jeudi 26 juin 2025

Lee Miller


Lee Miller
 
L'incroyable vie de Lee Miller, ex-modèle pour Vogue, muse de Man Ray et amie de nombreuses figures artistiques du Vieux Continent, devenue l'une des premières femmes photographes de guerre. Partie sur le front après le débarquement en Normandie et prête à tout pour témoigner des horreurs de la Seconde Guerre Mondiale particulièrement après avoir suivie la libération de Buchenwald et de Dachau, elle a, par son courage et son refus des conventions, changé la façon de voir le monde.
 

Lee Miller
Réalisation : Ellen Kuras
Scénario : John Collee, Liz Hannah, Marion Hume
Musique : Alexandre Desplat
Production : MS Participations, Rocket Science, Hantz Motion Pictures
Genre : Drame, Biographie
Titre en vo : Lee
Pays d'origine : Royaume-Uni
Langue d'origine : anglais, français
Date de sortie : 13 septembre 2024
Durée : 117 mn

Casting :
Kate Winslet : Elizabeth « Lee » Miller
Alexander Skarsgård : Roland Penrose
Andy Samberg : David Scherman
Marion Cotillard : Solange d'Ayen
Andrea Riseborough : Audrey Withers
Josh O'Connor : Antony Penrose
Noémie Merlant : Nusch Éluard
Vincent Colombe : Paul Éluard
Arinze Kene : Major Jonesy
Patrick Mille : Jean d'Ayen
Samuel Barnett : Cecil Beaton
Zita Hanrot : Ady Fidelin
James Murray : le colonel Spencer
 
Mon avis :
 Celles et ceux qui me connaissent le savent bien, je ne suis pas vraiment un grand fan des biopics, d’ailleurs, pour être tout à fait franc, ce serait plutôt le contraire. Bien entendu, cela ne signifie en aucune façon que, au fil des années, je n’ai pas apprécié tel film de ce genre, loin de là, mais bon, non seulement la chose est rare mais, quand cela m’arrive, ce n’est pas non plus l’extase absolue, loin de là. Bien entendu, le genre biopic, s’il a ses adeptes, n’est pas vraiment propre a nous proposer de véritables chef d’œuvres et, quelque part, cela se comprend puisque, nous narrer la vie d’un homme ou d’une femme célèbre, aussi exceptionnelle fut-elle, et bien, comment dire, cela reste juste la transposition à l’écran de cette dernier, ce, avec une vision fatalement romancée. Bref, autant voir un documentaire qui sera, bien entendu, plus complet et plus crédible. Cependant, comme je l’ai souligné en préambule de cette critique, il m’est déjà arrivé d’accrocher à certains biopics et, dans le cas présent, force est de constater que Lee Miller fait plus ou moins partie de cette catégorie, ce, même si tout est loin d’être parfait et que mon avis est plutôt mitigé. Bon, si je dois être tout à fait franc, d’entrée de jeu, ce long métrage partait avec un certain avantage puisque, en tête d’affiche, il y avait Kate Winslet, une de mes actrices préférées depuis bien longtemps et un certain Titanic, bien entendu. Fatalement, la présence de cette dernière ne pouvait qu’éveiller ma curiosité et comme, en plus, les critiques étaient plutôt bonnes à l’égard de ce film, je me suis dit que le jeu pouvait en valoir la chandelle, ce, même si, bien entendu, il faut toujours se méfier des critiques, que cela dans un sens comme dans l’autre. Mais alors, quid, donc, de ce Lee Miller ? Eh bien, dans l’ensemble, je dois reconnaitre que ce biopic est plutôt correct et que, malgré des défauts évidents et dont certains sont, naturellement, propres au genre, celui-ci est plutôt plaisant à suivre et que, tout en nous permettant de découvrir une sacrée personnalité qui aura connue moult vies – mannequin, égérie du monde artistique des années 30, photographe de guerre et grande jouisseuse devant l’éternel au caractère bien trempé – ce film nous entraine également dans la découverte, par le biais de la fameuse Lee Miller et de son ami photographe David Scherman, des diverses atrocités commises pendant la Seconde Guerre Mondiale. Bien évidement, tout cela fait un peu cliché par moments et comme en plus, nous avons droit à une succession de scènes qui illustrent les photographies les plus emblématiques de Miller – des débuts du Débarquement en Normandie a la découverte des Camps de Concentration en passant par les mutilés de guerre et la demeure d’Hitler avec la fameuse photo de Miller nue dans la baignoire du Führer – force est de constater que, du coup, davantage qu’une œuvre parfaitement structurée, nous avons plus affaire a un espèce de best of des clichés les plus emblématiques de la photographe, ce qui reste, selon moi, un procédé pour le moins facile mais, finalement, propre au genre. De plus, certaines discussions, certains propos de ce long métrage, sur la place de la femme et de la violence masculine apparait bien trop moderne pour être honnête : pointer du doigt les violences faites aux femmes au cours de l’histoire, c’est une chose, le faire dans un film dont l’histoire se déroule pendant la Seconde Guerre Mondiale et où la violence et la mort touchaient, sans faire de différence, hommes, femmes et enfants, cela me parait un peu incongrue… Reste, naturellement, la performance sans faille de Kate Winslet franchement investie dans le projet et qui campe, incontestablement, une Lee Miller pour le moins crédible, c’est un fait. Cela suffit-il, néanmoins, pour faire de ce long métrage un véritable incontournable ? Fatalement, non, du moins, à mes yeux. Après, pour la curiosité de découvrir l’histoire plutôt méconnue, aux yeux du grand public, de Lee Miller et pour la performance de Kate Winslet, je pense que le jeu peut en valoir la chandelle, mais bon, sans attendre, naturellement, monts et merveilles de ce film…
 

Points Positifs
 :
- Un biopic plutôt intéressant et réussi qui nous permet de faire la connaissance d’une personnalité pour le moins hors-norme, Lee Miller, ancienne mannequin, égérie du petit monde artistique des années 30 et qui devint la première photographe de guerre au cours de la Seconde Guerre Mondiale.
- Force est de constater que Kate Winslet livre une belle prestation et apparait pour le moins investie dans son interprétation de Lee Miller, femme forte de son état et qui possédait une sacrée personnalité. Bien entendu, les fans de l’actrice seront, une fois de plus, ravis de retrouver cette dernière dans un nouveau projet où elle fait preuve de tout son talent.
- Même si l’on peut trouver le procédé de nous proposer une succession de scènes marquantes pour le moins discutable, force est de constater que, au final, celui-ci apparait comme étant pour le moins efficace et qu’il est même plutôt intéressant de voir comment ces fameux clichés avaient été réalisés.
- Une reconstitution des années 30 et 40 sans surprise, certes, mais qui n’en reste pas moins correcte.

Points Négatifs :
- Force est de constater que Lee Miller reste un simple biopic avec les qualités et les défauts propres au genre et que, dans l’ensemble, nous sommes loin d’avoir affaire a un véritable incontournable, loin de là.
- Nous avons droit, principalement, à une succession de scènes marquantes de la vie de la photographe au cours du conflit et dont la plupart sont censées nous montrer comment cette dernière avait effectué ses clichés les plus emblématiques. Un procédé qui tient davantage de la facilité qu’autre chose.
- Certains propos, certaines thématiques abordées, apparaissent comme étant bien trop modernes pour être véritablement honnêtes. Alors certes, les violences faites aux femmes, elles ont toujours existées, mais placer celles-ci au cœur du propos de ce film, en pleine Seconde Guerre Mondiale, c’est pour le moins abusé…
- Nous n’échappons malheureusement pas à pas mal de clichés propres au genre, comme la traditionnelle discussion entre deux protagonistes dont l’un d’entre eux raconte l’histoire de sa vie.

Ma note : 7/10

mercredi 25 juin 2025

Nioh 2


Nioh 2
 
Japon. L’an 1555. Ère Sengoku. Un étrange message est déposé à votre fenêtre. Après quelques coups de lame par-ci par-là, vous découvrez son auteur : l’excentrique Tokichiro. Ce dernier cherche un homme de main robuste afin de lui prêter main forte. Il sait en effet que les puissantes Pierres d’Esprit, ou Amrita, se vendent particulièrement bien en temps de guerre. Sauf que pour faire son commerce, il faut faire de la route et braver bien des dangers. Vous voilà donc embarqué par votre ami au cœur de conflits armés où se dispute la possession de terres et des fameuses pierres.
 

Nioh 2
Éditeur : Sony Interactive Entertainment
Développeur : Team Ninja
Concepteur : Yosuke Hayashi
Musique : Akihiro Manabe, Yugo Kanno
Date de sortie : 13 mars 2020
Pays d’origine : Japon
Genre : Action-RPG
Mode de jeu : Un joueur, multijoueur
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS4
 
Mon avis :
 Dans ma critique précédente, j’avais eu l’occasion et, je ne le cache pas, le plaisir de vous parler d’un certain Nioh. Œuvre de la Team Ninja, ce soft se déroulant dans le Japon médiéval était ce que l’on appelle un Souls Like, c’est-à-dire, un jeu que l’on peut qualifier de fortement inspiré, dans sa conception et sa jouabilité, par la célèbre trilogie de chez From Software, je veux, bien entendu, parler de Dark Souls. Sans grande surprise, la copie ne vaut jamais l’original et, a ce petit jeu des Souls Like et des multiples éditeurs qui, depuis quelques années, surfent sur la vague a succès de ces softs a la jouabilité exigeante du sieur Hidetaka Miyazaki, force est de constater qu’il y a tout de même eu quelques belles réussites. Justement, Nioh, premier du nom, était un bon Souls Like et, par la force des choses, un bon jeu qui, malgré le fait qu’il s’inspirait grandement de ses illustres prédécesseurs, possédait tout de même suffisamment de qualités pour ravir les amateurs du genre. Et donc, quelques années plus tard, les petits gars de chez Team Ninja se disant qu’ils tenaient un filon intéressant ont donné une suite, ce fameux Nioh 2 qui nous préoccupe à présent. Alors, ce second volet mérite t-il le détour ? Ma foi, dans les grandes lignes, oui, même si j’ai quelques réserves à son sujet. Bon, disons le tout de suite, si vous avez apprécié Nioh, force est de constater qu’il serait dommage de passer à coté de Nioh 2, c’est un fait. Bien entendu, il ne faut pas s’attendre à de grands bouleversements, bien au contraire, ce qui fait que, dès les premières minutes, vous retrouverez l’ensemble des éléments qui avaient fonctionner dans le premier volet, c’est-à-dire, cet univers nippon plutôt attirant, ces créatures issues du folklore local et qui, dans l’ensemble, sont plutôt réussies, des graphismes de qualité, sans oublier, naturellement, ce coté Souls Like parfaitement assumé qui a de quoi attirer les nombreux fans des softs retors de chez From Software. Le problème car, vous l’avez compris, il y en a un, c’est que, si l’on retrouve les qualités du premier volet de Nioh, les défauts de celui-ci sont une fois de plus au rendez vous et là, comment dire, c’est nettement plus problématique. Ainsi, une fois de plus, il ne faut pas s’attendre a un scénario folichon, bien au contraire, de même, pourquoi n’avoir pas lié les différents niveaux entre eux, comme dans tout bon vieux Dark Soul qui se respecte ? Pour finir, je pense que les gars de chez la Team Ninja ont poussé le bouchon un peu trop loin pour ce qui est de la difficulté qui devient, par moments, presque ridicule : en effet, dans les softs de chez From Software, plus que la difficulté d’un combat face a un boss, c’est l’exigence qui est au cœur de celui-ci, y compris du coté de Sekiro – Shadows Die Twice qui était un peu le maitre étalon du genre, question difficulté, où ce n’était pas le personnage qui devenait plus fort mais le joueur lui-même ! Le souci, avec Nioh 2, c’est que ces nombreux affrontements face à des boss ou des sous boss deviennent rapidement très pénibles et cela, franchement, c’est tout de même un sacré problème qui risque d’en décourager plus d’un. C’est tout de même dommage car, dans l’ensemble, Nioh 2 est un bon jeu, mais bon, comment dire, a un moment donné, davantage de nouveautés et une difficulté mieux dosée n’auraient pas été de trop pour faire de ce soft un incontournable, c’est un fait…
 

Points Positifs
 :
- Très proche, peut-être même un peu trop, de son prédécesseur, Nioh 2 reste, dans l’ensemble, un bon jeu qui a de quoi ravir les amateurs du premier volet et, bien entendu, les fans de Souls Like dans un sens plus large qui y trouveront un certain plaisir en attendant, naturellement, de patienter entre deux softs de chez From Software.
- On retrouve tout ce qui a fait la saveur des softs de chez From Software et si les familiers des Souls seront en terrain plus que familier, les autres qui s’essaieraient au genre pour la première fois y trouveront peut-être leur compte.
- Adversaires nombreux et retors, boss dangereux et charismatiques dont certains vous donneront bien du fil de retorde, niveaux complexes et souvent bien travaillés. Bref, de quoi passer de très bons moments.
- Le Japon médiéval est plutôt bien retranscrit, quand aux diverses créatures issues du folklore nippon, disons qu’elles marquent les esprits et que cet exotisme est plutôt une bonne idée pour un public occidental.
- L’on peut enfin créer son propre personnage, ce qui est tout de même une bonne nouvelle !
- Une durée de vie assez conséquente qui se compte en nombreuses dizaines heures de jeu.
 
Points Négatifs :
- Aucune véritable nouveauté vis-à-vis du premier volet : ainsi, l’on retrouve les mêmes points positifs mais aussi, malheureusement, les mêmes défauts. Je pense qu’il y avait de quoi améliorer pas mal de points…
- Les fans de Dark Souls risquent de tiquer grandement devant le fait que Nioh 2, comme son prédécesseur, est tout de même une grosse copie des softs de chez From Software : même système de jeu, dans les grandes lignes, jouabilité très proche, même concept général, etc. On ne peut pas vraiment dire que les petits gars de chez Team Ninja se soient vraiment foulés…
- Scénaristiquement, tout cela ne vole pas bien haut et, comme dans le premier volet, on oublie cette intrigue inintéressante au possible pour se consacrer uniquement sur le passage des niveaux et la montée en puissance de notre personnage.
- Une difficulté ahurissante par moments, surtout pour ce qui est des affrontements face aux boss. Bon, je sais que c’est le genre qui veut cela mais dans le cas présent, force est de constater que certains combats sont ridicules et qu’il est très facile de se décourager au bout d’un moment…
- Dommage que les différents niveaux ne soient pas liés entre eux comme c’est le cas dans les Souls.
- Pour ce qui est des missions secondaires, tout cela a tendance à tourner rapidement en rond.
 
Ma note : 7,5/10

Nioh


Nioh
 
Nous sommes à la fin de l'époque Sengoku juste avant la bataille de Sekigahara. William Adams, navigateur anglais considéré comme étant le premier samouraï d’origine occidentale débarque, après un très long voyage en mer, sur les cotes nippones. Paria dans son pays puisqu’il à dut s’évader de la Tour de Londres, William va être confronté à de multiples danger au cours de ses diverses rencontres. Mais si le Japon est, en lui-même, un territoire bien périlleux en temps normal, notre héros va avoir fort à faire en étant confronté à divers Oni et Yokai, d’étranges et puissances créatures des mythes nippons…
 

Nioh
Éditeur : Sony Interactive Entertainment
Développeur : Team Ninja
Concepteur : Fumihiko Yasuda, Yosuke Hayashi
Musique : Yugo Kanno
Date de sortie : 07 février 2017
Pays d’origine : Japon
Genre : Action-RPG
Mode de jeu : Un joueur, multijoueur
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS4
 
Mon avis :
 Complètement traumatiser, dans le bon sens du terme, par la saga Dark Souls qui aura été, à mes yeux une véritable révolution vidéoludique comme on en connait finalement peu, je ne pouvais pas, après avoir achevé le cultissime Sekiro – Shadows Die Twice en rester là. Non, pour moi, force est de constater qu’il y eut un avant et un après Dark Souls, un peu comme, à la fin des années 90, dans une moindre mesure, il y avait eu un avant et un après Final Fantasy 7 ou, plus récemment, un avant et un après The Witcher 3 – Wild Hunt. Et donc, après avoir achevé Sekiro et ne possédant pas encore, à l’époque, la fameuse PS5 qui fut, faut-il le rappeler, pendant trop longtemps, si compliquée à avoir, je ne pouvais pas me lancer dans le tant attendu remake de Demon’s Soul. Un peu orphelin du genre, il fallait donc que je trouve, en attendant, un soft qui, de prêt ou de loin, serait proche des softs de chez From Software. Bien entendu et, sans grande surprise, le succès aidant, moult éditeurs, au fil des ans et avec plus ou moins de succès, ont essayés de copier le genre des Souls Like – d’ailleurs, le terme est resté et moult jeux sont considérés, désormais, ainsi – et, dans le lot, celui qui m’intéressait le plus était un certain Nioh. Œuvre des petits gars de chez Team Ninja, Nioh était le soft idéal qu’il me fallait après être venu à bout de Sekiro – Shadows Die Twice : même exigence pour ce qui est de la jouabilité – du moins, même si celle tient davantage de la saga des Dark Souls puisque Sekiro est différent dans sa jouabilité – même lieux puisque l’on retrouve le Japon féodal. Bien entendu, c’était un pari à double tranchant : Sekiro était tellement extraordinaire que, fatalement, Nioh risquait de m’apparaitre comme étant moins somptueux, de même, ce dernier étant mon premier Souls Like auquel je m’attaquais, je risquais de ne voir ce dernier que comme une simple copie, là aussi. Mais bon, comme je l’avais souligné, je ne pouvais pas quitter ce genre de jeux aussi facilement et ce fut avec un certain enthousiasme, malgré tout, que je m’étais plongé dans ce Nioh qui, accessoirement, avait eu pas mal de bonnes critiques. Alors, le résultat fut-il à la hauteur de celles-ci ? En toute sincérité, on peut dire oui. Alors certes, disons le tout de suite, ce n’est pas un jeu de chez From Software et oui, ce n’est pas de l’inspiration mais de la copie pure et dure. Ceci étant dit, Nioh possède bien des qualités – et des défauts mais rien de bien grave non plus – et celles-ci sont suffisamment nombreuses pour faire de ce soft un indispensable qui ravira les amateurs du genre qui sont, accessoirement, de plus en plus nombreux. Naturellement, les familiers de Dark Souls et compagnie seront en terrain plus que familier avec une jouabilité assez proche quoi que plus nerveuse, le même système d’adversaires tous plus retors les uns que les autres et qui ressuscitent si l’on se repose à un point de sauvegarde – des petits temples qui remplacent les feux de Dark Souls – pas mal de boss qui vous feront tourner en bourrique et qui sont les dignes successeurs – quoi que moins marquants – que ceux des Souls et compagnie sans oublier, bien entendu, un système d’évolution de niveau sans surprise. Cependant, malgré tout ce coté copié / collé, Nioh reste un soft plaisant, plutôt prenant même si on peut estimer, à juste titre, que son scénario est bancal au possible et que le seul intérêt du joueur est d’enchainer les niveaux, quand au héros, ce brave William, sa ressemblance avec Geralt de Riv de The Witcher est pour le moins singulière, pour ne pas dire discutable. Quoi qu’il en soit, sans révolutionner nullement le genre, Nioh est un bon Souls Like qui possède suffisamment de qualités pour se démarquer au sein d’une concurrence de plus en plus importante. Au point d’en faire une nouvelle saga ? Entretemps, un certain Nioh 2 est sortit mais bon, ceci est une autre histoire…
 

Points Positifs
 :
- Un excellent Souls Like qui, tout en s’inspirant grandement de la saga de chez From Software, se démarque nettement par tout un tas de petites choses qui font que, au final, Nioh a réussit à gagner son propre public. Terriblement prenant pour les fans du genre, voilà un soft de qualité qui mérite le détour.
- On retrouve, bien entendu, tout ce qui a fait la saveur des softs de chez From Software et si les familiers des Souls seront en terrain plus que familier, les autres qui s’essaieraient au genre pour la première fois y trouveront probablement leur compte.
- Adversaires nombreux et retors, boss dangereux et charismatiques dont certains vous donneront bien du fil de retorde, niveaux complexes et souvent bien travaillés. Bref, de quoi passer de très bons moments.
- Le Japon médiéval est plutôt bien retranscrit, quand aux diverses créatures issues du folklore nippon, disons qu’elles marquent les esprits et que cet exotisme est plutôt une bonne idée pour un public occidental.
- Une durée de vie assez conséquente qui se compte en nombreuses dizaines heures de jeu.
 
Points Négatifs :
- Les fans de Dark Souls risquent de tiquer grandement devant le fait que Nioh est tout de même une grosse copie des softs de chez From Software : même système de jeu, dans les grandes lignes, jouabilité très proche, même concept général, etc. On ne peut pas vraiment dire que les petits gars de chez Team Ninja se soient vraiment foulés…
- Scénaristiquement, tout cela ne vole pas bien haut et, très rapidement, on oublie cette intrigue inintéressante au possible pour se consacrer uniquement sur le passage des niveaux et la montée en puissance de notre personnage.
- Dommage que les différents niveaux ne soient pas liés entre eux comme c’est le cas dans les Souls.
- Pour ce qui est des missions secondaires, tout cela a tendance à tourner rapidement en rond et se coltiner sans arrêt les mêmes niveaux, cela a de quoi en lasser plus d’un…
- William est un véritable clone de Geralt de Riv !
 
Ma note : 8/10

mardi 24 juin 2025

Harvest


Harvest
 
Neil Young
 
1 - Out on the Weekend (Neil Young) 4:35
2 - Harvest (Neil Young) 3:03
3 - A Man Needs a Maid (Neil Young) 4:00
4 - Heart of Gold (Neil Young) 3:05
5 - Are You Ready for the Country ? (Neil Young) 3:21
6 - Old Man (Neil Young) 3:22
7 - There's a World (Neil Young) 3:00
8 - Alabama (Neil Young) 4:02
9 - The Needle and the Damage Done (Neil Young) 2:00
10 - Words (Between the Lines of Age) (Neil Young) 6:42
 

Harvest
Musicien : Neil Young
Parution : 14 février 1972
Enregistré : janvier 1971 – septembre 1971
Durée : 37:10
Genre : Country Rock
Producteur : Neil Young, Elliot Mazer, Jack Nitzsche, Henry Lewy
Label : Reprise Records
 
Musiciens :
Neil Young : chant, guitare, harmonica
Ben Keith : guitare Steel
Kenny Buttrey : batterie
Tim Drummond : basse
Jack Nitzsche : piano, guitare slide et arrangements (3 & 7)
Linda Ronstadt : chant (4 & 6)
James Taylor : chant (4 & 6)
David Crosby : chant (5 & 8)
Graham Nash : chant (5 & 10)
Stephen Stills : chant (8 & 10)
John Harris : piano (2)
London Symphony Orchestra: orchestre (3 & 7)
 
Mon avis :
 Paru en février 1972, il y a un peu plus d’un demi siècle déjà, Harvest est le quatrième album solo de Neil Young et, sans nul doute, l’un de ses plus connus si ce n’est le plus célèbre de sa très longue discographie. Ce qui est sûr, c’est que ce fut avec cet opus que le canadien connu ses plus grands succès et, accessoirement, son seul numéro un de sa carrière, je veux, bien entendu, parler de l’excellent Heart of Gold. Du coup, cet état de fait aura fait dire à certains que ce disque est trop commercial, que Neil Young aura accepté de se renier pour une musique bien plus commerciale, plus consensuel, ce qui est, de mon point de vu, un peu idiot : ainsi donc, pour être crédible, un artiste se devrait d’être maudit tout le temps, de ne connaitre que des échecs ou, du moins, que de piètres succès d’estimes ? Que je sache, je pense que les membres du Velvet Underground auraient préféré en vendre davantage des albums, non ? Et puis, si c’est pour mettre en avant des musiciens obscurs, que personne ne connait et qui n’ont jamais fait grand-chose d’important, au temps pour moi. Et puis, ces mêmes personnes ont tendance à oublier que Neil Young, à l’époque, ce n’était pas non plus n’importe qui et que, s’il n’atteint jamais l’aura des Beatles ou des Stones, le bonhomme, de par son appartenance a Crosby, Stills, Nash & Young était lui aussi une star, certes, à une époque où ces dernières étaient légions mais une star quand même. De plus, le canadien a souvent, au gré de ses albums et de ses collaborations, souvent alternés les genres, passant des disques plus calmes a d’autres, autrement plus violents, plus rocks, alors, qu’Harvest ne le soit pas, c’est un fait, mais prétendre qu’il soit commercial, cela, en toute franchise, non. Victime à l’époque de grave problèmes de dos qui l’empêchaient de trop forcé et donc, de ne presque pouvoir pas utiliser sa guitare électrique, Neil Young, que l’on connaissait donc bien plus violent, nous offre donc avec Harvest ce que l’on peut appeler sans problèmes une véritable petite perle musicale, un classique du genre, un chef d’œuvre absolu comme on il y en avait bon nombre à l’époque, et quasiment plus de nos jours. Disque campagnard s’il en est, Harvest fait partie de ses rares albums que l’on peut écouter tranquillement chez soi, la nuit – il ne réveillera pas les voisins – ou au bord d’une voiture, traversant les grands espaces américains avec une clope au bec et la main sur le volant. Un disque calme, ou prédomine la guitare acoustique, et où la majeure partie des titres sentent bon la country, genre souvent tourner en dérision de nos jours, mais dont l’importance dans l’histoire de la musique est indéniable – après tout, le rock, c’est le mélange du blues et de la country. Un disque d’où sortent des titres tout bonnement prodigieux, comme, pour ne citer que mes préférés, Heart of Gold, bien entendu, mais aussi Harvest, le sublime Old Man que je ne me lasse jamais d’écouter et, comment ne pas le citer, l’excellent Alabama – bien plus électrique – chanson musicalement parfaite en soi, mais avant tout, joli petit brulot contre le sud profond raciste qui nous rappelle le déjà sublime Southern Man paru dans l’album précédant, After the Gold Rush, et qui valut a Neil Young la non moins célèbre réplique de la part du groupe de rock sudiste Lynyrd Skynyrd : Sweet Home Alabama – probablement à prendre moins au premier degré que la légende ne le laissait sous-entendre, Young et Ronnie Van Zant s’appréciant davantage qu’on aurait pu le croire. Harvest est sorti il y a cinquante-trois ans déjà, et, malgré les décennies, force est de constater qu’il n’a rien perdu de son charme, de son intensité et de son intrinsèque valeur musicale. Probablement curieux pour une oreille jeune, de nos jours, il ne s’en avère pas moins comme étant un véritable petit bijou et peut être, comme je vous l’ai déjà dit, considéré comme étant un pur chef d’œuvre. Bien évidemment, Neil Young ne se limita pas à Harvest et sa longue et éclectique carrière est là pour nous le prouver, mais bon, ceci est déjà une autre histoire dont je vous raconterais, naturellement, la suite… 
 

Points Positifs
 :
- Le plus grand album de Neil Young, son chef d’œuvre incontestable, un truc énorme qui nous prouvait, définitivement, tout l’immense talent du canadien – au point même de traumatiser un certain Bob Dylan mais ceci est une autre histoire. Il faut dire que Harvest, résolument country, est un pur joyau du genre mais aussi, un incontournable de la musique populaire de la fin du vingtième siècle.
- Heart of Gold, Old Man, Out on the Weekend, The Needle and the Damage Done, Are You Ready for the Country ?, Harvest et, bien évidement, l’excellent Alabama sont des titres majeurs, de pures merveilles, cependant, le reste de l’album mérite largement le coup également.
- Une fois de plus, Neil Young a sut s’entourer d’une belle petite flopée de musiciens. Petite mention spéciale a la belle Linda Ronstadt qui l’accompagne au chant sur Heart of Gold et Old Man.
- Nettement plus acoustique qu’électrique, Harvest est un album calme, tranquille, qui dénote peut-être un peu au sein de la longue discographie de Neil Young, cependant, il n’en reste pas moins excellent et, au demeurant, parfaitement en adéquation avec ce que nous propose le Loner depuis les débuts de sa carrière.
- Une pochette simple mais néanmoins réussie.
 
Points Négatifs :
- A moins d’être totalement allergique a la country music, je ne vois pas ce que l’on peut reprocher a cet album, mais bon, c’est une possibilité et même certains fans de Neil Young préfèrent celui-ci lorsqu’il est plus énervé, plus électrique…
 
Ma note : 9,5/10

Berserk – L'Âge d'Or


Berserk – L'Âge d'Or
 
Midland : un royaume pris, depuis un siècle, dans l'étau d'une guerre sans merci avec ses voisins. Sur les champs de bataille, Guts, un jeune mercenaire lutte pour survivre au quotidien. Malgré son jeune âge, il se bat avec la rage d'un chien fou, déploie une effroyable dextérité et traîne derrière lui une épée au gabarit impressionnant. Alors qu'il sort d'une énième bataille, il est pris à partie par une bande de mercenaires, qui s'imaginent pouvoir le détrousser. Le choc est rude, et leur chef est obligé d'intervenir pour éviter que ses lieutenants ne se fassent massacrer en quelques instants. Après un affrontement en combat singulier, Guts se retrouve embrigadé et découvre qu’il a affaire à la Troupe des Faucons, des mercenaires aguerris dirigés par Griffith, un jeune homme charismatique et mystérieux, qui semble promis à une ascension fulgurante…
 

Berserk – L'Âge d'Or
Réalisation : Toshiyuki Kubooka
Scénario : Ichirō Ōkouchi
Musique : Shirō Sagisu, Susumu Hirasawa
Production : Dybex
Genre : Fantasy
Titre en vo : Beruseruku Ōgon Jidai-hen
Pays d'origine : Japon
Langue d'origine : japonais
Date de sortie : 04 février 2012 – 23 juin 2012 – 04 février 2013
Durée : 225 mn
 
Casting :
Hiroaki Iwanaga : Guts
Takahiro Sakurai : Griffith / Femto
Toa Yukinari : Casca
Aki Toyosaki : Charlotte
Yuki Kaji : Judeau
Yoshirou Matsumoto : Korkus
Takahiro Fujiwara : Pippin
Minako Kotobuki : Rickert
Kazuki Yao : Gaston
Nobuyuki Katsube : Roi de Midland
Rikiya Koyama : Comte Julius
Kenta Miyake : Nosferatu Zodd
Yūichi Nakamura : Silat
Shinji Ogawa : Void
Chafurin : Ubik
Miyuki Sawashiro : Slan
Rikiya Koyama : Conrad
Akio Otsuka : Chevalier Squelette
 
Mon avis :
 Il est difficile de ne pas reconnaitre que Berserk restera à tout jamais comme étant un des plus grands mangas de tous les temps, une œuvre somptueuse, magnifique et qui aurait put rester inachevée puisque, comme les nombreux fans de la saga le savent bien, si son auteur, Kentarō Miura, nous a quitter brutalement le 6 mai 2021, il y a de cela un an paraissait le tout premier tome réalisé par les successeurs du maitre, Kōji Mori, mangaka lui aussi et meilleur ami de ce dernier, ainsi que le Studio Gaga, c’est-à-dire, les anciens collaborateurs du sieur Miura. Cependant, si les nombreux fans de Berserk pouvaient retrouver le sourire en se disant que, ainsi, ils auraient droit à la conclusion de leur manga préféré, il était évident que, d’un autre coté, sans Kentarō Miura, ce ne serait plus vraiment la même chose. Etant moi-même un fan absolu de Berserk, je me suis dit, en attendant la parution du prochain volet, qu’il serait dommage de ne pas regarder son adaptation sur grand écran, le fameux Berserk – L’Âge d’Or. Composé, à la base, de trois films – L'Œuf du Roi, La Bataille de Doldrey et L'Avent – je me suis dit qu’une seule critique suffisait vu que, premièrement, je me suis taper les trois à la suite, deuxièmement, eh bien, disons que vu que tous les éléments narratifs se suivent, je ne voyais pas l’intérêt de vous pondre trois critiques !? Plus de quatre d’heures de film, donc, qui revient, dans les grandes lignes, sur ce qui est, sans aucun doute possible, le meilleur arc du manga, celui de L’Âge d’Or et qui va, grosso modo, de la fin du troisième tome au cultissime treizième – bref, le long flashback où le sieur Miura nous narre l’enfance de Guts, sa rencontre avec Griffith, son entrée dans la Troupe du Faucon puis, tous les événements qui ont lieu jusqu’au fameux Avent. Naturellement, et sans grande surprise, malgré la durée conséquente de ces trois films, certains passages manquent à l’appel et si l’on peut accepter sans sourciller que des protagonistes soient moins développés, dommage que l’enfance de Guts passe à la trappe. Cependant, malgré ces quelques défauts, pour le reste, disons que c’est du tout bon ! Assez récent puisque sortit sur nos écrans il y a sensiblement une décennie, Berserk – L’Âge d’Or est, visuellement parlant, une belle réussite pour ce qui est de l’animation en elle-même. De même, on retrouve ici toute la violence du manga qui atteint son paroxysme lors du fameux Avent où toute la Troupe du Faucon est massacrée, Casca violée devant Guts et où Griffith devient un God Hand – je ne pense pas que l’on puisse encore parler de spoiler vu l’ancienneté du manga. Du coup, les fans de l’œuvre originale en ont pour leur argent et retrouveront avec plaisir un arc narratif qui, accessoirement, est tout simplement le meilleur du manga. Quand aux autres, celles et ceux qui ne connaissent pas Berserk, seront-ils attirés par ce film, est-ce que celui-ci leur donnera envie de découvrir le manga ? Ma foi, vu que celui-ci représente une excellente entrée en matière pour découvrir l’univers de Berserk, pourquoi pas ?!
 

Points Positifs
 :
- Une excellente adaptation de ce qui restera comme étant le meilleur arc narratif de Berserk, célèbre manga qui est, sans nul doute, le meilleur de ces trente dernières années. Il faut dire que L’Âge d’Or – un très long flashback dans le manga – a acquis depuis longtemps un statut tellement culte qu’il est difficile de ne pas s’extasier devant le scénario de folie du sieur Kentarō Miura qui atteint son paroxysme dans un final d’une horreur et d’une noirceur absolue.
- On est toujours en droit d’avoir des doutes quand à la qualité d’une adaptation d’une œuvre aussi culte, or, dans le cas qui nous préoccupe ici, force est de constater que, malgré quelques raccourcis, Berserk – L’Âge d’Or est une très bonne adaptation qui ravira, sans nul doute, les nombreux fans du manga original.
- Le plaisir, incommensurable, de retrouver Guts, Casca, Griffith et le reste de la Troupe du Faucon sur grand écran !
- Même si on connait les événements par cœur, il est difficile de ne pas être choqués et horrifiés par les événements qui ont lieu pendant l’Avent…
- Une animation moderne et de qualité, une bande originale réussie, des décors magnifiques, bref, que demander de plus ?
 
Points Négatifs :
- L’adaptation est réussie dans l’ensemble, il est tout de même dommage que, malgré ses plus de quatre heures – si l’on met les trois films bout à bout – celle-ci fasse l’impasse sur la jeunesse de Guts et que quelques protagonistes n’aient pas été davantage développés.
- On ne va pas se mentir, même si Berserk – L’Âge d’Or est une bonne entrée en matière pour découvrir l’univers de Berserk, cela reste avant toute chose une adaptation qui ravira principalement les fans de l’œuvre originale.
- Comme je le soulignais régulièrement dans mes critiques du manga, Berserk est une œuvre très spéciale et toute cette violence risque de ne pas plaire a tout le monde, certains ne voyant que le coté très bourrin de celle-ci. Pourtant, lorsque l’on creuse un peu…
 
Ma note : 8/10