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mercredi 26 mars 2025

L'Homme qui tua Liberty Valance


L'Homme qui tua Liberty Valance
 
En 1910, le sénateur Stoddard et sa femme Hallie, un couple âgé, reviennent à Shinbone, dans l'Ouest, pour l'enterrement de Tom Doniphon. Le journaliste local, intrigué par la présence d'un sénateur venu assister à l'enterrement d'un cow-boy inconnu, presse Stoddard de s'expliquer. Stoddard, d'abord réticent, finit par accepter. Il évoque l'époque où fraîchement diplômé en droit, il débarqua avec l'idéal d'apporter la légalité dans l'Ouest. Peu avant son arrivée à Shinbone, la diligence est attaquée par une bande de hors-la-loi. Stoddard est dévalisé et frappé par leur chef qui le laisse pour mort. Tom Doniphon le trouve, lui apprend le nom de son agresseur : Liberty Valance, un bandit de notoriété publique, et le dépose dans le restaurant de Hallie et de ses parents. Stoddard, encore faible, parle de faire arrêter Valance, ce qui provoque les sarcasmes de Doniphon. À Shinbone, c'est la loi des armes qui prévaut. Stoddard n'obtient pas plus le soutien du shérif, couard notable.
 

L'Homme qui tua Liberty Valance
Réalisation : John Ford
Scénario : James Warner Bellah et Willis Goldbeck d'après l'histoire de Dorothy M. Johnson
Musique : Cyril J. Mockridge
Production : Paramount Pictures, John Ford Productions
Genre : Western
Titre en vo : The Man Who Shot Liberty Valance
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 22 avril 1962
Durée : 123 mn
 
Casting :
John Wayne : Tom Doniphon
James Stewart : Ransom Stoddard
Vera Miles : Hallie Stoddard
Lee Marvin : Liberty Valance
Edmond O'Brien : Dutton Peabody
Andy Devine : Marshall Link Appleyard
Ken Murray : Doc Willoughby
John Carradine : Cassius Starbuckle
Jeanette Nolan : Nora Ericson
John Qualen : Peter Ericson
Willis Bouchey : Jason Tully
Carleton Young : Maxwell Scott
Woody Strode : Pompey
Denver Pyle : Amos Carruthers
Strother Martin : Floyd
Lee Van Cleef : Reese, complice de Valance
Robert F. Simon : Jack/Handy Strong
O.Z. Whitehead : Herbert Carruthers
Paul Birch : le maire Winder
Shug Fisher : Kaintuck, le bègue
Earle Hodgins : Clute Dumphries
Anna Lee : Mme Prescott, la veuve
Ted Mapes : Highpockets, ami du bègue
Charles Seel : Président du conseil électoral
 
Mon avis : 
« On est dans l'Ouest, ici. Quand la légende dépasse la réalité, alors on publie la légende ». Cette réplique culte est, tout bonnement, l’une des plus célèbres de l’Histoire du cinéma est résume parfaitement, à elle seule, le film, mais pourrait aussi s’adapter de façon plus générale a l’histoire avec un grand H puisque, après tout, entre « l’Histoire est écrite par les vainqueurs » et celle-ci, c’est un peu la science de l’Histoire qui s’en trouve superbement définie. En effet, le néophyte pourra peut être ne pas comprendre où je veux en venir mais, pour tous ceux qui, un jour ou l’autre, et sans tomber dans la parfois stupide paranoïa de la théorie du complot à tout vas, se sont intéresser à tel période de l’Histoire humaine, savent depuis longtemps que les faits que l’on connaît et qui apparaissent comme établit après coups, ne reflètent pas toujours la vérité la plus exacte. Mais ces réflexions mériteraient à elles seules un article tant elles pourraient être développé a l’infini, et ce n’est ni le lieu, ni le moment. Assez curieusement, L’homme qui tua Liberty Valance est l’un des rares westerns que j’ai eu l’occasion de critiquer sur ce blog, mais cela tient davantage du hasard qu’autre chose. Pourtant, Dieu sait qu’au fil de ma vie, les westerns, genre qui marcha énormément dans les années 50 et 60, ont défilé, et que, sans être un grand spécialiste de la chose, je m’y connais un minimum, en particulier sur ceux dits de l’âge d’or. Mais bon, peu importe et puis, il est grand temps de rentrer dans le vif du sujet. L’homme qui tua Liberty Valance est l’avant dernier long métrage de ce monument du cinéma que fut John Ford et représente, en quelque sorte, son testament cinématographique. Véritable chef d’œuvre du genre, ce film voit réuni pour la première fois deux autres géants du septième art, John Wayne et James Stewart, tous deux au sommet de leur art. Bon, j’entends déjà certains hurler au loup au sujet du premier cité, arguant son prétendu jeu monolithique, son machisme exacerbé, son conservatisme et son attachement au parti républicain (comme si les opinions politiques avaient quelque chose a voir avec le talent, ridicule) et cette apparence que dans toute sa carrière, il ne joua qu’un seul et unique rôle : le sien. Oui, cela est vrai et faux à la fois car tous ceux qui, au lieu de critiquer juste pour le plaisir de critiquer, on daigner regarder plus d’un film du « Duke », auront certes remarqué que celui-ci a toujours, effectivement, joué « son » rôle, mais que celui-ci (un chef parfait, infaillible, effectivement macho, bagarreur mais tellement mal à l’aise avec les femmes que ses histoires ne marchent quasiment jamais) est bien plus complexe que l’on pourrait le croire à l’origine. Et puis, quelque part, est-ce le seul acteur dans le cas ? Franchement pas le moins du monde. Et forcement, dans L’homme qui tua Liberty Valance, John Wayne fait donc du « John Wayne » tandis que James Stewart, lui, en quelque sorte, et bien, fait du « James Stewart » : ce grand type un peu maladroit sur les bords, épris de grandes idées et qui cherche à les faire partager. En toute franchise, rien que pour la rencontre de ces deux géants du septième art, le film méritait déjà le déour. Or, cela va beaucoup plus loin. J’ai dit un peu plus haut que pour John Ford, L’homme qui tua Liberty Valance, fut son testament cinématographique, et cela est plus qu’exact : dans ce film, baignant dans une certaine mélancolie profonde, voir même désabusée par moments, le spectateur voit s’affronter, non pas l’habituelle opposition entre le « méchant » et le « gentil », mais celle de deux mondes, l’Ouest ancien, représenté par John Wayne (le héros individualiste et honnête) et Lee Marvin (Liberty Valance, le voyou individualiste et sanguinaire) à James Stewart (anti-individualiste et honnête et représentant le progrès, l’avenir, le monde nouveau). Dans ce film, donc, si la présence d’une crapule comme Liberty Valence peut a priori faire croire que l’on se trouve dans un western dit classique, la véritable opposition se trouve entre les deux héros, une opposition entre le passé et l’avenir d’un pays, les Etats-Unis, qui pour évoluer, se doit d’avoir des règles, des Lois et des structures, d’où l’évolution d’un territoire en Etat, thème abordé et important dans le film. Du coup, ceux qui représentaient la loi du plus fort, quelle soit bonne ou mauvaise, se doivent de s’effacer devant celle du progrès, que représente donc James Stewart qui finira sénateur tandis que pour les deux autres protagonistes, l’un finira abattu comme il a vécu, et le second, seul, malheureux d’avoir perdu la femme qu’il aime. Le duel, la scène forte du film, est un modèle du genre : dès le départ, le spectateur a parfaitement conscience que celle-ci est disproportionnée au possible, que Valance va abattre son adversaire, la chose étant même soulignée par le tablier porter par James Stewart. Et pourtant, celui-ci s’en sort, tuant, du moins le crois t-on, le bandit et devenant par cette action un véritable héros, le glorifiant et l’amenant au final, vers la carrière fructueuse annoncée. Or, dans un flash-back (dans le flash-back qu'est l'histoire elle-même), l’on s’aperçoit qu’en fait, c’était John Wayne, tapis dans l’ombre, qui abattit Valance, mais laissant néanmoins l’honneur de la chose a son rival en amour, se retirant alors devant lui. Ainsi, malgré une carrière bâtie sur une imposture initiale, et malgré ses révélations à des journalistes sur le tard, le peuple préférera toujours l’homme qui a tuer Liberty Valance à celui qui a véritablement tuer Liberty Valance. D’où la célèbre réplique finale : « On est dans l'Ouest, ici. Quand la légende dépasse la réalité, alors on publie la légende ». L’Homme qui tua Liberty Valance est donc un très grand film qui mérite amplement d’être vu, et ce, quelque soient les réticences que certains pourraient avoir à l’encontre de John Wayne ou d’un genre considéré comme dépassé (et en plus, c’est en noir et blanc ajouteront les incorrigibles insatisfaits). Plus qu’un Western où l’on verrait pour la énième fois des bons face a un méchant très méchant (mais bon, encore de nos jours, les œuvres manichéennes continuent à représenter la grande majorité de la production), ce film, si riche, avec d’excellents acteurs, est porteur de tellement de messages, allant bien au-delà du simple western classique que tout amateur de cinéma, dans mon opinion, se doit de l’avoir vu au moins une fois dans sa vie.
 

Points Positifs
 :
- Plus qu’un superbe western, L’Homme qui tua Liberty Valance marque durablement les esprits par sa thématique principale, c’est-à-dire, la disparition, petit a petit, des anciennes lois qui prévalaient a l’ouest – bref, celle du plus fort – remplacées par celle de l’autorité de l’état, de la justice, bref, celles censées protégées tous les citoyens. Du coup, même si un personnage comme Tom Doniphon est encore nécessaire pour stopper un individu comme Valence, la véritable opposition du film se fait entre le premier cité et Ransom Stoddard, l’avocat et représentant du monde nouveau.
- Un John Ford au sommet de son art, tout bonnement : ainsi, pour la thématique du film, le coté mélancolique qui s’en dégage, les plans, les dialogues, tout le film est un pur régal pour l’amateur éclairé !
- L’homme qui tua Liberty Valance peut se targuer de posséder un casting cinq étoiles : John Wayne et James Stewart, bien entendu, mais aussi Lee Marvin, Vera Miles et même, dans un second rôle, Lee Van Cleef, encore loin de sa gloire à venir mais qui crève déjà l’écran.
- On peut aimer ou ne pas aimer John Wayne, mais franchement, même si le Duke a toujours interprété le même rôle, force est de constater que, comme souvent, il est parfait, tout simplement !
- « On est dans l'Ouest, ici. Quand la légende dépasse la réalité, alors on publie la légende » Tout simplement l’une des répliques les plus célèbres de l’histoire du septième art !
 
Points Négatifs :
- Un vieillissement des personnages un peu hasardeux, surtout pour ce qui est du cas de Pompey ; on a même l’impression, au début du film, que c’est un acteur blanc grimé en homme noir, c’est pour dire !
- Si Lee Van Cleef est parfait en complice de Valence, c’est quoi cet espèce de demeuré qui l’accompagne tout le temps ? M’étonne qu’avec un sous fifre comme ça, le sort de Valence était joué d’avance…
 
Ma note : 9/10

Le Jour le plus Long


Le Jour le plus Long
 
La guerre sera gagnée ou perdue sur ces plages. Nous n'avons qu'une seule chance de repousser l'ennemi, et c'est quand il sera dans l'eau, barbotant et luttant pour venir à terre. Nos renforts n'arriveront jamais sur les lieux de l'attaque et ce serait folie que de les attendre. La Hauptkampflinie sera ici. Toutes nos forces doivent se trouver le long des côtes. Croyez moi, Lang, les premières vingt-quatre heures de l'invasion seront décisives... Pour les Alliés, comme pour l'Allemagne, ce sera le jour le plus long. Erwin Rommel, 22 avril 1944 lors de son inspection du Mur de l'Atlantique.
 

Le Jour le plus Long
Réalisation : Darryl F. Zanuck, Ken Annakin, Andrew Marton, Bernhard Wicki, Elmo Williams, Gerd Oswald
Scénario : Cornelius Ryan, Romain Gary, James Jones, David Pursall, Jack Seddon, Erich Maria Remarque, Noël Coward
Musique : Maurice Jarre, Paul Anka
Production : Twentieth Century Fox
Genre : Guerre, Historique
Titre en vo : The Longest Day
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais, allemand, français
Date de sortie : 04 octobre 1962
Durée : 171 mn
 
Casting :
Américains et Canadiens
Henry Fonda : Brigadier Général Theodore Roosevelt, Jr.
John Wayne : Lieutenant-colonel Benjamin H. Vandervoort
Robert Mitchum : Brigadier Général Norman Cota
Robert Ryan : Brigadier Général 82° Airborne James M. Gavin
Mel Ferrer : Général Robert Haines
Rod Steiger : Commandant de Destroyer
Red Buttons : Soldat John Steele
Roddy McDowall : Soldat Morris
Eddie Albert : Colonel Thompson
Paul Anka : Un ranger américain
Richard Beymer : Soldat Dutch Schultz
Ray Danton : Capitaine Frank
Fred Dur : Un Major des rangers
Fabian : Un ranger
Tony Mordente : Un ranger
Steve Forrest : Capitaine Harding
Henry Grace : Général Dwight D. Eisenhower
Peter Helm : Un jeune GI
Jeffrey Hunter : Sergent John H. Fuller
Alexander Knox : Général Walter B. Smith
Dewey Martin : Soldat Wilder
Sal Mineo : Soldat Martini
Edmond O'Brien : Général Raymond O. Barton 4e Infantry division
Tommy Sands : Un ranger
George Segal : Un ranger
Nicholas Stuart : Lieutenant Général Omar Bradley
Tom Tryon : Lieutenant Wilson
Robert Wagner : Un ranger
Stuart Whitman : Lieutenant Sheen
Clint Eastwood : un ranger participant à l'assaut de la pointe du hoc
John Crawford : Colonel Caffey
Joseph Lowe : un soldat escaladant la Pointe du Hoc
Edward Meeks : un soldat américain
Mickey Knox : l'aviateur américain à l'œil bandé
Britanniques
Patrick Barr : Group Captain J.M. Stagg
Geoffrey Bayldon : un officier au briefing du général Eisenhower
Lyndon Brook : Lt. Walsh
Richard Burton : Flying Officer David Campbell
Bryan Coleman : Ronald Callen
Sean Connery : Soldat Flanagan
Bernard Fox : Un soldat
Leo Genn : Brig. Gén. Edwin P. Parker Jr.
John Gregson : Un aumônier militaire
Jack Hedley : Officier de l'information de la R.A.F.
Donald Houston : Un pilote de la RAF
Simon Lack : Air Marshal Trafford Leigh-Mallory
Peter Lawford : Brigadier Lord Lovat
Leslie de Laspee : Piper Bill Millin
Michael Medwin : Soldat Watney
Kenneth More : Captain Colin Maud
Louis Mounier : Air Marshal Arthur William Tedder
Leslie Phillips : Un officier de la RAF
Trevor Reid : General Bernard Montgomery
Norman Rossington : Soldat Clough
Richard Todd : Major John Howard
Richard Wattis : Un parachutiste
Howard Marion-Crawford : Le médecin en planeur
Allemands
Hans Christian Blech : Major Werner Pluskat
Wolfgang Büttner : Général Hans Speidel
Gert Fröbe : Sergent Kaffeekanne
Paul Hartmann : Feld-maréchal Gerd von Rundstedt
Ruth Hausmeister : L'épouse de Rommel
Michael Hinz : Manfred Rommel
Werner Hinz : Feld-maréchal Erwin Rommel
Karl John : Général Wolfgang Häger
Curd Jürgens : Général Günther Blumentritt
Til Kiwe : Capitaine Helmuth Lang
Wolfgang Lukschy : Général Alfred Jodl
Kurt Meisel : Capitaine Ernst Düring
Richard Münch : Général Erich Marcks
Hartmut Reck : Sergent Bernhard Bergsdorf
Heinz Reincke : Colonel Josef Priller
Ernst Schröder : Général Hans von Salmuth
Heinz Spitzner : Lieutenant-colonel Helmuth Meyer
Wolfgang Preiss : Général Max-Josef Pemsel
Peter van Eyck : Lieutenant-colonel Ocker
Eugene Deckers : Major à l'église
Loriot : officier d'ordonnance du Général Pemsel
Français
Arletty : Madame Barrault
Yves Barsacq : résistant français
Jean-Louis Barrault : Père Louis Roulland
Bourvil : le résistant et maire de Colleville-sur-Orne
Pauline Carton : la femme de Louis
Irina Demick : Jeanine Boitard
Christian Marquand : Commandant Philippe Kieffer
Maurice Poli : Jean, un passeur
Madeleine Renaud : la Mère supérieure
Georges Rivière : Second-maître Guy de Montlaur
Alice Tissot : la concierge
Georges Wilson : Alexandre Renaud, maire de Sainte-Mère-Église
Bernard Fresson : un pilote français
Fernand Ledoux : Louis, l'habitant de la maison qui regarde le sergent Kaffeekanne passer
Michel Tureau : le radio du Commandant Kieffer
Australiens
John Meillon : Amiral Alan G. Kirk
Ron Randell : Joe Williams
Belges
Jean Servais : Contre-amiral Jaujard
 
Mon avis :
 Le 6 juin de l'année écoulée, nous avions célébrer, comme chacun sait ou, du moins, je l'espère, le quatre-vingtième anniversaire de ce qui restera, probablement, comme étant le plus grand débarquement militaire de l’histoire de l’humanité car bon, comment dire, une telle opération, de nos jours et avec l’armement et la technologie moderne, aurait bien peu de chances de réussir. Nous étions donc le 6 juin 1944, il faisait un temps pourri sur la Manche et, alors que l’état major allemand attendait un débarquement allié au Pas-de-Calais et par beau temps, ce fut sur les plages normandes que celui-ci eut lieu, dans des conditions tout simplement dantesques. Bien entendu, les choses furent loin, très loin d’être faciles pour les anglo-américains et leurs alliés et, ne serais-ce quelques coups du sort et un état major allemand pétrifié en raison du sommeil d’un certain Hitler, peut-être que l’Histoire aurait été différente. Fort heureusement, le débarquement fut une réussite et n’en déplaise aux habituels gauchistes, un nouveau tournant fut acté au cours de cette Seconde Guerre Mondiale suite a l’arrivée des troupes alliées en Normandie, empêchant de fait une victoire totale de l’Allemagne voir de l’URSS. Ceci étant dit, il est temps, à présent, d’aborder le cas de ce qui est, sans nul doute, le plus grand film de guerre de tous les temps, de ce véritable monument du cinéma, Le Jour le plus Long. Datant de 1962, c’est-à-dire, même pas vingt ans après le débarquement, ce long métrage américain est un véritable cas d’école de ce que le cinéma hollywoodien peut nous offrir de meilleur. Ainsi, avec un casting international que l’on peut qualifier de tout bonnement extraordinaire et où l’on retrouve quasiment toutes les plus grandes stars de l’époque – Henry Fonda, John Wayne, Robert Mitchum, Richard Burton, Sean Connery, Robert Ryan, Paul Anka, Robert Wagner, Arletty et Bourvil pour ne citer que les plus connus – une reconstitution historique quasiment sans la moindre faute, même si, il faut le reconnaitre, il existe quelques différences mineures avec la réalité historique mais sans que celles-ci nuisent au film, une bande originale inoubliable signée Maurice Jarre – le père d’un certain Jean-Michel Jarre – une flopée de conseillers militaires, alliés et allemands, qui apportèrent une touche de crédibilité à l’ensemble, tout un tas de scénaristes de premier plan comme Cornelius Ryan – le film est une adaptation de son roman – Romain Gary et Erich Maria Remarque, force est de constater que ce long métrage avait tout pour lui et fut, incontestablement, la réussite attendue qui, plus de six décennies après sa sortie initiale dans nos salles obscures, n’a rien perdu de sa force ni de son intensité – et pourtant, que la concurrence fut rude depuis… Alors, amateurs de grand cinéma, de films de guerres mais aussi, amateurs d’Histoire et, plus particulièrement, de la Seconde Guerre Mondiale, je pense ne pas me tromper en affirmant que Le Jour le plus Long est fait pour vous : parfait de bout en bout, captivant malgré ses plus de trois heures, celui-ci est, incontestablement, le maitre étalon d’un genre qui, au fil du temps, nous aura tout de même donné bien des chef d’œuvres – La Grande Évasion, Le Pont de la Rivière Kwaï, Les Canons de Navarone et bien d’autres… D’ailleurs, j’irais même plus loin pour une fois : en temps normal, j’ai l’habitude de dire qu’un bon reportage est préférable a un film, cependant, dans le cas présent, je pense qu’il serait dommage de bouder son plaisir tant ce Jour le plus Long est une réussite de premier plan !
 

Points Positifs
 :
- Le plus grand film de guerre de tous les temps, tout simplement ! Il faut dire que, avec Le Jour le plus Long, tout est parfait, ou presque, et ce, a tout niveaux. Reconstitution historique de qualité et quasiment parfaite, casting international exceptionnel composé des plus grands noms du cinéma de l’époque, coté épique de la chose, voilà un long métrage sans la moindre fausse note et qui, malgré six décennies écoulées, n’a absolument rien perdu de sa force.
- Une reconstitution historique que l’on peut qualifier sans peine d’excellente et qui, dans les grandes lignes, brille particulièrement par sa crédibilité – il y a bien quelques petits détails arrangeants avec la réalité mais ceux-ci ne sont guères nombreux. Bref, de quoi satisfaire les amateurs d’Histoire.
- Un casting tout simplement incroyable et qui comporte bon nombre des plus grandes stars de l’époque, mêlant, allègrement, acteurs américains, britanniques, allemands et français. Ainsi, entre Henry Fonda, John Wayne, Robert Mitchum, Richard Burton, Sean Connery, Robert Ryan, Paul Anka, Robert Wagner, Arletty et Bourvil pour ne citer que les plus connus, force est de constater que nous avons droit a un casting cinq étoiles !
- De nombreux conseillers militaires ayant participé au conflit, alliés comme allemands, ont aidé au scénario et cela se ressent, quand aux scénaristes, quand on entend des noms comme Cornelius Ryan, Romain Gary et Erich Maria Remarque, on comprend immédiatement que la qualité sera au rendez vous !
- Décors, costumes, divers véhicules militaires, reconstitution historique, tout est parfait !
- Le Jour le plus Long dure plus de trois heures, pourtant, a aucun moment le spectateur s’ennui, bien au contraire.
- Les anglo-américains parlent en anglais, les allemands en allemand et les français en français, ce qui renforce la crédibilité de l’ensemble.
- Une bande originale excellente et inoubliable signée Maurice Jarre, auquel il faut ajouter, la chanson du générique interprétée par Paul Anka.
 
Points Négatifs :
- Quelques petites erreurs historiques, mais bon, celles-ci sont peu nombreuses et ne nuisent guère à la qualité générale de l’ensemble.
- A moins d’être totalement allergique à ce genre de films, je ne vois pas vraiment ce que l’on peut trouver à redire au sujet de ce Jour le plus Long ?!
- Les traditionnels gauchistes de tout poil et les anti-américanismes habituels pesteront, naturellement, contre ce film, mais bon, quelque part, qu’importe leur avis totalement biaisé par une idéologie débile ?
 
Ma note : 9/10