Une
Amérique qui fait Peur
Seule
superpuissance désormais sur l'échiquier mondial, où va l'Amérique ?
Régulièrement, on prédit son déclin ; la dégradation des villes et des
relations interethniques, la criminalité galopante, une justice de plus en plus
arbitraire semblent résulter d'une crise morale sans précédent. D'ici dix ans,
les Etats-Unis verront doubler leur population carcérale, accélérer la
destruction de leur tissu social promis à un impitoyable cloisonnement. Or,
l'Amérique poursuit des chimères : obsession du harcèlement sexuel,
psychothérapies à la mode, déviances absurdes de la « political
correctness » véritable maccarthysme de gauche, selon l'auteur,
et dictature menaçante des minorités raciales, sexuelles et culturelles qui
envahissent la vie quotidienne et annoncent une guerre idéologique. Cette
société soumise à un tel totalitarisme intellectuel, préfigure-t-elle la nôtre
dans un avenir proche ?
Une Amérique qui fait Peur
Auteur
: Edward
Behr
Type
d'ouvrage : Essai Sociétal
Edition
originale : 01 juin 1995
Edition
française : 01 février 1996
Titre
en vo : Une Amérique qui fait Peur
Pays
d’origine : France
Langue
d’origine : français
Traduction : néant
Editeur : Pocket
Nombre
de pages : 324
Mon
avis : Avec Une Amérique qui fait
Peur, j’aborde à présent le cas d’un ouvrage pour le moins particulier à
mes yeux puisque celui-ci est, non seulement, un des essais les plus anciens
que je possède mais aussi, et cela a son importance, un de ceux que j’ai le plus
lu et relu au fil des années, ce qui signifie qu’il fallait bien que, tôt ou tard,
je vous en parle sur ce blog. Œuvre d’Edward Behr, journaliste britannique
spécialisé des Etats-Unis qui passa une bonne partie de sa vie en France, Une
Amérique qui fait Peur date du milieu des années 90 ce qui pourrait
faire dire à certains que cet essai n’est plus vraiment d’actualité. Pourtant,
à bien y regarder, il n’en est rien. En effet, malgré trois décennies écoulées
depuis sa parution et les bouleversements géopolitiques survenus depuis – 11
Septembre, monté en puissance du terrorisme islamiste – mais aussi l’importance
prise par internet et, plus particulièrement, les réseaux sociaux, événements
que ne pouvaient pas prévoir l’auteur et bon nombre de spécialistes à l’époque,
cet ouvrage n’a rien perdu, dans le fond et la forme, de sa pertinence. Ainsi,
malgré celles et ceux qui, déjà à l’époque taxaient Edward Behr de conservateur
obtus, lorsque l’on voit notre époque actuelle, lorsque l’on voit comment les
minorités ont pris le pouvoir médiatique, lorsque l’on voit comment le
politiquement correct est devenu la norme, lorsque l’on voit comment les
sociétés sont de plus en plus divisées – religion, origines, préférences
sexuelles et autres – et lorsque l’on voit comment la moindre parole, le
moindre avis, peut valoir à son auteur le tribunal médiatique, comment ne pas
faire le parallèle avec ce qui est constater dans cet essai au beau milieu des
années 90 !? Sauf que, si à l’époque, tous ces bouleversements sociétaux
étaient la norme aux Etats-Unis et que l’Europe n’était pas touchée, force est
de constater que, une fois de plus, ce qui commence aux USA finit toujours, tôt
ou tard, par franchir l’Atlantique, ce, pour le meilleur comme pour le pire,
comme c’est le cas ici. Du coup, avec beaucoup de recul désormais et malgré
quelques erreurs de l’auteur dut à des événements qu’il ne pouvait de toutes
façons pas prévoir, Une Amérique qui fait Peur apparait comme
étant un ouvrage pour le moins visionnaire quand à l’évolution de la société
américaine dans son ensemble et, dans un sens nettement plus large,
occidentale. Bien entendu, certains trouveront à redire à cet essai,
probablement les mêmes qui se satisfassent largement de cette société où l’on
ne vit plus ensemble mais à coté les uns des autres, pour ne pas dire les uns
contre les autres. Les autres, eux, regretteront probablement une époque
finalement pas si lointaine où l’on pouvait rire de tout, où l’on vivait
tranquillement avec ses voisins malgré les différences, où les relations entre les
individus n’étaient pas aussi perverties et où on ne passait pas notre temps à
entendre telle minorité s’indigner pour des broutilles sans importance, mais
bon, ceci est, malheureusement, une autre histoire…
Points
Positifs :
-
Un excellent essai sur les bouleversements radicaux de la société
nord-américaine de la fin du vingtième siècle et qui était déjà fort pertinent
lors de sa sortie, au milieu des années 90. Cependant, celui-ci prend encore
plus de valeur par le fait que, trois décennies plus tard, quasiment tout ce
qui était pointé du doigt par l’auteur s’est aggravé et, pire, a franchit
l’Atlantique pour toucher une bonne partie du monde occidental.
-
Politiquement correct triomphant, dictature des minorités, monté en puissance
d’un ultra féminisme qui déteste les hommes, communautarisme militant, société
morcelée, mise en avant de faits sans grande importance ou mineurs tandis que
les véritables problèmes sans occultés… Cela ne vous rappelle rien ?
Bienvenu dans les USA de la fin du vingtième siècle et dans le monde
actuel !
-
Edward Behr est un auteur pour le moins talentueux qui, non seulement, connait
son sujet mais sait nous tenir en haleine le lecteur tout au long de son essai.
Points
Négatifs :
-
Si l’auteur ne pouvait pas prévoir les attentats du 11 Septembre et la montée
en puissance de l’islamisme militant, il n’en est pas de même pour ce qui est
de l’écologisme qui est quasiment totalement occulté dans cet ouvrage.
Pourtant, au vu de l’importance prise par cette nouvelle religion dans nos
sociétés actuelles, en bien comme en mal, force est de constater qu’il aurait
été fort judicieux d’en parler…
-
Bobo parisien lecteur de Libération qui ne jure que par
l’écologie – tout en ne supportant les le chant des coqs, les odeurs de la
campagne ou le chant des cigales lorsqu’il est en vacances – qui ne cesse de
hurler qu’il déteste la police et que celle-ci ne cesse d’être violente envers
les pauvres jeunes des quartiers – sans avoir jamais mis les pieds dans le
moindre quartier, cela va de soit – et qui affirme que l’homme blanc est le
plus grand criminel de l’Histoire tout en occultant les méfaits de toutes les
autres civilisations, vous allez détester cet ouvrage !
Ma
note : 7,5/10
La
Source Noire
De
la mort, nous avons tout oublié, tout ce que notre culture avait érigé en
sagesse. Même la science est devenue ignorante. Tellement que des savants
tirent la sonnette d'alarme. Il faut, disent-ils, réhabiliter l'agonie, écouter
les mourants, étudier ce passage aussi capital que la naissance. Psychiatres,
cardiologues, chirurgiens, biologistes et physiciens, dans les laboratoires les
plus sophistiqués des États-Unis, d'Europe, mais encore en Inde et partout dans
le monde, analysent, sondent, interrogent la mort, ou du moins ceux qui ont
frôlé la mort, collectionnent leurs écrits, examinent leurs témoignages,
confrontent leurs expériences. Et l'on découvre que la mort cacherait une
clarté à l'éblouissante beauté, pleine de vie, pourrait-on dire. La
Source Noire. Aux portes de la mort, c'est une nouvelle approche de la vie,
de la connaissance, de la mémoire... La Source Noire, un
livre fascinant et plein d'espoir.
La Source Noire
Auteur
: Patrice
Van Eersel
Type
d'ouvrage : Paranormal, Spiritualité
Edition
originale : 02 mai 1986
Edition
française : 01 juin 1987
Titre
en vo : La Source Noire
Pays
d’origine : France
Langue
d’origine : français
Traduction : Néant
Editeur : Le
Livre de Poche
Nombre
de pages : 445
Mon
avis : Du temps de ma jeunesse qui, ma
foi, remonte à bien longtemps désormais puisque j’ai atteint, il y a quelques
mois, le demi-siècle, j’avais connu, vers la vingtaine, un certain attrait pour
tout ce qui avait trait au paranormal et ce, dans le sens le plus large
possible. Ainsi, que cela soit les ovnis, la cryptozoologie, les phénomènes de
hantise, les anciennes civilisations disparues ou la vie après la mort, moult
sujets m’intéressaient et, à l’époque, c’est-à-dire, dans les années 90, j’ai
eu l’occasion de lire pas mal d’ouvrages consacrés au genre. Le temps a bien
entendu passé, j’ai pris de l’âge et si j’ai un peu mis tout cela de coté, de
temps en temps, lorsque l’envie me prend, j’aime me replonger dans certains
ouvrages qui m’avaient marquer du temps de ma jeunesse surtout que, après tout,
même du haut de mes 50 ans, je continu à me dire que notre univers comporte
encore bien des énigmes que la science est loin d’avoir expliquer. Ainsi, il y
a quelques temps, j’ai eu le plaisir de relire La Source Noire,
ouvrage du sieur Patrice Van Eersel qui traite, comme son titre ne l’indique
peut-être pas, des phénomènes qui sembleraient prouver que la vie existe après
la mort. Bon, la chose est dite et, fatalement, a ce point de ma critique,
certains vont doucement rigoler. D’ailleurs, je ne leurs en tient nullement rigueur
sachant parfaitement à quel point la thématique de la survie de l’âme humaine
est problématique aux yeux de bon nombre d’entre nous autres occidentaux qui,
faut-il le rappeler, ont mit de coté le fait religieux depuis belle lurette.
Cependant, dans La Source Noire, il n’est pas vraiment fait mention
de religion, loin de là, mais plutôt d’une enquête, celle de Patrice Van Eersel
donc, qui, en souhaitant comprendre ce qui pourrait expliquer les phénomènes
singuliers que sont les NDE – Near Death Experience – va venir, petit à petit,
au fil des diverses rencontres, que quelque chose de bien étrange se dissimule
derrière ce dernier. Ainsi, au fil des pages qui composent cet essai, l’auteur,
comme le lecteur, va aller de plus en plus loin dans cette enquête qui a lieu,
principalement, aux Etats-Unis et se rendre compte que si les NDE ne sont
peut-être pas la preuve absolue que l’âme humaine – appelons là ainsi – survit
après notre décès, eh bien, il est difficile de ne pas aller dans ce sens au vu
du nombre conséquent de témoignages de rescapés, de médecins ou d’infermières.
Captivant de bout en bout, franchement intéressant et suffisamment bien
écris, La Source Noire se lit comme une enquête et si certains
passages sont peut-être un peu complexes par moments, l’ensemble n’en reste pas
moins de fort bonne qualité. De quoi nous conforter dans notre croyance
initiale de survie de l’âme ? De quoi faire changer d’avis les plus
sceptiques d’entre nous ? Peut-être pas, c’est un fait. Cependant, il n’en
reste pas moins que cet ouvrage mérite d’être lu, ne serais-ce que pour le
sérieux des faits proposés mais aussi, pour ceux qui souhaiteraient en
connaitre davantage sur le sujet, pour tous les auteurs cités car, aussi
incroyable que cela puisse paraitre aux yeux de certains, outre-Atlantique, le
phénomène NDE est étudié depuis des décennies et moult ouvrages de qualité
variable – certes – existent sur le sujet…
Points
Positifs :
-
Probablement un des meilleurs ouvrages, si ce n’est le meilleur, qu’il m’a été
donné de lire au sujet des NDE. Fort complet, revenant de manière complète sur
la recherche effectuée sur le sujet aux Etats-Unis au fil des années 60, 70 et
80, La Source Noire est un ouvrage fort instructif qui
captivera les amateurs du genre !
-
Patrice Van Eersel nous propose une véritable enquête et, ma foi, c’est un vrai
plaisir que de suivre celle-ci tout au long de l’ouvrage.
-
Nombreux sont les noms cités de médecins qui ont écrit sur le sujet et, bien
évidement, dans le lot, il y a un certain Raymond Moody qui fut le premier avec
le célèbre La
Vie après la Vie, paru en 1975. Bref, de quoi donner envie aux lecteurs
d’approfondir leurs connaissances de cette thématique oh combien fascinante.
-
Même si La Source Noire n’apporte aucunement la preuve que la
vie existe après la mort, au vu de l’importance du phénomène, du nombre des
témoignages et de l’ancienneté des visions, il y a de quoi se dire qu’il y a
bien quelque chose là-dessous…
Points
Négatifs :
-
Dommage que Patrice Van Eersel n’ai pas abordé les phénomènes de
transcomunication car je pense qu’il y avait de quoi en dire quelque chose.
Mais bon, cela sortait peut-être un peu du cadre de cet ouvrage.
-
Si l’ensemble de cet essai est suffisamment bien écrit pour satisfaire tous les
publics, certains passages sont, peut-être, un poil plus complexe – l’auteur le
reconnait lui-même d’ailleurs.
-
Les traditionnels sceptiques rigoleront doucement et passeront leur chemin.
Mais bon, est-ce vraiment une surprise ?!
Ma
note : 7,5/10
La
Vie après la Vie
Partout
dans le monde, des milliers de rescapés de la mort apportent des témoignages
bouleversants. Le scénario est souvent le même : déclarée cliniquement morte,
la personne a l'impression de sortir de son corps. Son âme s'engage alors dans
un tunnel au bout duquel resplendit une lumière extraordinaire. Dans un lieu de
paix et de beauté, elle est accueillie par un être de lumière qui lui fait
revoir chacun des événements de sa vie. A regret, l'âme retourne ensuite dans
son corps et la personne reprend conscience. Un livre bouleversant, qui libère
de bien des peurs.
La Vie après la Vie
Auteur
: Raymond
Moody
Type
d'ouvrage : Esotérisme, Paranormal
Première
Parution : 17 janvier 1975
Edition
Poche : 22 février 2017
Titre
en vo : Life After Life
Pays
d’origine : Etats-Unis
Langue
d’origine : anglais
Traduction : Paul
Misraki
Editeur : J’ai
Lu
Nombre
de pages : 221
Mon
avis : Bon, je dois reconnaitre que j’ai
tout à fait conscience que si vous tomber sur cette critique, la première
réaction que vous risquez d’avoir est de sourire, voir, même, de vous
esclaffer. Comment, La Vie après la Vie ? Mais qu’est ce que
c’est que ce livre qui sent à plein nez avec l’ésotérisme de bas-étage ? Cependant,
d’un autre coté, malgré un titre pour le moins racoleur, le contenu, lui,
discutable aux yeux de certains, j’en conviens, est autrement plus intéressant qu’on
pourrait le penser de prime abord. Certes, pour accepter comme un fait les
multiples témoignages d’expériences aux frontières de la mort recueillis par le
Docteur Raymond Moody pendant des années, pour accepter que, qui sait, au vu
des très nombreux points communs décrits dans ces derniers et au vu de ce que
cela laisse sous-entendre – c’est-à-dire, qu’il se pourrait bien que la mort ne
soit pas une fin – il faut être, soit très ouvert d’esprit, soit complètement
crédule. Cependant, oui, cependant, si le sieur Raymond Moody fut le premier à
recueillir par écrit ces fameuses NDE – de Near Death Experience – force est de
constater que celles-ci sont nettement plus anciennes et moins localisées,
puisque, ici, nous n’avons droit qu’a des témoignages d’américains. Alors
certes, dans cet ouvrage, très connu d’un certain public amateur de paranormal,
Raymond Moody lui-même ne conclut pas a une quelconque survie de ce que l’on
pourrait appeler, faute de mieux, de l’âme humaine, mais bon, sans le dire, il
le laisse fortement sous-entendre. Alors, on peut y croire ou pas, mais quoi qu’il
en soit, que ce phénomène est fort troublant, c’est un fait incontestable.
Bref, à mes yeux, La Vie après la Vie
est un ouvrage à lire – ou a relire – avec un esprit ouvert et curieux…
Points
Positifs :
- Le
livre majeur sur les NDE, du moins, le premier du genre et celui qui fit
découvrir le phénomène au grand public. Un classique incontournable, bien
entendu.
-
Recueilli principalement sous la forme de témoignages puis de tentatives
d’explications, La Vie après la Vie est un ouvrage intéressant
et qui nous amène a nous poser des questions sur les NDE – après tout, cela
fait si longtemps que ces curieuses visions existent que l’on peut être en
droit de se dire qu’il y a bien quelque chose là-dessous…
-
Raymond Moody n’affirme pas que la vie existe après la mort, il formule tout un
tas d’hypothèses, mais bon, celles-ci nous amènent vers la même direction.
Points
Négatifs :
- La
présence d’un très grand nombre de témoignages nuit un peu, selon moi, a la
lecture de cet ouvrage, surtout que – mais cela est normal – ces derniers ont
tendance à se ressembler énormément, d’où une certaine lassitude par moments.
-
Uniquement des témoignages d’américains dans ce livre alors que des gens ont
connus des NDE dans le monde entier.
-
Les traditionnels sceptiques rigoleront doucement et passeront leur chemin. Il
faut dire que le titre n’aide vraiment pas.
Ma
note : 7/10
Jurassic
Park 3
Huit
ans après les événements surréalistes survenus lors de sa visite au Jurassic
Park du richissime John Hammond, le paléontologue Alan Grant se rappelle
toujours de sa rencontre, d'abord magique puis effroyable, avec ces dinosaures
ramenés à la vie grâce aux incroyables progrès de la génétique. À l'origine,
ces créatures de la Préhistoire n'étaient pas censées se reproduire ni
survivre, mais elles ont déjoué les plans des scientifiques. Elles sont
probablement toujours en vie sur l'île Isla Sorna. Alan étudie l'intelligence
des Vélociraptors. Cependant, il manque de subventions pour financer ses
recherches. Paul Kirby et sa femme Amanda, un couple richissime, lui proposent
alors une grosse somme d'argent s'il leur fait survoler la fameuse île. Alan
accepte leur offre. Mais celui-ci flaire une entourloupe lorsque le pilote
amorce sa descente sur l'île. Il découvre alors les vraies raisons de
l'excursion organisée par les Kirby : sauver Eric, leur fils disparu dans les
environs. Ces derniers avaient besoin de son aide, car il est le seul à
connaître l'île et ses mystérieux occupants. Cependant, au moment où l'avion
s'apprête à redécoller, un Spinosaure tente de piétiner l'appareil...
Jurassic Park 3
Réalisation
: Joe Johnston
Scénario : Michael Crichton, Peter Buchman, Alexander Payne et
Jim Taylor
Musique
: Don Davis, John Williams
Société
de production : Universal Pictures
Genre : Science-fiction,
aventure
Titre
en vo : Jurassic Park 3
Pays
d’origine : Etats-Unis
Parution
: juillet
2001
Langue
d'origine : anglais
Durée
: 92
mn
Casting :
Sam Neill
: Pr. Alan Grant
William H. Macy
: Paul Kirby
Téa Leoni
: Amanda Kirby
Alessandro
Nivola : Billy
Brennan
Michael Jeter
: M. Udesky
Trevor Morgan
: Erik Kirby
John Diehl
: Cooper
Bruce Young
: M.B. Nash
Laura Dern
: Pr. Ellie
Sattler
Taylor Nichols
: Mark Degler
Mark Harelik
: Ben Hildebrand
Julio Oscar
Mechoso : Enrique
Cardoso
Blake Michael
Bryan : Charlie
Degler, fils aîné d'Ellie et Mark Degler
Sarah Danielle
Madison : Cheryl
Logan
Linda Park
: Hannah, la
baby-sitter
Sonia Jackson
: l'animatrice de
la conférence symposium
Bruce French
: le journaliste
scientifique
Bernard
Zilinskas : l'homme
étudiant à la conférence
Rona Benson
: la femme
étudiante à la conférence
Mon
avis : Une journée marquée sous le signe des
dinosaures puisque, comme vous l’avez probablement remarquer si jamais vous
avez l’occasion de suivre ce blog, après avoir parler du premier volet de Jurassic
Park qui est l'épisode le plus mythique, le préféré des fans, puis du
second, Le
Monde Perdu qui est, à mes yeux, le meilleur de la saga, il est grand
temps de conclure la trilogie avec le dernier épisode de la saga originale, un
épisode qui, il faut le reconnaitre, est le moins bon du lot – du moins, avant
les épisodes plus récents dont, par charité chrétienne, je ne parlerais pas. Pour la petite histoire, ce ne fut que bien des années après
sa sortie que j’avais eu l’occasion de regarder ce troisième volet de Jurassic Park dans son intégralité car, je
dois le reconnaitre, à chaque fois que je tombais dessus par hasard, le peu que
j’avais vu ne m’avait absolument pas donné envie de découvrir ce long métrage
dans son intégralité, bien au contraire. Pourtant, finalement, m’étant dit que
je ne mourrais pas idiot, j’avais finit par me laisser gagner par la curiosité,
il y a de cela quelques années et, ma foi, j’ai put constater par moi-même
que, en fait, j’aurais mieux fait de m’abstenir tant la vision de cette,
comment dire, bouse aura confirmée ce que je craignais au sujet de ce film. En
effet, si les deux premiers volets de la saga n’étaient pas des merveilles du
Septième Art, loin de là, au moins, ils possédaient un petit quelque chose qui
faisait qu’on passait outre leurs défauts, mais ici, que trouver de positif à
ce Jurassic Park 3 ? Les dinosaures ? Mouais, et encore,
on ne peut pas vraiment dire qu’ils soient légions, le pire étant que par
moments, l’animation de ces derniers laisse à désirer. Mais le reste, tout le
reste en fait est une catastrophe absolue entre un scénario ridicule, une
intrigue convenue et ennuyeuse au possible, des personnages inintéressants et
l’impression qu’on se fout littéralement de nous tout au long du film, il
apparait clairement que ce Jurassic Park 3 est une véritable
arnaque sans grand intérêt ! Bref, un formidable navet réalisé dans les
règles de l’art, un truc immonde, indigne d’une saga pourtant sympathique et
qui, même si elle ne fut jamais parfaite, aurais méritée une toute autre
conclusion. Comme quoi, lorsque l’on ne sait pas s’arrêter à temps, on risque
ce genre de mésaventures…
Points
Positifs :
-
Les quelques dinosaures, et encore, quand ils daignent apparaitre à l’écran.
-
La fin : on est tellement heureux quand s’achève cette catastrophe !
Points
Négatifs :
-
Scénario insipide et sans surprise, il réussit l’exploit, a lui seul, d’être
encore plus niais que celui du premier volet de la saga, mais en plus, il
possède tous les défauts possibles et inimaginables du cinéma hollywoodien.
-
Franchement, en comparaison des deux premiers volets de la saga, il y a bien
moins de dinosaures et, surtout, ils sont moins présents à l’écran.
-
Aucun personnage charismatique en dehors d’un pauvre Alan Grant qui doit se
demander ce qu’il est venu faire dans cette galère.
-
Hollywood dans toute sa gloire : les héros, les enfants, les parents des
enfants, possèdent visiblement l’option invulnérabilité.
-
Rien n’est crédible dans ce film, ni les réactions des personnages, encore
moins celles des dinosaures.
-
Alan Grant qui communique avec des Raptors, un grand moment de n’importe quoi…
-
Ces mêmes Raptors qui repartent tranquillement avec les œufs, comme si de rien
n’était.
-
Deux portes avions, des hélicos, un commando de marines, tout cela pour aller
récupérer quatre pèlerins sur une ile, mais oui, on y croit…
Ma
note : 2/10
Le
Monde Perdu – Jurassic Park
Quatre
ans ont passé depuis le désastre du Jurassic Park sur Isla Nublar lorsqu'un
incident impliquant une famille anglaise en croisière se produit sur Isla
Sorna, la plus grande des cinq îles de l'archipel Las Cinco Muertes, situé à
deux cents milles nautiques des côtes du Costa Rica. Isla Sorna servait à
élever les dinosaures avant de les envoyer au Jurassic Park. L'incident révèle
l'existence des dinosaures au public et est utilisé par Peter Ludlow, neveu de
John Hammond, pour démettre son oncle de la présidence d'InGen et
renflouer la compagnie par la constitution d'un nouveau parc sur le continent à
San Diego, en Californie. John Hammond, désormais soucieux de la préservation
de cet écosystème exceptionnel mais toujours aussi imprudent et exalté,
sollicite Ian Malcolm, rescapé de Jurassic Park et renvoyé de l'institut dans
lequel il travaillait après avoir transgressé une clause de confidentialité
imposée par InGen : l'entreprise a tente de dissimuler au
public ce qui s'était passé sur Isla Nublar, mais Malcolm a tout de même tenté
de répandre la vérité, sans succès, car personne ne l'a cru. Hammond veut
désormais que Malcolm prenne la tête d'une équipe de quatre scientifiques dont
fait partie sa petite amie Sarah Harding, afin de constituer un dossier photo
destiné à rallier l'adhésion du grand public pour la protection de l'île et de
ses dinosaures.
Le Monde Perdu –
Jurassic Park
Réalisation
: Steven Spielberg
Scénario : Michael Crichton et David Koepp
Musique
: John Williams
Société
de production : Universal Pictures, Amblin
Entertainment
Genre : Science-fiction,
aventure
Titre
en vo : The Lost World – Jurassic Park
Pays
d’origine : Etats-Unis
Parution
: 23
mai 1997
Langue
d'origine : anglais
Durée
: 129
mn
Casting :
Jeff Goldblum
: Pr Ian Malcolm
Julianne Moore
: Dr Sarah Harding
Vince Vaughn
: Nick Van Owen
Pete
Postlethwaite : Roland
Tembo
Vanessa Lee
Chester : Kelly
Malcolm
Arliss Howard
: Peter Ludlow
Richard
Attenborough : John
Hammond
Peter Stormare
: Dieter Stark
Harvey Jason
: Ajay Sidhu
Richard Schiff
: Eddie Carr
Thomas F. Duffy
: Dr Robert Burke
Ariana Richards
: Alexis «
Lex » Murphy
Joseph Mazzello
: Timothy «
Tim » Murphy
Thomas Rosales
Jr. : Carter
Camilla Belle
: Cathy Bowman
Cyd Strittmatter
: Mme Bowman
Robin Sachs
: M. Bowman
Ross Partridge
: l'homme curieux
dans le métro
Ian Abercrombie
: le majordome de
John Hammond
Bari Buckner
: la femme qui
crie dans sa voiture devant le T-Rex
David Koepp
: l'homme dévoré
par le T-Rex à San Diego
Bernard Shaw
: lui-même
(présentateur de CNN)
Eli Roth : un homme lisant dans le métro
Steven Spielberg
: un homme
mangeant du pop-corn
Mon
avis : Un véritable amoureux des dinosaures ne
peut être complètement objectif vis-à-vis de la saga de Steven Spielberg,
surtout s’il est né avant celle-ci et que, un jour, il fut carrément stupéfait
en voyant s’animer des dinosaures en images de synthèses pour la toute première
fois au cinéma il y a de cela plus de trois décennies et que, forcement, même
si l’on peut parfaitement avoir conscience que ce ne sont pas des grands films,
même si on ne peut pas s’empêcher de se dire que, tout cela n’est pas très loin
de la série B, au moins, le sieur Spielberg nous avait offert un magnifique
cadeau en « rendant la vie » a ce qui, pour beaucoup
d’enfants, ont été et resteront, quelque part, nos idoles. Bien évidement, tout
cela est du pur produit hollywoodien calibré pour plaire au plus grand nombre,
sans aucune surprise, avec, par-dessus le marché, tout ce que déteste le plus
dans le cinéma du pays de l’Oncle Sam, c’est-à-dire, des enfants niais qui ne
servent a rien et qui, en plus, ne meurent jamais, mais aussi des méchants qui
sont méchants parce qu’ils sont cupides, qu’ils n’aiment pas les enfants,
qu’ils sont gros et qu’ils fument, ceux-ci, bien évidement, étant zigouiller
par les dinosaures. Et quelque part, Jurassic
Park premier du nom, c’était surtout ca : un film plaisant, à
regarder une fois, mais proche d’un téléfilm de par son scénario franchement
pas terrible et tout un tas de clichés qui me donnent de l’urticaire, mais
aussi, rassurez vous, quelques dinosaures. Bref, pas de quoi fouetter un chat
mais bon, que voulez vous, il y avait les dinos, ceux-ci étaient superbes et
puis bon, si j’avais écris une critique de celui-ci en 1993, je pense que
j’aurais été plus enthousiaste. Cependant, si Jurassic Park n’est
pas un grand film et que le troisième épisode se rapproche davantage du navet,
que vaut véritablement le second volet ? Et bien, quelque part, c’est peut être
le meilleur. Bien évidement, cela n’en fait pas un grand film, loin de la,
cependant, a mes yeux, il est indéniable que si le premier Jurassic
Park m’aura davantage marqué, c’était justement parce que dans
celui-ci, l’effet de surprise fonctionna a fond et qu’il était difficile de ne
pas être insensible devant ces fameux dinosaures qui paraissaient – et qui
paraissent encore aujourd’hui – si réels. Dans le deuxième volet de la saga, le
spectateur est bien évidement en terrain connu, il sait a quoi s’attendre mais
cette fois ci, Spielberg va plus loin, beaucoup plus loin même et pendant deux
heures, force est de constater que l’on en prend plein la vue : vous vous
plaigniez parce qu’il n’y avait pas assez de dinos dans le premier ? Ici, il y
en a plein, et le bestiaire est suffisamment varié. Vous vouliez des vrais
méchants ? Ici, ceux qui sont proposés sont tout de même d’un autre calibre que
l’informaticien obèse du premier volet. Justement, puisque l’on parle de
méchants, bonne nouvelle, il y en a même un qui survit a la fin ! Alors,
bien entendu, ce dernier – le regretté Pete Postlethwaite qui nous a quitter il
y a quelques années – s’était plus ou moins rédempter avant mais bon, ca fait
plaisir. Vous ne pouviez plus voir les deux horripilants gamins du premier ?
Excellente nouvelle, ils n’apparaissent que deux minutes chrono, au début. Hélas,
mille fois hélas, ils ont été remplacés par une autre, responsable par ailleurs
de ce qui restera comme l’une des scènes les plus connes – c’est le mot qui
convient – de l’histoire du Septième Art, celle où telle un gymnase, elle
tourne sur une barre et propulse un Vélociraptor par la fenêtre ! Un grand
moment de solitude… Mais surtout, ce qui fait la force de ce film – enfin, la
force, disons, l’intérêt – c’est également ce coté Hatari vs
Dinosaures et cette spectaculaire et inoubliable scène où les «méchants
» déboulent dans tous les sens et capturent de pauvres dinos effrayés.
Et puis, je ne sais pas mais je trouve le scénario moins niais, même si ce
n’est pas non plus le top du top, que celui du premier, ce qui n’est pas plus
mal. Hélas, si selon moi, Le Monde Perdu est le meilleur de la
saga, il ne faut pas s’attendre a un chef d’œuvre non plus. En toute sincérité,
celui-ci a bien trop de tares pour espérer en être un. Tout d’abord, cela reste
avant tout une « méga production de la mort qui tue à l’américaine »,
surtout calibrée pour faire acheter les figurines des dinos misent en vente
lors de la sortie du film. Ensuite, tous les canons, et pas les meilleurs, du
Septième Art d’outre atlantique, sont au rendez vous : « mais tuez
moi cette gamine !!! ». Alors, on me rétorquera que Jeff Goldblum, le seul
personnage potable du premier film est toujours la, sauf que, cette fois ci,
probablement suite a une crise de folie, Steven Spielberg a littéralement
dénaturé le personnage, lui enlevant tout son coté cynique pour un faire une
espèce de pleureuse qui passe deux heures à geindre et a se plaindre tandis que
les deux femmes de sa vie – sa fille, qui ne lui ressemble pas trop mais bon,
et sa copine du jour – le font tourner en bourrique. Quelle déchéance pour le
théoricien du chaos… Mais ce n’est pas tout, car il restait le pompon final,
l’absurdité qui fout tout en l’air, l’indicible erreur de Spielberg : le petit
tour du Tyrannosaure a San Diego ! Mon Dieu, comment peut on cautionner une
telle chose ? Déjà, le coup du bateau où tous les marins sont morts alors que
le bestiau n’est pas sorti de sa cage ? Où et qui sont les coupables ? Ensuite,
imaginez donc un T-Rex dans une ville, et la première chose qui va vous venir a
l’esprit sera : carnage. Or, ici, notre super prédateur de la mort qui tue,
passe la frontière sans montrer son visa – encore une scène à la con – se
désaltère dans une piscine, mange un chien – encore une autre – puis un ou deux
passants et c’est tout ! Il retourne gentiment dans la calle du navire,
croque le grand méchant au passage et rentre chez lui, sous l’escorte de la
Navy – a ce moment là, j’ai pensé aux Village People – ce qui est quand même
limite débile car bon, comment dire, vous imaginez le gouvernement américain
(ou un autre) ramener un dinosaure chez lui ? Franchement, il finissait soit au
zoo, soit à la morgue. Mais bon, que voulez vous, ca se passe comme ca chez
Spielberg ! Enfin bon, je me suis gentiment moqué de ce film mais je persiste
tout de même à dire que ce Monde Perdu n’en est pas moins le
meilleur de la saga. Bien évidement, une telle affirmation peut vous laisser
présager de ce que je pense vraiment des autres, cependant même si je ne suis
pas tendre a l’égard de cette trilogie, et, dans le cas qui nous préoccupe à
présent, de ce deuxième volet du Parc Jurassic, je dois quand même admettre que
je garde une certaine sympathie pour celui-ci et que je ne me lasse pas de le
revoir (enfin, pas tous les jours non plus). Pour son scénario légèrement plus
sombre, pour la spectaculaire scène de safari à la Hatari, pour
Pete Postlethwaite et, bien évidement, pour les nombreux dinosaures présents à
l’écran, Le Monde Perdu mérite le détour. Ce n’est pas un grand
film, mais tout de même un agréable divertissement. Dommage qu’il ait cependant
tellement de défauts…
Points
Positifs :
-
Sans être, en aucune façon, un grand film, il apparait nettement, après coup,
que ce Monde Perdu est le meilleur volet de la trilogie :
scénario moins niais, davantage de dinosaures à l’écran, protagonistes plus
intéressants, oui, nous sommes un ton au-dessous du premier qui, lui, brillait
davantage par la forme que par le fond.
-
Justement, le fait d’avoir droit a un bestiaire bien plus fourni a de quoi
ravir les vieux fans de dinosaures : cela nous change des traditionnels
Tyrannosaures et autres Vélociraptors, même si, bien entendu, ceux-ci sont
encore présents…
-
Un bon petit film familial, sans prise de tête et parfaitement calibrer pour le
grand public, que vous soyez petit ou grand.
-
Pour ce qui est des effets spéciaux, il n’y a rien à redire, les dinosaures
ont, une fois de plus, l’air plus vrai que nature !
-
Enfin un méchant qui, dans la saga, s’en sort – Pete Postlethwaite – même
si, bien entendu, il s’était amendée peut de temps auparavant…
Points
Négatifs :
-
Même si Le Monde Perdu est, selon moi, le meilleur volet de la
saga Jurassic Park, cela n’en fait nullement un grand film. Certes,
l’ensemble est assez plaisant à regarder, on passe un bon moment, certaines
scènes méritent le détour, mais cela reste beaucoup trop conventionnel et grand
public pour être honnête.
-
Si les deux premiers tiers du film sont corrects, le dernier, lui, part dans un
grand n’importe quoi : en gros, c’est lorsque le pauvre T-Rex se retrouve
embarquer en ville, s’échappe et se la joue King-Kong…
-
Pauvre Jeff Goldblum dont le personnage a perdu toute sa saveur entre les deux
films…
-
La scène où la fille du sieur Goldblum tourne sur une barre et propulse un
pauvre Vélociraptor est l’une des plus stupides de l’histoire du cinéma !
-
Comment se fait-il que, alors que le T-Rex est resté dans sa cage tout au long
de la traversée, les marins du navire qui le transportaient ont été
tués !? De plus, comment celui-ci est arrivé à bon port ?! Il y a
tout de même de sacrées incohérence !
-
Pourquoi l’armée US raccompagne notre brave T-Rex sur son île ?
Ma
note : 7/10
Jurassic
Park
John
Hammond est un multimilliardaire excentrique. C'est le PDG de
l'entreprise InGen et il travaille, en secret, à la création
d'un parc d'attractions sur Isla Nublar, une île qu'il possède toute entière au
large du Costa Rica. À la suite de la mort d'un employé, attrapé puis tué à
cause d'un dinosaure, la famille du défunt intente des poursuites contre InGen.
John Hammond est alors pressé par ses actionnaires d'amener une équipe
d'experts scientifiques avant l'ouverture officielle du parc, afin que la
sécurité des lieux puisse être garantie. Hammond invite donc sur son île les
docteurs Alan Grant et Ellie Sattler, paléontologues renommés, qu'il a décidé
de rencontrer sur leurs lieux de fouille pour les inciter à le rejoindre. Il
les tente pour l'aventure en échange du financement par ses soins de trois ans
de fouilles. Un autre scientifique les accompagne, invité par l'avocat
représentant les actionnaires d'Hammond. C'est un mathématicien du nom de Ian
Malcolm et spécialisé dans la théorie du chaos. Donald Gennaro, l'avocat qui
l'a fait venir est lui aussi du voyage. Arrivés sur l'île, le groupe de trois
scientifiques apprend que les chercheurs d'InGen ont réussi à recréer des
dinosaures viables, de plusieurs espèces, en répliquant le matériel génétique
trouvé dans un moustique fossilisé dans un morceau d'ambre dominicain. L'ADN de
ces échantillons a été mélangé avec celui d'une grenouille pour combler les
séquences manquantes dans le code génétique. Au cours de ce processus, en
contrôlant la température d'incubation des œufs, les généticiens de Jurassic
Park s'assurent de ne créer que des dinosaures femelles afin de pouvoir éviter
des naissances non contrôlées.
Jurassic Park
Réalisation
: Steven Spielberg
Scénario : Michael Crichton et David Koepp
Musique
: John Williams
Société
de production : Universal Pictures, Amblin
Entertainment
Genre : Science-fiction,
aventure
Titre
en vo : Jurassic Park
Pays
d’origine : Etats-Unis
Parution
: 11
juin 1993
Langue
d'origine : anglais
Durée
: 127
mn
Casting :
Sam Neill
: Pr Alan Grant
Laura Dern
: Pr Ellie Sattler
Jeff Goldblum
: Pr Ian Malcolm
Richard
Attenborough : John
Hammond
Bob Peck : Robert Muldoon
Martin Ferrero
: Donald Gennaro
Joseph Mazzello
: Timothy «
Tim » Murphy
Ariana Richards
: Alexis «
Lex » Murphy
Samuel L.
Jackson : Ray Arnold
B. D. Wong
: Dr Henry Wu
Wayne Knight
: Dennis Nedry
Gerald R. Molen
: Dr Gerry Harding
Miguel Sandoval
: Juanito Rostagno
Dean Cundey
: l'ouvrier des
docks
Greg Burson
: M. ADN (voix)
Richard Kiley
: voix-off durant
la visite du parc
Cameron Thor
: Lewis Dodgson
Christopher John
Fields : le bénévole
sur le site de fouille
Whit Hertford
: le jeune garçon
sur le site de fouille
Mon
avis : Il y a de cela trente-deux ans, plus de trois
décennies déjà, j’avais alors dix-huit ans, le grand film du moment, celui qui
était sur toutes les lèvres, celui qui avait fait un carton outre-Atlantique et
qui annonçait un sacré raz-de-marée dans nos vertes contrées, ce film, c’était
la dernière superproduction de Steven Spielberg, je veux, bien entendu, parler
de Jurassic Park ! Avec du recul, il est tout de même
incroyable de se souvenir à quel point ce long métrage, alors, fut à l’origine
d’une petite révolution en cette déjà lointaine année qu’était 1993 :
certes, les dinosaures n’avaient pas eu besoin d’attendre que Spielberg
s’intéresse à eux pour qu’ils soient populaires puisque, depuis les débuts de
la paléontologie, ceux-ci étaient, indéniablement, le fer de lance des animaux
préhistoriques pour bien des enfants dans le monde. Pourtant, avec Jurassic
Park, les dinosaures, déjà populaires, le devinrent encore davantage et,
pendant des mois, ceux-ci furent sur toutes les lèvres, leurs noms, même les
plus complexes, devinrent familiers de tous et les habituels suiveurs de mode
(espèce pour le moins détestable, j’en conviens) se posèrent soudainement comme
étant de grands amateurs des dinosaures. Et, avec Jurassic Park,
nous avons eu droit également, et comme il fallait s’y attendre, a moult
jouets, figurines du film, tee-shirts arborant le logo avec le T-Rex, magazines
spécialisés, émissions et même, forcément, nos dinos furent récupérés par la
publicité, car bon, comme chacun sait, tous les moyens sont bons pour se faire
de l’argent. Bref, un sacré raz de marée de dinosaures qu’en cette année 1993,
difficilement concevable de nos jours, mais qui eut bel et bien lieu.
Cependant, dans mon cas, je n’avais pas eu besoin d’attendre Steven Spielberg
pour être un grand, un très grand fan des dinosaures. En effet, depuis ma
tendre enfance, j’avais une grande passion, jamais démentie depuis, pour ces
formidables créatures préhistoriques et, de tout temps ou presque, des noms
comme Stégosaure, Brachiosaure, Tricératops, Allosaure ou Tyrannosaure
m’étaient plus que familier – fidèles compagnons de route de mes jeunes années.
Sur le sujet, j’avais vu bien des reportages et lu autant que je pouvais des
livres spécialisés, ainsi, vous pouvez imaginer mon impatience et ma joie
lorsque je me suis rendu au cinéma afin de voir, pour la première fois de ma
vie, des dinosaures « en vrai », ou presque. Et là, au
bout d’une interminable entrée en matière qui n’en finissait pas, lorsque les
Brachiosaures apparurent à l’écran, ce fut tout bonnement magique ! Un
rêve d’enfant devenu réalité : pour la première fois de ma vie, je voyais
des dinosaures pour de vrai ! Oui, bon, certes, ils n’étaient pas réels
mais ils avaient l’air « tellement réels », qu’on avait
envie d’y croire, et c’était surtout cela qui comptait. Arrivé à ce moment
précis de ma critique, un petit aparté s’impose pour les plus jeunes d’entre
vous qui trouveront probablement curieux ma réaction lorsque j’ai
découvert Jurassic Park et qui ne peut être qu’aux antipodes
de la leur : nous sommes en 2025 et des reportages avec des dinosaures plus
vrais que natures, vous avez eu l’occasion d’en voir des tonnes, et encore, je
ne parle pas des immenses progrès des effets spéciaux dans le cinéma qui fait
que, si l’on découvre de nos jours le film de Steven Spielberg, il y a de quoi
être pour le moins dubitatif. Cependant, il y a trente ans, c’était
complètement différent et comme je vous l’avais dit un peu plus haut, ce fut
dans Jurassic Park que, pour la toute première fois, l’on
voyait à l’écran, des dinosaures aussi crédibles – ce qui nous changeait, il
faut bien le reconnaitre, des multiples lézards déguisés auquel on avait droit
jusque-là dans bien des films, souvent drôles au demeurant. Mais, justement,
c’est probablement là que le bât blesse avec Jurassic Park, car si
on enlève le coté historique du film, si l’on fait abstraction de
l’émerveillement ressenti par ma génération alors, sentiment par ailleurs
parfaitement compréhensible, que reste-t-il ? Et bien en fait, pas
grand-chose, il faut bien l’admettre. Car bon, en toute franchise, tout cela
reste du pur produit hollywoodien calibré pour plaire au plus grand nombre,
sans aucune surprise, avec, par-dessus le marché, tout ce que déteste le plus
dans le cinéma du pays de l’Oncle Sam : les enfants niais qui ne servent à rien
et qui en plus ne meurent jamais, les méchants qui sont méchants parce qu’ils
sont cupides, qu’ils n’aiment pas les enfants, qu’ils sont gros et qu’ils
fument, ceux-ci, bien évidemment, étant zigouiller par les dinosaures –
curieusement, si l’on est noir et qu’en plus, on fume, on y passe aussi, bref,
dans le petit monde « Made in USA », mieux vaut ne pas
avoir de défauts, de vices et surtout, ne pas être noir. Et, quelque
part, Jurassic Park, c’était surtout ca : un film plaisant à
regarder une fois, mais proche d’un téléfilm de par son scénario franchement pas
terrible et possédant tout un tas de clichés qui me donnent de l’urticaire,
mais aussi, rassurez-vous, quelques dinosaures, mais si peut finalement :
quelques Brachiosaures, un Tyrannosaure, des Vélociraptor bien trop grands, un
Tricératops malade et deux ou trois autres espèces que l’on aperçoit a peine.
Bref, pas de quoi fouetter un chat mais bon, que voulez-vous, il y avait tout
de même ces quelques superbes dinosaures, et puis bon, j’écris cela avec du
recul, cette même critique écrite en 1993, aurait probablement été bien plus
enthousiasmante, il faut le reconnaitre. Mais bon, comme chacun sait, le
temps a passé et que l’on veuille ou non, il faut en tenir compte…
Points
Positifs :
-
Un des films les plus célèbres des années 90 et le film de dinosaures par
excellence, celui qui aura enchanté toute une génération et qui, ma foi, reste
toujours aussi efficace, même plus de trois décennies plus tard.
-
Au cinéma, il y eut, incontestablement, un avant et un après Jurassic
Park : ainsi, pour ce qui est des effets spéciaux, force est de
constater que ce film représenta le summum du progrès en son temps et que
jamais, mais alors jamais auparavant, nous n’avions connu des dinosaures aussi
crédibles, aussi magnifiques, au point même qu’on puisse les croire réels.
-
Bien entendu, les fans de dinosaures ne pouvaient qu’être aux anges en voyant
déambuler des Brachiosaures, des Tyrannosaures et d’autres Vélociraptor…
-
Un film familial qui plaira a la fois aux petits comme aux grands.
-
Coté casting, Sam Neill et Jeff Goldblum crèvent l’écran, c’est un fait !
Points
Négatifs :
-
Avec du recul, il faut tout de même reconnaitre que Jurassic Park possède
un scénario beaucoup trop conventionnel et sans surprises, ainsi, dans le cas
présent, c’est davantage la forme que le fond qui est mis en avant.
-
Film américain par excellence, nous n’échappons pas aux habituels poncifs et
autres stéréotypes US : ainsi, les enfants sont visiblement intouchables
et ne peuvent pas mourir tandis que, grosso modo, les méchants, les gros, les
fumeurs et les noirs se font tous zigouiller par les dinosaures…
-
Même si l’on est émerveiller par les dinosaures qui apparaissent à l’écran, on
regrette qu’ils soient aussi peu nombreux…
-
Une fois passé l’émerveillement des débuts, on est vite rattraper par un
scénario qui tient davantage du film d’aventure conventionnel sans surprises.
-
Une bonne fois pour toutes, mettez vous dans la tête que les Vélociraptors
étaient bien plus petits que ceux que l’on voit dans Jurassic Park : Spielberg a tenu à ce qu’ils soient plus
grands afin de renforcer leur coté spectaculaire et au diable la crédibilité…
Ma
note : 7/10