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samedi 28 juin 2025

L'Histoire Secrète – Atlantide


L'Histoire Secrète – Atlantide
 
Nous sommes en 1950. Après plusieurs siècles de quête, Reka parvient enfin à localiser les ruines de l'Atlantide, le dernier sanctuaire qui s'opposa, il y a des milliers d’années, à la vindicte des Brillants, et à mettre la main sur les étranges Crânes de Cristal. Au même moment, à l’autre bout du monde, dans un petit musée de Stalingrad, en URSS, un artefact étrange, longtemps convoité par les Nazis pendant la Seconde Guerre Mondiale, reprend vie. Il apparait que la guerre avec les Brillants prend un nouveau tournant et que les Archontes semblent disposer désormais d'armes qui pourraient détruire ces derniers. Et lorsque Thot se réveille de son sommeil et rejoint les Archontes, il apparait que, les forces se mettant doucement en place, l’ultime affrontement contre les Brillants va bientôt avoir lieu…
 

L'Histoire Secrète – Atlantide
Scénario : Jean-Pierre Pécau
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Anubis
Couverture : Manchu, Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Fantastique, Etrange, Historique, Mondes décalés
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 22 mai 2024
Nombre de pages : 56
 
Mon avis :
 Ce fut, sans aucun doute possible, une des plus grosses surprises du début de l’année 2024 et, en toute sincérité, je pèse mes mots, du moins, si on s'en tient aux amateurs de bande dessinée. Bien entendu, je me doutais bien que, quelque part, nous n’en n’avions pas encore tout à fait finit avec L’Histoire Secrète, cette saga interminable du duo composé de Jean-Pierre Pécau pour ce qui est du scénario et de l’inimitable Igor Kordey pour ce qui est des dessins, une saga dont le premier volet, pour rappel, est paru en cette lointaine année 2005, il y a deux décennies, donc, et que je suis avec une certaine assiduité depuis lors. Cependant, comme le dernier volet, Les Sept Tours du Diable, était paru en 2021, je dois reconnaitre que j’avais presque oublié qu’une suite était possible, surtout que, cette fois-ci, il n’y avait pas d’épidémie de Covid-19 pour retarder une quelconque parution. Mais bon, il était dit que les sieurs Pécau et Kordey n’en n’avaient pas tout à fait finit avec leur saga et donc, en mai 2024, donc, paru ce trente-huitième volet de L’Histoire Secrète, une saga qui traverse les décennies et dont on se demande si, un jour, on en verra le bout ! Mais alors, après tants d’années et une quantité pour le moins conséquente d’albums, qu’apporte donc cet Atlantide de plus a la saga ? Eh bien, déjà, le titre est pour le moins prometteur même si on n’est pas vraiment loin de la tromperie sur la marchandise, les ruines atlantes n’apparaissant que sur une petite flopée de pages et n’occupant pas une place digne de ce nom. Cependant, malgré ce constat que l’on peut qualifier de dommageable, force est de constater que ce trente-huitième volet de la saga est plutôt bon et que, si vous avez apprécié les derniers albums en date de L’Histoire Secrète, alors, celui-ci va amplement vous satisfaire. Ainsi, une fois de plus, on retrouve nos Archontes qui, sous la menace des fameux Brillants – pour rappel, ce sont des aliens arrivés sur Terre il y a des milliers d’années et qui, par création génétique, ont créé la race humaine – découvrent ou redécouvrent d’anciens artefacts censés les aidés dans leurs luttes contre ces derniers. Ajoutons à cela les mystérieux Enfants de Cain, une race humaine a la longévité exceptionnelle, des loges secrètes et même une ou deux figures connue comme Ernest Hemingway sans oublier, naturellement, les dessins toujours aussi maitrisés de l’inimitable Igor Kordey et l’on obtient un album parfaitement dans la lignée de ses prédécesseurs qui, certes, n’apportera pas grand-chose de nouveau a la saga mais qui possède néanmoins suffisamment d’éléments qui satisferont les quelques rares illuminés dont je fais parti et qui, au bout de deux décennies, poursuivent encore et toujours l’aventure. En attendant un nouvel album dans les années à venir ? Allons donc, au vu de la conclusion de ce trente-huitième volet de L’Histoire Secrète, il est évidant que nous n’en n’avons pas encore finit avec cette saga…
 

Points Positifs
 :
- Même si ce énième volet de L’Histoire Secrète n’apporte pas grand-chose de vraiment indispensable a cette interminable saga, force est de constater que cet album possède suffisamment d’éléments pour satisfaire les derniers fous qui ne peuvent pas s’empêcher de poursuivre l’expérience, ce, malgré les années qui défilent.
- Atlantide, ésotérisme, paléocontact, sociétés secrètes : le sieur Pécau maitrise à merveille ses traditionnels thèmes de prédilections.
- Igor Kordey nous livre, une fois de plus, une prestation de bonne qualité qui, dans l’ensemble, ravira les amateurs de son style oh combien singulier. Certes, il y a quelques planches un peu en-deçà mais certaines, magnifiques, viennent rehausser l’ensemble du travail du croate.
- Pour ce qui est de la couverture, il n’y a rien à redire, celle-ci, conforme à ce que nous propose la saga depuis des années, est plutôt bonne.
 
Points Négatifs :
- Ne nous leurrons pas, cette énième suite a L’Histoire Secrète est uniquement destinée aux fans les plus hardcore de la saga et les autres, autrement plus nombreux, passeront leur chemin.
- J’adore Igor Kordey et son style si particulier, mais il est clair que celui-ci peut en troubler plus d’un. Après, cela reste une affaire de gouts persos.
- Dommage que l’Atlantide n’apparaisse pas davantage.
L’Histoire Secrète prendra-t-elle vraiment fin un jour ? Oui, sans nul doute, mais bon, dans combien de temps ?
 
Ma note : 7,5/10

dimanche 22 juin 2025

L'Histoire Secrète – Les Sept Tours du Diable


L'Histoire Secrète – Les Sept Tours du Diable
 
1949. Un groupe de randonneurs arrive au bout de la vallée du mont Kholat Syakhl. L’un des marcheurs croit apercevoir une tour au loin. C’est pourtant impossible, car rien n’indique une quelconque habitation dans ce désert gelé. Ils s’installent pour la nuit en dressant un campement de fortune. Pendant leur repas, ils sentent que quelque chose n’est pas normal. La fumée des cigarettes se fige dans l’air et l’eau à un goût étrange et désagréable. Lioudmila entend alors un bruit dehors comme une sorte de hurlement d’animal. Elle passe alors une tête par l'entrebâillement de la tente... et quand elle se retourne, elle est paniquée. Du sang coule de ses oreilles et de son nez. Elle hurle qu’il faut fuir tout de suite. Les randonneurs terrifiés sortent de la tente et découvrent avec effroi ce que Lioudmila a vu : une immense forme rampante et spongieuse, d’une couleur violacée, envahit tout l’espace et avance lentement vers eux. Lioudmila trébuche et n’a pas le temps de se relever, que les bulles monstrueuses explosent au contact de son corps qui disparaît petit à petit...
 

L'Histoire Secrète – Les Sept Tours du Diable
Scénario : Jean-Pierre Pécau
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Anubis
Couverture : Manchu, Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Fantastique, Etrange, Historique, Mondes décalés
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 03 février 2021
Nombre de pages : 80
 
Mon avis :
 Alors que, au départ, une sortie était prévue pour 2020, Les Sept Tours du Diable, trente-sixième volet (trente-sept si l’on prend en compte le fameux numéro 0, Les Ivoires de Thot) de L’Histoire Secrète, fut repoussé, comme pas mal d’autres titres, suite à la pandémie de Covid-19 qui toucha le monde entier, comme chacun sait, il y a cinq ans. Et donc, ce ne fut que début 2021 que paru la suite de la saga, ce, pour le plus grand plaisir des quelques fous dans mon genre qui continuaient encore à suivre les péripéties historiques de nos fameux Archontes au fil des siècles. Cependant, si l’on pourrait être pour le moins dubitatif quand à la poursuite de la L’Histoire Secrète, force est de constater que, depuis la pseudo-conclusion de la série dans Apocalypto, tous les albums parus sont plutôt bons pour ne pas dire nettement plus aboutis que leurs prédécesseurs qui, bien souvent, alternaient entre les volumes réussis et d’autres plutôt bof. Une bonne nouvelle, donc, pour les fans de L’Histoire Secrète qui suivent cette saga depuis bientôt deux décennies et donc, après Roswell qui, comme son nom l’indique, traitait du fameux prétendu crash d’un ovni au Nouveau Mexique, en 1947 et aura particulièrement ravi les amateurs d’ufologie, les sieurs Pécau et Kordey reviennent donc avec un nouvel album, Les Sept Tours du Diable, qui, dans les grandes lignes, est plus ou moins aussi bon que ses prédécesseurs. Alors, ici, nous abandonnons un peu les apparitions modernes d’ovnis pour une intrigue plus ésotérique où l’on retrouve de bien singulières constructions, disséminées dans la planète et qui auraient été construites par les fameux Brillants – nos grands frères galactiques qui, par manipulation génétique, nous auraient créé, ce qui rappellera bien des hypothèses aux amateurs de paléocontact – comme quoi, finalement, le coté extraterrestre n’est jamais bien loin. Dans l’ensemble, cet nouvel album de L’Histoire Secrète est dans la lignée de ses prédécesseur, c’est-à-dire, que si vous êtes fans de la saga depuis ses débuts, malgré ses hauts et ses bas, mais aussi, si vous êtes fan d’ésotérisme, d’ufologie, de sociétés secrètes et de paranormal, alors, vous trouverez, une fois de plus, votre bonheur dans ce volume dessinée, bien entendu, de main de maitre par un Igor Kordey égal a lui-même. Cependant, si ce n’est pas le cas, si vraiment, vous n’accrochez pas à cette BD, que vous préférez les intrigues dites terre à terre et que vous détestiez le style si particulier de Kordey, alors, ce n’est pas avec cet album que vous changerez d’avis, mais bon, si vous n’aimez pas L’Histoire Secrète, cela fait bien longtemps, naturellement, que vous avez abandonner les frais…
 

Points Positifs
 :
- Après une longue absence dut au Covid-19, ce fut un véritable plaisir, pour les fans, de retrouver la suite de L’Histoire Secrète qui leur propose, une fois de plus, un album suffisamment bien ficelé, scénaristiquement parlant : nouvelles énigmes, nouveaux lieux mystérieux, suite d’une trame générale qui risque de mettre les Archontes face aux Brillants, bref, il y avait de quoi satisfaire les fans !
- Igor Kordey nous livre, une fois de plus, une prestation de bonne qualité qui, dans l’ensemble, ravira les amateurs de son style oh combien singulier. Certes, il y a quelques planches un peu en-deçà mais certaines, magnifiques, viennent rehausser l’ensemble du travail du croate.
- Pour ce qui est de la couverture, il n’y a rien à redire, celle-ci, conforme à ce que nous propose la saga depuis des années, est plutôt bonne.
 
Points Négatifs :
- Ne nous leurrons pas, cette énième suite a L’Histoire Secrète est uniquement destinée aux fans les plus hardcore de la saga et les autres, autrement plus nombreux, passeront leur chemin.
- Même si, dans l’ensemble, cet album est dans la lignée de ses prédécesseurs, il faut reconnaitre que la série nous à déjà offert mieux et que celui-ci peine un peu à se démarquer véritablement du lot. Bref, bon mais sans plus…
- J’adore Igor Kordey et son style si particulier, mais il est clair que celui-ci peut en troubler plus d’un. Après, cela reste une affaire de gouts persos.
 
Ma note : 7/10

mercredi 18 juin 2025

L'Histoire Secrète – Roswell


L'Histoire Secrète – Roswell
 
Juillet 1947 à Roswell, deux archéologues assistent au crash de ce qu’ils pensent être un astéroïde dans le désert. La professeur Karnaky voit son tatouage rituel réagir violemment. C’est en fait une soucoupe volante qui s’est crashée. Sur la Base 51 dans le Nevada, l’armée américaine s’interroge sur cet engin qui vole à mach 5. Parmi eux il y a Reka, archonte fille de Thot comme Dyo, Erlin et Aker. Elle est sous la coupe d’une femme qui conserve son ivoire. Dans le désert, Erlin est arrivé près d’un troupeau décimé de façon improbable. Appelé par un général qu’il avait connu pendant la guerre en Allemagne, il va ensuite retrouver Karnaky à qui il avoue que son ivoire était brûlante au moment du crash. Sur la base, Erlin pénètre dans le hangar où on a stocké le vaisseau et, dans un sarcophage, il reconnait le visage de Thot. Plus question de Martiens ou de Soviétiques, on est désormais dans un autre registre qui va se révéler mortel surtout que, par la suite, un commando vole le sarcophage…
 

L'Histoire Secrète – Roswell
Scénario : Jean-Pierre Pécau
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Anubis
Couverture : Manchu, Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Fantastique, Etrange, Historique, Mondes décalés
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 06 mars 2019
Nombre de pages : 88
 
Mon avis :
 Cela pourrait presque devenir une blague ou, plutôt, c’en est devenu une depuis bien trop longtemps. Ainsi, prenons le cas oh combien épineux de cette fameuse Histoire Secrète des sieurs Jean-Pierre Pécau et Igor Kordey qui, depuis sa prétendue conclusion avec le trente-deuxième volet de la saga, Apocalypto, en 2013, ne cesse de revenir, de manière annuelle, d’abord par le biais de deux volumes pour le moins réussis et qui nous dévoilaient les liens entre les Archontes et le Christ (voir Messie Blanc et Messie Noir) puis, avec un bien singulier tome 0, Les Ivoires de Thot, qui nous narraient leurs origines. Forcément, a la fin de la critique de celui-ci, je soulignais que, depuis lors, trois autres albums étaient parus et donc, à présent, c’est au tour du trente-sixième volume de L’Histoire Secrète de faire son apparition, un album prénommé Roswell et dont le titre veut, a lui tout seul, tout dire. Bien évidement, je dois reconnaitre que ce fut avec peu d’enthousiasme que je me suis lancé dans ce nouvel album des aventures des Archontes, déjà, pour la simple et bonne raison que, au bout de tant d’années, la lassitude est le sentiment qui prévaut le plus, ensuite, parce que l’affaire de l’ovni de Roswell est tellement connue, a tellement été usée et abusée au fil du temps que, au bout d’un moment, je trouve qu’il n’y a plus grand-chose d’intéressant a en tirer. Pourtant, malgré mes attentes, oh combien faibles vis-à-vis de ce nouveau volet de L’Histoire Secrète, j’ai eu l’agréable surprise de découvrir que celui-ci n’était pas si mauvais que je ne le craignais. Certes, pas au point de sauter au plafond, loin de là, mais bon, disons que Pécau, fidèle a son habitude, manie a merveille son scénario, s’amusant de distiller dans celui-ci tout un tas de références bien connues des amateurs d’ufologie. Le résultat en lui-même est certes loin d’être enthousiasmant, mais bon, malgré cela, ce trente-sixième tome de L’Histoire Secrète ravira les amateurs de la série qui retrouveront un univers qui leur ait familier depuis… 2005 et qu’ils ne sont pas prêts de quitter vu que tout cela est loin d’être fini, bien au contraire…
 

Points Positifs
 :
- Traiter de l’affaire Roswell n’était pas une mince affaire, surtout que celle-ci est tellement célèbre et a été abordé dans tellement d’œuvres que, depuis longtemps, on n’en n’attend plus rien, pourtant, Jean-Pierre Pécau maitrise plutôt bien son histoire qui n’est certes pas d’une grande originalité mais qui n’en ravira pas moins les fans de la série.
- Comme à son habitude, Pécau distille a merveille tout un tas de références bien connues des amateurs d’ufologie et de paranormal. Là aussi, rien de bien original, mais bon, cela nous rappelle les bons vieux fans de X-Files.
- Le plaisir, pour les fans les plus hardcore de L’Histoire Secrète, de retrouver des personnages et un univers qui leur sont familiers depuis fort longtemps.
- Un Igor Kordey qui n’est peut-être pas dans une forme olympique – on l’a déjà connu plus inspirée – mais qui n’en livre pas moins une prestation acceptable.
- Une couverture plutôt réussie, il faut le reconnaitre.
 
Points Négatifs :
- Ne nous leurrons pas, cette énième suite a L’Histoire Secrète est uniquement destinée aux fans les plus hardcore de la saga et les autres, autrement plus nombreux, passeront leur chemin.
- Roswell, ce n’est pas original pour un sou, il faut en convenir.
- Avions-nous vraiment besoin de nous coltiner une scène incestueuse entre Erlin et Aker ?
 
Ma note : 7,5/10

jeudi 12 juin 2025

L'Histoire Secrète – Les Ivoires de Thot


L'Histoire Secrète – Les Ivoires de Thot
 
En 3000 avant Jésus Christ, un groupe de guerriers traque un colosse barbu et son loup, en leur jetant des lances. Ce colosse porte quatre plaques d’ivoire à son cou, représentant les quatre éléments. L’homme se réfugie dans une grotte, où il a caché une épée et une armure pour son bras. Quand il en sort, il se bat comme un diable et tue en quelques secondes les quatre assaillants. Cet homme s’appelle Akileos, il est le père d’Antikleia, une belle femme égyptienne. Le père et la fille se sont un jour retrouvés sauvés des eaux par un astronef alien en forme de pyramide inversée. Ils ont ensuite été recueillis et soignés dans un palais terrestre par le seigneur Thot, un Brillant, alias un dieu pour les humains. Magnanime et accueillant, Thot a permis à Akileos de passer une saison à se reconstruire un bateau. Et Thot a partagé la couche d’Antikleia, qui est tombée enceinte. Thot appartenait à une famille d’extraterrestres venus sur Terre pour y pratiquer une expérience de civilisation sur les animaux. Mais ils étaient déçus par le comportement des humains qu’ils avaient générés : ils étaient menteurs, voleurs, bruyants… Les Brillants terminaient juste de bâtir les pyramides en cours, puis s’apprêtaient à repartir. C’est à cette époque que Thot avait créé les Cartes d’Ivoire, capables d’influer sur la chance. Or Akileos, caché dans l’ombre, avait assisté à ce processus… et s’en était emparé.
 

L'Histoire Secrète – Les Ivoires de Thot
Scénario : Jean-Pierre Pécau
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Jérôme Maffre
Couverture : Manchu, Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Fantastique, Etrange, Historique, Mondes décalés
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 21 mars 2018
Nombre de pages : 88
 
Mon avis :
 Force est de constater que la chose pourrait presque en devenir risible, il faut le reconnaitre, mais bon, comment vouliez vous que je réagisse autrement en découvrant, début 2018 et pour la énième fois, la sortie d’un nouveau volet de cette longue saga qu’est L’Histoire Secrète ?! Car bon, comment dire, entre une parution initiale prévue sur sept albums puis qui, a force d’ajouts, s’est prolongée jusqu’à un trente-deuxième, bien des années plus tard et qui devait conclure définitivement la saga, déjà, nous avions eu droit, au bout de quelques années, a la sortie de deux nouveaux volumes, Messie Blanc et Messie Noir qui ramenaient nos Archontes a l’époque du Christ. Deux albums que l'on ne peut pas vraiment qualifier d'indispensables, il faut le reconnaitre, mais qui étaient loin d’être mauvais, particulièrement aux yeux des quelques fans de l’inusable saga des sieurs Pécau et Kordey. Et puis, on y arrive, une énième surprise, voilà que, début 2018, paraissait donc ce fameux tome 0, trente-cinquième, au demeurant, d’une saga dont, encore aujourd’hui, on ne voit pas le bout. Bien évidement, le lecteur, même le plus complaisant a l’égard de L’Histoire Secrète ne pouvait avoir que de fortes raisons de se méfier vis-à-vis de cette volonté des auteurs de poursuivre indéfiniment cette saga : la raison pécuniaire étant, bien entendu, la plus évidente. Or, et j’en suis le premier surpris, a la lecture de ces Ivoires de Thot, titre de ce tome 0, force est de constater que le résultat est bien au-delà de ce que l’on était en droit de s’attendre. Car oui, aussi incroyable que cela puisse paraitre, ce nouvel album de L’Histoire Secrète est plutôt bon dans l’ensemble : bien plus long avec ses presque 90 pages, revenant sur les origines de la saga en nous faisant plonger des milliers d’années dans le passé et en assumant totalement l’inspiration de l’hypothèse des anciens astronautes qui furent a la mode dans les années 60 et 70 – avec des maitres du genre comme Erich von Däniken et autres Robert Charroux – celui-ci s’avère être une fort agréable surprise pour toutes celles et tous ceux qui sont fan de l’œuvre des sieurs Pécau et Kordey. Bien évidement, les néophytes passeront leur chemin sans s’attarder le moins du monde mais pour les autres, pour les quelques lecteurs qui possèdent l’intégralité de la saga, bref, pour les fanatiques qui, sans être naïfs non plus car ils savent bien que L’Histoire Secrète possède beaucoup trop de défauts pour être un incontournable, disons que cet énième album, sans être indispensable – affirmer une telle chose serait fort exagérer – est loin d’être inutile, bien au contraire, surtout si l’on veut en savoir davantage sur les origines des Archontes et de leurs fameuses cartes. Bref, comme je l’ai dis, une bonne surprise et, maintenant, doit-t-on totalement faire nos adieux à la saga ? Vous l’avez compris, absolument pas puisque, depuis Les Ivoires de Thot, trois autres albums sont parus ce qui signifie que tout cela est peut-être encore très loin d’être fini…
 

Points Positifs
 :
- Connaitre totalement les origines de personnages sur lesquels plainaient depuis longtemps bien des mystères n’est jamais chose aisée mais, parfois, cela fonctionne, ce qui est le cas ici et si vous êtes fans de L’Histoire Secrète, si vous avez lut tous les albums de la série, alors, cela sera un régal pour vous de découvrir qui sont les parents d’Erlin, Reka, Aker et Dyo, d’où leurs viennent leurs pouvoirs, leur longévité, etc.
- Certains pourront trouver a redire quand a la volonté de Pécau de s’inspirer des théories des anciens astronautes pour donner une origine divine a nos Archontes, pour ma part, étant un vieux fan de celles-ci, je trouve l’idée plutôt bonne et d’ailleurs, cela explique bien des choses quant a leurs pouvoirs.
- Cela fait pas mal de temps que je l’affirme mais Igor Kordey, malgré des débuts plus que poussifs il y a de cela presque deux décennies, s’est nettement améliorer au fil des ans, comme le bon vin en quelque sorte, et, sincèrement, ses planches sont parfois un véritable régal… pour peu que l’on soit fan de son style particulier, bien entendu.
- 88 pages ! La chose n’est pas commune dans la bande dessinée franco-belge.
- Une fort belle couverture, il faut le reconnaitre.
 
Points Négatifs :
- Ne nous leurrons pas, cette énième suite a L’Histoire Secrète est uniquement destinée aux fans les plus hardcore de la saga et les autres, autrement plus nombreux, passeront leur chemin.
- Quelques coquilles pour le moins navrantes dans le texte : ainsi, on nous dit que Thot aima une femme il y a 20000 ans puis, dans la première page, on nous annonce la date de 3000 ans avant JC avant que l’album ne s’achève avec une… glaciation, celle-ci n’ayant put avoir lieue, effectivement, que deux dizaines de milliers d’années auparavant.
- Dans le présent, Grand-père Loup a les cheveux et une barbe noire puis on a droit à un flashback où il use 20 ans de sa vie pour échapper aux griffes d’Anubis et où cheveux et barbes deviennent blancs… Retour au présent, ils sont toujours blancs, mais alors, quid des premières pages où ils sont noirs ?!
L’Histoire Secrète prendra-t-elle vraiment fin un jour ?
 
Ma note : 7,5/10

lundi 2 juin 2025

L'Histoire Secrète – Messie Noir


L'Histoire Secrète – Messie Noir
 
Dans la forteresse du Wadi Qumram, le petit Iesous montre à Magdla ses pouvoirs. Il transforme une sculpture d'oiseau en véritable oiseau qui prend son envol devant les yeux émerveillés de Magdala. Le fils de Thomas, jaloux, insulte Iesous en le traitant de tricheur. Selon lui, il avait un oiseau derrière lui pour faire croire à ses pouvoirs. Iesous, fou de rage, utilise sa puissance pour l'étrangler sans même le toucher. Après avoir assisté à ce spectacle, Erlin décide d'amener l'enfant prodige pour parfaire son éducation et l'élever selon le message de Moise. Il l'emmène dans le jardin de Siddhartha qu'on appelle également Kor ou Éden. Il ne se doute pas qu'il est suivi par des Berbères qui vont faire leur rapport à Dyo...
 

L'Histoire Secrète – Messie Noir
Scénario : Jean-Pierre Pécau
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Desko
Couverture : Manchu, Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Fantastique, Etrange, Historique, Mondes décalés
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 15 février 2017
Nombre de pages : 56
 
Mon avis :
 Cela avait été avec une certaine stupéfaction, il y a de cela quelques années, que j’avais appris que L’Histoire Secrète, qui, pour rappel, est sans nul doute l’une des bande dessinées les plus clivantes des deux décennies écoulées, allait avoir droit a une suite. Il faut dire que cette œuvre du duo composé des sieurs Jean-Pierre Pécau et Igor Kordey avait, pendant des années, alterner entre le bon et le franchement moyen, et ce, au grand désarroi des fans de cette BD, ces derniers étant, il faut le reconnaitre, de moins en moins nombreux au fil du temps. Du coup, une suite, dans le cas présent, une préquelle, était-elle vraiment nécessaire suite a la conclusion survenue dans le trente-deuxième tome de la saga ? Si l’on doit être tout à fait franc, pas forcément, loin de là. Cependant, suite a la lecture de Messie Blanc, premier volume, donc, de cet énième nouveau cycle de L’Histoire Secrète, disons que j’avais légèrement révisé mon jugement : certes, tout cela n’était pas réellement nécessaire mais bon, découvrir les agissements des Archontes a l’époque du Christ, ma foi, pourquoi pas !? Surtout que, mine de rien, ce passage obligé de notre Histoire manquait cruellement à la saga, il faut l’admettre. Hélas, si ce premier tome avait sut éveiller ma curiosité et était plutôt prometteur, force est de constater que cette suite immédiate, Messie Noir, était loin d’être du même acabit. Oh certes, celle-ci n’était pas foncièrement mauvaise, loin de là et d’ailleurs, entre les dessins d’un Igor Kordey qui n’a jamais été aussi bon et quelques bonnes idées par ci par là, tout n’est pas à jeter, bien au contraire. Mais, car il y a un mais, autant Messie Blanc promettait pas mal, autant Messie Noir déçoit plus qu’autre chose avec un Dyo au comportement parfois peu compréhensible, un Jésus qui alterne entre des phases de psychopathes et d’autres plus conventionnelles, une Reka qui ne semble être là que pour se comporter comme une fille de mauvaise vie et cette pseudo révélation a la mord mois le nœud qui tombe comme un cheveu dans la soupe, je veux, bien évidement, parler de la fameuse cinquième famille, celle qui serait cachée et qui, selon nos Archontes, serait en mesure de réunir toutes les autres… Euh, je veux bien mais au fait, cela ne fait pas des années que Jean-Pierre Pécau nous avait déjà pondu une cinquième famille avec Guillaume de Lecce ? Allez donc comprendre quelque chose a tout cela…
 

Points Positifs
 :
- En toute sincérité, et cela fait des lustres que je le connais, je pense que jamais Igor Kordey n’a été aussi bon aux dessins ! Certes, il possède un style non conventionnel et il est clair qu’il ne plaira pas a tout le monde, cependant, quand je repense a ses débuts – dans cette série ou chez Marvel – et a ce qu’il fait maintenant, il y a une sacrée évolution !
- Le lien entre les Archontes et le Christ, mais cela faisait des années que celui-ci manquait cruellement a la saga. Du coup, pour les quelques fans qui restent a cette série, c’est plutôt une bonne chose de, enfin, découvrir les événements qui ont eu lieu…
- Il y a quelques scènes plutôt grandioses et qui marquent les esprits – je pense particulièrement au massacre lors de la prise de Jérusalem par les Romains.
- Reka est devenue une caricature d’elle-même, mais bon, au moins, elle fait rire.
 
Points Négatifs :
- Mais qu’est ce que c’est que cette histoire de cinquième famille cachée qui serait censée contrôler toutes les autres ? Certes, cela aurait put marcher, mais ce n’est pas comme si Pécau nous avait bassiné depuis des années avec Guillaume de Lecce et sa… cinquième famille !
- Le comportement de Dyo est incompréhensible : un coup il est avec les Romains, un coup il soutient la résistance juive avant de retourner subitement sa veste pour revenir a ses premières amoures…
- On nous promet un Christ bien plus ambigu et violent que celui de la légende et puis, au final, voilà qu’il finit par se comporter de manière traditionnelle. Accessoirement, on ne comprend rien au plan d’Erlin ; d’ailleurs, je ne sais même pas si lui-même sait ce qu’il fait vu que ce n’est pas bien clair ?!
- L’opposition entre le Christ et Dyo est pour le moins ratée.
 
Ma note : 6/10

L'Histoire Secrète – Messie Blanc


L'Histoire Secrète – Messie Blanc
 
Hérode, le grand roi, domine la région d'Israël depuis 37 ans et il continue sa collaboration avec Rome et son ami, l'empereur Auguste. Pourtant, les juifs contestent cette alliance. Alors qu'un grand prêtre descend les marches du Colisée, un homme s'avance et l'attaque violemment. En quelques secondes, il a le temps de l'égorger avec une sica. Les Romains y sont habitués, l'assassin a même réussi à s'enfuir en pénétrant dans la foule. Ce n'est pas la première fois qu'un Sicaire attaque l'autorité d'Hérode. Pourtant, cette fois, le centurion remarque quelque chose d'inhabituel : des runes sont gravées sur la Sica, comme si l'arme avait été enchantée. Il décide d'en référer au consul Dyo. En effet, ses visions peuvent être utiles pour régler ce problème...
 

L'Histoire Secrète – Messie Blanc
Scénario : Jean-Pierre Pécau
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Desko
Couverture : Manchu, Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Fantastique, Etrange, Historique, Mondes décalés
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 12 octobre 2016
Nombre de pages : 56
 
Mon avis :
 Je dois reconnaitre que cela avait été avec une stupéfaction pour le moins monumentale que, il y a quelques années, en 2016 pour être plus précis, j’avais découvert qu’un trente-troisième volet de L’Histoire Secrète allait paraitre ! Il faut dire que pour une saga qui s’était prolongée dans le temps et avait prit fin trois années auparavant, plus personne, et moi le premier, ne s’attendait a ce que le duo de compères composé de Jean-Pierre Pécau et d’Igor Kordey ne remettent le couvert !? La raison à cela ? D’abord, tout simplement parce que la conclusion se suffisait a elle-même et qu’il était tout de même temps d’en finir avec cette œuvre interminable, ensuite, eh bien, parce que je ne voyais pas ce que l’on pourrait raconter de plus au sujet des Archontes ? Et, justement, c’est en prenant un peu le lecteur a contre pied que les sieurs Pécau et Kordey avaient décidé de nous replonger dans L’Histoire Secrète, non pas en nous proposant une suite a celle-ci, ni même une préquelle, mais, en s’attardant sur des événements qui n’avaient pas été abordé jusque là, ce qui, en soit, n’était pas forcément une mauvaise idée puisque, d’ailleurs, dans ce trente-troisième album, nos Archontes rencontrent un certain Jésus ! Alors, bien entendu, il était certain que si l’on reprenait l’intégralité de la saga depuis ses débuts, il était évidant qu’il y avait un déséquilibre important au sein de celle-ci qui, malheureusement, se focalisait beaucoup trop sur le vingtième siècle et se contentait de survoler, grossièrement, plus de deux milles ans en moins de sept albums – les premiers. Du coup, et malgré le coté « tiroir caisse » de la chose, il ne fallait pas se faire d’illusions, ce, même si j’étais tout de même curieux de voir ce que ce nouvel album pouvait donner. Pourtant, malgré le fait que, je le reconnais, je n’attendais pas monts et merveilles de ce Messie Blanc, telle ne fut pas ma stupéfaction (oui, encore) de me rendre compte, au fil des pages, que, finalement, tout cela était loin de ne pas valoir le coup, bien au contraire ! En effet, déjà, il y avait le plaisir de retrouver des personnages qu’on était persuader de ne plus jamais côtoyer – Erlin, Reka, Aker, Dyo – ensuite, bien entendu, il y avait la curiosité, enfin assouvie, de découvrir quel rôle avaient joué les Archontes lors de la naissance du Christ puis, par la suite, lors de sa vie d’homme, petit détail historique qui manquait cruellement a cette série depuis ses débuts. Ajoutons a cela les dessins d’un Igor Kordey au style toujours aussi particulier mais qui, grâce a tous les dieux de la création, s’est bien améliorer avec le temps, et, ma foi, sans crier nullement au génie, il apparaissait grandement que cet album que personne n’attendait, que cet album qui n’était pas forcément nécessaire, s’était avéré être une bonne surprise ! Certes, cela restait de L’Histoire Secrète pure et dure, c’est-à-dire, un énième volet d’une saga uniquement destiné aux fans les plus hardcores qui n’avaient pas peur de remettre le couvert pour une nouvelle couche, mais bon, justement, pour ceux là, dont je fais parti, ma foi, pourquoi pas ? Après tout, cela était loin d’être désagréable, bien au contraire…
 

Points Positifs
 :
- La surprise et le plaisir pour le fan hardcore de L’Histoire Secrète de retrouver un univers et des protagonistes auquel il croyait avoir fait ses adieux définitifs il y a quelques années déjà.
- Depuis les tous débuts de la saga que l’on pestait contre la décision de Jean-Pierre Pécau d’avoir fait l’impasse sur une éventuelle rencontre entre les Archontes et le Christ alors que cela semblait évidant que nos quatre immortels y avaient forcément joué un rôle. C’est enfin chose réparée, et, accessoirement, de fort belle manière.
- Malgré les doutes que l’on pouvait avoir au sujet de cet album inattendu, force est de constater que cette première partie de la rencontre entre les Archontes et le Christ – ici, c’est sa naissance qui est au cœur de l’intrigue – est plutôt une réussite. Le fan est en terrain familier et en profite pour découvrir un pan du passé jusque là occulter de cette histoire décidément bien secrète…
- Igor Kordey a fait d’énormes progrès depuis ses débuts et les premiers albums. La preuve, une fois de plus, avec son travail sur ce volume qu’il maitrise de bout en bout.
- Une Reka égale à elle-même, qui en fait des tonnes mais qui reste le personnage le plus réussi de cette saga.
- Une couverture digne des plus belles heures de la série.
 
Points Négatifs :
- Bon, il ne faut se trop se leurrer sur le but premier de cette suite de L’Histoire Secrète : c’est avant toute chose une affaire de gros sous et il est plus facile pour les auteurs de revenir, pour la énième fois, sur une série qui a plutôt bien marcher plutôt que de se lancer dans une nouveauté, ce qui serait plus hasardeux…
- Les détracteurs de cette série interminable regarderont d’un très mauvais œil cette pseudo-suite et seront sans nul doute bien moins sympathiques que moi.
- J’adore Igor Kordey et son style si particulier, mais il est clair que celui-ci peut en troubler plus d’un. Après, cela reste une affaire de gouts persos.
- Pécau et Kordey ne reviennent-ils sur L’Histoire Secrète que pour deux petits tomes ou bien va-t-on avoir droit a une flopée de nouveaux albums ? Mine de rien, on pourrait finir par croire que cette série n’ai jamais de fin !?
 
Ma note : 7,5/10

mercredi 14 mai 2025

L’Histoire Secrète – Apocalypto


L’Histoire Secrète – Apocalypto
 
Quinze ans après les évènements qui se sont déroulés le 11 Septembre 2001 et le retournement de situation lié aux Archontes, les Moines Noirs se demandent bien où peut-être passé Erlin ? S'il est mort, les Moines ont gagné la partie, c’est indéniable. Pourtant, à Jérusalem, à Stonehenge, à Georgia Guidestones, sur le site archéologique de Nazca au Pérou, au carrefour Reina de Guatemala City  et dans la réserve indienne navajo des Quatre Cornes, d'étranges phénomènes commencent à se manifester... Des phénomènes qui pourraient bien être liés à Erlin et qui sembleraient annoncer son retour imminent.
 

L'Histoire Secrète – Apocalypto
Scénario : Jean-Pierre Pécau
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Len O'Grady
Couverture : Manchu, Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Fantastique, Etrange, Historique, Mondes décalés
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 04 décembre 2013
Nombre de pages : 72
 
Mon avis :
 Lors de la parution des Maîtres du Jeu, celui-ci avait été présenté, pour rappel, comme étant l’avant dernier volet de cette très longue saga qu’est L’Histoire Secrète, et donc, comme vous l’avez compris, Apocalypto, lui, était censé achevé cette dernière. Pourtant, plus d’une décennie après la sortie de ce trente-deuxième volume, non seulement celle-ci n’est toujours pas achevé mais, en plus, bien malin serait celui qui pourrait prédire une future et véritable conclusion à cette saga. Œuvre du duo composé de Jean-Pierre Pécau et d’Igor Kordey, L’Histoire Secrète qui, pour la petite histoire, m’accompagne depuis presque vingt ans, aura bel et bien marqué la bande dessinée française du quart de siècle écoulé mais pas forcément pour de bonnes raisons, il faut le reconnaitre puisque la première chose qui vient à l’esprit des fans quand ils pensent à celle-ci, c’est, bien entendu, son inconstance. Ainsi, depuis ses débuts, L’Histoire Secrète aura connu quelques hauts et bien des bas, d’indéniables réussites et de franches déceptions, quand au postulat de départ, plutôt intéressant, force est de constater qu’il se sera perdu en court de route, ce, en raison d’une complexité trop importante d’une intrigue qui sera, bien trop souvent, éparpillée dans tous les sens. Et, justement, Apocalypto, vrai-faux dernier volet de la saga, en fut, finalement, un des plus beaux exemples de tous les défauts de la série mais aussi, heureusement, de ses qualités. Alors, avant d’aller plus loin, autant affirmer tout de suite que oui, ce final (quelque part, nous pouvons le présenter ainsi puisque cet album conclut bel et bien les aventures des Archontes puisque les volets parus par la suite reviennent sur le passé de ces derniers) tant attendu et maintes fois repoussé est assez bon, pas génial, il ne faut pas exagérer, mais bon. Ainsi, le sieur Jean-Pierre Pécau nous livra, tout au long de 70 pages, une conclusion acceptable a sa saga, où quasiment tous les protagonistes encore en vie (ou portés disparus mais dont on se doutait qu’ils étaient vivant) font une apparition et, ma foi, le final, un peu ésotérique, apparait comme étant compréhensible au vu de la tournure prise par les événements. Et si l’on ajoute à cela un Igor Kordey pour le moins inspiré et qui, pour une fois, est appliqué de bout en bout et l’on aurait été a deux doigts d’avoir affaire à un excellent album. Or, vous l’avez compris, il n’en fut rien. Mais bon, est-ce une surprise ? Non, pas vraiment puisque c’est de L’Histoire Secrète que l’on parle et que cette série, définitivement, n’aura jamais rien fait comme les autres. Déjà, 70 pages, c’est bien et on se dit qu’il y avait de quoi faire, hélas, de façon plutôt surprenante, il n’en fut rien et on se surprend à se dire qu’une dizaine de pages supplémentaires n’auraient pas été de trop, le final ayant été, sincèrement, rapidement expédié. Du coup, ce dernier, pourtant bon, apparait comme étant un peu obscur par certains cotés et quelques explications supplémentaires n’auraient pas été du superflus, bien au contraire. Mais bon, plutôt que de développer son final, Jean-Pierre Pécau préféra s’attarder sur tout ce qui mène a ce dernier, par moments, même un peu trop. Certes, cela accoucha d’un récit plus intéressant que dans bien d’autres albums précédents, l’intrigue étant développée, ce qui n’est pas plus mal, cependant, cela fut fait au détriment de la conclusion et, en toute franchise, quand on se coltine une série de trente deux volumes, pendant des années, on aurait préféré avoir droit à une conclusion digne de ce nom. Mais bon, comme je le disais précédemment, c’est de L’Histoire Secrète que l’on parle, c’est-à-dire, d’une série qui aurait put être énorme et qui, malgré pas mal de bonnes choses, aura été loin d’être à la hauteur de nos espérances…
 

Points Positifs
 :
- Même si Apocalypto ne fut pas la véritable conclusion de cette interminable saga qu’est L’Histoire Secrète – en effet, depuis lors, une bonne demi-douzaine d’albums sont parus – ce volet n’en conclut pas moins, en quelque sorte, les péripéties de nos Archontes, du moins, chronologiquement parlant. En effet, les nouveaux albums reviennent sur le passé de ces fameux immortels…
- Pour cette vrai-fausse conclusion, Jean-Pierre Pécau nous offre 70 pages, rien que ça, et, sincèrement, vu qu’il a pris le temps de développer ce dernier tome, la lecture, plus détaillée, est bien plus agréable voir captivante par moments.
- Les révélations finales sur l’identité de ceux qui se cachent derrière les Moines Noirs (en fait, il s’agit d’aliens) peut en troubler plus d’un, cependant, elle n’est pas mauvaise et ravira les vieux amateurs de paléocontact et de création humaine par des extraterrestres.
- Pour ce final, Igor Kordey livre une excellente prestation de la première à la dernière page. La chose étant si rare qu’il fallait bien le mettre en avant.
- Il y a foule dans ce dernier volet de L’Histoire Secrète : entre les protagonistes de la saga et ceux des autres séries parallèles, Arcanes et Arcanes Majeur, il y a de quoi faire.
 
Points Négatifs :
- Malgré les 70 pages, il manque tout de même quelques pages à cet album : Jean-Pierre Pécau développe parfaitement son récit et, de façon frustrante, expédie beaucoup trop rapidement son final. Certes, on comprend les tenants et les aboutissements de celui-ci (création humaine par des aliens, Terre condamnée et que l’on quitte, histoire de repartir sur de meilleures bases ailleurs), cependant, quelques explications et dialogues supplémentaires n’auraient pas été de trop, surtout que le sort de quelques protagonistes reste obscur – Pandora par exemple ?
- Une fin pour le moins acceptable mais un peu trop Flower-Power et écolo à mon gout.
- Sincèrement, si vous n’avez jamais lu les autres séries de l’auteur, Arcanes et Arcanes Majeur, vous ne saisirez pas tous les éléments du scénario – évidement, c’est un peu mon cas. Mais alors, en plus des 32 tomes de L’Histoire Secrète, il faut se coltiner ceux des autres ? Non, merci, cela se fera sans moi !
- Un dernier volet à l’image de ce que fut cette série dans son ensemble, c’est-à-dire, inconstant.
 
Ma note : 7/10