenu mystérieux et de la rapporter à Marsellus Wallace, leur patron. Avant de commencer leur affaire, ils discutent de tout et de rien (les différences entre la vie en Europe et aux États-Unis, les hamburgers, le massage des pieds…) et Vincent confie à Jules que Marsellus l'a chargé de tenir compagnie à sa femme Mia pour une soirée. Ils interrompent ensuite le petit déjeuner de petits escrocs, Brett et Roger, qui ont vraisemblablement tenté de doubler Marsellus. Ils récupèrent la mallette et, comme à son habitude, Jules cite un passage de La Bible (dans Le Livre d'Ézéchiel) avant de tuer Brett.
 

Pulp Fiction
Réalisation : Quentin Tarantino
Scénario : Quentin Tarantino et Roger Avary
Musique : Music from the Motion Picture Pulp Fiction
Production : Miramax Films, Jersey Films, A Band Apart
Genre : Film de Gangsters
Titre en vo : Pulp Fiction
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 14 octobre 1994
Durée : 154 mn
 
Casting :
John Travolta : Vincent Vega
Samuel L. Jackson : Jules Winnfield
Bruce Willis : Butch Coolidge
Uma Thurman : Mia Wallace
Ving Rhames : Marsellus Wallace
Harvey Keitel : Winston Wolfe
Tim Roth : Ringo alias Pumpkin
Amanda Plummer : Yolanda
Maria de Medeiros : Fabienne
Eric Stoltz : Lance
Rosanna Arquette : Jody
Quentin Tarantino : Jimmie Dimmick
Christopher Walken : Le capitaine Koons
Peter Greene : Zed
Duane Whitaker : Maynard
Paul Calderon : Paul
Bronagh Gallagher : Trudi
Angela Jones : Esmarelda Villalobos
Steve Buscemi : Buddy Holly
Phil LaMarr : Marvin
Frank Whaley : Brett
Burr Steers : Roger
Julia Sweeney : Raquel
Stephen Hibbert : La Crampe (The Gimp)
 
Mon avis : 
Plus de trente ans après sa sortie (comme le temps passe vite), que pourrais-je dire de plus au sujet de ce Pulp Fiction, film culte pour beaucoup, sur lequel tout fut dit, ou presque (accessoirement, des louanges) et qui confirma définitivement le talent d’un certain Quentin Tarantino, réalisateur fantasque et, surtout, véritable amoureux du septième art sous toutes ses formes ? Pour être tout a fait franc, pas grand-chose, a moins de dévoiler mes sentiments personnels a l’égard de ce long métrage. En effet, la toute première fois que j’avais eu l’occasion de voir Pulp Fiction, je ne m’en cache pas, ce film ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable. Pourtant, en prenant de l’âge et en me lançant dans la découverte d’autres œuvres du sieur Tarantino comme Kill Bill, Inglorious Basterds et Django Unchained, j’ai commencer a l’apprécier de plus en plus, reconnaissant son immense talent pour nous livrer des films personnels, véritables hommages, a chaque fois, a d’obscurs longs métrages ou a des genres tombés depuis en désuétude. Du coup, revoir Pulp Fiction était on ne peut plus logique puisque si j’étais passé a coté a 20 ans, il ne pouvait en être qu’autrement qu’a 40. Et, bien sur, je ne m’étais pas tromper. Alors bien entendu, désormais, regarder un film dont les scènes ne se déroulent pas dans l’ordre chronologique n’est plus un problème, me taper des dialogues interminables mais savoureux non plus, quant a la violence et l’humour particulier de ces films, c’est plus un plaisir qu’autre chose depuis longtemps. Bref, désormais apte a apprécier Pulp Fiction comme il le méritait, j’ai effectivement savouré ce film, tant au niveau des dialogues, de la mise en scène et des multiples références qui le parsèment, et qui, bien entendu, sont archi-connues. Et puis, tout de même, quel casting en or : John Travolta et Samuel L. Jackson en tueurs sympathiques, Bruce Willis en boxeur tocard, Uma Thurman survoltée, Harvey Keitel tout bonnement excellent, Maria de Medeiros complètement cruche et tous les autres ; force est de constater que Tarantino a sut bien s’entourer et leur offrir des rôles, souvent étonnants, mais qui leur vont si bien. Que de louanges, donc, pour ce Pulp Fiction, méritées désormais que j’ai put réviser mon opinion, cependant, et au risque d’en choquer plus d’un, peut-être parce que je n’ai jamais été un grand fan des films de gangsters, je garde une préférence notable pour Kill Bill, qui, de mon point de vu, est le maitre étalon de la filmographie de Tarantino ; après, bien entendu, cela reste mon avis personnel…
 

Points Positifs
 :
- Pulp Fiction est un film culte bourré d’acteurs cultes, de scènes cultes, d’une bande son culte et de dialogues qui le sont tout autant ; sur ce point, il n’y a rien a redire et force est de constater que oui, mille fois oui, c’est l’un des films les plus marquants des années 90 et qu’il y eut un avant et un après Pulp Fiction.
- Un casting tout simplement excellent, bourré de têtes d’affiches et qui, pour certains, n’hésitent pas a jouer des rôles a contre-emploi, mais le tout, avec un immense talent.
- Encore aujourd’hui, John Travolta, peut remercier Quentin Tarantino de l’avoir sorti du placard et de lui avoir redonné un second souffle – dommage que ses délires scientologues aient tout gâché par la suite.
- Ces dialogues, cet humour : comme tous les films du maitre, c’est un véritable délice !
- Une mise en scène et un désordre chronologique qui peuvent perturber lorsque l’on n’est pas habituer mais qui collent tellement bien à l’œuvre, au final.
- Véritable hommage aux films de gangsters, bourrés de références culturelles et, bien sur, une bande son désormais culte.
 
Points Négatifs :
- Bien entendu, et cela est valable pour tous les films de Tarantino, c’est tout de même assez spécial et bien des spectateurs n’accrocherons pas a ces scènes qui ne sont pas proposées dans un ordre chronologique, cette extrême violence, cet humour particulier et ces dialogues interminables ; après, c’est soit on déteste, soit on adore. Pas de demi-mesure avec Tarantino.
- Dans la filmographie de Tarantino, j’ai des préférences pour Kill Bill ou Django ; après, c’est peut-être plus une affaire de gouts personnels, n’étant pas un grand fan des films de gangsters, même s’ils sont sympathiques comme ici.
 
Ma note : 8,5/10