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dimanche 25 mai 2025

The Last Guardian


The Last Guardian
 
Dans une grande et mystérieuse cité en ruines, un garçon se réveille à côté d'une énorme créature enchaînée nommée Trico. Après avoir été libéré, Trico se lie d'amitié avec le garçon et l'accompagne dans l'exploration des lieux. Tous deux sont confrontés à différentes énigmes qu'ils parviennent à résoudre ensemble et ils avancent ainsi dans les ruines. Certaines parties des ruines sont gardées par de mystérieuses armures qu'ils doivent détruire pour progresser. Très vite, il apparaît que Trico a peur d'une chose : de mystérieux miroirs en forme d'œil. Le garçon doit donc casser les miroirs qu'ils rencontrent pour pouvoir poursuivre sa route avec la créature.
 

The Last Guardian
Éditeur : Sony Interactive Entertainment
Développeur : SCE Japan Studio (Team Ico)
Concepteur : Fumito Ueda, Kenji Kaido
Musique : Takeshi Furukawa
Date de sortie : 06 décembre 2016
Pays d’origine : Etats-Unis
Genre : Action, Aventure
Mode de jeu : Solo
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS4
 
Mon avis :
 Depuis la sortie de Ico, en 2001, sur PS2, Team Ico et, plus particulièrement, son maitre d’œuvre, le sieur Fumito Ueda, aura sut gagner sa place au sein d’une certaine communauté de joueurs qui, plutôt que de rechercher l’esbroufe à grand spectacle qui plait tant au grand public, aura préférer se tourner vers des œuvres plus poétiques, plus originales, des œuvres qui, indéniablement, sortent du lot de par leur ambiance si particulière qui en aura enchanter plus d’un. Par la suite, il y eut, toujours sur PS2, le fameux Shadow of the Colossus, un titre qui est, sans discussion possible, le chef d’œuvre de Team Ico, un jeu magnifique, celui qui confirma définitivement tout le bien que l’on pouvait penser de Fumito Ueda. Et puis, pendant bien des années, ce fut tout, ou presque. Oh, certes, au fil des ans et de l’arrivée de nouvelles consoles sur le marché, Shadow of the Colossus connu divers remakes, cependant, pour avoir droit a un soft vraiment original, il fallut patienter jusqu’en 2016 et la sortie, désormais sur la PS4, de The Last Guardian. Bien évidement, l’annonce puis la sortie de ce dernier était attendue de pied ferme par les fans de Fumito Ueda qui n’en pouvaient plus d’attendre et qui espéraient avoir affaire à un nouveau chef d’œuvre. Le résultat fut-il à la hauteur de leurs espérances, de mes espérances ? En toute sincérité – et malgré la note honteuse du site JeuxVidéo.com qui préfère surnoter les divers FIFA et les jeux de chez Ubisoft – je peux vous dire oui, un grand oui même ! Quelque part, il m’est difficile, en quelques lignes, de décrire l'émotion, la joie et l'émerveillement créés par ce jeu. Mais bon, je vais m’y essayer en commençant par la fameuse bestiole qui nous accompagne tout au long de l’aventure, puisque, après tout, celle-ci est au cœur de ce jeu. Trico, je m'y suis attachée à la seconde où je l'ai vu et il m’a fait immédiatement penser à mon chat. Il faut dire qu’il est plutôt rare de donner autant de vie à des pixels et que, tout au long du jeu, j’ai eu l'impression d’interagir réellement avec lui, comme si j’avais affaire à un véritable être vivant. Au bout de quelques minutes de jeu, c’était déjà comme si Trico était mon animal de compagnie depuis toujours : il demande à être apaisé quand il a peur, il me suit partout où il peut et il réclame à manger quand il a le ventre vide. Trico prend son temps pour comprendre ce qu'on attend de lui, se placer et évaluer la distance de saut. Tout ça le rend encore plus réel. La relation et la complicité qui se créent entre les deux personnages est touchante. Ils ont besoin l'un de l'autre et on ressent toute la détresse de Trico lorsqu'on le quitte quelques minutes. Ce grand chat / griffon ne laisse finalement pas beaucoup de place au petit garçon que l'on incarne et dont on ne connait pas le nom. Cependant, quelque part, ce n’est pas le plus important, loin de là. Pour ce qui est du gameplay, disons qu’il est simple, cependant, les énigmes requièrent parfois pas mal de jugeote. De plus, on ne vous prend pas par la main, on vous laisse évoluer pour contempler ce qui vous entoure et comprendre où vous devez aller. Chose pour le moins agréable à notre époque où tant de softs sont trop dirigistes pour satisfaire totalement les vieux joueurs dans mon genre.  Alors oui, par moments, il y a des soucis de gameplay et de caméra et c'est parfois désagréable lorsque l’on manque une interaction entre les deux personnages ou un saut parce que l’on n’arrive pas à orienter la caméra sur eux. Cependant, on finit à chaque fois par tout pardonner tellement l'émotion est forte. Vous l’avez compris, à mes yeux, The Last Guardian est une bouffée d'air frais, un soft magnifique avec une histoire empreinte de poésie, une bande originale somptueuse et qui m’aura bouleversée et marquée profondément, bref, une réussite absolue, alors, arriver à ce point de ma critique, que dire de plus si ce n’est : Merci Fumito Ueda, merci pour ce moment grandiose !
 

Points Positifs
 :
- Un jeu époustouflant, emprunt d’une poésie rare et qui ne laissera pas les amateurs du genre indifférents. Bien évidement, les fans du sieur Fumito Ueda qui suivent celui-ci depuis Ico et Shadow of the Colossus ne seront pas surpris, cependant, force est de constater que, une fois de plus, le maitre aura sut se renouveler pour nous proposer ce qu’il faut bel et bien appeler un chef d’œuvre !
- Trico, bien entendu ! Jamais oh grand jamais je n’ai ressentit une telle impression en jouant à un jeu vidéo, c’est-à-dire, être presque persuader que mon partenaire à l’écran est un être vivant. Il faut dire que notre bestiole réagit comme un véritable animal, qu’il possède sa propre personnalité, qu’il peut avoir peur, faim, qu’il peut souffrir et que la relation qui s’établit avec lui est presque équivalente à celle que l’on peut avoir avec un animal de compagnie.
- Si vous avez un chat ou un chien, comment ne pas avoir l’impression qu’il n’y a pas de grandes différences entre votre compagnon et Trico !?
- Comme dans Ico et Shadow of the Colossus, les décors de The Last Guardian, grandioses pour ne pas dire cyclopéens, sont tout simplement magnifiques. Un délire visuel pour nos yeux !
- Une bande originale tout simplement magnifique.
 
Points Négatifs :
- Il faut tout de même reconnaitre qu’il y a, par moments, quelques problèmes de caméra qui sont pour le moins problématiques. Curieusement, c’est toujours ce défaut qui est présent depuis la sortie de Ico, il y a une vingtaine d’années déjà…
- Certains risquent de tiquer pour ne pas dire autre chose devant le comportement parfois têtu de notre brave compagnon. Eh oui, c’est un animal qui n’en fait parfois qu’à sa tête !
- Comme cela avait déjà été le cas avec les précédents softs de Fumito Ueda, il faut reconnaitre qu’il faut adhérer au concept de The Last Guardian et que ce dernier, aussi bon soit-il, aussi magnifique soit-il, ne plaira probablement pas au grand public qui dédaignera totalement ce jeu a l’univers si particulier…
 
Ma note : 8,5/10

vendredi 16 mai 2025

Shadow of the Colossus


Shadow of the Colossus
 
Wander, jeune homme mystérieux, traverse un grand viaduc pour entrer sur des terres interdites. Monté sur son cheval Agro, il arrive dans un énorme sanctuaire au centre de la région, puis dépose sur l'autel le corps enveloppé d'un linceul qu'il transportait. Il retire le drap et on découvre le visage d'une jeune femme nommée Mono. C'est alors que plusieurs créatures qui semblent formées d'un éther très sombre apparaissent pour attaquer les personnages. D'apparence humanoïde, les créatures-ombres sont rapidement vaincues par Wander, armé de son épée. Sortant des hauteurs du temple, la voix désincarnée d'une entité connue sous le nom de Dormin se fait entendre, surprise que le voyageur possède une telle arme. Wander demande à Dormin de sauver son amie, en réintégrant l'âme dans son corps. Il lui explique que cela ne lui sera possible que lorsque les seize idoles de pierres du temple auront été détruites. Il lui faut pour chaque statue vaincre au préalable le géant qui lui est associé et qui repose quelque part dans la région. Pour cela, Dormin lui explique qu'il doit utiliser son épée, une arme unique aux pouvoirs magiques. Malgré les avertissements de Dormin qui lui explique qu'il aura un grand prix à payer pour réanimer Mono, Wander part à la recherche des Colosses.
 

Shadow of the Colossus
Éditeur : Sony Computer Entertainment
Développeur : SCE Japan Studio (Team Ico)
Concepteur : Fumito Ueda, Hidetaka Miyazaki
Musique : Kow Otani
Date de sortie : 06 février 2018
Pays d’origine : Japon
Genre : Action, Aventure
Mode de jeu : Solo
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS4
 
Mon avis :
 Sortit en la déjà lointaine année 2005, Shadow of the Colossus fut, sans aucune discussion possible, un des grands jeux de la PS2. Il faut dire que le soft du sieur Fumito Ueda, auteur auparavant d’un certain Ico, avait marqué son époque, ce, de par son onirisme, ses graphismes, son histoire, particulièrement la fin, plutôt triste, et, bien entendu, ses fameux Colosses, tous plus magnifiques les uns que les autres et qui inspirèrent bien d’autres jeux par la suite. Treize années plus tard, en 2018, en ces temps où fleurissaient allègrement les remakes sur les consoles nouvelles générations, Shadow of the Colossus eut donc droit a sa version PS4, une version, forcément, plus belle que l’originale mais qui, pour beaucoup, n’était pas franchement nécessaire vu que le soft avait déjà eu droit a son portage sur PS3 en compagnie de Ico – le fameux Ico & Shadow of the Colossus – Classic HD. Alors, tout en étant un fan absolu de Shadow of the Colossus  et de l’univers du sieur Fumito Ueda, est-ce que, à mes yeux, ce remake sur PS4 était-il indispensable ? Ma foi, on pourra dire oui et non à la fois. Oui car, sans aucune discussion possible, Shadow of the Colossus est un grand jeu et que, ma foi, pouvoir y rejouer, quelques années plus tard, avec des graphismes nettement améliorés, cela ne se refuse pas si on est fan du soft original. Oui, également, pour celles et ceux qui étaient passé a coté de ce petit bijou a l’époque puisque, comme chacun sait, mieux vaut tard que jamais. D’un autre coté, non car, comme je l’avais souligné, après un portage PS3, avait-t-on besoin d’une version PS4 ? Objectivement, pas nécessairement surtout que, coté nouveautés, si l’on met de coté quelques modifications pour ce qui est de la prise en main du protagoniste qui, il faut le reconnaitre, simplifient un peu la jouabilité, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent. Reste, naturellement, un jeu, mythique et plus beau que jamais qui m’auras permis de retrouver un univers décidément hors-norme, enchanteur et original, ce, avec des graphismes plus beaux que jamais. Quand a celles et ceux, plus jeunes, qui ne connaissaient pas le jeu original, voilà donc une opportunité, bien entendu, de découvrir un chef d’œuvre incontestable qui aura, indéniablement, marquer son époque…
 

Points Positifs
 :
- Le plaisir de rejouer a un des plus grands jeux de la PS2 mais, cette fois ci, avec des graphismes dignes d’une PS4. Bref, Shadow of the Colossus est plus beau que jamais et il serait dommage de s’en priver.
- Une histoire obscure tout au long du jeu et qui ne se dévoile qu’a la fin, fin qui, au passage, est plutôt triste mais fort réussie, un protagoniste principal attachant, son cheval, un univers magnifique, une ambiance inoubliable et, bien évidement, les fameux colosses !
- Les colosses, bien sur ! Jamais ils n’ont été aussi beaux et c’est un véritable plaisir que de les affronter à nouveau, surtout que, même quinze ans plus tard, ces affrontements dantesques n’ont rien perdus de leur intensité.
- Un remake qui permet à un nouveau public de découvrir ce jeu magnifique.
 
Points Négatifs :
- Depuis sa sortie, en 2005, Shadow of the Colossus en est déjà a son deuxième remake et après son portage sur PS3, celui sur PS4 n’était peut-être pas nécessaire, du moins, pour ceux qui ont déjà eu l’occasion de jouer au deux précédentes versions.
- Je ne suis pas un grand fan de tous ces remakes finalement. Certes, cela permet a un nouveau public de découvrir de grands jeux du passé, mais n’y avait-il pas moyen de modifier un peu le soft original, d’apporter quelques nouveautés marquantes ?
- Malgré quelques améliorations pour ce qui est du maniement du protagoniste principal, il subsiste cette fichue caméra un poil trop hasardeuse par moments et qui vous fera hurler de désespoir lors de certains affrontements.
 
Ma note : 8/10

mardi 25 mars 2025

Shadow of the Colossus


Shadow of the Colossus
 
Wander, jeune homme mystérieux, traverse un grand viaduc pour entrer sur des terres interdites. Monté sur son cheval Agro, il arrive dans un énorme sanctuaire au centre de la région, puis dépose sur l'autel le corps enveloppé d'un linceul qu'il transportait. Il retire le drap et on découvre le visage d'une jeune femme nommée Mono. C'est alors que plusieurs créatures qui semblent formées d'un éther très sombre apparaissent pour attaquer les personnages. D'apparence humanoïde, les créatures-ombres sont rapidement vaincues par Wander, armé de son épée. Sortant des hauteurs du temple, la voix désincarnée d'une entité connue sous le nom de Dormin se fait entendre, surprise que le voyageur possède une telle arme. Wander demande à Dormin de sauver son amie, en réintégrant l'âme dans son corps. Il lui explique que cela ne lui sera possible que lorsque les seize idoles de pierres du temple auront été détruites. Il lui faut pour chaque statue vaincre au préalable le géant qui lui est associé et qui repose quelque part dans la région. Pour cela, Dormin lui explique qu'il doit utiliser son épée, une arme unique aux pouvoirs magiques. Malgré les avertissements de Dormin qui lui explique qu'il aura un grand prix à payer pour réanimer Mono, Wander part à la recherche des Colosses.
 

Shadow of the Colossus
Éditeur : Sony Computer Entertainment
Développeur : SCE Japan Studio (Team Ico)
Concepteur : Fumito Ueda, Kenji Kaido, Shunpei Suzuki, Hitoshi Niwa
Musique : Kow Otani
Date de sortie : 18 octobre 2005
Pays d’origine : Japon
Genre : Action-aventure
Mode de jeu : Solo
Média : DVD
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS2
 
Mon avis : 
Sortit il y a de cela presque deux décennies, Shadow of the Colossus fut, sans aucune discussion possible, un des grands jeux de la PS2. Il faut dire que le soft du sieur Fumito Ueda, auteur, auparavant, du fameux et sous estimé Ico, avait marqué son époque, ce, de par son onirisme, ses graphismes, son histoire, particulièrement la fin, plutôt triste et, bien entendu, ses fameux Colosses, tous plus magnifiques les uns que les autres et qui, il faut le reconnaitre, inspirèrent, par la suite, bien d’autres jeux qui nous proposèrent des adversaires tous plus gigantesques les uns que les autres. Bref, d’entrée de jeu, vous avez compris que Shadow of the Colossus aura marqué son époque, que l’on peut le qualifier, sans aucun problème, d’incontournable et que, historiquement parlant, il y eut un avant et un après, pourtant, malgré toutes les louanges méritées, le soft de SCE n’aura pas conquis le grand public. Vous pouvez trouver ce fait singulier ? En fait, pas tant que cela car Shadow of the Colossus fait également partit de ce genre d’œuvres tellement spéciales, tellement destinées a un certain public que, forcément, ces mêmes spécificités font que la plupart des gens n’accrocheront pas. Cela peut paraitre dommage pour ne pas dire injuste, certes, mais bon, on ne refera pas le monde et il est clair que, pour celles et ceux qui auront adhéré au concept de ce soft, a son univers, a son intrigue et a son originalité, Shadow of the Colossus fut un pur bonheur, un régal absolu qui en aura marquer plus d’un. Bref, le genre de jeux totalement inclassables et qui nous prouvent, a la perfection, que lorsque l’on sort de sa zone de confort, lorsque l’on ose proposer un contenu original, le résultat peut s’avérer somptueux, tout simplement…
 

Points Positifs
 :
- Indéniablement un des plus grands jeux de la PS2 et, en tous cas, sans nul doute le plus original ! D’un onirisme rare, jamais vu à l’époque – en dehors de Ico des mêmes concepteurs – nous offrant des affrontements incroyables face a des adversaires qui méritent bien leurs noms de colosses, possédant une histoire incroyable, tous ceux qui s’y sont essayer et qui ont accroché auront été littéralement conquis ! Tout bonnement inoubliable !
- Une histoire obscure tout au long du jeu et qui ne se dévoile qu’a la fin, fin qui, au passage, est plutôt triste mais fort réussie, un protagoniste principal attachant, son cheval, un univers magnifique, une ambiance inoubliable et, bien évidement, les fameux colosses !
- Les Colosses, bien sur ! Tout bonnement magistraux, ils nous offrent des affrontements dantesques, variés, et qui marquent les esprits. Un pur régal !
- Graphiquement, Shadow of the Colossus en met plein la vue ! Il faut dire qu’entre des décors grandioses et qui nous éblouissent de par leur taille, l’apparence des colosses et cette ambiance post-apocalyptique du plus bel effet, difficile de ne pas adhérer a cet univers oh combien particulier mais terriblement attirant.
 
Points Négatifs :
- Malheureusement, pour ce qui est de la jouabilité, il faut reconnaitre que tout n’est pas parfait, loin de là. Qui plus est, lors des combats, certains mouvements de caméras hasardeux vous feront hurler de rage !
- Même si, dans l’ensemble, les décors sont magnifiques et marquent les esprits de par leur gigantisme, admettons que certains sont un peu vides. Certes, c’est une minorité mais on ne peut pas l’occulter.
- Bon, il faut tout de même adhérer au concept de Shadow of the Colossus et que ce soft, aussi bon soit-il, aussi magnifique soit-il, ne plaira probablement pas au grand public qui dédaignera totalement ce jeu a l’univers si particulier…
 
Ma note : 8,5/10

Ico


Ico
 
Ico est un jeune garçon né avec des cornes. Convaincus d'une malédiction, les villageois font alors appel aux services de chevaliers sans visages. Après un long voyage, ces chevaliers l'enferment vivant parmi un grand nombre de sarcophages d'une forteresse abandonnée. Il échappe à son funeste destin et fait la rencontre de Yorda, une entité féminine à la nature indéterminée. Les deux protagonistes, bien que ne parlant pas la même langue, s'entraident alors pour s'échapper du château, Ico veillant sans relâche sur la frêle Yorda, que des hordes de chimères tentent d'empêcher de fuir.
 

Ico
Éditeur : Sony Computer Entertainment
Développeur : SCE Japan Studio (Team Ico)
Concepteur : Fumito Ueda
Musique : Michiru Ōshima
Date de sortie : 30 septembre 2001
Pays d’origine : Japon
Genre : Action-aventure
Mode de jeu : Solo
Média : DVD
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS2
 
Mon avis : 
Il était apparu comme étant un véritable ovni vidéoludique en cette lointaine année 2001, lors des tous débuts de la Playstation 2 et avait eu droit à moult critiques élogieuses de la part de la presse spécialisé, ce, tout en gagnant le cœur de celles et ceux qui se l’étaient procurer même si, pour la petite histoire, il n’avait pas réalisé de grosses ventes, le contraire étant plutôt exact. De quel jeu est-ce que je parle ? Mais d’un certain Ico, bien évidement, premier galop d’essai d’un certain Fumito Ueda qui se fit alors connaitre de la meilleure des façons et qui revint par la suite avec deux autres merveilles dont je vous parlerais en temps et en heure, Shadow of the Colossus et The Last Guardian. Il faut dire, histoire d’expliquer le nombre peu important de ventes de ce soft lors de sa sortie, que Ico était un jeu au concept absolument pas grand public pour un sou : loin des standards de l’époque – RPG nippons, sport, aventure à la Tomb Raider, voitures – celui-ci mettait plutôt en avant un certain onirisme, la collaboration entre le personnage que l’on interprétait à l’écran et une bien mystérieuse jeune femme que l’on devait absolument protéger, moult énigmes à deviner afin que l’on puisse avancer dans l’histoire et, surtout, la relation entre les deux protagonistes et les sentiments qui en découlaient pour le joueur. Un ovni, donc, comme je vous le disais en préambule de cette critique, qui ne toucha pas le grand public mais cela, finalement, importait peu : la révolution était en marche, Fumito Ueda allait faire encore mieux avec Shadow of the Colossus et celui-ci finirait par inspirer tellement de softs par la suite – dont certains, très différents – qu’en faire la liste serait trop fastidieux selon moi. Bref, vous l’avez compris, Ico fut, en son temps, une véritable petite merveille qui mériterait, selon moi, un beau petit remake sur des consoles plus récentes mais bon, ceci est un vœu pieu de ma part qui n’arrivera peut-être jamais…
 

Points Positifs
 :
- Un des jeux les plus originaux et stupéfiants de la PS2 : complètement novateur de par son concept, absolument pas grand public pour un sou, mettant l’accent sur la relation entre les deux personnages principaux, Ico est une véritable petite merveille qui n’a absolument pas perdu de son charme même presque deux décennies après sa sortie.
- L’émotion qui se dégage de ce soft, particulièrement au vu de la relation particulière qui se noue entre le personnage que l’on interprète à l’écran – le jeune garçon à cornes – et la mystérieuse jeune fille que l’on doit protéger à tous prix ! Une première dans le petit monde des jeux vidéo !
- Même si, graphiquement parlant, Ico accuse fortement son âge désormais, il faut reconnaitre que, à l’époque, celui-ci nous proposait un univers plutôt magnifique et qui marquait les esprits de par ses décors cyclopéens.
- Enigmes diverses, plate-forme, combats et pas mal de réflexion : bref, de quoi ravir les amateurs de jeux d’aventures.
- Une première pour Fumito Ueda qui reviendra par la suite avec Shadow of the Colossus et The Last Guardian.
 
Points Négatifs :
- Hélas, pour ce qui est de la jouabilité, il y a pas mal de soucis par moments et il est courant de s’énerver, a raison, lors de multiples échecs dut a une caméra mal placée, surtout que le jeu peut rapidement être très punitif !
- Bon, il faut reconnaitre qu’il faut adhérer au concept de Ico et que ce soft, aussi bon soit-il, ne plaira probablement pas au grand public qui dédaignera totalement ce jeu a l’univers si particulier…
 
Ma note : 8/10