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dimanche 4 mai 2025

Prometheus


Prometheus
 
Dans un passé lointain, un vaisseau extraterrestre arrive sur Terre. Un être humanoïde y est déposé et s'y sacrifie en absorbant un liquide noir sous l'effet duquel son corps se désintègre, répandant son ADN dans un cours d'eau. En 2089, les archéologues Elizabeth Shaw et son compagnon Charlie Holloway découvrent une peinture préhistorique en Écosse, représentant un humanoïde pointant vers six étoiles, peinture quasi-identique à des représentations picturales découvertes chez d'autres civilisations du monde. Très vite, une expédition scientifique est organisée par la compagnie Weyland, qui envoie dix-sept membres à bord du vaisseau Prometheus jusqu'à une lune lointaine appelée LV-223, censée être l'endroit indiqué sur les images. Le voyage dure deux ans pendant lesquels l'androïde David surveille le vaisseau alors que l'équipage est en biostase. À l'approche de la destination, David réveille le reste de l'équipage. Shaw et Holloway leur expliquent le but du voyage : explorer une planète probablement peuplée d'extraterrestres qu'ils nomment les « Ingénieurs », qui seraient responsables de la création de l'humanité. Le vaisseau se pose près d'un immense dôme artificiel, et plusieurs membres de l'équipage explorent l'intérieur du bâtiment. Ils y trouvent le corps décapité d'un Ingénieur, mort deux mille ans plus tôt et une grande salle parsemée d'urnes, que domine une statue monumentale représentant une tête d'humanoïde, et des fresques étranges.
 

Prometheus
Réalisation : Ridley Scott
Scénario : Damon Lindelof et Jon Spaihts
Musique : Marc Streitenfeld
Production : Scott Free Productions, Brandywine Productions
Genre : Science-Fiction
Titre en vo : Prometheus
Pays d'origine : États-Unis, Royaume-Uni
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 30 mai 2012
Durée : 124 mn
 
Casting :
Noomi Rapace : Elizabeth Shaw
Michael Fassbender : David
Charlize Theron : Meredith Vickers
Idris Elba : le capitaine Janek
Guy Pearce : Peter Weyland
Logan Marshall-Green : Charlie Holloway
Rafe Spall : Milburn
Sean Harris : Fifield
Kate Dickie : Ford
Emun Elliott : Chance
Benedict Wong : Ravel
Patrick Wilson : le père d'Elizabeth Shaw
Giannina Facio : la mère d'Elizabeth Shaw
Lucy Hutchinson : Elizabeth Shaw, enfant
Branwell Donaghey : le mercenaire Jackson
Vladimir « Furdo » Furdik : le mercenaire Vladimir
C.C. Smiff : le mercenaire Sheppard
Shane Steyn : le mercenaire Taplow
Eugene O'Hare : le mécanicien Wallace
James Embree : le mécanicien Barnes
Matthew Burgess : le troisième mécanicien
Florian Robin : le quatrième mécanicien
Ian Whyte : le dernier ingénieur
 
Mon avis :
 Dans l’histoire du Septième Art, et, plus particulièrement, dans celle du cinéma de Science-Fiction, il est difficile de ne pas reconnaitre que, parmi les plus grandes œuvres du genre, Alien tient le haut de l’affiche avec quelques autres films comme vous avez put le voir dans mes critiques précédentes. Bien entendu, quand je parle d’Alien, je m’en tiens au tout premier, celui de Ridley Scott, véritable petit bijou d’horreur, intemporel, un chef d’œuvre souvent imité, rarement égalé, et, surtout pas par ses nombreuses suites, celles-ci étant, à chaque fois, plus décevantes les unes que les autres. Ainsi donc, le sieur Ridley Scott, probablement ulcéré par le succès d’un autre film qui fit énormément parlé de lui, un certain Avatar, que tout amateur de SF qui se respecte a dut regarder lors de sortie en 2009, œuvre de son grand rival, James Cameron, déjà coupable en son temps d’avoir donné une suite à Alien, se décida donc de revenir à un genre qui fit donc sa gloire trois décennies auparavant et, plus particulièrement, a Alien, non pas en lui donnant une énième suite qui n’aurait rien apporter à la chose, mais une préquelle, comme le cinéma en est souvent friand, ce, afin de plonger le fan de base dans les origines d’une saga entrée depuis longtemps dans la culture populaire. Ce choix, plutôt judicieux car il faut bien reconnaitre que nous autres, fans, sommes toujours attirés par ce genre d’artifices, n’en était pas moins à double tranchant : en effet, faire de Prometheus une préquelle d’Alien était une espèce d’assurance tout risque sur son succès à venir puisque, entre les vieux de la vieille nostalgiques et les plus jeunes avides d’effets spéciaux et de 3D, la rentabilité de l’œuvre était plus ou moins assurée. Cependant, et ce n’est pas que dans le cinéma que cela arrive, lorsque l’on touche, ne serais ce qu’un peu à une œuvre culte, il faut s’attendre à une avalanche de mécontentement venu de ses mêmes vieux fans nostalgiques qui n’en sont pas moins exigeants et qui, après trois décennies, moult films, possèdent chacun leur propre opinion et vision du mythe Alien. Forcément, tout ce qui n’irait pas dans leur sens, dans leur vision de la chose ne pourrait être que considéré comme étant un horrible blasphème tout bon pour le bucher. Et ce qui devait arriver arriva. Ainsi, l’on peut aimer ou détester Avatar, mais au moins, avec ce film, non seulement, le sieur Cameron a su créer un nouvel univers, ce qui est toujours louable, mais en plus, cela lui a permis d’éviter la levée de bouclier qui s’est abattue sur Prometheus. Car oui, effectivement, et je pèse mes mots, rarement film, ces dernières années, fut aussi critiquer que celui-ci, et quelque part, cela me fit penser à ce qui arriva avec La Menace Fantôme, descendu en flèche (souvent a raison, j’entends bien) par les fans de base, dont certains étaient tout bonnement des intégristes. Enormément attendu depuis des années, cette préquelle d’Alien, quelque part, était destinée au sort qui fut le siens et comme il fallait s’y attendre, les plus virulents furent les fans de la première heure, ulcérés que Prometheus, n’aille pas dans le sens de leur propre vision du mythe – comme il doit en exister presque autant que de fans, c’était perdu d’avance. Or, du coup, comment être totalement objectif face à ce film ? Franchement, ce n’est pas évidant puisque moi-même, faisant partie de la génération précédente, celle d’Alien donc, je n’étais pas totalement neutre. Pourtant, j’ai su faire la part des choses, et essayer de me concentrer sur l’œuvre en elle-même – est-ce un bon film ou pas, voilà la seule et unique question valable selon moi, le reste, je le laisse aux spécialistes – plutôt que de perdre mon temps en stériles querelles de clocher sur les invraisemblances entre les deux films. D’ailleurs, je me demande après coup comment Prometheus aurait été perçu sans ce lien si pesant sur ses épaules ? Mais cela, on ne le saura jamais. Mais alors, bon film ou pas ? Car après tout, c’est ce qui compte. Et bien, et au grand déplaisir de beaucoup et même si je dois en faire hurler plus d’un, j’ai trouvé que finalement, il ne s’en sortait pas si mal que ça. Oh, bien évidemment, Prometheus n’est pas un grand film et je pense même, qu’avec du recul et un autre visionnage, il ne pourra pas le devenir, cependant, je ne l’ai pas trouvé aussi mauvais que bon nombres de critiques, professionnels ou pas, on put dire depuis quelques années. Certes, en regardant cette œuvre, on a parfois l’impression que la technique prend trop souvent le pas sur le scénario, qu’on a avant toute chose orienté le film vers deux choses : en faire prendre plein la vue aux spectateurs – décors grandioses en veut-tu en voilà, 3D omniprésente, effets spéciaux derniers cris etc. – mais aussi, faire plaisir aux fans d’Alien (tout en leur déplaisant, oui je sais, c’est compliqué mais les gens sont compliqués par nature) en parsemant les deux heures et quelques que dure le film d’hommages, de clins d’œil, de liens et moult références qui alourdissent souvent l’intrigue. Pourtant, et sans être géniale en soit, celle-ci n’est pas dénuée d’intérêt et j’ai particulièrement apprécié le fait – souvent utilisé mais j’aime ces vieilles théories – que l’on retrouve ici la vieille légende des anciens astronautes, de cette humanité crée par des êtres venus d’ailleurs, un peu par hasard finalement (et dans quel but, telle est la question !), ce côté mystique omniprésent, cette quête des origines et de ce qu’est la vie dans l’univers. Bref, que des sujets qui me passionnent et que j’ai donc vus d’un très bon œil. De même, certains on regretter les personnages, souvent stéréotypés, et même si c’est le cas – pourquoi le nier – personnellement, j’ai accroché avec certains d’entre eux et plus particulièrement avec les deux principaux à mes yeux, Noomi Rapace, ex-Millénium (le vrai, pas le remake inutile made in US), qui fait le job et que l’on retrouve, ici dans un rôle de scientifique et de femme forte dans la tradition d’une certaine Ripley, joué en son temps par Sigourney Weaver, mais aussi et surtout, celui qui restera à mes yeux comme la grande révélation de ce film, je veux, bien entendu, parler du germanique Michael Fassbender, excellentissime dans son rôle d’androïde et qui me fit penser à un certain Bowie dans L’Homme qui venait d’ailleurs – comme par hasard, il se nomme David dans le film, simple hasard ? Et si l’on ajoute à cela le fait que, même omniprésente, la 3D n’en est pas moins assez bien utilisée, et que les décors en mettent peut être plein la vue mais n’en restent pas moins magnifiques, que certaines scènes sont suffisamment marquantes et valent le coup et que la fin, ouverte, qui laisse un peu le spectateur sur sa faim avec tout un tas de questions non résolues, est plutôt correcte, et vous comprendrez pourquoi je ne peux pas me joindre à la horde qui crie au loup devant cette œuvre. Pourtant, j’en conviens, tout n’est pas parfait dans ce Prometheus : en effet, autant par certains côtés, il n’y rien à redire, autant par d’autres, cela frôle parfois allégrement la série-B (celles-ci ayant tout de même l’excuse du petit budget) en particulier dans certaines scènes, parfois limites voir très limites – le sacrifice final avec le sourire aux lèvres, tout un tas de membres d’équipage que l’on ne voit jamais (pourquoi être si nombreux alors ?), l’autre qui se transforme en une espèce de Zombie on ne sait pas bien pourquoi, Charlize Theron qui franchement, se fait écrasée parce qu’elle le veut bien, le géologue tellement stéréotypé qu’il en devient tout bonnement ridicule etc. – et qui viennent gâcher l’ensemble. Et puis, car on ne peut pas y échapper, il y a la comparaison avec Alien, qu’on le veuille ou non, qui vient phagocyter l’ensemble et qui me fait regretter qu’il y ait un lien entre les deux œuvres. Ces éléments, finalement, auront fait que je ne peux décidément pas considérer ce Prometheus comme un grand film mais un bon film, oui, sans problèmes, qui se regarde plutôt bien selon moi, avec ses défauts et ses qualités, qui ne sera pas le truc de l’année, mais encore moins la bouse intersidérale considérée par beaucoup. Quand à une suite à ce film, annoncée par le biais d’un final ouvert, il fallut patienter quelques années et la sortie d’un certain Alien – Covenant qui ne connut pas un grand succès, mais bon, si, un jour, j’ai l’occasion de voir cet énième volet de la saga Alien, il sera toujours temps de vous en parler…
 

Points Positifs
 :
- Un assez bon film de SF, assez réussi dans son genre et franchement plaisant à suivre. Reprenant une partie du mythe de son glorieux ainé, Alien, Prometheus réussit l’exploit, par moments, de s’en démarquer suffisamment – par ses différences, ce qui aura en aura fait hurler plus d’un – pour ravir un nouveau public et satisfaire les plus agés, moins extrêmes dans leurs jugements.
- Un casting cinq étoiles et sur lequel il n’y a rien à redire. Mention spéciale à Noomi Rapace qui quitte ici sa Suède natale et Millénium, mais aussi, et surtout, à l’excellent Michael Fassbender dans un rôle d’androïde qui lui va terriblement à ravir.
- Pour ce qui est des effets spéciaux, il n’y a rien à redire, ceux-ci sont impeccables, mais bon, c’est un peu normal dans les grosses productions depuis quelques années – disons que c’est le minimum syndical.
- Une bonne préquelle à Alien, du moins, selon moi…
- Les amateurs de paléocontact seront ravis de retrouver tout un tas de références à quelques idées qui leur sont familières – création de l’Homme par des aliens, etc.
 
Points Négatifs :
- On ne peut malheureusement pas éviter les comparaisons avec l’œuvre originale, Alien, celle qui fut à l’origine d’un pan non négligeable de la culture Geak des quatre dernières décennies, et là, forcément, cela ne joue pas forcément en faveur de Prometheus, ne serais-ce que par la simple et bonne raison que les fans les plus ultras de la saga ne feront que pointer du doigt les différences n’allant pas dans leur sens…
- Hélas, Prometheus alterne entre des moments que l’on peut qualifier d’excellents et d’autres limites ridicules qui n’auraient nullement dénotés dans une vulgaire série-B. Ainsi, entre des protagonistes qui ne servent à rien, d’autres tellement stéréotypés qu’ils en deviennent navrant et quelques morts absurdes, force est de constater que les défauts sont nombreux.

Ma note : 7,5/10

samedi 3 mai 2025

Blade Runner


Blade Runner
 
Six réplicants du modèle Nexus-6, génération extrêmement perfectionnée mais d'une durée de vie limitée à quatre ans (pour éviter qu'ils ne s'humanisent), détournent un vaisseau spatial, dont ils massacrent l'équipage et les passagers, avant de regagner la Terre. Ils essayent de s'infiltrer dans la Tyrell Corporation mais deux d'entre eux meurent lors de la tentative et les autres disparaissent. Plus tard, Dave Holden, un Blade Runner, fait passer le test de Voight-Kampff à Leon Kowalski, un nouvel employé de la Tyrell Corporation. Mal à l'aise, Leon, qui est un des réplicants impliqués dans l'affaire, lui tire dessus. Gaff, un policier amateur d'origami, contacte alors Rick Deckard, un ancien Blade Runner qui a quitté le service. Il le conduit à Bryant, l'ancien supérieur de Deckard. Bryant informe Deckard de la situation et lui montre la vidéo où Leon tire sur Holden. Le chef des Blade Runner fixe la mission de Deckard : retrouver et éliminer Leon, Zhora, Pris et Roy Batty (le chef du groupe), les quatre réplicants disparus.
 

Blade Runner
Réalisation : Ridley Scott
Scénario : David Webb Peoples et Hampton Fancher, d'après le roman de Philip K. Dick
Musique : Vangelis
Production : The Ladd Company, Warner Bros
Genre : science-fiction
Titre en vo : Blade Runner
Pays d’origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 25 juin 1982
Durée : 117 minutes
 
Casting :
Harrison Ford : Rick Deckard
Rutger Hauer : Roy Batty
Sean Young : Rachel
Edward James Olmos : Gaff
M. Emmet Walsh : Bryant
Daryl Hannah : Pris
William Sanderson : J. F. Sebastian
Joe Turkel : Dr Eldon Tyrell
Brion James : Leon Kowalski
Joanna Cassidy : Zhora
Morgan Paull : Holden
Hy Pyke : Taffey Lewis
James Hong : Hannibal Chew
 
Mon avis :
 Alors que, sur grand écran, un certain Blade Runner 2049 avait fait parler de lui, en 2017 pour être plus précis, j’eu grande envie de me replonger dans ce qui est considéré comme étant l’un des plus grands films de Science-Fiction de tous les temps, je veux, bien entendu, parler de Blade Runner, œuvre du non moins célèbre Ridley Scott. L’occasion était par ailleurs plus que belle puisque, aussi incroyable que cela puisse paraitre, la toute dernière fois que j’avais eu l’occasion de voir ce film, j’étais encore en age de fréquenter les bancs de l’école, c’est pour dire, comme vous pouvez imaginez, à la fois mon plaisir et ma curiosité de me plonger dans ce Blade Runner, par certains cotés, une quasi nouveauté pour moi. Et donc, ce fut bien des années après un premier visionnage que j’ai redécouvert Blade Runner, que je me suis donc plonger dans ce long métrage culte, inspiré, pour la petite histoire, par une nouvelle du grand Philip K. Dick, Les Androïdes rêvent-ils de Moutons Électriques ? Et, en toute sincérité, dès les premières minutes, superbes – et qui rappelleront bien des souvenirs a ceux et celles qui, il y a sensiblement un quart de siècle, ont jouer a un certain Final Fantasy 7, celui-ci étant par ailleurs fortement inspiré par Blade Runner – j’avais compris que oui, mille fois oui, j’allais passer un excellent moment de cinéma, que dis-je, que j’aurais devant mes yeux la confirmation que Blade Runner était bien un chef d’œuvre du cinéma de Science-Fiction. Certes, ce ne fut même pas une grande surprise et ne serais-ce que pour toutes les œuvres qu’il aura inspiré par la suite, pour son esthétique somptueuse, sa musique – le grand Vangelis au sommet de son art – ses acteurs et, bien entendu, son synopsis d’une profondeur rare, son coté féerique et cette ambiance de polar qui aura accouché de tout le mouvement cyberpunk, l’œuvre de Ridley Scott ne peut laisser indifférent. Après, d’un autre coté, pour les spectateurs modernes, c’est-à-dire, les plus jeunes d’entre nous, il se peut que le coté un peu old-school du film ne plaise pas a tout le monde, ce qui, au demeurant, est plutôt dommage. Mais bon, en dehors de ce qui reste avant toute chose comme une stricte affaire de gouts – comme le fait de ne pas apprécier la Science-Fiction – force est de constater que, dans son genre, Blade Runner est un excellent film, une œuvre culte que tout amateur de SF se doit d’avoir vu ne serais-ce qu’au moins une fois dans sa vie…
 

Points Positifs
 :
- Un des plus grands films de Science-Fiction, tout simplement, et qui, a lui tout seul, aura inspiré tants d’autres œuvres par la suite que toutes les énumérées serait trop fastidieux. Mais bon, entre les films, les bandes dessinées, les jeux vidéos qui doivent tout ou presque a Blade Runner, comment ne pas rendre hommage au précurseur du courant cyberpunk !?
- Film de Science-Fiction qui reprend a merveille les codes du polar de la grande époque, œuvre empreinte d’une poésie rare et qui donne a réfléchir sur ce qu’est la vie et ce qui peut être qualifié de vivant, il apparait que Blade Runner est davantage qu’un simple film de SF.
- Une œuvre qui est tout sauf manichéenne et malgré leurs atrocités, comment ne pas éprouver de la compassion pour ses réplicants qui ont peur de mourir ?!
- Si Harrison Ford est égal à lui-même, il est clair que le reste du casting est a la hauteur, particulièrement Rutger Hauer qui a même des postures quasi christiques vers la fin.
- La bande originale de Vangelis, tout simplement parfaite et qui est pour beaucoup pour l’ambiance du film.
 
Points Négatifs :
- Les hurlements de loup de Rutger Hauer lors de sa course poursuite avec Harrison Ford…
- Certaines scènes accusent peut-être un peu leur âge, du moins, pour les plus jeunes d’entre nous.
 
Ma note : 9/10

vendredi 2 mai 2025

Alien


Alien
 
En 2122, le remorqueur interstellaire Nostromo retourne vers la Terre lorsque l'ordinateur de bord — appelé Maman — interrompt le trajet et réveille l'équipage maintenu en biostase. Surpris de ne pas être arrivés à destination, les sept astronautes apprennent qu'un signal sonore inconnu a été capté à mi-chemin, émis depuis un planétoïde du système Binaire Zeta Réticuli. Leur contrat stipulant qu'ils sont tenus d'enquêter sur toute possibilité de vie extraterrestre, ils décrochent la remorque du vaisseau et se rendent sur la petite planète LV-426. L'atterrissage, rendu difficile par le relief, provoque des avaries. Pendant que le lieutenant Ripley, l'officier scientifique Ash, l'ingénieur Parker et le technicien Brett restent à bord pour effectuer les réparations et guider leurs coéquipiers, le capitaine Dallas, l'officier en second Kane et la navigatrice Lambert s'aventurent vers la source du signal. Ils y découvrent un vaisseau extraterrestre à l'intérieur duquel repose le cadavre fossilisé d'un gigantesque humanoïde. En l'examinant, ils remarquent que des os de son thorax sont éclatés, comme s'ils avaient explosé de l'intérieur.
 

Alien
Réalisation : Ridley Scott
Scénario : Dan O'Bannon, Walter Hill
Musique : Jerry Goldsmith
Production : Brandywine Productions, Twentieth Century Fox Film Corporation
Genre : Horreur, Science-Fiction
Titre en vo : Alien
Pays d'origine : États-Unis, Royaume-Uni
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 25 mai 1979
Durée : 117 mn
 
Casting :
Tom Skerritt : le capitaine A. J. Dallas, commandant de bord du Nostromo
Sigourney Weaver : le lieutenant Ellen L. Ripley
John Hurt : l'officier en second G. W. Kane
Ian Holm : l'officier scientifique Ash
Veronica Cartwright : la navigatrice J. M. Lambert
Yaphet Kotto : l'ingénieur J. T. Parker
Harry Dean Stanton : le technicien S. E. Brett
Bolaji Badejo : l'alien
Helen Horton : « Maman », l'ordinateur de bord (voix)
 
Mon avis : 
Dans le cas présent, il n’y a même pas besoin de tourner autour du pot puisque tout le monde conviendra que Alien, œuvre du sieur Ridley Scott, est un incontournable absolu du cinéma fantastique voir même du cinéma tout court. Un film connu de tous et dont l’intrigue, au demeurant, peut être qualifiée de plutôt simpliste puisque celle-ci nous narre les mésaventures de l’équipage d’un vaisseau cargo qui se fait massacrer allègrement par une créature trouvée sur une planète inquiétante, cependant, malgré ce constat, indéniable, il n’en reste pas moins que cette intrigue n’en reste pas moins comme étant pour le moins efficace et que, par ailleurs, cette dernière est entrée depuis bien longtemps dans la culture populaire, ce, au point même que même celles et ceux qui n’ont jamais vu Alien la connaissent parfaitement. Alors, bien entendu, ici, on pourrait parler de chef d’œuvre, tout simplement, et, quelque part, force est de constater que, lors de sa sortie, en 1979, le film de Ridley Scott était un formidable huit-clos qui brillait particulièrement par son esthétisme qui aura émerveillé une génération de fans – et là, rendons a César ce qui lui appartient et donc a l’artiste suisse H.R. Giger de nous avoir pondu une créature et un vaisseau spatial tout bonnement exceptionnels – mais aussi, par sa crédibilité. Aux antipodes d’un Star Wars qui tient davantage de la Fantasy que de la SF pure et dure, Alien nous offrait un univers crédible, finalement bien plus proche du notre, du moins, tel qu’il pourrait être dans le futur. Bref, un chef d’œuvre donc ? En fait, comme souvent, les choses sont un poil plus compliquées car s’il est incontestable que, dans son genre, Alien en est un, si effectivement, ce film aura marqué son époque, il est difficile de ne pas reconnaitre que le passage du temps – plus de quatre décennies – n’a pas forcément été tendre avec ce dernier. Ainsi, il est difficile de ne pas admettre que, depuis lors, la technologie a fait un bon en avant flagrant et qu’il est difficile, avec un œil plus âgé et moins complaisant, de ne pas pointer du doigt certaines facilitées qui permettaient a l’époque de masquer des moyens qui étaient tout autre – comme, bien entendu, cette pénombre quasiment omniprésente et qui était bien pratique. Mais bon, il faut savoir aussi être indulgent, remettre les choses dans leur contexte et se souvenir que Alien date de 1979 et que si celui-ci est moins spectaculaire que sa vrai-fausse préquelle qu’est Prometheus – film sympathique au demeurant – il n’en reste pas moins supérieur, ne serais-ce que pour sa place, gagnée et méritée, dans l’Histoire du Septième Art…
 

Points Positifs
 :
- Sans nul doute l’un des meilleurs films de SF, tout simplement, car si, depuis lors, la technologie a fait un bond en avant et si oui, le synopsis de Alien peut paraitre simpliste, il faut se souvenir qu’a l’époque, celui-ci avait fait l’effet d’une bombe et avait été oh combien novateur.
- Quand un film, son histoire, ses personnages, sa créature et son esthétique rentrent dans l’Histoire du cinéma et sont connus même par ceux qui n’ont jamais vus ce film, c’est que celui-ci ne peut pas être mauvais.
- Le plus fascinant, selon moi, c’est l’esthétique de la planète où les astronautes font la connaissance du fameux Alien : entre ce vaisseau aux formes courbes et fascinantes, cette salle de pilotage avec cette créature morte depuis une éternité, celles des œufs et, bien entendu, la fameuse créature, force est de constater que H.R. Giger à livrer, pour ce film, un travail remarquable.
- Alien est davantage un huit-clos horrifique – qui reprend les canons du genre – qu’un véritable film de SF, cependant, cette fameuse Science-Fiction n’est pas absente, étant au contraire crédible, ce qui nous change grandement de Star Wars.
 - Une Sigourney Weaver encore toute jeune et qui lança sa carrière grâce a son rôle de Ripley.
- Le chat fait partit des survivants !
 
Points Négatifs :
- Force est de constater que le passage du temps a tout de même accompli son œuvre et que, par moments, il est difficile de ne pas remarquer certains défauts propres aux productions du genre de l’époque.
- Dans le même genre, je ne suis pas sur que les jeunes générations soient franchement époustouflés par ce film comme les plus agés ont put l’être ; il faut dire que, depuis, ils ont vu tellement de superproductions spectaculaires que, à coté, Alien peut apparaitre bien gentillet – et si je dis cela, c’est que j’en ai fait l’expérience…
- Mais pourquoi se séparent-ils tous pour affronter la créature !? Fameuse question que l’on peut se poser en regardant bien des films…
 
Ma note : 8/10

samedi 5 avril 2025

Gladiator


Gladiator
 
Maximus Decimus Meridius, général romain renommé, mène une nouvelle fois les légions de l'empereur Marc Aurèle à la victoire en ce jour de bataille en pays germanique. L'empereur, sentant sa fin proche, annonce le soir même en privé à Maximus qu'il souhaite lui laisser le pouvoir à sa mort, pour qu'il puisse le transmettre au Sénat et que Rome devienne à nouveau une République. Marc Aurèle préfère le général à son propre fils, Commode, qu'il sait pertinemment obsédé par l'idée d'obtenir le titre d'empereur et en aucune manière animé d'une réelle compassion pour la plèbe. Lorsque le vieil empereur annonce la nouvelle à son fils avant de rentrer à Rome, Commode est pris d'un accès de rage et étouffe son père, devenant ainsi le nouvel empereur. Bien que la cause officielle annoncée du décès de Marc Aurèle soit la vieillesse, Maximus devine que l'empereur a été assassiné par son fils. Lorsque Commode demande, peu après, à Maximus de baiser sa main, et par ce geste de s'engager à le servir, ce dernier lui oppose un refus. L'empereur, furieux de cet affront, profondément blessé et jaloux de l'amour que son père portait à Maximus, ordonne alors son exécution, ainsi que celle de sa famille, qui réside alors en Hispanie romaine. Emmené en forêt pour être exécuté, Maximus réussit à désarmer ses gardiens et parvient à fuir, sérieusement blessé à l'épaule. Parvenu sur ses terres, après plusieurs jours et extrêmement affaibli par sa blessure, il découvre les corps de sa femme et de son fils de huit ans, calcinés et pendus devant la maison familiale.
 

Gladiator
Réalisation : Ridley Scott
Scénario : David Franzoni, John Logan et William Nicholson
Musique : Hans Zimmer et Lisa Gerrard
Production : Universal Pictures, Dreamworks Pictures et Scott Free Productions
Genre : Péplum, Aventure, Drame
Titre en vo : Gladiator
Pays d'origine : États-Unis, Royaume-Uni
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 5 mai 2000
Durée : 155 mn
 
Casting :
Russell Crowe : Maximus
Joaquin Phoenix : Commode
Connie Nielsen : Lucilla
Oliver Reed : Proximo
Richard Harris : Marc Aurèle
Derek Jacobi : le sénateur Gracchus
Djimon Hounsou : Juba
David Schofield : Falco
Tomas Arana : Quintus
Ralf Moeller : Hagen
Spencer Treat Clark : Lucius
David Hemmings : Cassius
Tommy Flanagan : Cicéron
Sven-Ole Thorsen : Tigris
Omid Djalili : le marchand d'esclaves
Nicholas McGaughey : l'officier prétorien
Chris Kell : le scribe
Tony Curran et Mark Lewis : les assassins
John Quinn : Valerius
Alun Raglan : le garde prétorien
David Bailie : l'ingénieur
Chick Allen : le chef germain
Dave Nicholls : le géant
Al Hunter Ashton : l'entraîneur romain
Ray Calleja : l'assistant de Lucius
Giannina Facio : la femme de Maximus
Giorgio Cantarini : le fils de Maximus
 
Mon avis :
 Bon, dans le cas présent, il est évident de rappeler que tout a été dit, ou presque, sur ce fameux Gladiator depuis sa sortie, il y a de cela un quart de siècle. Pourtant, même vu et revu un certain nombre de fois, même si l’effet de surprise est passé depuis belle lurette et même si, je ne le nie pas, en le revoyant pour la énième fois, je me souvenais parfaitement de certains dialogues, je ne peux que reconnaitre que, malgré quelques défauts inhérents au genre grand spectacle, malgré ses nombreuses inexactitudes historiques (un comble pour un film qui prétendait le contraire), Gladiator reste un bon, que dis-je, un sacré bon film, un truc énorme qui, au tout début des années 2000, relança complètement un genre considéré comme étant ringard depuis des décennies, je veux, bien entendu, parler du péplum. Cependant, il faut tout de même reconnaitre que tout avait été fait, ou presque, pour que Gladiator devienne un succès incontournable au box office. Ainsi, de l’impressionnante bataille d’ouverture en Germanie jusqu’au combat final entre Maximus et Commode dans le Colisée, le spectateur ne peut qu’être captivé par un défilement incessant d’images prenantes, de décors grandioses, de scènes d’actions impressionnantes et, bien entendu, par un synopsis pourtant simple – après tout, tout cela n’est qu’une simple histoire de vengeance – mais qui, malgré tout, n’en fonctionne pas moins de fort belle manière. Maximus à tout perdu,  sa famille est morte, c’est un paria, un esclave, eh bien, ce n’est pas grave, il deviendra gladiateur, il montera a Rome, lutera dans le Colisée et ira peter la gueule de ce dégénéré de Commode qui lui a tout pris ! C’est basique, cela tient sur un timbre poste ce fichu scénario mais peu importe puisque le sieur Ridley Scott est suffisamment talentueux pour faire passer tout et n’importe quoi et puis, comment dire, Gladiator, on ne le regarde pas pour réfléchir mais pour se défouler, pour en prendre plein la vue, pour se dire que oui, une fois de plus, les gentils vont triompher des méchants. Bien sur, il faut reconnaitre que, pour ce qui est de la finesse, on repassera et que non, Gladiator n’est pas un chef d’œuvre du septième art. Disons juste que celui-ci est un très bon film parfaitement calibré pour le grand public et que, regarder ce long métrage, c’est en prendre plein la vue à chaque fois tout en passant un très bon moment. Alors, pourquoi bouder son plaisir surtout qu’il sera toujours temps de passer à quelque chose de plus sérieux un autre jour !?
 

Points Positifs
 :
- On peut dire pas mal de choses contre Gladiator mais comment nier que ce film, a lui tout seul, relança complètement un genre, le péplum, qui connu ses heures de gloires dans les années 50/60 et qui, depuis, était complètement ringard ? Le must absolu moderne du genre, un truc énorme qui, sans discussion possible, aura marqué son époque.
- Vous aimez le cinéma pour en prendre plein la vue, pour ne pas vous prendre la tête, pour des scénarios simples de vengeance et où les méchants sont vraiment méchants, alors, Gladiator est, indubitablement, fait pour vous !
- S’il y a un bien un point sur lequel ce film est inattaquable, c’est pour ses décors : tout simplement grandiose et la reconstitution de la Rome antique et du Colisée ne peuvent que marquer les esprits.
- Comment ne pas reconnaitre que la bande originale de Hans Zimmer est aussi culte que ce film !?
- Les combats de gladiateurs bien entendu ! Certes, historiquement, c’est un grand n’importe quoi, cependant, peu importe puisque le principal n’est pas là !
- La scène d’ouverture avec l’affrontement entre les légions romaines et les tribus germaniques  marque grandement les esprits. Certes, là aussi, historiquement, ce n’est pas vraiment ça mais bon, disons que je ne m’en lasse pas le moins du monde.
- L’entrée dans la Rome de Commode avec son esthétique nazi pompée sur Le Triomphe de la Volonté (1934), de Leni Riefenstahl.
 
Points Négatifs :
- Bon, j’aime bien Gladiator mais comment ne pas reconnaitre que, scénaristiquement, c’est franchement pauvre et que tout cela ne reste qu’une simple histoire de vengeance avec un gentil qui veut tuer un méchant…
- Méchant qui, d’ailleurs, est très méchant, sadique, incestueux, n’hésite pas à tuer son père. Bref, une pourriture de première que l’on ne trouve que dans les grosses productions américaines.
- Historiquement, Gladiator est un désastre. Bon, certes, il y a des trucs biens, je ne le nie pas mais entre des personnages historiques massacrés – désolé mais Commode n’était pas le sadique que l’on nous montre dans le film – des incohérences a tous les niveaux et des combats de gladiateurs spectaculaires mais qui, dans la réalité, ne se déroulaient pas ainsi, vaut mieux voir ou revoir Rome, la série.
 
Ma note : 8/10