Affichage des articles dont le libellé est Charlton Heston. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Charlton Heston. Afficher tous les articles

jeudi 15 mai 2025

Soleil Vert


Soleil Vert
 
2022. New York baigne alors dans une étrange lumière jaune, qui a détruit la faune et la flore. Très peu de terres sont encore cultivables et les habitants qui n'ont pas les moyens d'acheter des aliments naturels, à cause de prix exorbitants, mangent un aliment de synthèse, produit par la multinationale Soylent : le Soleil Vert. Des émeutes de citoyens affamés sont fréquentes et sévèrement réprimées. Thorn, un policier de premier ordre, vit avec son ami Sol Roth, un vieillard, dans un petit appartement new-yorkais. Sol peste contre l'état du monde et à la nostalgie du passé tandis que Thorn se contente des seules choses qu'il a connues, à savoir la nourriture synthétique et la canicule perpétuelle. Dans le même temps, William Simonson, un des dirigeants de la société agroalimentaire Soylent, est tué chez lui ; Thorn est chargé de l'enquête et découvre que ce meurtre qui semblait passer pour un crime crapuleux se révèle en fait être un assassinat pour l'empêcher de révéler un terrible secret. Thorn va découvrir que le garde du corps de Simonson, Tab Fielding, est complice car il était absent au moment du meurtre.
 

Soleil Vert
Réalisation : Richard Fleischer
Scénario : Stanley R. Greenberg, d'après le roman d’Harry Harrison
Musique : Fred Myrow
Production : Metro-Goldwyn-Mayer
Genre : Science-Fiction, Anticipation
Titre en vo : Soylent Green
Pays d’origine : États-Unis
Parution : 09 mai 1973
Langue d'origine : Anglais
Durée : 93 min
 
Casting :
Charlton Heston : le détective Frank Thorn
Leigh Taylor-Young : Shirl
Edward G. Robinson : Solomon « Sol » Roth
Chuck Connors : Tab Fielding
Joseph Cotten : William R. Simonson
Brock Peters : le lieutenant Hatcher
Lincoln Kilpatrick : le père Paul
Leonard Stone : Charles
Whit Bissell : le gouverneur Santini
Paula Kelly : Martha Phillipson
Stephen Young : Gilbert
Mike Henry : le sergent Kulozik
Roy Jenson : Donovan, le chef de la sécurité de l'État
Celia Lovsky : le leader de l'Échange
Cyril Delevanti : un lecteur de l'Échange
Morgan Farley : un lecteur de l'Échange
Belle Mitchell : un lecteur de l'Échange
Dick Van Patten : le premier huissier
 
Mon avis :
 Œuvre de Richard Fleischer datant de 1973 et inspiré du roman d’Harry Harrison, d’où il reprend le synopsis de la surpopulation humaine dans le futur, et, avec le grand Charlton Heston au sommet de son art, mais aussi Edward G. Robinson qui décédera peu de temps après la fin du tournage, Soleil Vert était, à mes yeux, l’un de ces films mythiques que j’avais vu étant enfant, et que, aussi curieusement que cela puisse paraitre, je n’avais jamais revu depuis. Ainsi, quand j’ai eu enfin l’opportunité de revoir ce dernier, je n’ai pas hésité une seule seconde, enthousiasmé que j’étais de me replonger dans ce classique de la SF d’anticipation. Bien entendu, la problématique qui se pose souvent avec ces œuvres qui ont pu marquer notre jeunesse et que l’on n’a pas revu depuis un bail, c’est que l’on a souvent tendance à les glorifier, a les poser sur un piédestal et a en occulter, de façon volontaire ou pas – car le temps qui passe n’est pas tendre avec notre mémoire – ses éventuels défauts. Et, quelque part, par bien des points, Soleil Vert n’échappe pas à la règle. Cependant, cet état de fait n’est pas tant dû au film lui-même, qui, ma fois, s’en sort plutôt bien, même un demi-siècle après sa sortie, mais davantage a certain vieillissement d’œuvres, jugés avant gardistes à l’époque, mais qui ont pas mal vieillies de nos jours : manière de filmer complètement différente, scénario plus posé et moins tape a l’œil que les productions modernes, ambiance fortement teinté, même pour un film de science-fiction, de son époque, Soleil Vert, comme n’importe quelle œuvre de SF datant du début des années 70 accuse, je ne le caches pas, son âge. Cependant, si cela peut, indéniablement, être fort problématique pour un adolescent ou un jeune adulte en 2025, habitués qu’ils sont à un autre cinéma, personnellement, et en le comparant a d’autres films du même genre, je trouve que Soleil Vert ne s’en sort pas trop mal, bien au contraire. Alors oui, il est ancien, oui l’univers futuriste qu’il nous présente est aux antipodes du notre, oui les acteurs prennent le temps de discuter au lieu de sauter, courir et survivre a des explosions toutes les cinq secondes, mais bon, quelque part, est-ce un mal ? Je ne le pense pas. D’ailleurs, en toute sincérité, comment croyez-vous que vos enfants jugeront les films actuels que vous trouvez tellement extraordinaires ? Bah ils les trouveront ringards, tout simplement. Mais pour en revenir à Soleil Vert, sujet qui nous préoccupe aujourd’hui, comment ne pas, avant toute chose, louer sa modernité flagrante : en effet, alors que depuis quelques années, nous sommes familiarisés avec l’écologie et l’avenir de notre planète, cela n’était pas vraiment le cas il y a cinq décennies, le peu d’écologistes existant, étant, tout au plus, comparés a de joyeux hippies amateurs de LSD. Pourtant, dans le synopsis de cette œuvre, comment ne pas voir un message écologiste fort ? L’évolution de l’industrie humaine ayant atteint de telles proportions que la nature elle-même, irrémédiablement atteinte, a quasiment disparue, l’humanité, elle, surpeuplée, vivant les uns sur les autres dans des mégalopoles polluées et où la seule nourriture existante est ce fameux Soleil Vert, de petites tablettes vertes nutritives censées être fabriquées à base de plancton alors que celui-ci a disparu et que la vérité, est bien plus horrible. Et c’est donc dans cet univers, sombre et post-apocalyptique, en regard de la société humaine actuelle, que se déroule donc l’intrigue : à la base, une simple enquête policière comme il en existe tant, mais qui prend très rapidement des proportions bien plus importantes au vu des personnes engagées dans le meurtre. Corruption, secrets d’états que l’on souhaite étouffer à tout prix, omniprésence de multinationales surpuissantes et prêtes à tout, désespoir et manque de perspective pour la quasi-totalité de la population mondiale qui se meurt à petit feu, le peu de personnes qui s’en sortent sont les puissants, suffisamment aisés pour vivre convenablement et se nourrir du peu de légumes, fruits ou viande encore existant. Pour les autres, la rue, les cages d’escalier, ou, pour certaines femmes, le rôle de meubles dans des villas pour riches. Hautement corrosif et visionnaire à l’époque, le scénario de Soleil Vert l’est bien moins de nos jours, moult autres œuvres étant depuis passées par là, cependant, même ainsi, il n’a absolument pas perdu de sa force initiale, du moins, selon moi. Bien entendu, tous ne seront pas de cet avis, et d’ailleurs, j’ai pu trouver ici et là, sur le net, bien des critiques négatives à l’encontre de ce film. Cependant, et même si, cela va de soi, les gouts et les couleurs ne se discutent pas, comment ne pas m’insurger devant-elles ? Soleil Vert, de par son synopsis oh combien visionnaire, son univers sombre et désespéré à souhait, ses acteurs, tous parfaits, mais aussi et surtout, de par ses révélations finales : les tablettes de Soleil Vert sont faites a base des corps des personnes âgées que l’on euthanise a tout va – ou comment régler deux problèmes en un, la surpopulation et le manque de ressources. Bien entendu, les révélations de celle-ci ne changeront rien au problème et si la fin est ouverte, on se doute bien que notre brave Charlton Heston finira tranquillement en petites pastilles vertes et que son supérieur ne va pas risquer de trop parler s’il ne veut pas connaitre le même sort. Mais de par son ambiance, la description d’une société au bout du rouleau mais aussi des scènes tout bonnement magnifiques comme celle où le vieux Sol, juste avant de mourir, regarde des images d’une nature qui n’existe plus – accessoirement, encore plus touchant de par le fait que l’acteur, Edward G. Robinson, atteint d’un cancer en phase terminal, décéda quelques temps après – il me parait évidant que ce Soleil Vert est ce que l’on peut appeler un grand film, où tout, peut-être, n’est pas aussi parfait que l’on pourrait l’espérer, mais ce qui ne l’empêche pas d’être un classique du genre à voir et à revoir. 
 

Points Positifs
 :
- Un classique incontestable de la SF d’anticipation qui, ma foi, cinquante ans après sa sortie au cinéma, n’a rien perdu de sa force et marque toujours autant les esprits. Il faut dire que le synopsis de Soleil Vert est presque en adéquation avec notre époque où l’écologisme a pris une place nettement plus importante que dans les années 70 et où l’on peut se dire que, finalement, nous ne sommes pas très loin de l’univers proposé dans ce film.
- Pour ce qui est du casting, Charlton Heston occupe naturellement le devant de la scène mais comment ne pas rendre hommage à Edward G. Robinson qui joua ici dans son tout dernier film puisque, pendant le tournage, il était alors en phase terminale d’un cancer…
- Justement, la scène  de l’euthanasie où ce dernier revoit des images du passé est terriblement touchante lorsque l’on connait le contexte.
- Un film plus prémonitoire que l’on pourrait le penser : en effet, en septembre 2019, un scientifique suédois, Magnus Soderlund, professeur et chercheur à l'école des sciences économiques de Stockholm, préconisa, contre le réchauffement climatique, de manger de la chair humaine. De quoi nous laisser pour le moins perplexes…
 
Points Négatifs :
- Malheureusement, Soleil Vert est un film qui accuse fortement son âge et qui apparait comme étant plutôt daté, ce qui risque de déplaire à un public plus jeune ou qui n’est pas habitué à ce genre de longs métrages plus anciens. Cela est dommage mais on ne peut pas occulter la chose.
- Sur ce point, les scènes d’actions, peu nombreuses heureusement, ne sont pas terribles et entre les bruitages ridicules et les cris des individus qui se prennent une balle, il y a de quoi être dubitatif par moments…
 
Ma note : 7,5/10

samedi 1 mars 2025

Ben-Hur


Ben-Hur
 
Jérusalem au premier siècle. Judah Ben-Hur, prince de Judée, retrouve son ami d'enfance Messala venu prendre la tête de la garnison romaine de la ville. Messala est ivre de la puissance que lui a conférée l'empereur Tibère, alors que Ben-Hur ne souhaite que vivre en paix, malgré la rébellion qui menace en Judée. Devant choisir entre son amitié pour Messala et sa loyauté envers sa patrie, Ben-Hur choisit la loyauté qui le lie à son peuple, ce qui lui vaut la haine féroce de Messala. De retour chez lui, il apprend qu'Esther, la fille de son intendant, une esclave, va se marier avec un homme qu'elle connaît à peine. Ben-Hur, malgré son amour pour cette dernière, lui donne la liberté en cadeau de mariage. Peu après, alors que le nouveau gouverneur, Valerius Gratus, parade en ville, des tuiles tombent de la maison de Judah et manquent de tuer le Romain. Messala sait son ami innocent mais, ayant pour tâche de mater la rébellion, estime qu'il sera redouté s'il se montre capable de cruauté envers un vieil ami; il trahit alors Judah en le condamnant aux galères et en jetant en prison sa mère et sa sœur. Quand Esther et son père viennent peu après s'inquiéter de leur sort, ce dernier est aussi jeté au cachot. En chemin vers la captivité et alors qu'il meurt de soif, on refuse à Ben-Hur le droit de se désaltérer ; il reçoit cependant de l'eau des mains d'un mystérieux homme que même les soldats romains respectent…
 

Ben-Hur
Réalisation : William Wyler
Scénario : Karl Tunberg, d'après le roman de Lewis Wallace
Musique : Miklós Rózsa
Production : Metro-Goldwyn-Mayer, Loew's Incorporated
Genre : Péplum
Titre en vo : Ben-Hur
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 18 novembre 1959
Durée : 214 mn
 
Casting :
Charlton Heston : Judah Ben-Hur
Jack Hawkins : Quintus Arrius
Haya Harareet : Esther
Stephen Boyd : Messala
Hugh Griffith : Cheik Ilderim
André Morell : Sextus
Martha Scott : Miriam
Cathy O'Donnell : Tirzah
Sam Jaffe : Simonides
Finlay Currie : Balthazar
Finlay Currie : le narrateur
Frank Thring : Ponce Pilate
Terence Longdon : Drusus
George Relph : Tibère
Robert Brown : le commandant en second de la galère
Adi Berber : Malluch
Marina Berti : Flavia, compagne de Ben Hur à Rome
Lydia Clarke : une invitée de Quintus Arrius à Rome
José Greci : Marie
Richard Hale : Gaspar
Claude Heater : le Christ
Réginald Lal Singh : Melchior
Duncan Lamont : Marius
Howard Lang : l'hortator
Tutte Lemkow : un lépreux
Laurence Payne : Joseph
Mino Doro : Valerius Gratus
John Le Mesurier : le chirurgien des arènes
Stevenson Lang : un aveugle
Aldo Silvani : un Nazaréen
Noel Sheldon : un centurion
 
Mon avis : 
Après vous avoir parler, en ce premier jour de mars, de l’extraordinaire et intemporel Autant en Emporte le Vent puis avoir poursuivi avec le sublime péplum biblique qu’est Les Dix Commandements, poursuivons dans le même genre que ce dernier avec ce que l’on peut considérer sans le moindre problème comme étant le plus grand péplum de tous les temps et, sans aucun doute, un des plus grands films de l’histoire du septième art, je veux, bien entendu, parler de Ben-Hur ! Il faut dire que si le genre péplum aura accouché de superbes films mais aussi, par la suite, de quelques navets pour ne pas dire des nanards, au tournant des années 50/60, le cinéma hollywoodien avait sut nous offrir quelques incontournables qui, malgré les décennies écoulées, n’ont rien perdu de leur force, bien au contraire. Ainsi, après Les Dix Commandements, magnifique de par son traitement, ses acteurs et son histoire qui n’est, finalement, que celle de Moïse amenant son peuple d’Egypte jusqu’à la Terre promise, Ben-Hur, a priori, aurait put apparaitre comme étant plus sobre, or, au petit jeu des comparaisons, il apparait non seulement plus abouti – si la chose peut paraitre possible – mais, quelque part, plus épique… En effet, si l’on ne quitte pas vraiment le monde de la Bible – l’intrigue se déroule du temps de l’occupation romaine en Palestine et un certain Jésus fait son apparition – ici, la thématique principale est moins nettement moins religieuse dans Ben-Hur : ainsi, ce que l’on suit, tout au long de ce magnifique film, c’est le destin d’un homme, Judah Ben-Hur – excellent Charlton Eston, comme à son habitude – qui, de retour dans son pays natal, réussit a se mettre a dos son ancien ami, romain, lui, sera trahit par se dernier, finira esclave sur une galère avant de, par un tour de destin imprévu, notable romain avant de revenir, encore une fois, chez lui, cherchant la vengeance avant de tout faire pour sauver les siens. Une histoire intemporelle, universelle, avec un protagoniste principal loin d’être parfait, ce qui, finalement, le rend nettement plus humain que le Moïse des Dix Commandements, ce qui n’est pas plus mal. Captivant de bout en bout, malgré ses trois heures et demi, Ben-Hur est un des plus beaux exemples de ce que le cinéma hollywoodien était capable de nous offrir lors de son âge d’or : grandiloquent, épique, captivant, inoubliable, un cinéma comme on n’en fait plus depuis longtemps, certes, mais que l’on regarde toujours, même de nos jours, avec le même plaisir… le lot des chef d’œuvres, indéniablement…
 

Points Positifs
 :
- Un des plus grands films de tous les temps, un incontournable absolu et, indéniablement, le meilleur dans son genre, c’est-à-dire, le péplum. Il faut dire que Ben-Hur est une œuvre parfaite de bout en bout, captivante, épique et qui, après tant de décennies, n’a rien perdu de sa force, bien au contraire.
- Pour ce qui est du casting, il n’y a rien à redire, celui-ci est excellent. Bien évidement, Charlton Eston, alors au sommet de son art, est incontournable dans ce qui est, probablement, son plus grand rôle.
- Une mise en scène grandiose de William Wyler, sans oublier des décors, des costumes et une reconstitution historique tous simplement excellents. Qui plus est, le coté grandiloquent de l’ensemble marque les esprits, de même que certaines scènes, depuis longtemps entrées dans l’imaginaire collectif.
- S’il est difficile de préférer certaines scènes à d’autres, tant ce film en regorge, il faut reconnaitre que le meilleur moment de Ben-Hur, c’est bien évidement sa fameuse course de chars, sans nul doute une des scènes les plus cultes de l’histoire du septième art, tous genres confondus.
- La bande originale de Miklós Rózsa est à la hauteur du film, c’est-à-dire qu’elle est excellente.
 
Points Négatifs :
- Bien évidement, il faut apprécier les vieux films, faire l’impasse sur des effets spéciaux un peu datés et une reconstitution historique convenable pour l’époque mais qui l’est un peu moins de nos jours. Cependant, à moins d’être totalement allergique au genre ou à ces vieux chefs d’œuvres du septième art, je pense qu’il est difficile de ne pas accrocher à un film comme Ben-Hur.
 
Ma note : 10/10

Les Dix Commandements


Les Dix Commandements
 
Réduit en esclavage, le peuple d'Israël doit travailler pour le Pharaon. Comme le bruit court qu'un libérateur va naître du peuple juif, le Pharaon fait exterminer tous les nouveaux nés. Sauvé des eaux par Bithiah, fille du Pharaon, Moïse est élevé à la cour du Pharaon Sethi Ier avec le futur Ramsès II, sur lequel, plus tard, après avoir découvert, la vérité sur ses origines, il déclenchera les dix plaies d'Égypte pour le forcer à libérer son peuple. En chemin, Dieu lui remet les Tables de la Loi et Moïse conduira son peuple à la terre promise.
 

Les Dix Commandements
Réalisation : Cecil B. DeMille
Scénario : Æneas MacKenzie, Jesse L. Lasky Jr., Jack Gariss, Fredric M. Frank
Musique : Elmer Bernstein
Production : Paramount Pictures, Motion Picture Associates
Genre : Film Biblique, Péplum
Titre en vo : The Ten Commandments
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 08 novembre 1956
Durée : 222 mn
 
Casting :
Charlton Heston : Moïse
Yul Brynner : Ramsès II
Anne Baxter : Néfertari
Edward G. Robinson : Dathan
Yvonne De Carlo : Séphora
Debra Paget : Lilia
John Derek : Josué
Cedric Hardwicke : Séthi Ier
Nina Foch : Bithiah
Martha Scott : Yochabel
Judith Anderson : Memnet
Vincent Price : Baka
John Carradine : Aaron
Olive Deering : Myriam
Douglass Dumbrille : Janès
Frank DeKova : Abiram
Eduard Franz : Jéthro
Henry Wilcoxon : Pentaour
Donald Curtis : Mered
Lawrence Dobkin : Hur Ben Caleb
H. B. Warner : Aminadab
Julia Faye : Elisheba
Ian Keith : Ramsès Ier
John Miljan : le premier aveugle
Lisa Mitchell : une fille de Jéthro
Noëlle Williams : une fille de Jéthro
Joanna Merlin : une fille de Jéthro
Pat Richard : une fille de Jéthro
Joyce Vanderveen : une fille de Jéthro
Diane Hall : une fille de Jéthro
Abbas el Boughdadly : le conducteur du char de Ramsès II
Fraser Clarke Heston : Moïse enfant
Francis McDonald : Simon
Paul De Rolf : Éléazar
Woodrow Strode : le roi d'Éthiopie
Tommy Duran : Gershom
Eugene Mazzola : le fils de Ramsès II
Ramsay Hill : Coré
Joan Woodbury : la femme de Coré
Esther Brown : Tarbis
Dorothy Adams : une esclave / une femme au palais de Ramsès / une femme au camp du Veau d'or
Luis Alberni : un vieil hébreu dans la maison de Moïse
Michael Ansara : un surveillant
Arthur Batanides : un hébreu à la porte de Ramsès et au camp du veau d'or
Edward Earle : un esclave
Gavin Gordon : l'ambassadeur de Troie
Peter Hansen : un jeune assistant
Paul Harvey : le physicien royal
Robert Vaughn : un figurant dans la scène du veau d’or
Harry Woods : un officier
Kay Hammond : Grease Woman
Cecil B. DeMille : le narrateur
 
Mon avis : 
Après avoir débuter ce mois de mars par un des plus grands, si ce n’est le plus grand chef d’œuvre du septième art, je veux, bien entendu, parler de Autant en Emporte le Vent, poursuivons dans la lancée avec un autre incontournable de l’âge d’or du cinéma hollywoodien, une œuvre qui est tout aussi monumentale, intemporelle et qui, même de nos jours, n’a rien perdu de sa force, Les Dix Commandements. Bon, disons-le tout de suite, ici, nous abordons un genre plutôt à la mode dans les années 50 et 60 et franchement tombé en désuétude depuis lors, le péplum biblique : grandiloquent dans sa mise en scène, porté à chaque fois par des décors grandioses et des acteurs légendaires, le genre aura accouché de quelques unes des plus belles réalisations du cinéma. Qui plus est, ces histoires, inspirées plus ou moins de la Bible, avaient tout pour plaire, ne serais-ce que pour la simple et bonne raison que tout à chacun, ou presque, les connait – ainsi, dans le cas qui nous préoccupe ici, qui n’a jamais entendu parler de Moise, des Dix Plais d’Egypte, du passage de la Mer Rouge et de la fuite du peuple juif devant les troupes de Pharaon ? Bien évidement, même les histoires les plus connues et toute la meilleur volonté du monde ne suffisent pas toujours pour faire d’un film un incontournable, sauf que, dans Les Dix Commandements, c’était un certain Cecil B. DeMille – déjà auteur, auparavant, d’une première version du temps du cinéma muet – qui était aux commandes, c’est-à-dire, le maitre étalon du genre et, ma foi, le résultat est, encore aujourd’hui… somptueux, tout simplement ! Mise en scène, décors, costumes, nous voilà plonger dans l’Egypte antique pour une formidable histoire intemporelle qui nous captivera tout au long des presque quatre heures que dure ce film : bien évidement, celle-ci est connue, archi-connue pour être précis, mais bon, peu importe car, même après moult visionnages, on ne s’en lasse pas le moins du monde. Alors bien sur, le casting, cinq étoiles, y est pour beaucoup, particulièrement le duo composé de Charlton Heston en Moïse plus vrai que nature et de Yul Brynner, magistral dans son rôle de Ramsès II. Certes, de nos jours, certains pourront rigoler devant des effets spéciaux plutôt datés, oubliant, au passage, deux choses : que ces derniers étaient ce qui se faisait de mieux à l’époque mais aussi que, actuellement, l’ordinateur fait peut-être beaucoup de chose, certes, mais bien souvent au détriment de la qualité. Bref, si vous n’êtes pas allergique aux vieux films, si vous aimez le cinéma, le vrai, celui qui vous captivera et vous tiendra en haleine devant votre écran, alors, une œuvre comme Les Dix Commandements est faite pour vous. Les autres, eux, passeront leur chemin, ne sachant pas ce qu’ils ratent, mais bon, si cela est dommage, est-ce vraiment important ? Je ne le pense pas…
 

Points Positifs
 :
- Un des plus grands films de tous les temps, un incontournable absolu et, indéniablement, probablement un des meilleurs dans son genre, en tous cas, le plus connu, le péplum biblique. Il faut dire que Les Dix Commandements est une œuvre quasiment sans faute et parfaite de bout en bout qui, après tant de décennies, n’a rien perdu de sa force.
- Bien entendu, l’histoire est vieille comme le monde, ou presque, cependant, elle n’en reste pas moins intemporelle et universelle. Il faut dire que l’on est tout bonnement captiver tout au long des trois heures et quelques que dure le film et que, ma foi, on ne s’ennui pas une seconde !
- Un casting cinq étoiles, comme il se doit. Bien entendu, Charlton Heston et Yul Brynner – dans les rôles respectifs de Moïse et de Ramsès II – crèvent l’écran au point même que, désormais, il est difficile d’imaginer ces deux figures historiques sans penser à eux.
- Une mise en scène grandiose de Cecil B. DeMille, maitre étalon du genre.
- Décors, effets spéciaux, costumes, reconstitution historique plutôt correcte si l’on se remet dans le contexte de l’époque… Que dire de plus ?
- La bande originale d’Elmer Bernstein est à la hauteur du film, c’est-à-dire qu’elle est excellente.
 
Points Négatifs :
- Bien évidement, il faut apprécier les vieux films, faire l’impasse sur des effets spéciaux un peu datés et une reconstitution historique convenable pour l’époque mais qui l’est un peu moins de nos jours. Cependant, à moins d’être totalement allergique au genre ou à ces vieux chefs d’œuvres du septième art, je pense qu’il est difficile de ne pas accrocher à un film comme Les Dix Commandements.
 
Ma note : 10/10