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mercredi 28 mai 2025

Inception


Inception
 
Dom Cobb est un voleur expérimenté – le meilleur qui soit dans l’art périlleux de l’extraction : sa spécialité consiste à s’approprier les secrets les plus précieux d’un individu, enfouis au plus profond de son subconscient, pendant qu’il rêve et que son esprit est particulièrement vulnérable. Très recherché pour ses talents dans l’univers trouble de l’espionnage industriel, Cobb est aussi devenu un fugitif traqué dans le monde entier qui a perdu tout ce qui lui est cher. Mais une ultime mission pourrait lui permettre de retrouver sa vie d’avant – à condition qu’il puisse accomplir l’impossible : l’inception. Au lieu de subtiliser un rêve, Cobb et son équipe doivent faire l’inverse : implanter une idée dans l’esprit d’un individu. S’ils y parviennent, il pourrait s’agir du crime parfait. Et pourtant, aussi méthodiques et doués soient-ils, rien n’aurait pu préparer Cobb et ses partenaires à un ennemi redoutable qui semble avoir systématiquement un coup d’avance sur eux. Un ennemi dont seul Cobb aurait pu soupçonner l’existence.
 

Inception
Réalisation : Christopher Nolan
Scénario : Christopher Nolan
Musique : Hans Zimmer
Production : Warner Bros. Pictures, Legendary Pictures et Syncopy Films
Genre : Science-Fiction
Titre en vo : Inception
Pays d'origine : Etats-Unis, Royaume-Uni
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 16 juillet 2010
Durée : 148 mn
 
Casting :
Leonardo DiCaprio : Dominic « Dom » Cobb, « l'extracteur »
Joseph Gordon-Levitt : Arthur, « l'organisateur »
Ellen Page : Ariane, « l'architecte »
Ken Watanabe : Saito, « le touriste »
Marion Cotillard : Mallorie « Mal » Cobb, « l'ombre »
Tom Hardy : Eames, « le faussaire »
Cillian Murphy : Robert Michael Fischer Jr., « la cible »
Michael Caine : Professeur Miles
Tom Berenger : Peter Browning
Lukas Haas : Nash
Pete Postlethwaite : Maurice Fischer
Dileep Rao : Yusuf, « le chimiste »
 
Mon avis :
 Pour la petite histoire, lors de sa sortie, Inception fut présenté par certains critiques comme étant le nouveau Matrix et en toute sincérité, après coup, il me semble difficile de prétendre que le long métrage du sieur Christopher Nolan, aussi bon soit-il, puisse marquer l’histoire du cinéma comme le fit la saga des frères Wachowski en son temps. Souvenez-vous, celui-ci, lors de sa sortie, en 1999, avait révolutionné le petit monde du Septième Art, pour ses effets spéciaux (le fameux Bullet Time copié depuis dans un million et quelques d’autres films) ainsi que pour son synopsis que je ne résumerais pas ici (notre monde n’est pas réel, c’est une sorte de rêve que nous vivons, tout cela sous la coupe des robots et autres intelligences artificielles), et, même si, finalement, Matrix, en fait, n’était pas si original que l’on pourrait le croire, puisque ce film puisait beaucoup ses diverses inspirations a droite et a gauche, il est incontestable, que, même si l’on n’aime pas cette trilogie, qu’il y eut un avant Matrix et un après Matrix. Et donc, prétendre la même chose d’Inception serait une exagération non justifiée. Pourtant, malgré ce constat, Inception n’en reste pas moins comme étant un excellant long métrage, assez compliquer au départ, car bon, comment dire, force est de constater qu’il faut sacrément s’accrocher dans les premières minutes, histoire de bien se mettre en tête ce méli mélo de rêves dans les rêves et d’individus qui se baladent là-dedans comme si de rien n’était. Indéniablement, l’œuvre de Christopher Nolan est ardue et ne convient pas forcement a tout le monde : certains n’accrocherons pas a l’univers proposer tandis que d’autres trouveront le tout bien trop compliquer et retournerons aux films d’action américains de base infiniment plus basiques. Quoi qu’il en soit, pour tous les autres, c’est plus de deux heures de régal qui s’annoncent, et qui valent le coup par-dessus le marché. Je passerais rapidement sur le casting cinq étoiles du film avec une belle flopée d’acteurs tout bonnement excellents, que cela soit l’archi connu Leonardo DiCaprio, fidèle a lui-même, c'est-à-dire, bon, Joseph Gordon-Levitt dont j’ai bien aimé le personnage a la fois sobre et bien plus actif quand l’action le demande, Ken Watanabe, la classe personnifiée, Cillian Murphy et les autres. Non, ce qui compte dans Inception, bien plus que tous les effets spéciaux sur lesquels il n’y a rien à redire et qui en jettent, indéniablement, mais qu’on commence à avoir l’habitude depuis le temps et où mêmes les scènes les plus spectaculaires comme les rues de Paris qui partent dans tous les sens où la ville en pleine décomposition dans les fameuses limbes a la fin du film n’étonnent plus vraiment, ce qui compte, donc, c’est son postulat de base, son univers, le fait que des individus puissent se balader, voir même créer des rêves pour d’autres personnes et y glaner les informations dont ils ont besoin ou bien, y inclure une simple idée qui modifiera les pensées profondes de quelqu’un. Et là, aussi compliquer que cela soit à suivre, et même s’il faut savoir s’accrocher pour tout comprendre, Inception frappe très fort, ce, même si même sur ce point, Christopher Nolan n’a rien inventer : après tout, dans une histoire de Picsou crée par le génial Don Rosa, les Rapetous infiltraient les rêves du canard le plus riche du monde afin de découvrir la combinaison du coffre fort de celui-ci. Etonnant qu’Inception emprunte son concept à Picsou n’est ce pas ?! Quoi qu’il en soit, et c’est le principal, Inception est un superbe film, qui plaira indéniablement aux courageux et aux amateurs du genre. Certes, c’est tout sauf un chef d’œuvre, encore moins la claque annoncée (mais bon, finalement, Matrix est-il aussi bien que cela ?), cependant, pour son univers onirique, son concept, ses acteurs et le fait que l’on ne sache jamais a quel moment l’on nage dans la réalité ou en plein rêve, il mérite largement le détour. D’ailleurs, sur ce point, peut-on vraiment avoir des certitudes absolues quant au happy end final ? DiCaprio retrouve vraiment ses enfants, vous en êtes sur ? Tout cela ne serait-il pas un énième rêve, un refuge agréable dans lequel il serait plonger afin d’éviter la réalité ? Et puis, qui nous dit que le film tout entier n’était pas un rêve ? Et oui, avec Inception, on ne peut décidément plus être sur de rien…
 

Points Positifs
 :
- Le postulat de départ, tout simplement excellent : cette idée que des individus peuvent se plonger dans les rêves d’hommes et de femmes, influencer ceux-ci, y faire germer une idée, imbriquer des rêves dans des rêves, ma foi, c’est complexe mais c’est franchement bien trouvé.
- Une intrigue complexe, très complexe, mais si l’on se donne la peine de s’accrocher, si l’on n’a pas peur de réfléchir et que l’on apprécie les œuvres tordues, alors, ce sera un pur régal que de se plonger dans cet Inception !
- Un casting cinq étoiles : Leonardo DiCaprio, Joseph Gordon-Levitt, Ken Watanabe, Tom Hardy, Cillian Murphy, Marion Cotillard, Ellen Page et Michael Caine, ma foi, ça en jette !
- Des rêves imbriqués dans des rêves, le doute, récurant, entre le fait que l’on ne sait jamais où débute le rêve, où commence la réalité…
- Les nombreuses références à d’autres œuvres du même genre, à divers mythes, que noteront, bien entendu, certains spectateurs.
- Pour ce qui est des effets spéciaux, il n’y a rien a redire, ceux-ci sont excellents ; d’un autre coté, cela fait bien longtemps que l’on est habitué a une telle qualité désormais…
 
Points Négatifs :
- Une complexité qui en fera fuir plus d’un, indéniablement ! Il faut dire qu’Inception n’est pas un film simple, bien au contraire, et beaucoup moins grand public qu’on pourrait le penser de prime abord.
- Certaines scènes d’actions durent peut-être un poil trop longtemps. Après, il en fait probablement pour tous les gouts !?
 
Ma note : 8/10

samedi 5 avril 2025

Titanic


Titanic
 
En septembre 1996, Brock Lovett est le coordinateur d'une équipe qui fouille méticuleusement l'épave du célèbre Titanic, paquebot géant réputé insubmersible qui connut pourtant un destin tragique. Lovett espère mettre la main sur le Cœur de l'Océan, un collier de diamants unique à la valeur inestimable, porté par Louis XVI, dont la découverte lui apporterait la gloire. Lors de sa sixième plongée en sous-marin, il remonte des profondeurs un coffre-fort dont il espère qu'il contient le précieux objet. Mais il n'y trouve que quelques vieux billets de banque et un dessin représentant une jeune femme nue portant le fameux bijou en pendentif. À des milliers de kilomètres de là, une vieille dame, Rose Calvert, découvre ce dessin sur l'écran de son téléviseur. Elle contacte Lovett et lui affirme qu'elle est la jeune femme en question. Étant l'une des rares personnes à avoir survécu au naufrage du Titanic encore en vie, elle est amenée sur le bateau de l'équipe de Lovett et leur raconte la croisière inaugurale du paquebot, son naufrage, ainsi que l'histoire d'amour qu'elle a vécue avec Jack Dawson, un artiste voyageant en troisième classe.
 

Titanic
Réalisation : James Cameron
Scénario : James Cameron
Musique : James Horner
Production : 20th Century Fox, Paramount Pictures, Lightstorm Entertainment
Genre : Catastrophe, Drame, Romance
Titre en vo : Titanic
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais, italien, russe, allemand
Date de sortie : 01 novembre 1997
Durée : 195 mn
 
Casting :
Leonardo DiCaprio : Jack Dawson
Kate Winslet : Rose DeWitt Bukater
Billy Zane : Caledon Hockley
Frances Fisher : Ruth DeWitt Bukater, la mère de Rose
Danny Nucci : Fabrizio De Rossi, l'ami italien de Jack
David Warner : Spicer Lovejoy, le valet et garde du corps de Cal
Jason Barry : Tommy Ryan, le passager de troisième classe
Alexandrea Owens : Cora Cartmell, la petite fille de troisième classe
Rocky Taylor : Bert Cartmell, le père de Cora
Camilla Overbye Roos : Helga Dahl, passagère norvégienne de troisième classe qui tombe amoureuse de Fabrizio
Amy Gaipa : Trudy Bolt, la femme de chambre de Rose
Kathy Bates : Margaret « Molly » Brown
Victor Garber : Thomas Andrews, l'architecte naval
Bernard Hill : Edward John Smith, le commandant
Jonathan Hyde : Joseph Bruce Ismay
Eric Braeden : John Jacob Astor IV
Bernard Fox : Archibald Gracie, le colonel
Michael Ensign : Benjamin Guggenheim
Jonathan Evans-Jones : Wallace Hartley, le violoniste
Mark Lindsay Chapman : Henry Wilde, le commandant en second
Ewan Stewart : William Murdoch, le premier officier
Jonathan Phillips : Charles Lightoller, l'officier en second
Simon Crane : Joseph Boxhall, le quatrième officier
Ioan Gruffudd : Harold Lowe, le cinquième officier
Edward Fletcher : James Moody, le sixième officier
James Lancaster : Thomas Byles, le Père
Lew Palter : Isidor Straus
Elsa Raven : Ida Straus
Martin Jarvis : Cosmo Edmund Duff Gordon
Rosalind Ayres : Lucy Christina Duff Gordon
Rochelle Rose : Lucy Noël, comtesse de Rothes
Scott G. Anderson : Frederick Fleet, le veilleur
Paul Brightwell : Robert Hichens, le quartier-maître
Martin East : Reginald Lee, le veilleur
Gregory Cooke : Jack Phillips, le radiotélégraphiste
Craig Kelly : Harold Bride, l'opérateur radio
Liam Tuohy : Charles Joughin, le cuisinier
Terry Forrestal : Joseph Bell, le chef mécanicien
Gloria Stuart : Rose Calvert (anciennement DeWitt Bukater puis Dawson), âgée
Bill Paxton : Brock Lovett, le coordinateur de l'équipe de fouille
Suzy Amis : Lizzy Calvert, la petite-fille de Rose
Lewis Abernathy : Lewis Bodine
 
Mon avis :
 Après vous avoir parler de ce qui est, sans aucune discussion possible, un des plus grands films de tous les temps, je veux, bien entendu, parler de ce chef d’œuvre absolu qu’est Le Parrain, puis, abordé le cas de Gladiator, immense succès du début des années 2000 qui, au demeurant, relança de fort belle manière la mode des péplums, genre tombé depuis des décennies en désuétude, à présent, je vais m’attaquer a un autre monument du Septième Art, un long métrage que l’on peut qualifier de parfait de bout en bout et qui, sans exagération aucune, restera dans les annales, je veux, bien entendu, parler de Titanic ! Ici, il faut le reconnaitre, tout à été dit ou presque, depuis la sortie du l’œuvre du sieur James Cameron, en 1997 et qui, comme chacun sait, traite de ce qui fut, sans aucun doute, la plus grande catastrophe maritime de l’histoire, le fameux naufrage du Titanic qui eut lieu le 15 avril 1912, ce, après que ce navire réputé insubmersible eut heurté un iceberg. Reconstitution magnifique au point même que l’on a l’impression que le Titanic est remonté du fond de l’océan Atlantique, casting cinq étoiles avec, en têtes d’affiches, les tous jeunes Leonardo DiCaprio et Kate Winslet qui allaient accéder au rang de mégastars par le biais de ce film, scénario captivant au possible où se mêlent romance et événements dramatiques, le tout, remettant au gout du jour, le genre des films catastrophes qui, pour rappel, connu son heure de gloire pendant les années 70 et qui nous avait offert des œuvres inoubliables comme La Tour Infernale, Airport, L'Aventure du Poséidon et Tremblement de Terre. Bref, un long métrage qui, avant même sa sortie, avait tout pour réussir et qui, effectivement, connu un succès monumental qui en aura fait, immédiatement, non seulement un classique du genre mais, également, un classique du cinéma tout court ! Il faut dire que, avec Titanic, James Cameron, terriblement malin, a vu parfaitement juste et a sut pondre le film parfait pour un public toujours avide de grand spectacle, de scènes dramatiques et de grandes histoires d’amour – ajoutons à cela un soupçon historique et l’on tient la formule gagnante ! Ainsi, si l’on est rapidement touchés par la belle histoire d’amour entre Jack et Rose, qui, fatalement, finira mal – ce sont les meilleures après tout – comment ne pas mettre en avant la catastrophe elle-même, c’est-à-dire, le naufrage du navire, événement oh combien attendu par les spectateurs, qui se prolonge pendant un peu plus d’un tiers du film et qui, spectaculaire au possible, nous livre son lot de morts et de drames. Bref, vous l’avez compris – et je pense ne pas me tromper en affirmant que vous le savez depuis longtemps – Titanic est un pur chef d’œuvre du genre qui, malgré plus d’un quart de siècle écoulé – comme le temps passe vite – n’a absolument pas perdu de sa force et de son intensité, encore aujourd’hui. Captivant de bout en bout, nous avons là un grand film catastrophe mais, également, un superbe film d’amour qui en aura traumatisé plus d’un de par sa conclusion. Alors, bien entendu, tout le monde ne sera pas de mon avis car, quelque part, tout le monde n’a pas forcément les mêmes gouts, mais bon, pour ma part – et aux yeux de beaucoup d’autres – Titanic est un chef d’œuvre, un incontournable que tout amateur de cinéma se doit de voir au moins une fois dans sa vie, et je pèse mes mots…
 

Points Positifs
 :
- Probablement un des plus grands films catastrophe de tous les temps et, en tous cas, un des plus grands films de l’Histoire du Septième Art tout court ! Il faut dire que Titanic est un long métrage parfait de bout en bout, qui mélange habillement les genres – catastrophe, romance, drame – et qui fait partie de cette caste rare d’œuvres intemporelles qui se regardent encore et encore, avec le même plaisir…
- Si le naufrage du Titanic est au cœur du propos de ce film, comment ne pas reconnaitre que l’histoire d’amour entre Jack et Rose occupe le devant de la scène !? Il faut dire que celle-ci est parfaite même si peu originale et, surtout, se finit dramatiquement – et comme on sait que les meilleures histoires d’amour finissent mal…
- Un casting cinq étoiles avec, en tête d’affiche, les jeunes Leonardo DiCaprio et Kate Winslet qui allaient accéder aux rangs de stars et qui ont, depuis, connu la carrière que l’on sait !
- Le naufrage du navire occupe un bon tiers du film, voir plus, est marque durablement les esprits de par ses nombreuses victimes, ses moments de courage, ceux de lâcheté pure et ces drames, oh combien nombreux, présentés à l’écran…
- Une reconstitution que l’on peut qualifier de parfaite au point même que l’on a l’impression que le Titanic lui-même est remonté des abysses. Chapeau bas au sieur James Cameron pour son pari car non seulement on sent l’amoureux de l’histoire du Titanic, mais celui-ci a sut mettre les moyens pour réaliser son ambition, ce, de fort belle manière !
- Bande originale, décors, costumes, photographie, effets spéciaux : il n’y a rien à redire, on frôle la perfection.
 
Points Négatifs :
- En toute franchise, a moins d’être totalement allergique a ce genre de films ou au cinéma américain dans son ensemble, je ne vois pas ce que l’on peut reprocher à Titanic ? Après, naturellement, tous les gouts sont dans la nature, c’est un fait…
- Il faut tout de même reconnaitre que nous avons droit à une belle flopée de personnages plutôt stéréotypés, dans le bon comme dans le mauvais sens – peut-être le genre qui veut cela ?
 
Ma note : 9/10

vendredi 10 janvier 2025

Once Upon a Time in… Hollywood


Once Upon a Time in… Hollywood
 
1969, à Hollywood. Le mouvement hippie est à son apogée et se manifeste massivement contre la guerre du Viêt Nam toujours en cours. Richard Nixon est élu nouveau président des États-Unis, succédant à Lyndon B. Johnson, tandis que les émeutes de Stonewall débouchent sur un mouvement de lutte pour la libération des personnes LGBT. Une année charnière dans l'histoire des États-Unis, également bouleversée par l'avènement du « Nouvel Hollywood », un mouvement cinématographique qui enterre le cinéma classique hollywoodien, dit le « Vieil Hollywood », et s'illustre par la prise de pouvoir des réalisateurs au sein des grands studios américains et la représentation radicale de thèmes jusqu'alors tabous et interdits par le code Hays comme la violence, la sexualité, etc. Rick Dalton – star déclinante d'une série télévisée de western – et Cliff Booth – sa doublure de toujours – assistent à la métamorphose artistique d'un Hollywood qu'ils ne reconnaissent plus du tout en essayant de relancer leurs carrières. De plus, en plein été, le 9 août, Hollywood sera à jamais marqué par un fait divers barbare : l'assassinat de l'actrice Sharon Tate enceinte de 8 mois, épouse du cinéaste franco-polonais Roman Polanski et voisine de Rick Dalton, et de ses amis dans sa villa, par les disciples du gourou Charles Manson.
 

Once Upon a Time in… Hollywood
Réalisation : Quentin Tarantino
Scénario : Quentin Tarantino
Musique : Divers
Production : Columbia Pictures, Heyday Films
Genre : Drame, Comédie, Thriller
Titre en vo : Once Upon a Time in… Hollywood
Pays d'origine : États-Unis, Royaume-Uni
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 26 juillet 2019
Durée : 161 mn
 
Casting :
Leonardo DiCaprio : Rick Dalton
Brad Pitt : Cliff Booth
Margot Robbie : Sharon Tate
Emile Hirsch : Jay Sebring
Margaret Qualley : Pussycat
Timothy Olyphant : James Stacy
Julia Butters : Trudi Fraser
Austin Butler : Charles « Tex » Watson
Dakota Fanning : Lynette « Squeaky » Fromme
Bruce Dern : George Spahn
Mike Moh : Bruce Lee
Luke Perry : Wayne Maunder
Damian Lewis : Steve McQueen
Al Pacino : Marvin Schwarz
Kurt Russell : Randy / le narrateur
Zoë Bell : Janet, la femme de Randy
Clifton Collins Jr. : Ernesto « The Mexican » Vaquero dans la série Lancer
Raul Cardona : « Bad Guy » Delgado dans la série Lancer
Marco Rodriguez : le barman dans la série Lancer
Michael Madsen : le shérif Hackett dans la série Bounty Law
Scoot McNairy : Bob « Business » Gilbert dans la série Bounty Law
Martin Kove : le shérif dans la série Bounty Law
James Remar : Ugly Owl Hoot dans la série Bounty Law
Damon Herriman : Charles « Charlie » Manson
Madisen Beaty : Patricia « Katie » Krenwinkel
Mikey Madison : Susan « Sadie » Atkins
Victoria Pedretti : Leslie « Lulu » Van Houten
Lena Dunham : Catherine « Gypsy » Share
Maya Hawke : Linda « Flower Child » Kasabian
Kansas Bowling : Sandra « Blue » Good
James Landry Hebert : Steve « Clem » Grogan
Dallas Jay Hunter : Delilah
Dyani Del Castillo : Pebbles
Parker Love Bowling : Tadpole
Sydney Sweeney : Dianne « Snake » Lake
Josephine Valentina Clark : Catherine « Cappy » Gillies
Ronnie Zappa : Bobby « Top Hat » Beausoleil
Harley Quinn Smith : Froggie
Cassidy Hice : Ella Jo « Sundance » Bailey
Ruby Rose Skotchdopole : Butterfly
Danielle Harris : Angel
Rafał Zawierucha : Roman Polanski
Nicholas Hammond : Sam Wanamaker
Samantha Robinson : Abigail Folger
Costa Ronin : Wojciech Frykowski
Rumer Glenn Willis : Joanna Pettet
Dreama Walker : Connie Stevens
Rachel Ledleaf : Cass Elliot
Rebecca Rittenhouse : Michelle Phillips
Lorenza Izzo : Francesca Capucci
Rebecca Gayheart : Billie Booth
Spencer Garrett : Allen Kincade
Brenda Vaccaro : Mary Alice Schwarz
Omar Doom : Donnie
Tom Hartig : Bill « Sweet William Tumbleweed » Fitsch
David Steen : Straight Satan David
Monica Staggs : Connie
Lew Temple : Land Pirate Lew
Eddie Perez : Land Pirate Eddie
Keith Jefferson : Land Pirate Keith
Maurice Compte : Land Pirate Mao
Vincent Laresca : Land Pirate Vinvent
Ramón Franco : le gérant du cinéma
Kate Berlant : l'ouvreuse du cinéma
Clu Gulager : le propriétaire de la librairie
Courtney Hoffman : Rebekka, la costumière
Heba Thorisdottir : Sonya, la maquilleuse
Perla Haney-Jardine : une dealeuse hippie
Daniella Pick : Daphna Ben-Cobo
Brianna Joy Chomer : une starlette
Rage Stewart : Harvey « Humble Harve » Miller
Toni Basil : une danseuse
Quentin Tarantino : le réalisateur de la pub Red Apple Cigarettes
 
Mon avis :
 Celui-là, je dois reconnaitre que bien des mois avant sa sortie, en 2019, sa date de sortie était marquée d’une croix blanche sur mon calendrier. Il faut dire que j’en attendais énormément de ce Once Upon a Time in… Hollywood, ce, pour deux raisons : tout d’abord, parce que c’était le dernier long métrage en date du sieur Quentin Tarantino et qu’un Tarantino, comment dire, on ne peut pas passer à coté, ensuite, pour la simple et bonne raison qu’il promettait beaucoup, surtout que, depuis sa sortie, fin juillet 2019 aux Etats-Unis, j’en avais entendu le plus grand bien. Forcément, le jour de sa sortie, en France, je m’étais rendu au cinéma afin de voir, en VO bien sur – sinon, ce n’est pas pareil – ce Once Upon a Time in… Hollywood, cette véritable déclaration d’amour au cinéma hollywoodien de la part de Tarantino, celui du tournant des années 60/70, mais aussi, cette déclaration d’amour a la tristement célèbre Sharon Tate – pour rappel pour ceux qui ne la connaitraient pas, cette dernière, alors épouse de Roman Polanski, avait été tout bonnement été massacrée dans sa villa, alors qu’elle était enceinte de huit mois, par des membres de la « famille » de Charles Manson, en août 1969. Le résultat ? En toute sincérité et sans la moindre exagération : il fut somptueux, tout simplement ! Il faut dire que, dans le cas présent, tout est parfait, ou presque : de la performance de Leonardo DiCaprio et de Brad Pitt, tous deux exceptionnels, a une conclusion dantesque et totalement inattendue en passant par une reconstitution magnifique du Hollywood de la fin des sixties, une bande son de qualité – comme toujours chez Tarantino – un habile mélange de personnages réels et imaginaires, un humour omniprésent, une photographie splendide et une mise en scène impeccable, il n’y a décidément rien à jeter. Et puis, il y a la patte Tarantino qui, à chaque fois, fait des films de fans pour les fans, multipliant a l’infinie les références, que cela soit a cette époque – la fin des années 60 – désormais lointaine, aux bouleversements dans l’industrie cinématographique, a la contre culture d’alors, a la musique, aux figures célèbres du grand écran, etc. Et là, nous touchons, bien entendu, les limites de la chose car il faut bien se mettre en tête que pour apprécier un film comme Once Upon a Time in… Hollywood il faut posséder un minimum de connaissances sur cette époque ou, mieux, l’avoir connue, bref, si vous êtes trop jeunes, comment saisir les références, les nombreux clins d’œil qui parsèment le film, ces acteurs désormais oubliés du grand public – ou presque – voir même celles et ceux qui ne sont pas nommés – un exemple tout bête, qui, parmi les plus jeunes, a put reconnaitre Cass Elliot du groupe The Mamas & the Papas ? Alors, Once Upon a Time in… Hollywood est-il un film pour les plus agés d’entre nous, bref, un film quasiment élitiste ? Je n’irais peut-être pas aussi loin mais, quelque part, c’est tout de même un peu le cas. Quoi qu’il en soit, ce neuvième long métrage du sieur Tarantino n’en reste pas moins une pure merveille et rehausse indéniablement le niveau de la filmographie de l’auteur qui était restée franchement bonne mais inférieure a ses chef d’œuvres d’antant – Les Huit Salopards, c’est bien mais pas autant que Kill Bill ou Jackie Brown tout de même. Et puis, oui, il y a ce très bel hommage à Sharon Tate, actrice disparue de manière horrible, ce, que ce soit tout au long de ses diverses apparitions dans le film et par ce final, complètement inattendue et très émouvant ; oui, quel dommage que les membres de la famille de Charles Manson n’aient pas été faire un tour dans la maison d’a coté, celle où vivaient nous deux compères, Rick Dalton et Cliff Booth…
 

Points Positifs
 :
- Un des meilleurs films de Quentin Tarantino, tout simplement ! Formidable déclaration d’amour au cinéma, Once Upon a Time in… Hollywood nous replonge dans une époque certes révolue mais oh combien importante de par son bouillonnement culturel hors-norme et par tout les bouleversements que celui-ci entraina par la suite.
- La performance de Brad Pitt et de Leonardo DiCaprio est tout simplement exceptionnelle ! Chapeau bas aux deux acteurs qui sont tout bonnement parfaits dans leurs rôles respectifs, particulièrement le second qui nous livre quelques scènes que l’on peut qualifier de cultes, rien que ça !
- Comme c’est le cas à chaque fois dans les œuvres de Tarantino, nous avons droit à une multitude de références tout au long du film. Bien évidement, une très bonne connaissance de l’époque, de l’histoire du cinéma, des célébrités d’alors, est requise, mais si c’est le cas, c’est un pur régal.
- Un très bel hommage à Sharon Tate de la part de Tarantino, que cela soit tout au long du film et par ce final, inattendu et terriblement émouvant, surtout lorsque l’on sait quel fut son sort en réalité.
- Le final, justement, est complètement inattendu et nous fait basculer dans l’uchronie pure et dure. Cependant, je le trouve fort bien trouvé et, au demeurant, spectaculaire et drôle.
- Si Leonardo DiCaprio et Brad Pitt crèvent l’écran, le reste du casting est irréprochable lui aussi.
- Il faut le souligner : Once Upon a Time in… Hollywood est un film très drôle par moments.
 
Points Négatifs :
- Impossible d’apprécier un film comme Once Upon a Time in… Hollywood sans posséder un minimum de connaissances sur l’époque, la société d’alors, les bouleversements hollywoodiens qui y eurent lieu, l’émergence de la contre-culture, le mouvement hippie, les grandes figures médiatiques, etc. De même, comment comprendre une bonne partie de l’histoire sans savoir qui était Sharon Tate, Charles Manson et ce qui arriva la nuit du 9 août 1969 ? Bref, si ce n’est pas le cas, vous passerez a coté de quasiment tout ce qui fait la saveur de ce film !
- Les fans ultras de Bruce Lee risquent de tiquer fortement…
 
Ma note : 9/10

jeudi 9 janvier 2025

Django Unchained


Django Unchained
 
Dans le sud des États-Unis, deux ans avant la guerre de Sécession, le Dr King Schultz, un chasseur de primes allemand, fait l’acquisition de Django, un esclave qui peut l’aider à traquer les frères Brittle, les meurtriers qu’il recherche. Schultz promet à Django de lui rendre sa liberté lorsqu’il aura capturé les Brittle – morts ou vifs. Alors que les deux hommes pistent les dangereux criminels, Django n’oublie pas que son seul but est de retrouver Broomhilda, sa femme, dont il fut séparé à cause du commerce des esclaves… Lorsque Django et Schultz arrivent dans l’immense plantation du puissant Calvin Candie, ils éveillent les soupçons de Stephen, un esclave qui sert Candie et a toute sa confiance. Le moindre de leurs mouvements est désormais épié par une dangereuse organisation de plus en plus proche… Si Django et Schultz veulent espérer s’enfuir avec Broomhilda, ils vont devoir choisir entre l’indépendance et la solidarité, entre le sacrifice et la survie…
 

Django Unchained
Réalisation : Quentin Tarantino
Scénario : Quentin Tarantino
Musique : Brother Dege
Production : The Weinstein Company et Columbia Pictures
Genre : Western Spaghetti
Titre en vo : Django Unchained
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 25 décembre 2012
Langue d'origine : anglais
Durée : 165 min
 
Casting :
Jamie Foxx : Django
Christoph Waltz : Dr King Schultz
Leonardo DiCaprio : Calvin J. Candie
Samuel L. Jackson : Stephen
Kerry Washington : Broomhilda von Shaft
Laura Cayouette : Lara Lee Candie-Fitzwilly, la sœur veuve de Calvin
Dennis Christopher : Leo Moguy
Walton Goggins : Billy Crash
James Remar : Ace Speck / Butch Pooch
Don Johnson : Spencer Gordon « Big Daddy » Bennet
Tom Wopat : Marshall Gill Tatum
Jonah Hill : l'un des hommes avec les sacs sur la tête
Quentin Tarantino : Frankie, un employé de The LeQuint Dickey Mining Co.
John Jarratt : Floyd, un employé de The LeQuint Dickey Mining Co.
Michael Parks : Roy, un employé de The LeQuint Dickey Mining Co.
David Steen : M. Stonesipher
Franco Nero : Amerigo Vassepi
 
Mon avis :
 Je pense ne pas me tromper, loin de là, en affirmant que Django Unchained aura marqué un tournant dans la filmographie du génial et fantasque Quentin Tarantino puisque, ce film fut sa toute première incursion dans le western, genre qui connu ses lettres de noblesses en une époque désormais bien révolue. Et il est évident que, après visionnage de la chose, comment ne pas reconnaitre que ce véritable petit bijou démontre une fois de plus que, dans son genre, Tarantino est sans aucune discussion possible un grand, un très grand même. Alors bien entendu, et comme ce fut le cas pour Reservoir Dogs, Pulp Fiction, Jackie Brown, Kill Bill – Volume 1 et Volume 2 puis Inglourious Basterds, je pense ne pas me tromper en affirmant que pour apprécier à sa juste valeur les œuvres de Tarantino, posséder un certain bagage cinématographique est une quasi-obligation, mais attention, par bagage, je ne dis pas être un expert des grands chef d’œuvres du septième art, non, plutôt de ces sous-genres souvent décriés, Séries B en tous genres, films de Kung Fu, Westerns Spaghettis, Blaxploitation et dont, longs métrages après longs métrages, Tarantino s’inspire encore et encore, nous livrant, d’ailleurs, de fort beaux hommages à chaque fois. Et donc, dans sa dernière folie en date, ce Django Unchained ou première réelle incursion dans le Western mais plutôt dans son pendant italien, un peu comme si Sergio Leone rencontrait Autant en emporte le Vent car oui, ici, n’oublions pas que le sujet principal du film est tout de même l’esclavage et que le héros, ou plutôt, l’un des héros, est un ancien esclave superbe et hautement charismatique, Jamie Foxx, prêt à tout pour retrouver sa femme, et que, du Texas eux plantations de Louisiane, on se doute bien qu’il aura fort à faire. Mais pour cela, il sera épaulé par un curieux chasseur de prime allemand, l’excellent Christoph Waltz qui, après avoir ébloui de sa classe un certain Inglourious Basterds, tourne à nouveau avec Tarantino, apportant ici une touche plus légère a un duo qui, entre fugitifs à pourchasser, pseudos-membres du Ku-Klux-Klan plutôt ridicules et propriétaires terriens impitoyables – Don Johnson et surtout Leonardo DiCaprio, enfin dans un rôle de méchant à sa hauteur – connaitra bien des embuches avant le feu d’artifice final. Violent et sanglant comme il fallait s’y attendre, avec un taux de mortalité de 99% pour les personnages, Django Unchained n’en reste pas moins bourré d’humour, de coups de théâtres et de grands moments qui rehaussent indéniablement l’ensemble ; ajoutons à cela des acteurs tout bonnement excellents et tout un tas d’hommages qui raviront les amateurs du genre et vous comprendrez pourquoi j’ai complètement accrocher à ce film… alors oui, il m’aura fallu du temps pour le voir mais ça valait le coup !
 

Points Positifs
 :
- Déjà, et avant toute chose, c’est un Tarantino, donc, si vous êtes fans de ce réalisateur, alors Django Unchained est fait pour vous.
- Même chose pour tous les vieux amateurs de westerns spaghettis, certes, l’élève ne dépasse pas le maitre (Sergio Leone) mais là n’est pas le but non plus : Tarantino nous livre un somptueux hommage à tout un genre et c’est le principal.
- Des acteurs tout simplement époustouflants : ainsi, entre Christoph Waltz tout simplement parfait en chasseur de prime au grand cœur, Jamie Foxx, charismatique en diable et dont le rôle lui va à ravir, Leonardo DiCaprio qui a enfin un rôle de salaud à sa mesure mais aussi, ne l’oublions pas, ce vieux compagnon de route de Tarantino, je veux bien évidement parler de l’inusable Samuel L. Jackson, ici parfait en vieux domestique noir plus salaud envers ses frères de couleurs que les blancs, les têtes d’affiches tirent l’ensemble vers le haut… mais comme les seconds rôles ne sont pas en reste, vous imaginez le niveau !
- Un scénario diabolique, captivant au possible, rempli de coup de théâtres et de dialogues tout bonnement savoureux, non dénué d’humour et qui, pour une fois dans un film de Tarantino, n’est pas diviser en chapitres et qui s’écoule dans l’ordre narratif.
- Une bande original du tonnerre et qui colle parfaitement au film. Bien évidemment, les habitués de Westerns Spaghettis reconnaitront ici ou là quelques airs familiers…
 
Points Négatifs :
- C’est un peu toujours le même problème avec les films de Tarantino : si l’on aime certains genres, si l’on est un expert de vieux trucs parfois obscurs et si l’on n’a rien contre une extrême violence, du sang qui gicle par litres entiers, des situations parfois ubuesques et des dialogues souvent interminables, alors on criera au génie, mais pour les autres, c’est loin d’être le cas et certains n’hésiteront pas à trouver que tout cela n’est qu’une vaste fumisterie…
 
Ma note : 8,5/10