vendredi 2 mai 2025

Alien


Alien
 
En 2122, le remorqueur interstellaire Nostromo retourne vers la Terre lorsque l'ordinateur de bord — appelé Maman — interrompt le trajet et réveille l'équipage maintenu en biostase. Surpris de ne pas être arrivés à destination, les sept astronautes apprennent qu'un signal sonore inconnu a été capté à mi-chemin, émis depuis un planétoïde du système Binaire Zeta Réticuli. Leur contrat stipulant qu'ils sont tenus d'enquêter sur toute possibilité de vie extraterrestre, ils décrochent la remorque du vaisseau et se rendent sur la petite planète LV-426. L'atterrissage, rendu difficile par le relief, provoque des avaries. Pendant que le lieutenant Ripley, l'officier scientifique Ash, l'ingénieur Parker et le technicien Brett restent à bord pour effectuer les réparations et guider leurs coéquipiers, le capitaine Dallas, l'officier en second Kane et la navigatrice Lambert s'aventurent vers la source du signal. Ils y découvrent un vaisseau extraterrestre à l'intérieur duquel repose le cadavre fossilisé d'un gigantesque humanoïde. En l'examinant, ils remarquent que des os de son thorax sont éclatés, comme s'ils avaient explosé de l'intérieur.
 

Alien
Réalisation : Ridley Scott
Scénario : Dan O'Bannon, Walter Hill
Musique : Jerry Goldsmith
Production : Brandywine Productions, Twentieth Century Fox Film Corporation
Genre : Horreur, Science-Fiction
Titre en vo : Alien
Pays d'origine : États-Unis, Royaume-Uni
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 25 mai 1979
Durée : 117 mn
 
Casting :
Tom Skerritt : le capitaine A. J. Dallas, commandant de bord du Nostromo
Sigourney Weaver : le lieutenant Ellen L. Ripley
John Hurt : l'officier en second G. W. Kane
Ian Holm : l'officier scientifique Ash
Veronica Cartwright : la navigatrice J. M. Lambert
Yaphet Kotto : l'ingénieur J. T. Parker
Harry Dean Stanton : le technicien S. E. Brett
Bolaji Badejo : l'alien
Helen Horton : « Maman », l'ordinateur de bord (voix)
 
Mon avis : 
Dans le cas présent, il n’y a même pas besoin de tourner autour du pot puisque tout le monde conviendra que Alien, œuvre du sieur Ridley Scott, est un incontournable absolu du cinéma fantastique voir même du cinéma tout court. Un film connu de tous et dont l’intrigue, au demeurant, peut être qualifiée de plutôt simpliste puisque celle-ci nous narre les mésaventures de l’équipage d’un vaisseau cargo qui se fait massacrer allègrement par une créature trouvée sur une planète inquiétante, cependant, malgré ce constat, indéniable, il n’en reste pas moins que cette intrigue n’en reste pas moins comme étant pour le moins efficace et que, par ailleurs, cette dernière est entrée depuis bien longtemps dans la culture populaire, ce, au point même que même celles et ceux qui n’ont jamais vu Alien la connaissent parfaitement. Alors, bien entendu, ici, on pourrait parler de chef d’œuvre, tout simplement, et, quelque part, force est de constater que, lors de sa sortie, en 1979, le film de Ridley Scott était un formidable huit-clos qui brillait particulièrement par son esthétisme qui aura émerveillé une génération de fans – et là, rendons a César ce qui lui appartient et donc a l’artiste suisse H.R. Giger de nous avoir pondu une créature et un vaisseau spatial tout bonnement exceptionnels – mais aussi, par sa crédibilité. Aux antipodes d’un Star Wars qui tient davantage de la Fantasy que de la SF pure et dure, Alien nous offrait un univers crédible, finalement bien plus proche du notre, du moins, tel qu’il pourrait être dans le futur. Bref, un chef d’œuvre donc ? En fait, comme souvent, les choses sont un poil plus compliquées car s’il est incontestable que, dans son genre, Alien en est un, si effectivement, ce film aura marqué son époque, il est difficile de ne pas reconnaitre que le passage du temps – plus de quatre décennies – n’a pas forcément été tendre avec ce dernier. Ainsi, il est difficile de ne pas admettre que, depuis lors, la technologie a fait un bon en avant flagrant et qu’il est difficile, avec un œil plus âgé et moins complaisant, de ne pas pointer du doigt certaines facilitées qui permettaient a l’époque de masquer des moyens qui étaient tout autre – comme, bien entendu, cette pénombre quasiment omniprésente et qui était bien pratique. Mais bon, il faut savoir aussi être indulgent, remettre les choses dans leur contexte et se souvenir que Alien date de 1979 et que si celui-ci est moins spectaculaire que sa vrai-fausse préquelle qu’est Prometheus – film sympathique au demeurant – il n’en reste pas moins supérieur, ne serais-ce que pour sa place, gagnée et méritée, dans l’Histoire du Septième Art…
 

Points Positifs
 :
- Sans nul doute l’un des meilleurs films de SF, tout simplement, car si, depuis lors, la technologie a fait un bond en avant et si oui, le synopsis de Alien peut paraitre simpliste, il faut se souvenir qu’a l’époque, celui-ci avait fait l’effet d’une bombe et avait été oh combien novateur.
- Quand un film, son histoire, ses personnages, sa créature et son esthétique rentrent dans l’Histoire du cinéma et sont connus même par ceux qui n’ont jamais vus ce film, c’est que celui-ci ne peut pas être mauvais.
- Le plus fascinant, selon moi, c’est l’esthétique de la planète où les astronautes font la connaissance du fameux Alien : entre ce vaisseau aux formes courbes et fascinantes, cette salle de pilotage avec cette créature morte depuis une éternité, celles des œufs et, bien entendu, la fameuse créature, force est de constater que H.R. Giger à livrer, pour ce film, un travail remarquable.
- Alien est davantage un huit-clos horrifique – qui reprend les canons du genre – qu’un véritable film de SF, cependant, cette fameuse Science-Fiction n’est pas absente, étant au contraire crédible, ce qui nous change grandement de Star Wars.
 - Une Sigourney Weaver encore toute jeune et qui lança sa carrière grâce a son rôle de Ripley.
- Le chat fait partit des survivants !
 
Points Négatifs :
- Force est de constater que le passage du temps a tout de même accompli son œuvre et que, par moments, il est difficile de ne pas remarquer certains défauts propres aux productions du genre de l’époque.
- Dans le même genre, je ne suis pas sur que les jeunes générations soient franchement époustouflés par ce film comme les plus agés ont put l’être ; il faut dire que, depuis, ils ont vu tellement de superproductions spectaculaires que, à coté, Alien peut apparaitre bien gentillet – et si je dis cela, c’est que j’en ai fait l’expérience…
- Mais pourquoi se séparent-ils tous pour affronter la créature !? Fameuse question que l’on peut se poser en regardant bien des films…
 
Ma note : 8/10

Rencontres du Troisième Type


Rencontres du Troisième Type
 
Au Mexique, le scientifique français Claude Lacombe et son interprète américain David Laughlin découvrent de vieux avions de guerre en plein désert de Sonora. Les appareils, des TBF Avenger, faisaient partie du Vol 19, une escadrille qui a mystérieusement disparu en décembre 1945. D’autres faits étranges se produisent sur la surface de la planète comme un cargo disparu en 1925 retrouvé en plein désert de Gobi. Lacombe et son équipe se rendent au Dharmsala, en Inde, pour étudier une série de cinq notes chantées par la foule. Ces sons, d'après les autochtones, proviendraient des cieux. Lors d'une conférence aux États-Unis, Lacombe traduit ces sons en langage des signes d'après la technique de Zoltán Kodály. Plus tard, un télescope appartenant à un complexe top-secret enregistre des signaux provenant de l'espace qui seraient des coordonnées terrestres. Il ne fait plus de doute pour le scientifique français qu'une forme intelligente extraterrestre tente de communiquer avec notre civilisation. Au même moment, des OVNI sont repérés au-dessus de l'Indiana, manquant de percuter un avion de ligne et perturbant le réseau électrique. Dans une petite maison de campagne, Jillian Guiler vit seule avec son fils de trois ans, Barry. Ce dernier est réveillé en pleine nuit par une force inconnue qui l'attire au dehors, dans la forêt. Entretemps, Roy Neary, un réparateur de câble, délaisse sa famille pour aller réparer les lignes à haute-tension sur une nationale. Alors qu'il stoppe son véhicule au niveau d'une voie ferrée pour chercher son chemin, Neary fait l'expérience d'une rencontre rapprochée avec un OVNI…
 

Rencontres du Troisième Type
Réalisation : Steven Spielberg
Scénario : Steven Spielberg avec Paul Schrader, Jerry Belson et Matthew Robbins
Musique : John Williams
Production : Columbia et EMI
Genre : Science-Fiction
Titre en vo : Close Encounters of the Third Kind
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais, français, hindi et espagnol
Date de sortie : 16 novembre 1977
Durée : 131 mn
 
Casting :
Richard Dreyfuss : Roy Neary
François Truffaut : le professeur Claude Lacombe
Teri Garr : Ronnie Neary
Melinda Dillon : Jillian Guiler
Bob Balaban : David Laughlin
J. Patrick McNamara : le chef de projet
Warren Kemmerling : Wild Bill
Roberts Blossom : le fermier
Philip Dodds : Jean Claude
Cary Guffey : Barry Guiler
Shawn Bishop : Brad Neary
Adrienne Campbell : Sylvia Neary
Justin Dreyfuss : Toby Neary
Lance Henriksen : Robert
Merrill Connally : le chef d'équipe
George DiCenzo : le major Benchley
Josef Sommer : Larry Butler
Phil Dodds : un musicien de l'ARP
David Anderson : un contrôleur aérien
 
Mon avis :
 Dans la série des œuvres mythiques que j’ai put voir, au fil des ans, un nombre incalculables de fois et qui n’avaient pas encore eu droit à leurs critiques sur ce blog, il apparait que Rencontres du Troisième Type est l’une des plus marquantes. Bien entendu, il manque encore bon nombre de monuments du Septième Art sur ce blog, cependant, dans le genre Science-Fiction, comment ne pas reconnaitre que ce long métrage de l’incontournable Steven Spielberg est l’un des plus réussis et qu’il aura marqué toute une génération de spectateurs ? Ainsi, comment ne pas reconnaitre que, dans l’Histoire du cinéma, il y a, sans aucune discussion possible, un avant et un après Rencontres du Troisième Type et que, avant ce long métrage, la Science-Fiction sur grand écran, hors 2001, l’Odyssée de l’Espace, bien entendu, c’était un peu soit le grand n’importe quoi, soit des œuvres un peu plus réussies mais censées se déroulée dans le futur. De même, avant ce film, les aliens, c’était avant toute chose des envahisseurs dont le seul but était de conquérir notre planète et pas de sympathiques « petits gris » qui nous observent depuis des lustres. Ainsi, avant ce film, notre rapport aux extraterrestres était plutôt conflictuel, on ne se disait pas encore que l’on pouvait communiquer avec eux, bref, que l’on pouvait avoir cette fameuse rencontre du troisième type, ce contact au sol qui est l’explication du titre. Du coup, ici, tout le génie de Spielberg est de rendre son histoire crédible, oui, crédible car après tout, pourquoi pas ? Oui, pourquoi ne pas imaginer que dans notre dos, nos dirigeants ont déjà établis ce fameux contact, pourquoi ne pas imaginer que tous ces témoignages qui pullulent depuis des décennies pour ne pas dire des siècles aux sujet des ovnis ne sont pas réels, pourquoi ne pas se dire que nos voisins d’outre-espace ressemblent a ces « petit-gris ». D’ailleurs, sur ce point, c’est fou ce que les témoignages le laissent sous-entendre, quoi que, les extraterrestres avaient-ils cette apparence avant Rencontres du Troisième Type ou depuis sa sortie ? Car en s’inspirant des témoignages fort nombreux a l’époque, de toute une culture ufologique fort présente en ces années là et même en s’inspirant d’un certain Jacques Vallée – en effet, le personnage interprété par François Truffaut, c’est lui – le sieur Spielberg s’est contenté de réalisé un condensé de tout la culture ufologique de son temps, quoi que, il faut le reconnaitre, de façon géniale. Bien entendu, après Rencontres du Troisième Type, il y aura une hausse des apparitions d’ovnis et certains trouveront que ces visiteurs spatiaux ressembleront curieusement aux gris, mais bon, ceci est une toute autre histoire qui n’a strictement rien a voir avec les qualités, indéniables, de ce film…
 

Points Positifs
 :
- Sans nul doute l’un des plus grands films de Science-Fiction de tous les temps, en tous cas, le plus crédible en quelque sorte car oui, a moins d’être complètement allergique au genre ou de croire que l’Homme serait le seul habitant du vaste Univers (ce qui serait moins crédible, d’ailleurs, que d’avoir des voisins), si rencontre avec des intelligences venus de l’espace devaient avoir lieu, eh bien, il y aurait de fortes chances qu’elle ait lieue de la sorte.
- Les amateurs d’ovnis voir de paranormal dans un sens plus large seront bien entendus aux anges devant un tel film qui représente un parfait condensé de toute une sous-culture : contact caché au public, dissimulation, manipulation des foules…
- Accessoirement, l’histoire est pas mal et malgré un nombre incalculable de visionnages, cela se regarde toujours aussi bien.
- Si Richard Dreyfuss est bien évidement le héros du film, je préfère nettement l’équipe de scientifiques et, forcément, François Truffaut, le professeur Lacombe.
- Ah, les extraterrestres, tellement sympathiques, et la scène finale où Lacombe communique avec un Alien…
- Le code musical de cinq notes, devenu culte, forcément !
 
Points Négatifs :
- Il y a toujours un truc que je n’ai jamais compris en regardant ce film : est-ce le tout premier contact entre humains et aliens, si oui, comment savaient-ils que ces derniers allaient leur rendre les disparus et, accessoirement, accepter d’accueillir a  bord de leur vaisseau une mission terrienne !? Vu comment la chose est présentée, tout porte à croire qu’il y a déjà eu des contacts auparavant, hors, tout cela n’est pas bien clair, loin de là…
- Le son, par moments, n’est pas très top, surtout au niveau des dialogues.
 
Ma note : 8,5/10

2001, l’Odyssée de l’Espace


2001, l’Odyssée de l’Espace
 
Il y a quatre millions d'années, en Afrique, à la merci des prédateurs, chassée de son point d'eau par un groupe rival, une tribu d'australopithèques est en voie de disparition. Mais un matin, ils découvrent un imposant monolithe parallélépipédique de couleur noire devant la caverne qui leur sert d'abri. Peu après l'avoir touché, ils ont soudain l'idée de se servir d'un os ; d'abord comme d'un outil puis très vite, en reconnaissant sa puissance, comme d'une arme avec laquelle on peut tuer, tout d'abord des animaux, ce qui fait que le groupe devient carnivore. Ce premier acte de violence est suivi par une attaque pour la reprise du point d'eau, réussie par le meurtre du chef du groupe rival. En 1999, le Dr Heywood Floyd, un scientifique américain, se rend sur la Lune pour enquêter sur une extraordinaire découverte gardée secrète : les équipes de la base de Clavius ont relevé, dans le cratère de Tycho, une forte anomalie magnétique conduisant à l'excavation d'un monolithe noir de forme parallélépipédique, source de cette perturbation. Celui-ci, manifestement d'origine extraterrestre, aurait été volontairement enfoui dans le sous-sol lunaire, quatre millions d'années plus tôt, comme si les mystérieux extraterrestres se trouvant au départ de l'évolution des australopithèques vers l'intelligence humaine avaient attendu que la technologie permette aux humains de voyager dans l'espace. Peu après que le Dr Floyd a touché le monolithe, celui-ci émet une puissante onde radioélectrique en direction de Jupiter.
 

2001, l'Odyssée de l'Espace
Réalisation : Stanley Kubrick
Scénario : Stanley Kubrick, Arthur C. Clarke
Musique : Richard Strauss, Johann Strauss fils, György Ligeti, Aram Khatchatourian
Production : MGM, Stanley Kubrick Productions et Polaris
Genre : Science-Fiction, Anticipation, Expérimental
Titre en vo : 2001 – A Space Odyssey
Pays d'origine : Royaume-Uni, Etats-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 03 avril 1968
Durée : 156 mn
 
Casting :
Keir Dullea : Dr David Bowman
Gary Lockwood : Dr Frank Poole
William Sylvester : Dr Heywood R. Floyd
Daniel Richter : Moonwatcher, le chef des primates
Leonard Rossiter : Dr Andrei Smyslov
Margaret Tyzack : Elena
Robert Beatty : Dr Halvorsen
Sean Sullivan : Dr Michaels
Douglas Rain : voix de HAL 9000
Frank Miller : le contrôleur de mission
Alan Gifford : le père du Dr Poole
Ann Gillis : la mère du Dr Poole
John Ashley : l'astronaute
Brunell Tucker : le photographe
John Swindel : le premier technicien spatial
John Clifford : le second technicien spatial
Vivian Kubrick : la fille du Dr Floyd
Martin Amor : le journaliste du World Tonight
Penny Brahms : hôtesse de l'espace
Edwina Caroll : hôtesse de l'espace
Ed Bishop : capitaine de navette lunaire
 
Mon avis :
 Je pense ne pas me tromper en affirmant que, avec 2001, l'Odyssée de l'Espace, nous abordons le cas de ce qui est, sans aucune discussion possible, le plus grand film de science-fiction de l’histoire du cinéma, une œuvre qui, plus de cinq décennies plus tard, n’a absolument rien perdu de son intensité mais qui est, il faut le reconnaitre, loin d’être accessible pour ce qui est du grand public. Naturellement, le long métrage du sieur Stanley Kubrick fait parti de ce genre d’œuvres que l’on peut qualifier de complexes, qui amènent à la réflexion, ce, au détriment de l’esbroufe et du grand spectacle, ce qui, fatalement, exclu une partie du public qui restera dubitatif devant un tel film. Pourtant, si vous êtes friands de ce genre de longs métrages, si vous n’avez pas peur d’avoir besoin de multiples visionnages afin de mieux saisir tous les éléments scénaristiques présentés, alors, il est évidant que vous allez vous régaler et passer un bon, que dis-je, un excellent moment de cinéma. Ainsi, de la toute première scène, culte, celle où une poignée d'australopithèques découvrent, médusés, un gigantesque mégalithe noir et que celui-ci va être responsable d’un bond évolutif parmi les membres de la tribu, à la toute dernière qui est, encore aujourd’hui, oh combien complexe et stupéfiante, comment ne pas reconnaitre que tout frôle avec la perfection, ou presque ? Scénario à la fois simple et compliqué, décors minimalistes mais sublimes, effets spéciaux étonnants pour l’époque – nous sommes tout de même en 1968 – sans oublier, bien entendu, cette bande originale somptueuse où l’on retrouve des chefs d’œuvre du classique comme le Ainsi parlait Zarathoustra de Richard Strauss ou Le Beau Danube Bleu de Johann Strauss, il est évidant que chaque instant du film marque le spectateur et ce, de fort belle manière. Alors bien entendu, comme je l’avais souligné en préambule de cette critique, tout le monde n’accrochera pas a un tel film : c’était déjà le cas a l’époque, ça l’est encore plus de nos jours, mais bon, quelque part, cela importe peu et le principal est que 2001, l'Odyssée de l'Espace soit un chef d’œuvre, intemporel, indépassable, grandiose et tout simplement magnifique !
 

Points Positifs
 :
- Le plus grand film de science-fiction de tous les temps, tout simplement ! Il faut dire que 2001, l'Odyssée de l'Espace, malgré son coté complexe et sa narration particulière, fait partie de ces chefs d’œuvres absolus qui ne plaisent peut-être pas a tout le monde – pour tout un tas de raisons – mais qui n’en restent pas moins des incontournables intemporels qui se doivent d’être vu, au moins une fois, par tout amateur de cinéma digne de ce nom !
- Un scénario a la fois simple et complexe où le spectateur découvre qu’une intelligence extraterrestre est responsable de l’évolution de l’humanité sur Terre. Des millions d’années plus tard, celle-ci se manifeste à nouveau et une mission est envoyée vers Jupiter afin d’en savoir davantage. Ici, pas la moindre esbroufe, quasiment aucune scène d’action, nous sommes dans la hard-science pure et dure et ce n’est pas plus mal !
- Une flopée de scènes cultes tout au long du film qui marquent toujours autant les esprits – ma préférée restant l’introduction, avec les australopithèques.
- Trois parties différentes, principalement, composent ce film : longueurs différentes mais toutes sont importantes et parfaites.
- Une bande originale sublime qui fait la part belle au classique : Ainsi parlait Zarathoustra de Richard Strauss ou Le Beau Danube Bleu de Johann Strauss, ces titres magnifiant, incontestablement, ce que l’on voit à l’écran.
- HAL 9000, intelligence artificielle de son état et qui est devenu un des plus célèbres personnages de la science-fiction au cinéma.
- Les fameux et singuliers monolithes noirs qui marquent toujours autant les esprits.
- Un final complexe, peu compréhensible, voulu ainsi mais qui conclut en beauté le film, surtout qu’il nous amène à la réflexion.
- Décors, effets spéciaux et ces somptueux vaisseaux spatiaux que l’on croirait réels – et nous sommes en 1968…
 
Points Négatifs :
- Un film qui ne plaira sans nul doute pas au public moderne tellement il est aux antipodes de ce qui se fait de nos jours. Quand au grand public, déjà, à l’époque, on peut dire sans exagération qu’une telle œuvre ne lui était pas vraiment destiné, alors aujourd’hui…
- Le final est vraiment particulier, il faut le reconnaitre.
 
Ma note : 9,5/10

jeudi 1 mai 2025

The Witcher 3 – Blood and Wine


The Witcher 3 – Blood and Wine
 
Bienvenue à Toussaint, un royaume reculé épargné par la guerre. Le pays des chevaliers errants, des nobles damoiselles et des vignobles d'exception. Le moment est on ne peut plus propice pour visiter cette région où règne la vertu, cependant, celle-ci est en proie à de violents massacres. Geralt de Riv, le légendaire tueur de monstres, accepte son dernier grand contrat de la duchesse Anna Henrietta, la souveraine de Toussaint : deux chevaliers ont été assassinés et Geralt doit trouver et tuer le monstre responsable…
 

The Witcher 3 – Blood and Wine
Éditeur : Bandai Namco
Développeur : CD Projekt RED
Concepteur : Konrad Tomaszkiewicz
Musique : Marcin Przybyłowicz, Mikołaj Stroiński
Date de sortie : 31 mai 2016
Pays d’origine : Pologne
Genre : Action-RPG
Mode de jeu : Un joueur
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS4
 
Mon avis :
 Je pense ne pas exagérer en affirmant que, pour ce qui de ma relation avec les jeux vidéos, l’année 2016 restera à tout jamais marquée par ce véritable monument vidéoludique que fut le troisième volet de The Witcher, adaptation d’une saga polonaise de romans de Fantasy qui, dans ce pays, sont cultes depuis bien des années. Flirtant allègrement avec la perfection, The Witcher 3 – Wild Hunt fait parti de ces softs qui marquent leurs époques, ces mêmes jeux qui donnent l’impression que, tout le reste, après, apparait comme étant bien fade. Cependant, si le jeu principal en lui-même avait déjà de quoi en imposer, les polonais de CD Project Red avaient eu le vice de pousser le bouchon encore plus loin en nous offrant (enfin, pas tout a fait gratuitement non plus) deux DLC de fort belle qualité, Hearts of Stone et donc, ce Blood and Wine qui se paye le luxe d’être quasiment, a lui seul, presque aussi bon que le jeu initial ! En effet, si Hearts of Stone, malgré ses immenses qualités, était un DLC digne de The Witcher, il n’en possédait pas moins un ou deux petits défauts qui l’empêchaient d’atteindre l’excellence, je veux, bien entendu, parler de sa durée de vie, un poil trop courte selon moi, ainsi que du manque de dépaysement dut au fait que l’intrigue se déroulait a Velen, c’est-à-dire, dans une contrée qui nous était familière. Fort heureusement, pour ce qui est de Blood and Wine, il en est tout autrement et, d’entrée de jeu, ce qui marque le plus les esprits – et les yeux – c’est que coté dépaysement, là, on est plus que gâtés ! Ainsi, adieu la pluie, la boue et les villages ravagés et faisons place à un royaume ensoleillé, prospère, une végétation luxuriante, des habitations hautes en couleurs et des habitants, ma foi, aux antipodes de ceux auquel on était habitués – particulièrement les fameux chevaliers de Toussaint. Quand a la durée de vie, eh ben, que dire, disons que si Project Red nous avait promis sensiblement vingt heures, dans les faits, nous dépassons allègrement les trente heures ! Ainsi, entre une quête principale bien plus longue que celle de Hearts of Stone et, surtout, tout un tas de quêtes annexes, contrats et chasse aux trésors, disons que notre brave Geralt aura de quoi faire et ne s’ennuiera pas une seule minute, surtout si l’on pense que Toussaint, en taille, rivalise allègrement avec Velen ou Skellige, c’est pour dire ! Bref, vous l’avez compris, Blood and Wine est plus qu’un simple DLC, c’est quasiment un jeu a lui tout seul, une espèce de vrai-fausse suite qui est l’exemple parfait que, jusqu’au bout, les concepteurs ne ce sont jamais moqués de nous, bien au contraire ! Bien entendu, il ne faut pas comparer ce qui n’est pas comparable et oui, le jeu initial reste indépassable, que ce soit scénaristiquement, en durée de vie ou de par ses protagonistes, mais bon, indéniablement, Blood and Wine nous prouve que, en quelque sorte, l’aventure The Witcher aurait put se prolonger encore et encore avec des DLC plus ou moins équivalents – un contrat, un DLC. Mais bon, il n’en fut rien et, quelque part, c’est probablement mieux ainsi ce qui nous aura évité l’épisode de trop et la déception qui en aurait découlé. Ainsi, avec cette seconde extension, il nous faut donc faire nos adieux a Geralt mais pas à son univers puisque, comme les fans le savent désormais, un quatrième volet, avec Ciri en tant que protagoniste principal, est prévu pour bientôt, mais bon, ceci, naturellement, est une toute autre histoire dont je vous parlerais lorsque le moment sera venu…
 

Points Positifs
 :
- Si avec Hearts of Stone, les polonais de CD Red Projekt avaient déjà mis la barre très haute, question DLC, avec Blood and Wine, ils nous offrent tout bonnement ce qui est sans nul doute le plus grand DLC de tous les temps, rien que ça ! Presque aussi bon que le soft original, doté d’une longue durée de vie et d’un scénario réussi, et ce, pour une somme plus que convenable (dans les 20 euros), ce DLC est largement supérieur a bien des jeux actuels, ce qui, accessoirement, est grave pour ces derniers…
- Un dépaysement total dans Blood and Wine puisque nous quittons les terres ravagées par la guerre de Velen pour un royaume, Toussaint, verdoyant, en paix et ensoleillé – pour la petite histoire, il est fort rare qu’il pleuve. On passe vraiment du jour à la nuit et ces décors sont un véritable régal pour les yeux !
- Scénaristiquement, la quête principale est plutôt bonne et riche en rebondissements, quand aux quêtes annexes (contrats, chasse au trésor, lutte contre des hordes de brigands, nouvelles armures et pouvoirs), disons que celles-ci sont fort nombreuses et nous occuperont pendant des heures.
- Un casting plutôt bon, ne serais-ce que nos deux vampires, Régis et Dettlaff, oh combien charismatiques, mais n’oublions pas Anna-Henrietta et Syanna…
- Avec Blood and Wine, nous faisons donc nos adieux à Geralt de Riv et, ma foi, pour un final, reconnaissons que celui-ci est plus que réussit.
- Le petit passage dans le pays des contes de fées est assez amusant, ne serais-ce que pour les nombreuses rencontres familières qu’on y fait.
 
Points Négatifs :
- Dommage que coté animation, les concepteurs n’aient pas fait un petit réajustement sur notre sympathique et fidèle  Ablette, car bon, comment dire, au bout d’un moment, cela devient lassant de voir notre canasson butter bêtement sur le moindre obstacle – parfois, un caillou suffit !
- Quelques petits bugs, ici et la, mais il fait reconnaitre que les petits gars de chez CD Projekt Red ont fait du bon boulot de ce coté là…
- C’en est finit, définitivement, pour Geralt, ah, qu’il va nous manquer désormais…
 
Ma note : 9/10

The Witcher 3 – Hearts of Stone


The Witcher 3 – Hearts of Stone
 
Des jeunes filles un poil naïves vont depuis quelques temps dans les égouts d’Oxenfurt pour tenter d’embrasser un crapaud qui serait censé se transformer en prince charmant à ce contact labial. Evidemment, aucune n’est reparue, et en particulier la servante du sieur Olgierd von Everec, que ce-dernier souhaiterait donc retrouver. Le contrat que Geralt de Riv accepte est donc celui de ce personnage bien étrange, nimbé de mystère et qui va entrainer notre Sorceleur dans une aventure où il côtoiera le mal à l’état pur…
 

The Witcher 3 – Hearts of Stone
Éditeur : Bandai Namco
Développeur : CD Projekt RED
Concepteur : Konrad Tomaszkiewicz
Musique : Marcin Przybyłowicz, Mikołaj Stroiński
Date de sortie : 13 Octobre 2015
Pays d’origine : Pologne
Genre : Action-RPG
Mode de jeu : Un joueur
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS4
 
Mon avis :
 Dans ma critique précédente, je vous avais parler de ce qui restera comme étant, à mes yeux, sans nul doute, un des jeux de la décennie écoulée, je veux, bien entendu, parlé du troisième volet de The Witcher, soft polonais d’action-RPG qui avait atteint des sommets qualitatifs tellement élevés que, sincèrement, en comparaison, bien d’autres softs apparaissaient comme étant bien fades à coté. Fort heureusement, la quête principale, colossale au vue de sa durée de vie, n’était pas la seule que nous avaient proposée les polonais de Projekt Red puisque, quelques mois après la sortie du jeu, en mai 2015, deux DLC sont parus, Blood and Wine, en 2016, et donc, ce Hearts of Stone qui nous préoccupe à présent. Bref, deux nouvelles opportunités de replonger dans l’univers de The Witcher, ce qui, forcément, ne pouvait que ravir les fans de la saga. Et ma foi, force est de constater que si Blood and Wine est un ton au-dessus, ce Hearts of Stone est une belle surprise qui mérite largement le détour ! En effet, et pour moins de dix euros, ce qui est bel et bien une somme modique surtout qu’il m’aura fallut une bonne quinzaine d’heures pour en voir le bout (ce qui est plus long qu’une partie de la concurrence), Hearts of Stone est l’exemple parfait de ce que devrait être un bon DLC : un vrai complètement plutôt qu’une suite de missions sans intérêt, un scénario travailler et passionnant, de nouvelles têtes charismatiques et des situations qui n’ont rien a envier au jeu principal, bref, un sans faute ou presque puisque, il faut l’avouer, s’il fallait bien trouver un petit défaut a ce DLC, alors, ce serait la nouvelle région, située au nord-est de Novigrad, et qui est trop petite et pas dépaysante pour un sou. Cependant, en dehors de ce petit défaut, le reste, lui, est à la hauteur de Wild Hunt, ou plutôt, dans la lignée de ce dernier : la quête principale nous fera voir du pays tout en mêlant habillement les fausses pistes et les situations on ne peut plus variées (ah, la mission du mariage est un pur moment de bonheur), les protagonistes – Olgierd Von Everec, particulièrement, Gaunter de Meuré – sont charismatiques, quand aux boss, ces derniers représentent enfin un véritable challenge, ce qui n’avait pas forcément été le cas dans Wild Hunt. Bref, vous l’avez compris, avec Hearts of Stone, les petits gars de Projekt Red démontrèrent une fois de plus tout leur savoir faire et, surtout, confirmèrent de fort belle manière qu’ils ne souhaitaient nullement se moquer de leurs fans en nous pondant un DLC qui, en toute sincérité, n’a strictement rien a envier a beaucoup d’autres jeux actuels. Et comme chacun sait, ce n’était pas encore finit puisqu’il restait encore un certain Blood an Wine qui allait, définitivement, enfoncer le clou, mais bon, ceci, naturellement, est déjà une autre histoire…
 

Points Positifs
 :
- Hearts of Stone est plus qu’un simple DLC et n’a strictement rien à envier a beaucoup d’autres softs : entre son scénario en béton, ses protagonistes charismatiques et quelques scènes qui resteront dans les mémoires, c’est repartit pour une nouvelle virée inoubliable dans l’univers de The Witcher !
- Bien évidement, on retrouve tout ce qui avait fait la grande force de Wild Hunt, c’est-à-dire, un univers immense, des graphismes somptueux, des jeux de lumière incroyables, des personnages tellement crédibles qu’ils en deviennent troublant, un scénario captivant, etc.
- Le scénario : en partant d’un simple contrat sur un monstre – le fameux crapaud – qui a élu domicile dans les égouts d’Oxenfurt, on tombe dans une intrigue qui, finalement, n’a rien à envier à un certain Faust…
- Olgierd Von Everec : lorsqu’il apparait, au début du jeu, j’étais un peu dubitatif mais au fur et a mesure de l’avancée de l’histoire, il s’est avéré être bien plus complexe qu’on pouvait le penser de prime abord – d’où mon choix final a s’en encontre.
- Les missions de la quête principale sont franchement excellentes et entre le duel contre le crapaud géant, la scène du mariage (hilarante), le casse d’un coffre fort a Oxenfurt, la virée dans le monde onirique inventé par l’épouse d’Olgierd et le final oh combien diabolique, on ne s’ennui pas une seconde !
- Certains auront pesté contre ces boss quasiment invincibles, personnellement, je trouve que ce fut une bonne chose et que cela à apporter quelque chose au chalenge !
- Coté durée de vie, on nous avait promis dix heures environ, il m’en aura fallut une quinzaine pour en venir a bout – quête principale, missions annexes, chasse au trésor, contrats…
 
Points Négatifs :
- Pas vraiment de dépaysement ici puisque juste une petite portion au nord-est de Novigrad est développée dans ce DLC.
- Les quêtes annexes et les chasses au trésor sont peu nombreuses, hélas ; que voulez vous, j’en voudrais toujours plus !
- Quasiment aucun lien avec l’intrigue du jeu principal, ce qui est dommage et apporte même quelques petites incohérences comme ces gardes qui ne cessent de clamer« longue vie a Radovid » alors que ce dernier est mort depuis belle lurette…
- Quelques petits bugs, ici et la, mais sans grande conséquence au final.
 
Ma note : 8,5/10

The Witcher 3 – Wild Hunt


The Witcher 3 – Wild Hunt
 
Alors que la guerre fait rage entre l'empire du Nilfgaard et les restes des Royaumes du Nord, Geralt de Riv apprend que sa fille adoptive, Ciri, a été aperçue pour la première fois après des années d'errance entre les mondes, mais est poursuivie par la Chasse Sauvage, une troupe légendaire de cavaliers spectraux réputés pour être un présage de guerre et de maladie et de fin du monde (le froid blanc). Aidé entre autres par Triss Merigold et Yennefer, une ancienne amante, Geralt se met alors à sa recherche, afin de la retrouver avant la Chasse Sauvage.
 

The Witcher 3 – Wild Hunt
Éditeur : Bandai Namco
Développeur : CD Projekt RED
Concepteur : Konrad Tomaszkiewicz
Musique : Marcin Przybyłowicz, Mikołaj Stroiński
Date de sortie : 19 mai 2015
Pays d’origine : Pologne
Genre : Action-RPG
Mode de jeu : Un joueur
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS4
 
Mon avis :
 Les jeux qui marquent une vie sont rares, bien trop rares a mon gout, et, mine de rien, il y a de cela une décennie, lors que paru The Witcher 3 – Wild Hunt, cela faisait fort longtemps que je n’avais pas eu l’occasion d’avoir la joie, que dis-je, l’immense plaisir de jouer a un de ces monuments vidéoludique, l’un de ces softs qui, dix ou vingt ans après, restera encore dans votre mémoire tellement tout était parfait de bout en bout. Alors, bien entendu, vous l’avez compris, ce troisième volet de The Witcher, accessoirement, le premier auquel j’ai eu l’occasion de jouer (le premier n’était sortit que sur PC, quand au second, c’était sur la X-Box), ce pur petit bijou créer par les polonais de CD Project restera a tout jamais comme étant l’un des plus grand jeux auquel j’ai eu l’occasion de jouer, quelque chose d’énorme, que dis-je, de monumental et, quelque par, l’exemple parfait de ce que devrait être a chaque fois un jeu. En effet, en dehors de ces fichus bugs d’affichage, heureusement bien rares, et autres bugs qui bloquaient par moments la console (ce qui semble être devenu la norme désormais) en quelques occasions, ici, tout est parfait et oui, mine de rien, cela n’arrive pas souvent. Alors, bien entendu, depuis sa sortie, en 2015, tout fut dit ou presque sur ce troisième volet des aventures de Geralt de Riv, Sorceleur de son état et les fans auront eu maintes fois l’occasion de lire bien des critiques élogieuses au sujet de ce soft. De même, depuis lors, deux DLC, excellents au demeurant et dont je vous parlerais très bientôt, sont sortis, deux nouveaux jeux, en quelque sorte, qui m’ont permis de poursuivre l’aventure The Witcher 3 tout au long de la plus belle des manières et ce, pendant presque une année. Mais avant cela, puisque c’est le sujet de cette critique, quid, donc, de ce The Witcher 3 – Wild Hunt ? Eh bien, comment dire, lorsque tout est parfait, que dire lorsqu’un amateur d’aventure avec un A majuscule peut enfin avoir droit a un jeu adulte, crédible, cohérant de bout en bout de par son univers, ses protagonistes, sa faune et sa flore, son intrigue, que dis-je, ses intrigues car de la quête principale – exceptionnelle, bien entendu – aux fort nombreuses quêtes annexes et autres contrats ou chasses au trésor, notre Geralt aura fort a faire, rencontrant au passage tout un tas de personnages, tous plus charismatiques les uns que les autres, que ce soit un puissant empereur ou le tavernier du coin, tous ont un petit quelque chose, une gueule comme dirait l’autre, qui font qu’ils marquent les esprits, et, ma foi, chapeau bas aux polonais de Project Red pour ce tour de force pas évidant. Ainsi, avec The Witcher, c’est parti pour une aventure prenante, captivante, qui vous fera voir du pays, et ce, pendant des centaines d’heures de jeu : que vous suiviez la quête principale, que vous acceptiez des contrats, que vous aidiez une vieille femme a retrouver sa poêle, ou que, tout simplement, vous vous promeniez a dos de cheval au sein de paysages somptueux – forêt, montagnes, marais, plaines – oui, vous ne vous ennuierez pas une seconde. L’aventure avec un grand A vous avais-je dit précédemment ? Oui, et plus encore mais attention, car avec The Witcher 3, il vous faudra dire adieu a toute vie sociale, mais bon, qu’est donc celle-ci face a un jeu aussi monumental ? Peu de choses, naturellement…
 

Points Positifs
 :
- Avec ce troisième volet de The Witcher, les polonais de CD Project Red parviennent enfin a nous livrer le jeu ultime des aventures de Geralt de Riv et, accessoirement, l’un des plus grands softs de tous les temps, rien que ça ! Parfait de bout en bout, magistral de par sa conception et son déroulement, personnellement, cela faisait des lustres que je n’avais pas l’occasion de jouer a un jeu aussi bon.
- Ici, on peut faire absolument tout ce que l’on veut, du moins, dans les limites actuelles des jeux vidéos – bien repoussées d’ailleurs dans ce soft. Quête principale énorme, une centaine de quêtes annexes, de chasse au trésor, de contrats, de craft d’équipement et puis, ajoutons ces décors magnifiques où il est si plaisant de, tout simplement, se balader…
- Graphiquement, c’est une pure merveille : effets de lumière avec des couchers de soleil magnifiques, enfin des forêts qui ressemblent à des forêts, et un souci du détail dans le moindre brin d’herbe, la moindre pièce d’équipement, les vêtements, etc.
- Mais quel casting ! Il y a les têtes d’affiche, bien sur, Geralt, Yennefer, Triss, Ciri et compagnie, mais là où ce jeu fait fort, c’est que le moindre aubergiste, le moindre paysan ou forgeron possède un petit quelque chose qui le rend charismatique, crédible, bref, qui permet une immersion totale dans l’histoire et cet univers.
- Geralt de Riv avait tout pour être un héros bourrin, or, l’aventure est bien plus intimiste qu’on pourrait le penser au vu de sa relation avec sa fille adoptive, Ciri.
- Bien entendu, The Witcher 3 n’est pas le premier soft à proposer un monde ouvert, par contre, un monde ouvert aussi crédible et réussi que celui-ci, c’est plus rare.
- Plusieurs fins possibles, suivant les décisions que vous prendrez au cours de l’aventure.
- Un bestiaire qui sort un peu des sentiers battus et où l’on sent l’influence des légendes de l’Europe de l’Est.
- Une gestion de la météo parfaite et impressionnante – baladez vous sous un orage violent, vous m’en direz des nouvelles.
- L’humour n’est pas absent de ce soft, idem pour les scènes coquines qui raviront les amateurs du genre – oui, Geralt est un grand séducteur devant l’éternel.
- CD Project Red sont des gars sérieux et entre une flopée de DLC gratuits et des suites qui sont de véritables nouveaux softs en soit, enfin des concepteurs qui ne prennent pas le public pour des pigeons.
 
Points Négatifs :
- C’est malheureusement l’un des gros problèmes des jeux modernes et The Witcher 3 n’échappe pas a la règle, c’est-à-dire, qu’il a quelques soucis de bugs pour le moins gênants : certes, ceux d’affichage, ça passe encore, par contre, ceux qui bloquent la partie où empêchent le lancement de celle-ci, c’est un autre souci. Heureusement, sur ce point, les concepteurs font du bon boulot pour les réduire au minimum.
 
Ma note : 10/10