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dimanche 29 juin 2025

Sekiro – La Seconde Vie des Souls


Sekiro – La Seconde Vie des Souls
 
Peu de séries de jeux vidéo peuvent se targuer d’avoir autant marqué les années 2010 que celle des Souls. Ce succès épatant et inattendu, le studio FromSoftware le doit principalement au talent du désormais célèbre Hidetaka Miyazaki, dont la vision radicale du jeu vidéo a su rapidement charmer et convaincre. En mai 2014, le réalisateur a été promu président de FromSoftware. Alors qu’il aurait pu continuer à concevoir des Souls ad vitam æternam, il a préféré favoriser le développement de nouvelles franchises. Le premier véritable représentant de cette nouvelle ère est Sekiro – Shadows Die Twice, un jeu d’une richesse inouïe à la cohérence thématique irréprochable. Cet ouvrage revient dans un premier temps sur les coulisses du développement et s’efforce, par le biais d’une comparaison systématique avec la série des Souls, d’examiner l’évolution de la philosophie ludique de FromSoftware. S’ensuivent une analyse détaillée de l’univers, du scénario et des personnages ainsi qu’une étude des influences artistiques, culturelles et historiques des créateurs. La dernière partie décrypte l’œuvre sous l’angle de sujets transversaux, de ses thématiques à sa bande-son, en passant par la gestion et l’intérêt de la difficulté dans le jeu vidéo.
 

Sekiro – La Seconde Vie des Souls
Auteur : Ludovic Castro
Type d'ouvrage : Essai, Jeux Vidéos
Edition originale : 05 mars 2020
Edition française : 05 mars 2020
Titre en vo : Sekiro – La Seconde Vie des Souls
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Traduction : néant
Editeur : Third Éditions
Nombre de pages : 272
 
Mon avis :
 Si j’avais débuté ce blog quelques années auparavant, je pense ne pas me tromper en affirmant que ce véritable petit bijou qu'est  Sekiro – Shadows Die Twice aurait été, à mes yeux, le jeu de l’année 2021, mais bon, comme ce ne fut pas le cas, je me contenterais juste de chanter les louanges, une fois de plus et après la critique à proprement parlée de celui-ci, d’un soft que je peux qualifier, sans exagération aucune, de tout simplement, d’excellent. Je dois tout de même reconnaitre que Sekiro aura été, à mes yeux, un des meilleurs jeux de ces dernières années et, sans aucune discussion possible, un soft qui m’aura marquer durablement début 2021, ce, en raison de son coté jusqu’au boutiste propre à la maison d’éditions, son univers, ses protagonistes et le fait, bien entendu, que Sekiro représente une évolution a la fois logique et pour le moins originale de la sublime saga des Dark Souls. Bref, vous l’avez compris, il y a quatre ans, Sekiro – Shadows Die Twice aura occuper une grande partie de mon temps libre et, baignant pendant des semaines dans cet univers enchanteur de l’œuvre du sieur Hidetaka Miyazaki, j’avais souhaiter prolonger l’expérience en me procurant cet ouvrage, Sekiro – La Seconde Vie des Souls, afin d’en connaitre davantage sur la création de ce magnifique jeu qui en aura fait rager plus d’un – y compris moi en moult occasions – mais aussi, sur son univers à proprement parler, ses inspirations, etc. Bon, je ne vous le cache pas, lorsqu’on en vient à acheter ce genre de bouquins, c’est que l’on est un amoureux fou du jeu original et, dans mon cas, vous l’avez compris, ce fut le cas. Bien entendu, a contrario, si vous ne connaissez pas ce soft ou si ce dernier ne vous aura pas convaincu – ce qui fut le cas pour bien des joueurs – cet ouvrage n’est pas fait pour vous. Cela est on ne peut plus logique après tout. Cependant, ici, ce qui compte, ce n’est pas d’enfoncer des portes ouvertes en affirmant que cet essai est avant tout destiné aux fans mais, plutôt, de dire si oui ou non, celui-ci satisfera ces derniers. Et, ma foi, disons que c’est le cas et ce, de fort belle manière ! Complet, franchement instructif, Sekiro – La Seconde Vie des Souls vous permettra de tout savoir, ou presque, sur un des derniers jeux en date de Hidetaka Miyazaki : univers, protagonistes, ennemis diverses, bestiaire, décors, explications sur la partie historique de l’intrigue, sur la religion, explications sur des parties du scénario un poil obscurs, sans oublier, bien entendu, le lien entre Sekiro et son grand frère, Dark Souls, il est évidant, à la lecture de cet essai, que les fans qui auront adorer batailler pendant des heures pour venir a bout de ce soft y trouveront leur compte. Alors certes, il n’y a pas d’illustrations mais ce n’est pas vraiment important au vu de la richesse du contenu qui justifie à elle seule l’achat de cet ouvrage écrit d’une main de maitre par un passionné – cela se sent – et qui rappellera aux fans a quel point Sekiro est, décidément, un pur chef d’œuvre. Mais bon, cela, les fans en sont persuadés depuis longtemps…
 

Points Positifs
 :
- Un excellent ouvrage qui ravira celles et ceux qui ont adoré ce soft magnifique qu’est Sekiro – Shadows Die Twice, incontestablement, un des meilleurs jeux de ces dernières années et le descendant logique de la superbe saga qu’est Dark Souls. Bref, si vous êtes fan de cette merveille du sieur Hidetaka Miyazaki, l’achat de ce livre est indispensable !
- Un ouvrage d’une richesse peu commune et qui revient sur l’univers, les protagonistes, les ennemis diverses, le bestiaire, les décors, les explications sur la partie historique de l’intrigue, sur la religion, celles sur des parties du scénario un poil obscures, sans oublier, bien entendu, le lien entre Sekiro et son grand frère, Dark Souls. Bref, un essai fort instructif.
- On sent que l’auteur, Ludovic Castro, est un passionné et c’est une très bonne chose.
- Une fort belle illustration de couverture.
 
Points Négatifs :
- Bien entendu, Sekiro – La Seconde Vie des Souls est un ouvrage uniquement destiné aux fans du jeu original et n’intéressera absolument pas ceux qui ne connaissent pas ce soft où qui, après moult morts, en ont été dégoutés à tout jamais…
- Pas la moindre illustration. Ce n’est pas très grave, bien entendu, mais bon, il faut le souligner.
 
Ma note : 8/10

mardi 27 mai 2025

Gilgamesh


Gilgamesh
 
Un ami d'argile, les prostituées du temple, le bâtisseur de l'Arche – voilà quelques-uns des personnages qui accompagnent Gilgamesh dans l'accomplissement de ses grands travaux. Souverain despotique condamné par les dieux à défier un géant féroce puis le Taureau céleste avant de chercher l'élixir de vie, le roi d'Uruk va vivre une véritable odyssée, au cours de laquelle il perdra presque tout ce qui lui est cher, mois finira par se trouver lui-même. Gilgamesh – le plus ancien récit du monde – raconté et adapté en BD par Jens Harder.
 

Gilgamesh
Scénario : Jens Harder
Dessins : Jens Harder
Couleurs : Jens Harder
Couverture : Jens Harder
Editeur : Actes Sud
Genre : Science, Mythes
Pays d’origine : Allemagne, France
Langue d’origine : français
Parution : 24 janvier 2018
Nombre de pages : 124
 
Mon avis :
 J’ai eu le plaisir, que dis-je, l’immense joie de découvrir l’illustrateur allemand Jens Harder par le biais des trois premiers volets de son œuvre maitresse, je veux bien évidement parler de Alpha – Directions et de Beta – Civilisations – Volume 1 et Volume 2, de gros pavés qui revenaient, pour le premier, sur l’histoire de l’univers jusqu’à l’apparition humaine, pour les deux autres, sur l’histoire de ce l’humanité jusqu’à notre époque. Trois pures merveilles du neuvième art, sans aucune discussion possible même s’il faut reconnaitre que ces albums sont avant toute chose destinée a un certain public de connaisseurs. Quoi qu’il en soit, et dans l’attente, fort longue, du dernier volet de la saga, Gamma, ce fut néanmoins avec un certain plaisir – mais aussi, une curiosité certaine – que je me suis plonger dans une autre œuvre de l’auteur, une bande dessinée tout autant inclassable et qui a pour sujet rien que moins que l’œuvre écrite la plus ancienne au monde, je veux bien évidement parler de Gilgamesh ! Cela tombait plutôt bien puisque, grand amoureux des civilisations mésopotamiennes, cela fait des années que le légendaire roi d’Uruk me fascine, de même que son épopée, ses aventures avec son compagnon Enkidu et, bien entendu, sa quête, inachevée, de l’immortalité. Fidèle à lui-même et à sa manière de travailler, Jens Harder nous livre une vision de cette épopée que n’auraient pas choquée les mésopotamiens eux-mêmes : ainsi, s’inspirant des bas-reliefs de l’époque, l’artiste nous fait revivre une épopée maintes fois millénaires et qui, même de nos jours, n’a rien perdu de sa force et de son intensité. Bien évidement, une fois de plus, cela ne sera pas destiné au grand public qui, sans nul doute, sera rebuté par le choix graphique et des dialogues issus de traductions forcément incomplètes. Par contre, pour les autres, particulièrement pour les amoureux de Summer, d’Ur, de Babylone et de la Mésopotamie, quel régal de redécouvrir Gilgamesh, Enkidu ou le Taureau Céleste sous le trait du fort talentueux Jens Harder !
 

Points Positifs
 :
- Retranscrire L’épopée de Gilgamesh en bande dessinée n’était pas chose aisée or, Jens Harder réussit de fort belle manière son pari et nous livre une œuvre qui ravira, sans nul doute, les amateurs de la civilisation mésopotamienne.
- Le choix graphique de l’auteur est indéniablement l’une des grandes forces de cet album. Il faut dire qu’en s’inspirant des bas-reliefs de l’époque, on a par moments l’impression que les mésopotamiens auraient put, eux-mêmes, réaliser cette bande dessinée.
- Jens Harder respecte tellement bien l’œuvre originale qu’il pousse le vice jusqu’à inclure les passages perdus et les quelques incohérences du récit ; ainsi, le final lorsque Enkidu, pourtant décédé, réapparait sans que l’on comprenne comment.
- Les fans de Jens Harder seront bien évidement ravis de retrouver l’artiste au sommet de son art.
- Une fort belle couverture qui, curieusement, met Enkidu en valeur.

Points Négatifs :
- Bien évidement, Gilgamesh n’est pas une œuvre destinée au grand public et sa grande complexité, de même que le respect total accordé aux fragments du récit que l’on connait actuellement, fait que nombreux seront ceux qui seront rebutés par une cette œuvre.
- Même si nous avons affaire à un très bel ouvrage, qualitativement parlant, nous sommes tout de même un ton en dessous de son œuvre maitresse…

Ma note : 8/10

Beta – Civilisations – Volume 2


Beta – Civilisations – Volume 2
 
Alpha résumait quatorze milliards d’années de vie sur la Terre, depuis le Big Bang jusqu’à l’apparition des premiers hommes. Beta prend la suite, s’intéresse à l’évolution des hominidés sur quatre millions d’années et zoome sur 30000 ans d’histoire des civilisations humaines, jusqu’au début de l’ère chrétienne. La matière est si riche qu’il faudra deux volumes pour en venir à bout. Dans cette seconde partie qui va de l’antiquité à l’année 2022, Jens Harder aborde des sujets tels que le développement des civilisations de par le monde, le Moyen-âge, les grandes découvertes, l’esclavagisme et la colonisation, sans oublier, naturellement, les naissances du christianisme et de l’islam, la conquête spatiale, les deux Guerres Mondiales et les grandes épidémies. Fidèle à sa méthode, il organise un kaléidoscope d’images empruntées aux sources les plus diverses (peintures rupestres, tableaux anciens, illustrations, vignettes de BD, cartes, diagrammes, photographies, images de films, animations informatiques, etc.). Le sens, inépuisable, naît des rapprochements inattendus entre ces visions hétéroclites qui bâtissent la somme des rêves, des idées et des représentations nées de l’aventure humaine.
 

Beta – Civilisations – Volume 2
Scénario : Jens Harder
Dessins : Jens Harder
Couleurs : Jens Harder
Couverture : Jens Harder
Editeur : Actes Sud
Genre : Science
Pays d’origine : Allemagne, France
Langue d’origine : allemand
Parution : 31 août 2022
Nombre de pages : 368
 
Mon avis :
 Huit ans, huit longues années, voilà le temps qu’il aura fallut patienter pour avoir enfin droit au second volet de l’excellent, que dis-je, du superbe, Beta – Civilisations qui, lui-même, était la suite du non moins fabuleux Alpha – Directions qui datait, lui, de 2009. Bien entendu, quelque part, ce n’est pas une surprise puisque l’on a compris depuis longtemps que le sieur Jens Harder, allemand de son état, aime prendre son temps pour nous livrer, à chaque fois, un résultat qui frôle allègrement avec la perfection – oui, je n’ai de cesse d’assener des superlatifs mais comment voulez vous qu’il en soit autrement dans le cas présent !? Naturellement, d’entrée de jeu, le défis était pour le moins colossal : raconter, par le biais du format BD, toute l’histoire de la vie sur Terre depuis son commencement jusqu’à un futur lointain et hypothétique, cela ne pouvais pas se faire en un seul album, surtout quand on voit comment le fait l’auteur, c’est-à-dire, en usant de diverses œuvres d’art de l’histoire humaine pour magnifier son propos. Du coup, de trois albums prévus au départ, on est passé à quatre, Beta étant divisé en deux parties : une première qui aborde les débuts de l’histoire de l’humanité et qui va, grosso modo, jusqu’à la naissance du Christ, une seconde, donc, qui débute en l’an 0 et qui s’achève en 2022. Sans grande surprise, bien entendu, ceux qui avaient apprécié Alpha – Directions  et le premier volet de Beta – Civilisations retrouveront avec plaisir tout ce qui leur avait plu dans les premiers ouvrages de Harder, c’est-à-dire, des milliers d’illustrations, certaines inspirées de tableaux, de dessins, de photographies célèbres voir de longs métrages, une narration plutôt rare mais sans que cela soit un défaut ainsi que cette volonté, au fil des pages, de mêler l’ancien au moderne, réalité et imaginaire… Bref, comme il fallait s’y attendre, ce second volet de Beta – Civilisations est une réussite incontestable qui ravira celles et ceux qui ont accroché à au concept de Jens Harder depuis le départ : grandiose, frôlant l’excellence, voilà une œuvre qui marque les esprits et qui ne pourra que plaire à un public amateur d’histoire. Reste à présent une ultime problématique, je veux, bien entendu, parler de la date de sortie du dernier volet, Gamma qui, lui, s’intéressera à ce que pourrait bien être le futur de l’humanité et, dans un sens plus large, de la vie sur Terre ? Cinq ans, six ans, davantage ? En toute sincérité, je ne le sais pas mais quoi qu’il en soit, si c’est pour avoir un résultat aussi somptueux, alors, on peut dire que le jeu en vaudra la chandelle !
 

Points Positifs
 :
- Dans la lignée de ses prédécesseurs, ce second volet de Beta – Civilisations est une pure merveille, et ce, même si l’effet de surprise est passé depuis longtemps et que l’on est désormais familier du style originale de l’auteur.
- L’histoire de l’évolution humaine de la naissance du Christ jusqu’à 2022 et l’épidémie de Covid et la Guerre en Ukraine, ma foi, il y a de quoi faire et force est de constater que Jens Harder maitrise fort bien son sujet tant cet ouvrage, de près de 400 pages, est une mine d’informations.
- On retrouve avec plaisir tout ce qui avait fait la force des précédents ouvrages du sieur Harder, c’est-à-dire, cette multitude d’illustrations, ce découpage audacieux, ce choix de couleurs par période et cet habile mélange entre imaginaire et réel, ancien et moderne et autres comparaisons auquel on n’aurait pas penser de prime abord.
- Une fois de plus, nous avons droit à une couverture pour le moins magnifique.

Points Négatifs :
- Comme je l’avais souligné dans les critiques des deux volets précédents, Beta fait parti de ce genre d’œuvres qui, malgré son coté vulgarisateur assumé, n’en reste pas moins assez complexe. Après, tout est une affaire de gouts, bien entendu, et de vouloir posséder une certaine culture.

Ma note : 8,5/10

Beta – Civilisations – Volume 1


Beta – Civilisations – Volume 1
 
Alpha résumait quatorze milliards d’années de vie sur la Terre, depuis le Big Bang jusqu’à l’apparition des premiers hommes ; Beta prend la suite, s’intéresse à l’évolution des hominidés sur quatre millions d’années et zoome sur 30 000 ans d’histoire des civilisations humaines, jusqu’au début de l’ère chrétienne. La matière est si riche qu’il faudra deux volumes pour en venir à bout. Dans cette première partie, Jens Harder aborde des sujets tels que le développement des primates, l’invention du feu, l’apparition du langage, la sédentarisation, l’architecture, l’élevage, le développement des cités, l’émergence et le déploiement des différentes formes d’art. Fidèle à sa méthode, il organise un kaléidoscope d’images (2353 exactement !) empruntées aux sources les plus diverses (peintures rupestres, tableaux anciens, illustrations, vignettes de BD, cartes, diagrammes, photographies, images de films, animations informatiques, etc.). Le sens, inépuisable, naît des rapprochements inattendus entre ces visions hétéroclites qui bâtissent la somme des rêves, des idées et des représentations nées de l’aventure humaine.
 

Beta – Civilisations – Volume 1
Scénario : Jens Harder
Dessins : Jens Harder
Couleurs : Jens Harder
Couverture : Jens Harder
Editeur : Actes Sud
Genre : Science
Pays d’origine : Allemagne, France
Langue d’origine : français
Parution : 22 janvier 2014
Nombre de pages : 368
 
Mon avis :
 Après le sublime Alpha – Directions, dont je vous ai parlé dans ma critique précédente et qui, pour rappel, était sortit en 2009, Jens Harder était revenu sur le devant de scène cinq ans plus tard, en 2014 donc, avec la première partie de Beta – Civilisations, la suite directe de son chef d’œuvre. Première surprise a l’époque puisque, a la base, un seul volume était prévu pour ce Beta, sauf que, devant la richesse de la chose – pour rappel, Harder traitait de l’évolution humaine jusqu’à nos jours – l’auteur avait préféré diviser cette suite en deux parties, histoire de pouvoir prendre son temps dans la conception de cette très longue histoire de l’humanité. Du coup, cette première partie de Beta va des prémices de l’évolution humaine, en revenant sur la fin des dinosaures et sur la faune de l’ère Tertiaire jusqu’à la naissance du Christ, événement choisi par commodité puisque notre calendrier débute a partir de là. Bien évidement, ceux qui avaient apprécié Alpha – Directions retrouveront avec plaisir tout ce qui leur avait plu dans le premier ouvrage de Harder, c’est-à-dire, des milliers d’illustrations, certaines inspirées de tableaux, de dessins, de photographies célèbres, une narration plutôt rare mais sans que cela soit un défaut ainsi que cette volonté, au fil des pages, de mêler l’ancien au moderne, réalité et imaginaire. Bref, comme il fallait s’y attendre, Beta – Civilisations est sans surprises mais, après tout, pourquoi Harder aurait-il dut changer une méthode qui avait fonctionné de si belle manière, surtout pour une suite ? Du coup, après lecture de ce premier volet de Beta, la seule déception que l’on a put ressentir, c’est que, justement, cela soit un premier volet et que l’on n’a pas eu droit à la suite immédiatement. Pour cela, il aura fallut neuf longues années puisque celle-ci est paru récemment, mais bon, lorsque l’on voit le résultat final, on ne peut que se dire que le jeu en vaut la chandelle même si je vous en parlerais davantage très bientôt…
 

Points Positifs
 :
- Dans la lignée de son prédécesseur, Alpha – Directions, ce Beta – Civilisations est une pure merveille, et ce, même si l’effet de surprise est passé et qu’il faille encore patienter pour la seconde partie.
- L’histoire de l’évolution humaine jusqu’à la naissance du Christ, ma foi, il y a de quoi faire et force est de constater que Jens Harder maitrise fort bien son sujet tant cet ouvrage, de près de 400 pages, est une mine d’informations.
- On retrouve avec plaisir tout ce qui avait fait la force de Alpha, c’est-à-dire, cette multitude d’illustrations, ce découpage audacieux, ce choix de couleurs par période et cet habile mélange entre imaginaire et réel, ancien et moderne et autres comparaisons auquel on n’aurait pas penser de prime abord.
- Alpha possédait déjà une couverture magnifique et, une fois de plus, le sieur Harder a fait fort pour cette première partie de Beta.

Points Négatifs :
- Je trouve que l’auteur passe un peu trop rapidement sur les civilisations de l’antiquité.
- Comme je l’avais souligné pour Alpha, Beta fait parti de ce genre d’œuvres qui, malgré son coté vulgarisateur assumé, n’en reste pas moins assez complexe. Après, tout est une affaire de gouts, bien entendu, et de vouloir posséder une certaine culture.

Ma note : 8,5/10

Alpha – Directions


Alpha – Directions
 
Dans ce livre d’une folle ambition, l’auteur allemand, Jens Harder, se penche sur les origines du monde. S’appuyant sur une synthèse des connaissances les plus actuelles dans tous les domaines du savoir, il raconte l’histoire de la vie depuis le Big Bang jusqu’à l’émergence des premières civilisations humaines. Passionné depuis le jeune âge par la nature et toutes les formes de vie, Harder donne à voir toutes les procédures et les ruses de l’Evolution : variation, mutation, symbiose, combinaison, convergence, adaptation, etc. Il se plaît à confronter le savoir contemporain avec les croyances et représentations des époques antérieures, souvent naïves ou fantastiques, telles que l’iconographie en porte témoignage. Œuvre d’utilité publique à l’heure où les théories darwiniennes sont remises en cause par un nouvel obscurantisme, cet ouvrage de vulgarisation scientifique, tout en démontrant l’extraordinaire valeur pédagogique de la bande dessinée, s’impose aussi comme une somme artistique impressionnante.
 

Alpha – Directions
Scénario : Jens Harder
Dessins : Jens Harder
Couleurs : Jens Harder
Couverture : Jens Harder
Editeur : Actes Sud
Genre : Science
Pays d’origine : Allemagne, France
Langue d’origine : français
Parution : 19 janvier 2009
Nombre de pages : 356
 
Mon avis :
 S’il m’aura fallut bien des années avant de me lancer, enfin, dans la lecture de cette merveille qu’est Alpha – Directions, œuvre pour le moins singulière et inclassable de l’allemand Jens Harder et qui est paru en 2009, on pourra dire, sans la moindre exagération, que le jeu en aura valut la chandelle. Il faut dire que, ici, la messe était dite d’entrée de jeu et que ce fut sans la moindre surprise que je n’ai pas été déçu le moins du monde, bien au contraire. Alpha – Directions, une œuvre conforme a mes attentes ? Oui, sans nul doute, et ce, alors que celles-ci étaient très élevés mais bon, pour une fois qu’un résultat est a la hauteur de mes espérances, je ne vais pas m’en plaindre. Pourtant, malgré le fait, indéniable, que nous avons a faire ici a ce qu’il faut bel et bien appeler un chef d’œuvre – sans discussions possibles – il me semble évidant de rappeler que Alpha – Directions n’est peut-être pas destiné au grand public dans le sens le plus large possible. Cela est fort dommage d’ailleurs car je pense ne pas me tromper en affirmant que l’œuvre de Jens Harder est, tout simplement, parfaite pour ceux et celles qui souhaiteraient en connaitre davantage sur la création de l’univers, de notre planète, sur l’apparition de la vie et son évolution au fil des éons, ce, d’une manière franchement plus ludique qu’en lisant un ouvrage spécialisé. Mais bon, ne nous voilons pas la face, si Alpha – Directions apportera son lot de connaissances a beaucoup, nombreux seront ceux qui n’oseront guère franchir le cap et tenter l’expérience ; cela est dommage, j’en conviens… Pourtant, quelle merveille que cet album : pour son coté instructif, principalement, qui m’a rappeler, tout au long, certaines de mes lectures d’enfance – et qu’est ce que j’aurais aimé posséder une telle œuvre a l’époque – pour ses illustrations qui, en s’inspirant, pour la plupart, d’œuvres existantes, parsèment cet ouvrage, pour ce découpage audacieux, ces très nombreux clins d’œil et références religieuses, sans oublier, bien entendu, une coloration assez simple mais néanmoins efficace. Bref, un sans fautes et une flopée de qualités digne des plus grands chefs d’œuvres pour cet Alpha – Directions, indéniablement, un ouvrage que l’on ne peut pas qualifier uniquement de simple bande dessinée, loin de là. Après, il est clair que ce n’est pas le genre de bouquins a mettre entre toutes les mains mais, quelque part, si cela est plutôt dommage, est-ce vraiment important, ceux qui tenteront l’expérience, eux, seront aux anges, ce, avant de se plonger dans la suite, c’est-à-dire, la première partie d’un certain Beta – Civilisations qui s’intéressera, lui, aux débuts de l’histoire de l’humanité…
 

Points Positifs
 :
- Sans la moindre surprise, Alpha – Directions est un pur chef d’œuvre, un truc énorme, monumental, stupéfiant même et terriblement instructif. Le travail en amont de la part de Jens Harder a dut être important mais quand on voit le résultat final, on ne peut que s’incliner devant celui-ci.
- L’histoire des débuts de l’Univers jusqu’à l’apparition de l’Homme résumé en presque 400 pages… cela peut paraitre peu mais en fait, le résumé – car comment ne pas faire un résumé – n’en est pas moins complet et, surtout, fort instructif, ce, que vous soyez un familier de la préhistoire ou un parfait néophyte.
- Alpha – Directions n’est pas vraiment une bande dessinée dans le sens premier du terme, cependant, cela se lit plus ou moins de la même manière sauf qu’ici, ce ne sont pas les textes qui priment mais les illustrations, très nombreuses, certaines étant originales et d’autres, plus nombreuses, s’inspirant de tableaux, de sculptures, de dessins, etc.
- L’auteur met souvent en parallèle le déroulement de la création de l’univers ou de l’évolution de la vie avec des illustrations religieuses diverses, voir même, en certaines occasions, avec d’autres qui s’inspirent d’œuvres de la culture populaire. Le résultat, fait de manière intelligente, est bigrement efficace.
- Une colorisation plutôt basique – chaque ère géologique possède sa couleur – mais qui apporte un plus indéniable a l’ensemble.
- La couverture est simple mais efficace.

Points Négatifs :
- Malheureusement, malgré le fait que Alpha – Directions est une œuvre parfaite pour les néophytes, je pense qu’elle n’en reste pas moins pas évidente d’accès pour un certain public. Cela n’est pas un défaut a proprement parler, certes, mais il ressort tout de même un coté élitiste de cet album qui en fera fuir plus d’un. Dommage, ils ne savent pas ce qu’ils ratent…

Ma note : 9/10

lundi 28 avril 2025

Le Moyen Âge, une Imposture


Le Moyen Âge, une Imposture
 
Médiéval, féodal demeurent de nos jours des insultes. C'est le résultat d'une légende ourdie dès le XVIIIe siècle et orchestrée par la Révolution, puis par les maîtres de l'enseignement public. Jacques Heers montre ici les erreurs et les malhonnêtetés qui ont fondé et alimenté cette légende. Saint Louis rendant la justice sous son chêne, féodal devenu synonyme d'inégalité criarde, médiéval utilisé à toutes les sauces dès qu'il s'agit de caractériser un retard ou un blocage : le Moyen Age est encombré d'a priori, de légendes forgées afin d'accentuer un misérabilisme imaginaire, voire de mensonges. Jacques Heers utilise son érudition au service d'une démystification salutaire des mille ans qui séparent la chute de l'empire romain d'Occident et la découverte de l'Amérique.
 

Le Moyen Âge, une Imposture
Auteur : Jacques Heers
Type d'ouvrage : Histoire
Edition originale : 10 septembre 1992
Edition française : 04 décembre 2008
Titre en vo : Le Moyen Âge, une Imposture
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Traduction : Néant
Editeur : Tempus Perrin
Nombre de pages : 384
 
Mon avis :
 Dans ma critique précédente, je vous avais parlé d’un essai plutôt intéressant du sieur David Colon, un certain Propagande. Comme son titre l’indique, cet ouvrage nous narrait l’histoire de la manipulation de masse au fil des siècles, thématique pour le moins intéressante, comme vous pouvez l’imaginer. Etant donc plutôt bien lancé dans le genre essais historiques, je me suis décidé, à présent, a aborder une autre thématique tout aussi intéressante, celle, vous l’avez compris, du Moyen-âge et, plus précisément, des très nombreuses idées fausses que le grand public, les médias, les politiques et même les historiens se font au sujet de cette période historique qui, comme chacun sait, n’a pas bonne presse. Vous en doutez ? En anglais, Moyen-âge se dit Dark Ages ce qui, ma foi, veut tout dire et, d’ailleurs, il suffit de regarder un peu les médias pour entendre des termes aussi péjoratifs que médiéval, moyenâgeux, etc. Du moins, péjoratifs car ceux-ci le sont devenus, au fil du temps : la faute, selon les pays, a des individus qui, pour glorifier leurs propres faits, ont mépriser ceux de leurs ancêtres, la faute, pour ce qui est de la France, à la Révolution Française puis à la République qui avait besoin de boucs émissaires comme la royauté, la noblesse et le clergé afin de justifier son existence. C’est donc en démontrant tout cela dans cet ouvrage que le sieur Jacques Heers nous fait découvrir un Moyen-âge différent de celui que l’on connait, une époque qui, certes, n’est pas glorifiée en tant que telle mais qui, finalement, ne mérite pas le traitement qu’elle subit depuis trop longtemps alors que l’Antiquité, la Renaissance ou l’époque dite moderne, avec leurs défauts, sont montrées en tant qu’exemples de vertus et de progrès sociaux. Le Moyen Âge, une Imposture est donc un ouvrage qui mérite le détour et dont le principal défaut, finalement, est qu’il est trop court, l’auteur n’abordant pas tous les faits de société et ayant, de plus, tendance à se répéter un peu trop souvent. Cependant, si vous souhaitez en connaitre davantage sur ce Moyen-âge réhabilité, je pense que le jeu en vaut la chandelle…
 

Points Positifs
 :
- Un ouvrage intéressant qui nous présente un Moyen-âge pour le moins innatendu et assez éloigné de celui que l’on nous présente depuis des décennies, pour ne pas dire depuis quelques siècles. Bref, voilà une période historique qui mérite d’être réhabilitée !
- Il est instructif de voir comment, selon les pays et les différentes époques, le Moyen-âge a été voué, petit à petit, aux gémonies, cette période étant accablée de tous les maux alors que, si on la compare aux autres qui l’ont précédé ou suivis, cela ne se justifiait nullement.
- La problématique française du traitement du Moyen-âge est fort intéressante quand à la responsabilité de la Révolution et de la République.
- Un ouvrage qui plaira a la fois aux connaisseurs qu’aux néophytes.
 
Points Négatifs :
- Dommage que Jacques Heers survole par moments certains faits qui auraient mérité d’être davantage développés, cela aurait donné de la consistance à ses propos.
- L’auteur à tout de même la manie discutable de se répéter un peu trop souvent à mon gout, ce qui est dommage.
- Un ouvrage un peu trop court et qui aurait, largement, mérité cent ou deux cent pages supplémentaires…
 
Ma note : 7/10

Propagande


Propagande
 
Fake News, Infox, Post-Vérité : le monde contemporain ne cesse d'être confronté aux enjeux de l'information de masse. On croyait la propagande disparue avec les régimes totalitaires du XXe siècle mais, à l'ère de la révolution numérique et des réseaux sociaux, elle est plus présente et plus efficace que jamais. Chaque jour apporte ainsi son lot de désinformation, de manipulation, de rumeurs et de théories du complot. Loin de se limiter à la sphère politique et à la fabrique du consentement, la propagande imprègne aujourd'hui tous les aspects de notre vie en société, les spécialistes du marketing, du storytelling ou les théoriciens du nudge s'efforçant d'influencer nos choix et comportements. Embrassant plus d'un siècle d'histoire et couvrant un vaste espace géographique, David Colon explique les fondements et les techniques de la persuasion de masse dans le monde contemporain. Il montre que la propagande n'a cessé de se perfectionner à mesure que les sciences sociales et les neurosciences ont permis d'améliorer l'efficacité des techniques de persuasion, d'influence ou de manipulation. A travers une synthèse accessible et percutante, David Colon livre une contribution essentielle pour mieux cerner les ravages causés par la désinformation, hier comme aujourd'hui.
 

Propagande
Auteur : David Colon
Type d'ouvrage : Société, Histoire
Edition originale : 09 janvier 2019
Edition française : 17 février 2021
Titre en vo : Propagande
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Traduction : Néant
Editeur : Flammarion
Nombre de pages : 448
 
Mon avis :
 Parmi les thématiques qui me plaisent, et elles sont nombreuses, sans nul doute que la propagande occupe une place qui n’est peut-être pas la première, certes, mais qui n’en reste pas moins importante à mes yeux. En effet, il n’y a pas besoin d’avoir fait de grandes études pour savoir, comprendre, que la propagande est partout : dans nos gouvernements, dans les médias, dans la publicité, etc. D’ailleurs, depuis quelques années, on pourrait même dire que la propagande, sous toutes ses formes, n’a jamais été aussi présente autour de nous, ce, au point même que certains en voient partout, ce, même lorsqu’elle n’est pas présente, tandis que les autres jugent que certains parmi ceux qui en voient tout de même un peu ne sont que de vulgaires complotistes, mettant ainsi tout le monde dans le même sac, ce qui est un peu stupide. Et donc, rien de tel qu’un ouvrage sur le sujet pour que je connaisse un peu mieux la fameuse histoire de la propagande, car bon, comment dire, force est de constater que celle-ci existe depuis longtemps et aura évoluée au fil des siècles et, plus précisément, des dernières décennies. Et donc, sur ce point, ce Propagande du sieur David Colon est un très bon ouvrage qui, ma foi, mérite amplement le détour pour peu que vous soyez intéresser par le sujet. Simple d’accès, y compris pour le grand public, cet ouvrage nous présente donc les grandes étapes de l'émergence puis de l'utilisation de la propagande au fil du temps – grosso modo, depuis la fin du XIXe siècle – et ce, avec de nombreuses références et des exemples bien choisis : les concepts et théories sont rappelées puis illustrées de manière parlante, soit en relatant des expériences de psychologie, soit des événements historiques. Indéniablement, toute la partie historique, la plus longue, est la plus réussie de cet essai même si, avec du recul, on n’aurait pas été contre que la propagande de guerre n’ai pas été davantage développée.  Curieusement, c'est lorsque l’auteur aborde la période contemporaine, notamment les réseaux sociaux et les Fake News, que l’ouvrage, sans devenir inintéressant, a tendance à être un poil moins réussi à mes yeux, un peu en raison du fait que David Colon quitte l’habit de l’historien qui lui sciait, jusque là, a ravir, pour celui du militant. Ainsi, alors que pendant tout l'ouvrage, il était évident que la propagande était un outil entre les mains des puissants – Etats, grandes entreprises, médias, etc. – et utilisé par eux, on a l'impression dans la dernière partie que l'auteur craint plus désormais la propagande de citoyens sous-informés, crédules, émotifs et manipulateurs, que celle des Etats ou des pouvoirs constitués. Pourtant, au vu de l’actualité récente, si David Colon a effectivement raison de pointer du doigt les dérives des réseaux sociaux et le fait, incontestable, que les Fake News sont un véritable problème, il a tord de ne pas pointer du doigt, également, la propagande de nos gouvernements et de nos médias qui est, elle aussi, plus présente que jamais – faut-il rappeler la problématique de la crise du Covid-19, pour ne citer qu’un exemple mais ceux-ci sont légions et, pour peu que l’on suive l’actualité au jour le jour, difficile de ne pas le reconnaitre. Bref, sans cette fausse note qui conclut cet essai, ce Propagande aurait frôlé avec la perfection, cependant, malgré ce défaut, il est évidant que cet ouvrage n’en reste pas moins indispensable pour celles et ceux qui souhaiteraient en connaitre davantage sur l’histoire de la propagande. Croyez-moi, celle-ci est passionnante et vous n’écouterez plus les médias, les politiques et les autres puissants de la même manière après avoir lu cet ouvrage…
 

Points Positifs
 :
- Un très bon essai qui nous fait découvrir l’histoire de la propagande au fil du temps ainsi que son évolution. David Coulon maitrise à merveille son sujet et nous livre un ouvrage terriblement captivant et qui a de quoi ravir celles et ceux qui souhaiteraient en connaitre davantage sur le sujet.
- Toute la partie historique – création, évolution – est terriblement passionnante et mérite le détour.
- Que vous soyez un parfait néophyte de la chose ou un spécialiste, Propagande est suffisamment bien écrit et simple à comprendre pour satisfaire un large public.
- Difficile de lire cet ouvrage est de suivre, ensuite, aveuglement, tout ce que l’on peut nous dire le plus sérieusement du monde – ce, que ce soit nos politiques, les médias, les entreprises, etc.
 
Points Négatifs :
- La dernière partie de cet ouvrage déçoit un peu : ainsi, si, effectivement, les réseaux sociaux sont un énorme problème de nos jours, l’auteur oublie de pointer du doigt le fait, incontestable, que la propagande n’est pas l’apanage d’un public crédule et limite débile qui s’abreuve de Fake News. Ainsi, David Coulon oublie un peu trop rapidement la propagande des états, des médias ou celle des multinationales, propagande qui, accessoirement, n’a jamais été aussi importante…
- De même, l’auteur tombe un peu trop dans le militantisme dans sa dernière partie en pointant du doigt, uniquement, la propagande d’extrême droite et en oubliant, superbement, celle d’extrême gauche qui est tout aussi problématique !
 
Ma note : 7,5/10